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Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Prise en charge biopsychosociale de l'aphasie : impact de l'intégration sociale et de l'humeur sur la qualité de vie
L’aphasie touche environ 7’000 personnes chaque année en Suisse, mais la littérature sur les facteurs psychosociaux influençant la qualité de vie des personnes aphasiques reste peu fournie. Cette étude a pour objectif de mesurer l’impact de l’intégration sociale et de l’humeur sur les différents types de qualité de vie. 26 participants aphasiques et 26 participants contrôles ont pris part à cette recherche. Une batterie de tests langagiers, un screening langagier, un screening cognitif ainsi que neuf échelles de qualité de vie ont été administrés aux participants. Cette recherche a montré que les personnes aphasiques avaient des scores d’intégration sociale et de qualité de vie significativement inférieurs à des participants neurotypiques. De plus, la qualité de vie était liée à l’humeur, la dépression et la sévérité de l’aphasie. Cette recherche confirme qu’il est nécessaire de prendre en charge les troubles de l’humeur en plus des troubles du langage des personnes aphasiques.</p
L'interférence sémantique dans le paradigme de dénomination continue : effet du contexte sémantique ou effet de fatigue ?
Lors du paradigme de dénomination continue, les participants dénomment en une session 165 images dont 120 appartenant à 24 catégories sémantiques différentes. Les latences de dénomination ont tendance à augmenter de manière cumulative à mesure que des images d'une même catégorie sémantique sont dénommées. L'objectif de ce mémoire est d'introduire une nouvelle condition, au moyen d'une condition neutre, afin de s'assurer que les effets observés sont bien inhérents au contexte sémantique et non pas à une variable potentiellement parasite, notamment à la fatigue. Les résultats mettent en évidence un effet du contexte sémantique sur les temps de dénomination ainsi que sur la nature des erreurs produites dans la condition sémantique. La fatigue pourrait jouer un rôle plus général, impactant la vitesse et la précision dans les deux conditions.</p
Influence de la sévérité des troubles du langage et des composantes langagières sur la qualité de vie des personnes présentant une aphasie
Les troubles langagiers acquis post-AVC ont un impact considérable sur la qualité de vie (QoL) des personnes touchées. Ce concept est au cœur des processus de réhabilitation du langage et fait l’objet d’une recherche croissante. Parmi les facteurs influençant la QoL, la sévérité de l’aphasie suscite encore des divergences. De plus, l’impact individuel de chaque composante langagière sur la QoL est encore peu investigué. Dans cette étude, une batterie de langage et neuf échelles mesurant la QoL ou des concepts liés ont été administrées à 26 personnes avec aphasie post-AVC. Les résultats ont révélé un lien prédictif entre la sévérité de l'aphasie et la QoL, mais celui-ci est non systématique et dépend du type d’échelle employée. Par ailleurs, la production langagière et la modalité écrite sont les composantes les plus liées à la QoL. Prendre en compte ces facteurs pourrait orienter de manière plus efficace les interventions auprès des personnes avec aphasie.</p
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
Quels sont les facteurs liés au bilinguisme qui influencent les performances dans l'évaluation des patients aphasiques plurilingues lorsqu'ils sont évalués dans leur deuxième langue ?
De nos jours, l'évaluation des personnes aphasiques bilingues est souvent effectuée dans des conditions sub-optimales. Dans de nombreux cas, l'évaluation est réalisée dans la langue du clinicien (Trautmann, 2013), et fréquemment il ne s'agit pas de la première langue du patient. De plus, les tests utilisés sont standardisés pour les personnes de langue maternelle ou monolingues et il n'existe pas de normes adaptées aux personnes bilingues lorsqu'elles sont évaluées dans leur deuxième langue. Il est donc important de trouver des méthodes permettant d'améliorer cette évaluation. Dans le cadre de cette recherche, l'adaptation psycholinguistique et culturelle aussi bien que la normalisation en français du test « Comprehensive Aphasia Test » (CAT) (Swinburn et al., 2005) ont été réalisées. Le CAT existe déjà en différentes langues et il est utilisé pour évaluer les patients atteints d'une aphasie, cependant il ne prend pas en compte le bilinguisme et il est pondéré pour des patients monolingues. « Le bilinguisme peut être défini comme l'utilisation régulière de deux ou plusieurs langues » (Grosjean & Miller, 1994, p. 201) et il diffère d'une personne à l'autre car il s'agit d'un phénomène qui est influencé par différents facteurs. Ces facteurs relèvent entre autres de l'âge d'acquisition, du mode d'acquisition, du niveau de maîtrise de la langue, ainsi que de l'usage que fait la personne de ses langues et de la motivation à les apprendre. L'objectif de cette recherche est d'identifier s'il y a des facteurs liés à la deuxième langue (français), parmi ceux mentionnés ci-dessus, qui ont une influence plus marquée sur les performances au CAT et si oui, quels sont ces facteurs, en questionnant 50 individus sains avec le français comme deuxième langue (L2) ayant 50 ans ou plus. Les résultats ont montré que trois facteurs exercent une influence plus forte sur les scores obtenus au CAT : la maîtrise objective, la maîtrise subjective et le degré d'activation de la langue. Ces résultats permettront, à l'avenir, d'essayer de pondérer les normes en fonction de ces facteurs, et par conséquent avoir une évaluation des patients aphasiques bilingues plus adéquate et correcte. De plus, les résultats ont mis en évidence que certains sous-tests du CAT sont plus influencés par ces facteurs liés à la deuxième langue, notamment les tâches de production orale et écrite.</p
La pondération des normes monolingues dans l’évaluation de personnes aphasiques plurilingues
Alors que le contexte mondial tend au plurilinguisme, l’évaluation des personnes bilingues atteintes d’aphasie pose plusieurs problèmes. En effet, il n’existe pas de solutions acceptables pour évaluer cette population : soit les tests sont administrés dans la langue première (L1) du clinicien qui n’est, souvent, pas celle du patient, soit les tests n’offrent pas de normes spécifiques pour des individus évalués dans leur langue seconde (L2).
Actuellement, le Comprehensive Aphasia Test (Swinburn et al., 2008) (CAT) est en cours d’adaptation dans plusieurs langues. Cette batterie propose l’évaluation de troubles phasiques des patients ayant eu un accident vasculaire cérébral. Les normes existent, pour le moment, dans certaines langues (comme l’anglais) mais sont spécifiques aux personnes évaluées dans leur L1. Nous avons participé à l’élaboration de l’adaptation culturelle et psycholinguistique du CAT en français. Le fait que le bilinguisme implique des différences du fonctionnement cognitif, ceci associé à l’évaluation dans une langue seconde, font qu’on peut s’attendre à des différences de performances lors de l’évaluation de ces populations. Ces différences sont à prendre en compte pour une analyse plus fine et précise des résultats des patients afin de poser un diagnostic approprié et qui puisse guider adéquatement leur prise en charge.
Dans cette recherche, nous analysons les performances au CAT de 36 participants neurotypiques ayant le français comme L1 et 36 participants neurotypiques ayant le français comme L2. Le but est de voir s’il y a des différences de scores (globaux, screening cognitif et langagier ainsi que dans les différentes tâches) entre les participants L1 français et les participants L2 français afin d’indiquer la nécessité de l’adaptation des normes et si cette adaptation doit concerner plus spécifiquement certaines tâches.
Les résultats montrent des différences significatives entre participants L1 français et L2 français au niveau des scores globaux et de la partie langagière en faveur des participants L1 français alors que les scores au screening cognitif sont meilleurs chez les individus L2 français mais aussi des différences pour certaines sous-tâches et certains types d’items spécifiques.
En parallèle de ce travail une collègue a analysé quels facteurs liés à la L2 (âge et mode d’acquisition, niveau de maîtrise et usage, motivation à apprendre) impactent les résultats au CAT. Ces travaux permettront de donner une direction à prendre pour la création de normes adaptées aux personnes évaluées dans leur L2.</p
Les effets connexes du paradigme d'interférence mot-image
Cette recherche s'intéresse à la production orale de mots à partir d'images. Afin de sélectionner le mot spécifique associé à l'image, notre système cognitif, au travers du mécanisme de sélection lexicale, choisit le bon candidat parmi de multiples autres que contient notre lexique mental. La littérature a montré que le temps pour sélectionner le mot-cible dépend de nombreux facteurs tels que le contexte sémantique. En ajoutant sur l'image un mot distracteur écrit à ignorer, ce contexte sémantique peut être manipulé. De nombreuses études s'accordent à montrer que le temps de dénomination d'images augmente si le mot distracteur est sémantiquement relié à l'image en comparaison à la condition où le mot distracteur n'entretient aucun lien sémantique avec l'image. Les auteurs parlent d'effet d'interférence sémantique. Toutefois, les processus exacts qui interviennent pour expliquer cet effet sont encore peu éclairés. Aujourd'hui, la question du locus de l'effet d'interférence sémantique est largement débattue. Dans cette étude, nous avons porté notre intérêt sur les effets connexes qui pourraient expliquer l'effet d'interférence sémantique. Nous avons réalisé le paradigme d'interférence mot-image en tâche de dénomination et en tâche de décision lexicale afin d'estimer dans quelle mesure la vitesse d'identification des mots écrits en décision lexicale est en lien avec le degré d'interférence sémantique en dénomination orale. Nous avons également inclus une tâche de Go-No Go dans notre protocole expérimental afin d'étudier si le degré d'interférence sémantique pourrait être en partie expliqué par des compétences d'inhibition non-verbale plus générales. Les résultats montrent que l'effet d'interférence sémantique ne peut être expliqué uniquement par le temps d'identification du mot écrit ou par des capacités d'inhibition nonverbale. Nous avons trouvé qu'un mot distracteur sémantiquement relié à l'image-cible est perçu plus rapidement qu'un mot non-relié en perception, mais ce mot distracteur sémantiquement relié interfère en revanche davantage la production. Le contexte sémantique semble être le facteur clef qui influence nos réponses. En effet, nos analyses corrélationnelles entre différentes mesures mettent en évidence des corrélations significatives sauf pour la condition où le mot distracteur est émantiquement relié à l'image. Nos résultats nous amènent à considérer d'autres facteurs cognitifs influençant les performances des participants comme l'inhibition sélective.</p
Quelle est la place de la santé et de la communication dans la qualité de vie générale ? <i>Une étude comparative entre des personnes avec aphasie et des personnes neurotypiques </i>
Dans le domaine de l'aphasiologie, divers questionnaires sont utilisés pour évaluer la qualité de vie. Ceux-ci peuvent porter sur des aspects tels que la santé, la communication et la qualité de vie générale. Notre étude a principalement exploré les liens qu’ont la communication et la santé sur la qualité de vie générale. Nous avions également un second objectif qui consistait à comparer les niveaux de qualité de vie entre des personnes avec une aphasie et des personnes neurotypiques. À ce jour, aucune recherche n'a comparé spécifiquement la qualité de vie générale entre ces deux groupes, ni les liens existants entre ces différents questionnaires. Nos résultats ont montré que des corrélations existaient entre la qualité de vie générale et les deux autres types de questionnaires chez les deux populations étudiées. Par ailleurs, les sujets neurotypiques présentaient des niveaux de qualité de vie plus élevés que ceux retrouvés chez les personnes avec une aphasie
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