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Opéra et fantastique
L’enjeu du présent ouvrage est d’interroger les modalités d’articulation entre opéra et fantastique en diversifiant les modes d’approche de ce « monde à part » où la réalité semble être remise en question. Diverses contributions cherchent à dévoiler ce que le fantastique vient prendre en charge à l’opéra ou, inversement, ce que l’opéra en soi exprime ou fait valoir de fantastique. Puis un large panorama permet d’explorer les répertoires allemand, français, russe, américain, italien, anglais, aux XIXe et XXe siècles. Enfin, plusieurs contributions visent à élargir le propos à l’imaginaire lyrique en général, qu’il soit le fait de la littérature, de la peinture ou du cinéma. Des entretiens avec le compositeur Georges Aperghis et les metteurs en scène Daniel Dupont et Olivier Py complètent ce volume issu d’un colloque international et interdisciplinaire organisé en partenariat entre l’Opéra de Rennes et l’université Rennes 2
L'artifice dans les lettres et les arts
Bien qu'ils soient d'usage courant, les termes artifice et artificiel ont un sens peu précis en général, et dans les lettres et les arts en particulier. C'est à ces notions qui semblent aller de soi mais qui prennent des significations multiples et des formes plurielles que l'axe transversal « littérature et arts » du CELLAM (Centre d'études des langues et littératures anciennes et modernes de l'université Rennes 2) a consacré son premier programme de recherche. Les études, qui couvrent une longue période (de la Grèce antique à nos jours) et concernent divers genres littéraires (récit, théâtre, poésie, essai, portrait, mémoires, roman, critique d'art), de nombreux arts (peinture, opéra, danse, musique, photographie, cinéma) et des domaines variés (rhétorique, esthétique, technologie, tactique militaire, pornographie), abordent l'artifice selon quatre questions. La première est celle des origines : pour expliquer l'artifice à sa naissance, on a imaginé des fables ; mais les fonctions qu'elles remplissent ont été mises en cause, en particulier quand elles traitent du corps à une époque récente. La deuxième concerne la relation dialectique que l'artifice entretient avec la nature : s'instaurant en contre-nature, ce dernier détermine une seconde nature, qui fonde l'Homme dans son environnement. L'usage de l'artifice dans les arts, quels qu'ils soient, pose la question de la spécificité des beaux-arts non seulement en bousculant les classements et les systèmes, mais encore en obligeant à prendre en considération la techné. De ce troisième volet découle le dernier : envisager l'artifice dans les arts et les lettres conduit à déplacer son attention vers ce qui relève en eux de la fabrication. Or il est patent que d'un art à l'autre, ou d'un art aux lettres, les artifices circulent et que leur usage constitue un sujet que la littérature traite depuis longtemps. C'est donc à une meilleure compréhension lexicologique, axiologique et généalogique de la notion d'artifice que ce volume souhaite apporter sa contribution
La valeur de l’émotion musicale
Au sein des recherches actuelles sur l’émotion musicale, ce livre possède une approche originale : il ne s’agit pas tant de décrire la nature, les opérations et les fonctions de cette émotion, que de s’interroger sur les enjeux conceptuels, culturels, sociaux et artistiques de sa valorisation ou de sa dévalorisation. Autour de ce souci axiologique, il s’agit donc d’articuler des perspectives anthropologiques, esthétiques, historiques et pragmatiques afin de poser la question : au nom de quoi, en vue de quoi et dans quels moments de la musique occidentale, les acteurs impliqués par son exercice et sa compréhension revendiquent-ils ou refusent-ils l’émotion ? Dans la mesure où cette question engage les propriétés de la création, de l’exécution et de l’expérience musicale individuelle et collective, l’ouvrage tente de déterminer les points de vue multiples (religieux, philosophique, éthique, politique, esthétique et artistique) à partir desquels sont posées la valorisation ou la dévalorisation de l’émotion, tant dans les discours que dans les pratiques. Appréhender historiquement et conceptuellement la relation entre musique et émotion ; étudier certaines époques qui ont posé les termes du débat de façon cruciale ; explorer les dispositifs, les pratiques et les rôles joués par le compositeur, l’interprète et l’auditeur ; saisir le rapport que tel et tel type de musique ou genre musical (opéra, rock, jazz) entretient avec l’émotion, telles sont les quatre finalités de cet ouvrage
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Techno taken at its word : electronic Dance Music Criticism in Germany, France and the United Kingdom from 1986 to 1999
Dans Energy Flash, le critique musical Simon Reynolds déclare que contrairement au rock, les musiques électroniques dansantes ne relateraient pas une expérience, mais la construiraient. L’ouvrage séminal de 1998 assure que cette expérience « ne pourrait être documentée » et qu’elle engendrerait une culture « amnésique » et « non-verbale », renforçant ainsi le lieu commun selon lequel la techno serait indicible. Or est-il vrai que ces musiques auraient suscité un moindre effort critique ? Peut-on véritablement penser qu’elles seraient encore plus difficiles à écrire, décrire et critiquer que d’autres genres musicaux ? En rassemblant les affirmations d’un défi sans précédent, telles qu’elles adviennent dans les textes au sujet des musiques électroniques, quatre axes surgissent autour desquels se cristalliseraient des difficultés esthétiques spécifiques: ces musiques sont (1) électroniques, (2) dansantes, (3) destinées à être mixées et (4) évasives. Un parcours de cette littérature révèle pourtant que la techno aurait entretenu un rapport foisonnant au mot. En observant la presse parue en Allemagne, en France et au Royaume-Uni entre 1986 et 1999, se dessine également un vaste panorama de publications. La quantité de textes répertoriés ne garantit toutefois pas l’absence de difficulté et l’abondance des tentatives renvoie la problématique du côté de l’ineffable. Au-delà d’une cartographie de textes pléthoriques, cette thèse analyse et compare plusieurs articles et chroniques au sujet des musiques électroniques dansantes, ainsi que des entretiens avec leurs auteurs. Le mythe de l’impossibilité ne reposerait pas seulement sur des caractéristiques esthétiques mais soulèverait aussi des enjeux éthiques. En effet, il n’est pas anodin qu’un discours critique hérité d’une tradition rock – essentiellement blanche et hétéronormée – ait été désemparé face à une musique issue de communautés marginalisées. Enfin, tout en éclairant les enjeux de représentation et de responsabilité, cette recherche ne rejette pas entièrement la possibilité d’une expérience esthétique singulière, ravissante et au bord des mots.In Energy Flash, music critic Simon Reynolds states that « unlike rock », electronic dance music does not relate to an experience but « constructs » it. The seminal work from 1988 asserts that this experience « can’t really be documented » and that it would engender a « fundamentally amnesiac and non-verbal » culture, thus reinforcing the commonplace that techno is unspeakable. But is it true that this music would have aroused less critical effort? Can we really think that it would be even more difficult to write, describe and criticize than other musical genres? By bringing together the affirmations of an unprecedented challenge, as they occur in texts on electronic music, four axes emerge around which specific aesthetic difficulties would crystallize: the music is (1) electronic, (2) dancing, (3) intended to be mixed and (4) evasive. A review of this literature reveals, however, that techno maintained an opulent relationship to words. When observing the press published in Germany, France and the United Kingdom between 1986 and 1999, a vast panorama of publication also emerges. However, the quantity of text listed does not guarantee the absence of difficulty and the abundance of attempts turns the unspeakable into ineffable. Beyond a cartography of plethoric texts, this thesis analyses and compares several articles and chronicles about electronic dance music, as well as interviews with their authors. The myth of impossibility would not only be based on aesthetic characteristics but would also raise ethical issues. Indeed, it is not insignificant that a critical discourse inherited from a rock tradition – essentially white and heteronormative – has been distraught in the face of music from marginalized communities. Finally, while shedding light on the issues of representation and responsibility, this research does not entirely reject the possibility of a singular aesthetic experience, ravishing and at the edge of words
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis
We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis
Chanson by the books in France (1945-1972) : the legitimisation of a "popular art" that decentres poetry
Contrairement à la presse musicale, la catégorie des ouvrages dédiés à la musique n’a encore jamais fait l’objet d’une étude à part entière, ni suscité de réflexion théorique. Fondé sur un large corpus de 143 livres sur la chanson parus en France entre 1945 et 1972 – période que l’on peut appeler les Trente Glorieuses de la chanson – ce travail vise à définir un médium critique, analyser les formes diverses qu’il peut prendre (essai, biographie, mémoires, dictionnaire, anthologie) et comprendre les enjeux qu’il soulève. Alors que la place de la chanson dans le champ académique grandit depuis les années 2000 au croisement des disciplines, explorer cette musicographie singulière permet également d’étudier plusieurs représentations de la chanson ainsi que la genèse des approches critiques de cet objet hybride aux frontières du littéraire et du musical. Abordée comme un phénomène culturel de premier plan, un genre ou un art, la chanson dans ce corpus est légitimée par des discours et des images renouvelant le regard porté jusqu’alors sur une forme d’expression ancienne, longtemps considérée comme mineure. Comment écrit-on sur elle, que publie-t-on et pourquoi ? Ces livres sont notamment le reflet d’un domaine critique hétérogène qu’il s’agit de cerner. Nous proposons enfin d’analyser ces ouvrages comme un espace de valorisation de la chanson, où se joue un décentrement de la poésie moderne important à l’époque, et où s’expriment des réflexions proposant une mise à l’épreuve du périmètre de la littérature et, secondairement, celui de la musique.Unlike the music press, the category of books dedicated to music has never been before the topic of a study in its own right, nor has it risen to theoretical reflection. Based on a large corpus of 143 books on chanson published in France between 1945 and 1972 –a period that can be called the Thirty Glorious Years of Song– this work aims to define a critical medium, analyse the various forms it can take (i.e. essays, biographies, memoirs, dictionaries, anthologies), and understand the issues it raises. While the place of chanson in the academic field has been growing since the 2000s at the crossroads of disciplines, exploring this singular musicography also allows to study several representations of chanson as well as the genesis of critical approaches to this hybrid object on the fringes of the literary and the musical. Approached as a major cultural phenomenon, a genre, or an art form, chanson in this corpus is legitimised by discourses and images that renew the view of an ancient form of expression, long considered minor. How is it written about, what is published and why? These books reflect a heterogeneous field of criticism that we need to identify. Lastly, we analyse these works as a space in which song (chanson) is valorised, and where an important decentring of modern poetry was taking place. This decentring ultimately put the perimeter of literature and of music to the test
Dispelling the Myths Behind First-author Citation Counts
We conducted a full-scale evaluative citation analysis study of scholars in the XML research field to explore just how different from each other author rankings resulting from different citation counting methods actually are, and to demonstrate the capability of emerging data and tools on the Web in supporting more realistic citation counting methods. Our results contest some common arguments for the continued
use of first-author citation counts in the evaluation of scholars, such as high correlations between author rankings by first-author citation counts and other citation
counting methods, and high costs of using more realistic citation counting methods that are not well-supported by the ISI databases. It is argued that increasingly available digital full text research papers make it possible for citation analysis studies to go beyond what the ISI databases have directly supported and to employ more
sophisticated methods
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