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Jarry le jeune Daim
Alfred Jarry faisait partie des jeunes littérateurs qui avaient très envie, au début des années 1890, de rentrer au Mercure de France pour y faire carrière. Dans L'Art littéraire, où il est membre du comité de rédaction avec son ami Léon-Paul Fargue depuis janvier 1894, il fait côtoyer ses textes avec ceux de Saint-Pol-Roux ou de Remy de Gourmont. C'est là qu'il se fait remarquer par ce dernier, qui l'introduit dans la revue de Vallette en lui permettant de publier " Haldernablou ". Pourquoi ce choix de Jarry par Gourmont ? La plupart des biographes de Jarry, comme Patrick Besnier, sont d'accord pour affirmer que Gourmont voyait en lui un disciple capable de devenir le nouveau critique pictural du Mercure après la mort de G.-Albert Aurier . Jarry pouvait tout à fait apparaître à Gourmont comme un jeune élève très impressionnable, qu'il pouvait modeler à son image ; mieux, qui se chargeait lui-même d'imiter le maître. Entre ses premiers essais critiques et César-Antechrist en 1895, avant la brouille irrémédiable avec Gourmont qu'il traitera de " Vieux Daim " dans L'Amour en visites, Jarry a en effet tout du " jeune Daim " : ses écrits de cette époque semblent des démarcations très précises de ceux de son mentor
Jarry le jeune Daim
Alfred Jarry faisait partie des jeunes littérateurs qui avaient très envie, au début des années 1890, de rentrer au Mercure de France pour y faire carrière. Dans L'Art littéraire, où il est membre du comité de rédaction avec son ami Léon-Paul Fargue depuis janvier 1894, il fait côtoyer ses textes avec ceux de Saint-Pol-Roux ou de Remy de Gourmont. C'est là qu'il se fait remarquer par ce dernier, qui l'introduit dans la revue de Vallette en lui permettant de publier " Haldernablou ". Pourquoi ce choix de Jarry par Gourmont ? La plupart des biographes de Jarry, comme Patrick Besnier, sont d'accord pour affirmer que Gourmont voyait en lui un disciple capable de devenir le nouveau critique pictural du Mercure après la mort de G.-Albert Aurier . Jarry pouvait tout à fait apparaître à Gourmont comme un jeune élève très impressionnable, qu'il pouvait modeler à son image ; mieux, qui se chargeait lui-même d'imiter le maître. Entre ses premiers essais critiques et César-Antechrist en 1895, avant la brouille irrémédiable avec Gourmont qu'il traitera de " Vieux Daim " dans L'Amour en visites, Jarry a en effet tout du " jeune Daim " : ses écrits de cette époque semblent des démarcations très précises de ceux de son mentor
Jarry le jeune Daim
Alfred Jarry faisait partie des jeunes littérateurs qui avaient très envie, au début des années 1890, de rentrer au Mercure de France pour y faire carrière. Dans L'Art littéraire, où il est membre du comité de rédaction avec son ami Léon-Paul Fargue depuis janvier 1894, il fait côtoyer ses textes avec ceux de Saint-Pol-Roux ou de Remy de Gourmont. C'est là qu'il se fait remarquer par ce dernier, qui l'introduit dans la revue de Vallette en lui permettant de publier " Haldernablou ". Pourquoi ce choix de Jarry par Gourmont ? La plupart des biographes de Jarry, comme Patrick Besnier, sont d'accord pour affirmer que Gourmont voyait en lui un disciple capable de devenir le nouveau critique pictural du Mercure après la mort de G.-Albert Aurier . Jarry pouvait tout à fait apparaître à Gourmont comme un jeune élève très impressionnable, qu'il pouvait modeler à son image ; mieux, qui se chargeait lui-même d'imiter le maître. Entre ses premiers essais critiques et César-Antechrist en 1895, avant la brouille irrémédiable avec Gourmont qu'il traitera de " Vieux Daim " dans L'Amour en visites, Jarry a en effet tout du " jeune Daim " : ses écrits de cette époque semblent des démarcations très précises de ceux de son mentor
Jarry le jeune Daim
Alfred Jarry faisait partie des jeunes littérateurs qui avaient très envie, au début des années 1890, de rentrer au Mercure de France pour y faire carrière. Dans L'Art littéraire, où il est membre du comité de rédaction avec son ami Léon-Paul Fargue depuis janvier 1894, il fait côtoyer ses textes avec ceux de Saint-Pol-Roux ou de Remy de Gourmont. C'est là qu'il se fait remarquer par ce dernier, qui l'introduit dans la revue de Vallette en lui permettant de publier " Haldernablou ". Pourquoi ce choix de Jarry par Gourmont ? La plupart des biographes de Jarry, comme Patrick Besnier, sont d'accord pour affirmer que Gourmont voyait en lui un disciple capable de devenir le nouveau critique pictural du Mercure après la mort de G.-Albert Aurier . Jarry pouvait tout à fait apparaître à Gourmont comme un jeune élève très impressionnable, qu'il pouvait modeler à son image ; mieux, qui se chargeait lui-même d'imiter le maître. Entre ses premiers essais critiques et César-Antechrist en 1895, avant la brouille irrémédiable avec Gourmont qu'il traitera de " Vieux Daim " dans L'Amour en visites, Jarry a en effet tout du " jeune Daim " : ses écrits de cette époque semblent des démarcations très précises de ceux de son mentor
The litterary criticism of Alfred Jarry in La Revue blanche : Critical and commented edition
Jarry semble avoir totalement abandonné les complications stylistiques qui caractérisaient ses premiers textes lorsqu’il fait œuvre de critique littéraire à la Revue blanche. En réalité, l’auteur de Messaline continue, mais de façon extrêmement sous-jacente, à pratiquer une forme d’obscurité, elle paradoxale, dans le sens où elle est inapparente, et qui se traduit par le développement constant d’une esthétique du raccourci et par un apparent retrait de sa présence de critique jusque dans l’acte même du compte rendu, Jarry donnant toute sa place au texte commente, en taisant cette façon qu’il a, incessamment, de le citer. Ainsi, ce travail est conduit d’une part par notre souci de faire affleurer la façon dont se fait jour l’esthétique du raccourci (Jarry procède par synthèses incessantes qui, à force d’affirmation, en deviennent soit obscures soit insaisissables) au sein de ces textes apparemment alimentaires que sont les critiques littéraires de Jarry, l’auteur du Surmâle présentant de véritables concrétions de sens, en lien avec la notion d’érudition, dans des domaines extrêmement divers. D’autre part, notre travail vise à montrer comment se fait jour chez Jarry le détournement de l’usage habituel de la citation, qui porte en creux une critique corrosive du statut de critique, l’auteur de la chandelle verte devenant un critique qui ne s’exprime le plus souvent que suivant l’absence totale de propos critique – puisque lorsqu’il s’agit d’énoncer des « jugements », c’est en fait pour continuer de tisser une filiation avec une communauté d’auteurs desquels il se sent proche et ainsi, principalement, avec le lieu du Mercure de France.Jarry seems to have completely abandoned the learned syntaxic and lexical complications which characterized his first texts when he worked as a literary critic in la revue blanche. in fact, the author of messaline keeps exerting, but in an extremely underlying way, a kind of obscurity. that obscurity is paradoxical, in the sense that it is not apparent and that it ultimately results in the abiding development of an aesthetic of the abridged, and in an apparent setting back of his presence of critic, even in the very act of making reports. jarry gives all the importance to the commented text, hushing up the way he has to quote it, incessantly. thus, this work is led, on the one hand, by our concern of revealing the way the aesthetic of the abridged appears – jarry proceeds by ceaseless syntheses, which, by dint of being asserted, become either obscure or elusive – in those litterary criticisms which seem to be bread and butter work, because the author of le surmâle presents in them real concretions of sense, in connection with the notion of erudition, in extremely diverse fields. on the other hand, our work aims at showing how jarry diverts the usual use of the quotation – that carries a corrosive criticism of the status of critic – the author of la chandelle verte becoming a critic who expresses himself mostly according to the total absence of critical words, because when it is a question of expressing "judgments", this is in fact to continue to weave a filiation with an authors' community of which he feels close to, and thus, mainly, with the place of le mercure de france
LA CRITIQUE LITTÉRAIRE D'ALFRED JARRY À LA REVUE BLANCHE.
Date de rédaction de la thèse de doctorat : 2005-2012. Le mémoire de Master de Matthieu Gosztola portait sur la façon dont Jarry et Valéry se sont inspirés des mathématiques et son mémoire de Maîtrise s'intitulait "Alfred Jarry et les revues littéraires".JARRY SEEMS TO HAVE COMPLETELY ABANDONED THE LEARNED SYNTAXIC AND LEXICAL COMPLICATIONS WHICH CHARACTERIZED HIS FIRST TEXTS WHEN HE WORKED AS A LITERARY CRITIC IN LA REVUE BLANCHE. IN FACT, THE AUTHOR OF MESSALINE KEEPS EXERTING, BUT IN AN EXTREMELY UNDERLYING WAY, A KIND OF OBSCURITY. THAT OBSCURITY IS PARADOXICAL, IN THE SENSE THAT IT IS NOT APPARENT AND THAT IT ULTIMATELY RESULTS IN THE ABIDING DEVELOPMENT OF AN AESTHETIC OF THE ABRIDGED, AND IN AN APPARENT SETTING BACK OF HIS PRESENCE OF CRITIC, EVEN IN THE VERY ACT OF MAKING REPORTS. JARRY GIVES ALL THE IMPORTANCE TO THE COMMENTED TEXT, HUSHING UP THE WAY HE HAS TO QUOTE IT, INCESSANTLY. THUS, THIS WORK IS LED, ON THE ONE HAND, BY OUR CONCERN OF REVEALING THE WAY THE AESTHETIC OF THE ABRIDGED APPEARS - JARRY PROCEEDS BY CEASELESS SYNTHESES, WHICH, BY DINT OF BEING ASSERTED, BECOME EITHER OBSCURE OR ELUSIVE - IN THOSE LITTERARY CRITICISMS WHICH SEEM TO BE BREAD AND BUTTER WORK, BECAUSE THE AUTHOR OF LE SURMÂLE PRESENTS IN THEM REAL CONCRETIONS OF SENSE, IN CONNECTION WITH THE NOTION OF ERUDITION, IN EXTREMELY DIVERSE FIELDS. ON THE OTHER HAND, OUR WORK AIMS AT SHOWING HOW JARRY DIVERTS THE USUAL USE OF THE QUOTATION - THAT CARRIES A CORROSIVE CRITICISM OF THE STATUS OF CRITIC - THE AUTHOR OF LA CHANDELLE VERTE BECOMING A CRITIC WHO EXPRESSES HIMSELF MOSTLY ACCORDING TO THE TOTAL ABSENCE OF CRITICAL WORDS, BECAUSE WHEN IT IS A QUESTION OF EXPRESSING "JUDGMENTS", THIS IS IN FACT TO CONTINUE TO WEAVE A FILIATION WITH AN AUTHORS' COMMUNITY OF WHICH HE FEELS CLOSE TO, AND THUS, MAINLY, WITH THE PLACE OF LE MERCURE DE FRANCE.JARRY SEMBLE AVOIR TOTALEMENT ABANDONNÉ LES COMPLICATIONS STYLISTIQUES QUI CARACTERISAIENT SES PREMIERS TEXTES LORSQU'IL FAIT ŒUVRE DE CRITIQUE LITTERAIRE À LA REVUE BLANCHE. EN RÉALITÉ, L'AUTEUR DE MESSALINE CONTINUE, MAIS DE FAÇON EXTRÊMEMENT SOUS-JACENTE, À PRATIQUER UNE FORME D'OBSCURITE, ELLE PARADOXALE, DANS LE SENS OÙ ELLE EST INAPPARENTE, ET QUI SE TRADUIT PAR LE DÉVELOPPEMENT CONSTANT D'UNE ESTHÉTIQUE DU RACCOURCI ET PAR UN APPARENT RETRAIT DE SA PRÉSENCE DE CRITIQUE JUSQUE DANS L'ACTE MÊME DU COMPTE RENDU, JARRY DONNANT TOUTE SA PLACE AU TEXTE COMMENTÉ, EN TAISANT CETTE FAÇON QU'IL A, INCESSAMMENT, DE LE CITER. AINSI, CE TRAVAIL EST CONDUIT D'UNE PART PAR NOTRE SOUCI DE FAIRE AFFLEURER LA FAÇON DONT SE FAIT JOUR L'ESTHÉTIQUE DU RACCOURCI (JARRY PROCÈDE PAR SYNTHESES INCESSANTES QUI, À FORCE D'AFFIRMATION, EN DEVIENNENT SOIT OBSCURES SOIT INSAISISSABLES) AU SEIN DE CES TEXTES APPAREMMENT ALIMENTAIRES QUE SONT LES CRITIQUES LITTERAIRES DE JARRY, L'AUTEUR DU SURMÂLE PRÉSENTANT DE VÉRITABLES CONCRÉTIONS DE SENS, EN LIEN AVEC LA NOTION D'ÉRUDITION, DANS DES DOMAINES EXTRÊMEMENT DIVERS. D'AUTRE PART, NOTRE TRAVAIL VISE À MONTRER COMMENT SE FAIT JOUR CHEZ JARRY LE DÉTOURNEMENT DE L'USAGE HABITUEL DE LA CITATION, QUI PORTE EN CREUX UNE CRITIQUE CORROSIVE DU STATUT DE CRITIQUE, L'AUTEUR DE LA CHANDELLE VERTE DEVENANT UN CRITIQUE QUI NE S'EXPRIME LE PLUS SOUVENT QUE SUIVANT L'ABSENCE TOTALE DE PROPOS CRITIQUE - PUISQUE LORSQU'IL S'AGIT D'ÉNONCER DES " JUGEMENTS ", C'EST EN FAIT POUR CONTINUER DE TISSER UNE FILIATION AVEC UNE COMMUNAUTE D'AUTEURS DESQUELS IL SE SENT PROCHE ET AINSI, PRINCIPALEMENT, AVEC LE LIEU DU MERCURE DE FRANCE
Alfred Jarry et la pensée des contraires
Alfred Jarry est le créateur d une oeuvre fascinante et déconcertante. Sa poétique confirme par de nombreux aspects les principes esthétiques du symbolisme, mais d autres aspects restent énigmatiques si la grille interprétative du symbolisme n est pas complétée par des perspectives distinctes. Le danger d une approche chaotique n est pas insurmontable, car les idées de cet auteur singulier sont subordonnées à une notion directrice qui les ordonne et les rend cohérentes : il s agit de l identité des contraires. Notre travail est consacré à l étude de son fonctionnement dans la poétique de Jarry. L idée directrice de notre exploration est l avatar symboliste d une notion philosophique qui a connu une grande popularité dans les milieux érudits à la Renaissance, quand elle circulait surtout dans sa variante latine, la coincidentia oppositorum. Jarry, qui pénètre en profondeur la complexité du contexte renaissant de cette idée, se l approprie, l assimile et la détourne, pour l exploiter comme moteur esthétique de sa littérature. Après un premier temps où elle examine le contexte d origine de la notion, notre étude fixe les repères de la manière dont la coincidentia oppositorum, informe la poétique de Jarry. Certaines des contradictions les plus poignantes de l univers imaginaire issu de sa plume se donnent à lire de la sorte comme résultat du mélange inhabituel, mais cohérent, de deux visions du monde séparées par quelques siècles de variations culturelles.Alfred Jarry is the creator of a fascinating and disconcerting work . By many aspects, his poetics confirms the aesthetic principles of symbolism, but some other aspects remain enigmatic if the interpretive grid of symbolism is not complemented by distinct perspectives. The danger of a chaotic approach is not insurmountable, because all the ideas of this singular author are leaded by a directing notion that ordons and gives them coherence : that is the identity of opposites. Our essay is devoted to the study of its operation in the poetics of Jarry. The thrust of our exploration is the symbolist avatar of a philosophical notion that has been very popular in the erudite circles during the Renaissance, when it was mainly traveling in his Latin variant, the coincidentia oppositorum. Jarry, who penetrates deep into the complexity of the idea s Renaissance context, appropriates, assimilates and ... diverts it, so that he can use it as a aesthetic engine for its literature. In the beginning, our study examines the context of the original concept, and then marks out how the coincidentia oppositorum informs the poetics of Jarry. This way, some of the most poignant "inconsistencies" of the fantasy world issued from his pen can be read as a result of the unusual, but coherent, mix of two worldviews separated by several centuries of cultural variations.LE MANS-BU Lettres (721812108) / SudocSudocFranceF
LA CRITIQUE LITTÉRAIRE D'ALFRED JARRY À LA REVUE BLANCHE.
Date de rédaction de la thèse de doctorat : 2005-2012. Le mémoire de Master de Matthieu Gosztola portait sur la façon dont Jarry et Valéry se sont inspirés des mathématiques et son mémoire de Maîtrise s'intitulait "Alfred Jarry et les revues littéraires".JARRY SEEMS TO HAVE COMPLETELY ABANDONED THE LEARNED SYNTAXIC AND LEXICAL COMPLICATIONS WHICH CHARACTERIZED HIS FIRST TEXTS WHEN HE WORKED AS A LITERARY CRITIC IN LA REVUE BLANCHE. IN FACT, THE AUTHOR OF MESSALINE KEEPS EXERTING, BUT IN AN EXTREMELY UNDERLYING WAY, A KIND OF OBSCURITY. THAT OBSCURITY IS PARADOXICAL, IN THE SENSE THAT IT IS NOT APPARENT AND THAT IT ULTIMATELY RESULTS IN THE ABIDING DEVELOPMENT OF AN AESTHETIC OF THE ABRIDGED, AND IN AN APPARENT SETTING BACK OF HIS PRESENCE OF CRITIC, EVEN IN THE VERY ACT OF MAKING REPORTS. JARRY GIVES ALL THE IMPORTANCE TO THE COMMENTED TEXT, HUSHING UP THE WAY HE HAS TO QUOTE IT, INCESSANTLY. THUS, THIS WORK IS LED, ON THE ONE HAND, BY OUR CONCERN OF REVEALING THE WAY THE AESTHETIC OF THE ABRIDGED APPEARS - JARRY PROCEEDS BY CEASELESS SYNTHESES, WHICH, BY DINT OF BEING ASSERTED, BECOME EITHER OBSCURE OR ELUSIVE - IN THOSE LITTERARY CRITICISMS WHICH SEEM TO BE BREAD AND BUTTER WORK, BECAUSE THE AUTHOR OF LE SURMÂLE PRESENTS IN THEM REAL CONCRETIONS OF SENSE, IN CONNECTION WITH THE NOTION OF ERUDITION, IN EXTREMELY DIVERSE FIELDS. ON THE OTHER HAND, OUR WORK AIMS AT SHOWING HOW JARRY DIVERTS THE USUAL USE OF THE QUOTATION - THAT CARRIES A CORROSIVE CRITICISM OF THE STATUS OF CRITIC - THE AUTHOR OF LA CHANDELLE VERTE BECOMING A CRITIC WHO EXPRESSES HIMSELF MOSTLY ACCORDING TO THE TOTAL ABSENCE OF CRITICAL WORDS, BECAUSE WHEN IT IS A QUESTION OF EXPRESSING "JUDGMENTS", THIS IS IN FACT TO CONTINUE TO WEAVE A FILIATION WITH AN AUTHORS' COMMUNITY OF WHICH HE FEELS CLOSE TO, AND THUS, MAINLY, WITH THE PLACE OF LE MERCURE DE FRANCE.JARRY SEMBLE AVOIR TOTALEMENT ABANDONNÉ LES COMPLICATIONS STYLISTIQUES QUI CARACTERISAIENT SES PREMIERS TEXTES LORSQU'IL FAIT ŒUVRE DE CRITIQUE LITTERAIRE À LA REVUE BLANCHE. EN RÉALITÉ, L'AUTEUR DE MESSALINE CONTINUE, MAIS DE FAÇON EXTRÊMEMENT SOUS-JACENTE, À PRATIQUER UNE FORME D'OBSCURITE, ELLE PARADOXALE, DANS LE SENS OÙ ELLE EST INAPPARENTE, ET QUI SE TRADUIT PAR LE DÉVELOPPEMENT CONSTANT D'UNE ESTHÉTIQUE DU RACCOURCI ET PAR UN APPARENT RETRAIT DE SA PRÉSENCE DE CRITIQUE JUSQUE DANS L'ACTE MÊME DU COMPTE RENDU, JARRY DONNANT TOUTE SA PLACE AU TEXTE COMMENTÉ, EN TAISANT CETTE FAÇON QU'IL A, INCESSAMMENT, DE LE CITER. AINSI, CE TRAVAIL EST CONDUIT D'UNE PART PAR NOTRE SOUCI DE FAIRE AFFLEURER LA FAÇON DONT SE FAIT JOUR L'ESTHÉTIQUE DU RACCOURCI (JARRY PROCÈDE PAR SYNTHESES INCESSANTES QUI, À FORCE D'AFFIRMATION, EN DEVIENNENT SOIT OBSCURES SOIT INSAISISSABLES) AU SEIN DE CES TEXTES APPAREMMENT ALIMENTAIRES QUE SONT LES CRITIQUES LITTERAIRES DE JARRY, L'AUTEUR DU SURMÂLE PRÉSENTANT DE VÉRITABLES CONCRÉTIONS DE SENS, EN LIEN AVEC LA NOTION D'ÉRUDITION, DANS DES DOMAINES EXTRÊMEMENT DIVERS. D'AUTRE PART, NOTRE TRAVAIL VISE À MONTRER COMMENT SE FAIT JOUR CHEZ JARRY LE DÉTOURNEMENT DE L'USAGE HABITUEL DE LA CITATION, QUI PORTE EN CREUX UNE CRITIQUE CORROSIVE DU STATUT DE CRITIQUE, L'AUTEUR DE LA CHANDELLE VERTE DEVENANT UN CRITIQUE QUI NE S'EXPRIME LE PLUS SOUVENT QUE SUIVANT L'ABSENCE TOTALE DE PROPOS CRITIQUE - PUISQUE LORSQU'IL S'AGIT D'ÉNONCER DES " JUGEMENTS ", C'EST EN FAIT POUR CONTINUER DE TISSER UNE FILIATION AVEC UNE COMMUNAUTE D'AUTEURS DESQUELS IL SE SENT PROCHE ET AINSI, PRINCIPALEMENT, AVEC LE LIEU DU MERCURE DE FRANCE
Oscar Wilde et Alfred Jarry
Oscar Wilde and Alfred Jarry (1873-1907), author 's Ubu Roi , met May 19, 1898, the anniversary of the liberation of Wilde of Reading Gaol. Henry Davray friend of Jarry and angliciste the Mercure de France , had organized the visit in advance. Jarry already knew Alfred Douglas and artist Eric Forbes-Robertson, brother of Frances Forbes-Robertson, the great friend of Wilde. In 1894 in Pont-Aven, Eric Forbes-Robertson had drawn the portrait of Jarry and had worked the first issue of his newspaper, The ymagier the same year. [1] Although Wilde and Jarry did not meet again during the eighteen months that remained to live in Oscar Wilde, Jarry did not forget and continued to send its books. He respected Wilde for the courage he showed in confronting his own English law, in defense of homosexuality. Always suspicious of what he called 'the inconsistency of Justice', [2] Jarry Wilde would have considered, and he would later writer of Adelswärd-Jacques Fersen, as a victim of legislators
Alfred Jarry, OEuvres complètes, tome VI, sous la direction d’Henri Béhar, édition de Diana Beaume, Henri Béhar, Patrick Besnier, Jean-Paul Morel et Julien Schuh, Paris, Classiques Garnier, 2022, 1108 p.
Recensione del volume Alfred Jarry, "Œuvres complètes", tome VI, sous la direction d’Henri Béhar, édition de Diana Beaume, Henri Béhar, Patrick Besnier, Jean-Paul Morel et Julien Schuh, Paris, Classiques Garnier, 2022, 1108 p
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