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Natacha Salliot, Philippe Duplessis-Mornay . La rhétorique dans la théologie
Paschoud Adrien. Natacha Salliot, Philippe Duplessis-Mornay . La rhétorique dans la théologie. In: Réforme, Humanisme, Renaissance, n°71, 2011. pp. 231-235
Natacha Salliot, Philippe Duplessis-Mornay . La rhétorique dans la théologie
Paschoud Adrien. Natacha Salliot, Philippe Duplessis-Mornay . La rhétorique dans la théologie. In: Réforme, Humanisme, Renaissance, n°71, 2011. pp. 231-235
Tinguely (Frédéric), Paschoud (Adrien), éd. Voyage et libertinage (XVIIe-XVIIIe siècle), (Études de Lettres, 3) 2006
Banderier Gilles. Tinguely (Frédéric), Paschoud (Adrien), éd. Voyage et libertinage (XVIIe-XVIIIe siècle), (Études de Lettres, 3) 2006. In: Revue belge de philologie et d'histoire, tome 92, fasc. 3, 2014. Langues et littératures modernes Moderne taal en lettrekunde. p. 963
Tinguely (Frédéric), Paschoud (Adrien), éd. Voyage et libertinage (XVIIe-XVIIIe siècle), (Études de Lettres, 3) 2006
Banderier Gilles. Tinguely (Frédéric), Paschoud (Adrien), éd. Voyage et libertinage (XVIIe-XVIIIe siècle), (Études de Lettres, 3) 2006. In: Revue belge de philologie et d'histoire, tome 92, fasc. 3, 2014. Langues et littératures modernes Moderne taal en lettrekunde. p. 963
Représenter la corruption à l'âge baroque (1580-1660)
Réunissant critiques littéraires, philosophes et historiens de la culture, ce volume aborde l’expression de la corruption dans l’intervalle qui s’étend de la diffusion du post-tridentisme à l’avènement de l’absolutisme en France (1580-1660). L’enquête est guidée par la remarquable efflorescence sémantique et stylistique que cette notion a connue dans un nombre considérable d’imprimés: pamphlets hostiles au roi, satires, ouvrages de controverse confessionnelle, hagiographies et martyrologes, poésie spirituelle, littérature sermonnaire, histoires tragiques, natures mortes et vanités, écrits libertins, traités médicaux… autant de productions textuelles ou iconographiques destinées à rappeler à l’individu sa nature vandalisée par le péché originel ou, du moins, l’inéluctable altération physique qui l’accaparera
Diderot et le temps
Le rapport de Diderot au temps est profondément original : à bien des égards il déconcerte une approche classique de son œuvre ; à bien d’autres, il nous fait entrer d’emblée dans la profonde modernité de sa pensée et de ses pratiques d’écriture. C’est d’abord parce que le temps diderotien n’est ni seulement, ni même proprement narratologique. Diderot réfléchit au temps long, se confronte à l’atemporalité pure de l’éternité théologique, s’engage dans le débat sur la postérité, médite sur les ruines, imagine la création et l’évolution des espèces. Il aime à s’installer dans la pluralité des temporalités : celle de l’ennui et celle du songe, celle de la conversation et celle de l’expérience, celle de l’imagination et celle de la poésie, celle de la peinture et celle du spectacle. Rarement chez Diderot le temps est donné de l’extérieur. Il est plutôt saisi dans le jeu entre action et réaction, et se mesure, s’appréhende alors, non sans interférences, en termes de passion, de caractère, de physiologie, de chimie, mais aussi de hiéroglyphe poétique. Dans le temps de la réaction, un report se fait : report de pensée, report d’altérité, par quoi l’œuvre se dialogise et se défait comme œuvre même pour devenir coopération des temporalités. Ce temps défait et projeté, fragmentaire et multiple, définit et oriente une pratique poétique qui est une herméneutique, une expérience esthétique qui est une expérience de la philosophie. C’est cette pratique et cette expérience que le présent ouvrage entend interroger
Jean-Joseph Surin, Ecrits autobiographiques : Triomphe de l'amour divin sur les puissances de l'Enfer (1654-1660) ; [suivi de] Science expérimentale des choses de l'autre vie (1663)
Les écrits autobiographiques du Père jésuite Jean-Joseph Surin sont d'une importance capitale pour qui souhaite approcher la culture mystique et la pensée démonologique du xviie siècle français. Ils constituent une voie d'accès privilégiée à l'un des événements les plus retentissants du règne de Louis XIII : l'affaire des possessions de Loudun (1632-1638) à laquelle Surin, accompagné de plusieurs de ses coreligionnaires, prit part en tant qu'exorciste. Un combat spirituel qui le mena pourtant aux confins de la folie : peu après son arrivée à Loudun, en effet, Surin acquiert la conviction que le diable s'est « imprimé » dans « les pensées secrètes [de son] cœur ». S'ensuit alors un « temps de grandes ténèbres » qui empêchera le jésuite de parler et d'écrire durant près d'une quinzaine d'années, malgré de brefs éclairs de lucidité. Surin connaîtra cependant une rémission en 1654, date à partir de laquelle il rédige une œuvre abondante, entièrement tournée vers la fusion extatique en Dieu. Les deux ouvrages que nous présentons dans une nouvelle édition forment le récit rétrospectif et exemplaire - au sens rhétorique du terme - d'une délivrance. Surtout, ils constituent un témoignage d'une remarquable précision sur les territoires de l'irrationnel dans lesquels s'énonce une conscience en proie au plus grand désarroi spirituel, avant de recouvrer le « sublime état de la grâce ». Si elle est d'abord effusion devant les grandeurs célestes, l'œuvre de Surin relève également de l'exercice du jugement, de la prédication, de l'argumentaire polémique. Elle se situe à la croisée de plusieurs déterminations - théologiques, épistémiques, institutionnelles - qui innervent de plain-pied les modalités discursives du dessaisissement de soi, qu'il soit placé sous l'emprise du diabolique ou du divin
Diderot et le temps
Le rapport de Diderot au temps est profondément original : à bien des égards il déconcerte une approche classique de son œuvre ; à bien d’autres, il nous fait entrer d’emblée dans la profonde modernité de sa pensée et de ses pratiques d’écriture. C’est d’abord parce que le temps diderotien n’est ni seulement, ni même proprement narratologique. Diderot réfléchit au temps long, se confronte à l’atemporalité pure de l’éternité théologique, s’engage dans le débat sur la postérité, médite sur les ruines, imagine la création et l’évolution des espèces. Il aime à s’installer dans la pluralité des temporalités : celle de l’ennui et celle du songe, celle de la conversation et celle de l’expérience, celle de l’imagination et celle de la poésie, celle de la peinture et celle du spectacle. Rarement chez Diderot le temps est donné de l’extérieur. Il est plutôt saisi dans le jeu entre action et réaction, et se mesure, s’appréhende alors, non sans interférences, en termes de passion, de caractère, de physiologie, de chimie, mais aussi de hiéroglyphe poétique. Dans le temps de la réaction, un report se fait : report de pensée, report d’altérité, par quoi l’œuvre se dialogise et se défait comme œuvre même pour devenir coopération des temporalités. Ce temps défait et projeté, fragmentaire et multiple, définit et oriente une pratique poétique qui est une herméneutique, une expérience esthétique qui est une expérience de la philosophie. C’est cette pratique et cette expérience que le présent ouvrage entend interroger
Penser l'ordre naturel 1680-1810
Le XVIIIe siècle, quel que soit l’angle sous lequel on le considère, n’a cessé de penser l’ordre naturel. Comment les philosophes et les écrivains s’en emparent-ils? Malléable à souhait, le concept oscille en permanence entre une réalité postulée, mais inaccessible, et les représentations qui tentent d’en fixer la cohérence. Postuler l’existence d’un ordre naturel met toujours en place une expérience de pensée.
Dans ce recueil d’articles situé à la croisée des sciences naturelles, de la littérature et de la réflexion esthétique, les contributeurs saisissent les diverses formes de cette expérience. Qu’il s’agisse d’envisager la notion dans une perspective finaliste, de confronter espaces théoriques et expérimentaux, de jouer sur la proximité entre ordre et désordre, ou d’évoquer les modifications, voire les dérives, qu’apporte l’action humaine, Penser l’ordre naturel (1680-1810) laisse entrevoir une inquiétude fondamentale: penser l’ordre, c’est interroger le rôle et la place de l’homme dans la nature, entre hasard et nécessité
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