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    Éléments semi-naturels des paysages agricoles et boisés et connectivités pour les pollinisateurs sauvages

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    Les espaces agricoles couvrent plus de la moitié du territoire français. Ils ont donc un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité et des continuités écologiques. Ce rôle dépend fortement des pratiques agricoles. Parmi celles-ci, l’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui visent à diminuer les pressions sur l’environnement et sur les ressources naturelles et à préserver, voire amplifier, la fonctionnalité écologique des exploitations. Favoriser les infrastructures agro-écologiques est susceptible de contribuer à la circulation de nombreuses espèces et à favoriser la connexion écologique des espaces naturels ou semi-naturels.Cette biodiversité est par ailleurs utile à l’agriculture en raison des nombreux services qu’elle apporte (pollinisation, auxiliaires des cultures…).A une échelle plus vaste, la transition agro-écologique des territoires, peut conduire à la mise en place de projets favorables à la biodiversité tout en structurant des filières répondant aux besoins des consommateurs locaux.L’Agence française pour la biodiversité organise une journée d’échanges techniques dans le cadre du Centre de ressources Trame verte et bleue et en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.Cet événement cherchera à répondre aux questions suivantes : Quelles synergies peut-on développer entre agro-écologie et Trame verte et bleue ? Quels services réciproques peuvent se rendre les pratiques agro-écologiques et une biodiversité fonctionnelle ? Comment accompagner les acteurs de terrain dans cette approche ? L’objectif de cette journée est de favoriser le développement de l’agro-écologie dans les projets de Trame verte et bleue en réunissant les acteurs de la biodiversité et du monde agricole. Elle visera à présenter des retours d’expériences réussies illustrant les bénéfices mutuels entre production agricole et biodiversité

    Étude des peuplements d’odonates dans une plaine agricole du Sud de la France

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    Summary. — Odonata communities in an agricultural lowland in the South of France. — Odonata communities were studied in an agricultural landscape where semi-natural habitat patches (pastures and woods, with a dense network of deep ditches) are embedded in a crop mosaic (cereals, irrigated maize). We compared species richness and diversity of aquatic plants and odonata in ditches surrounded by pastures or by crops. Ours results showed that this surrounding (pastures vs crops) has no effect on aquatic plant and odonata species richness and diversity. However, in cultivated areas water supply through irrigation and deep ditches with plant-covered borders could promote odonata species. High level of vegetation cover (particularly with Typha sp.) limited odonata richness and diversity. A rare species in Europe, protected and sensible to pollution, Coenagrion mercuriale, occurred in many ditches including those surrounded by crops, particularly those with an intermediate semi-aquatic vegetation cover. The regular maintenance of ditches, by limiting shrubs and trees height, keep them open and facilitate the dispersal of this little mobile species. Although irrigated crops seem to support a high level of odonata diversity, a new intensification of agricultural practices in this area by increasing the pollutant input and/ or by converting pastures to crops could be detrimental to odonata communities and particularly to some species like Coenagrion mercuriale.Résumé. — Les peuplements d’odonates ont été étudiés dans une plaine où se pratique une agriculture intensive (maïs irrigué notamment) mais où subsistent encore quelques éléments semi-naturels (prairies, bois et fossés). Nous avons comparé des fossés bordés de cultures avec ceux bordés de prairies en termes de diversité et de richesse spécifiques en plantes semi-aquatiques et en odonates. Il apparaît que l’environnement immédiat des fossés (prairies versus cultures) n’a pas d’influence sur la diversité et la richesse spécifique en plantes semi-aquatiques et en odonates. Toutefois en zone de cultures, l’apport d’eau par l’irrigation et des fossés profonds bordés de végétation, pourrait favoriser ces espèces d’odonates. Les odonates préfèrent nettement les fossés plutôt peu recouverts par de la végétation aquatique (notamment par Typha sp.). Une espèce considérée comme rare, protégée et sensible à la pollution, Coenagrion mercuriale, est présente y compris en zone de cultures. Elle affectionne surtout les fossés moyennement recouverts par la végétation semi-aquatique. L’entretien régulier par élagage des fossés, se traduisant par une faible hauteur des ligneux, limite la constitution de barrières à la dispersion de cette espèce peu mobile. Bien que les cultures irriguées semblent promouvoir la diversité en odonates, une nouvelle intensification des pratiques agricoles, notamment en accentuant les problèmes de pollution et / ou en supprimant des zones prairiales, pourrait affecter les conditions de vie des libellules comme Coenagrion mercuriale.Tessier Marc, Sfreddo Guillaume, Ouin Annie. Étude des peuplements d’odonates dans une plaine agricole du Sud de la France. In: Revue d'Écologie (La Terre et La Vie), tome 64, n°1, 2009. pp. 41-50

    Effects of the complementarity of semi-natural habitats in agricultural landscapes on wild bee communities. : Which contributions of wooded habitats ?

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    La pollinisation entomophile tient une place centrale parmi les différents services écosystémiques contribuant à la production agricole, et en Europe les abeilles sauvages en sont des actrices majeures. Dans les paysages agricoles, ces espèces mobiles dépendent de ressources fournies par les cultures et par les habitats semi-naturels (HSN) herbacés (prairies) ou arborés (bois, lisières, haies). L’objectif de cette thèse est de comprendre dans quelles mesures les HSN arborés fournissent des ressources florales complémentaires à celles des HSN herbacés et soutiennent une diversité d’abeilles dans les paysages agricoles. Notre étude se base principalement sur plusieurs jeux de données récoltées entre 2013 et 2019 dans le site d’étude à long-terme des Vallées et Coteaux de Gascogne. Les résultats obtenus confirment l’importance de la présence d’HSN arborés dans les paysages agricoles pour soutenir une diversité d’abeilles sauvages. Nous mettons en évidence que, localement, les HSN arborés abritent des communautés d’abeilles riches, dont des espèces qui ne sont pas présentes dans les autres HSN. Ils fournissent des pollens préférentiellement consommés par les abeilles sauvages et permettent ainsi des interactions plantes-abeilles complémentaires à celles favorisées par les prairies. Nous montrons que les HSN arborés fournissent des ressources florales de manière stable dans le temps, et notamment à des périodes où les autres HSN et cultures ne fournissent pas de ressources florales, favorisant ainsi la présence d’espèces d’abeilles ayant une longue période de recherche de nourriture. Enfin, nous montrons que la présence d’HSN arborés dans le paysage a un effet positif sur la diversité et l’abondance d’abeilles en bordure de cultures. Nous mettons par ailleurs en lumière le rôle positif que jouent les prairies pour fournir des ressources florales aux abeilles sauvages et contrebalancer l’effet négatif de l’intensité des pratiques agricoles dans les cultures de céréales d’hiver. Cette thèse met ainsi en évidence la complémentarité entre les prairies et les HSN arborés, et montre que le maintien d'une quantité mais également d'une diversité d’HSN dans les paysages agricoles est nécessaire à la conservation d’une diversité d’abeilles sauvages dans les agroécosystèmes.Pollination by insects is central to the various ecosystem services that contribute to agricultural production, and in Europe wild bees are major players. In agricultural landscapes, these mobile species depend on resources provided by crops and by semi-natural habitats (SNH), both herbaceous (grasslands) or wooded (forests, edges, hedgerows). The objective of this thesis is to understand to what extent wooded SNH provide complementary floral resources to herbaceous habitats and support wild bee diversity in agricultural landscapes. Our study is mainly based on several datasets collected between 2013 and 2019 in the long-term study site ‘Vallées et Coteaux de Gascogne’. The results obtained confirm the importance of the presence of wooded SNH in agricultural landscapes to support a diversity of wild bees. We show that, locally, wooded SNH support rich bee communities, including species that are not present in other SNH. They provide pollen preferentially consumed by wild bees and thus allow plant-bee interactions complementary to those favoured by grasslands. We show that wooded SNH provide stable floral resources over time, and in particular at periods when other SNH and crops do not provide floral resources, thus favouring the presence of bee species with a long foraging period. Finally, we show that the presence of wooded SNH in the landscape has a positive effect on the diversity and abundance of bees in crop borders. Furthermore, we highlight the positive role that grasslands play in providing floral resources for wild bees and counterbalancing the negative effect of the intensity of farming practices in cereal crops. This thesis thus highlights the complementarity between grasslands and wooded SNH, and shows that maintaining not only a quantity but also a diversity of SNH in agricultural landscapes is necessary for the conservation of a diversity of wild bees in agroecosystem

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Essais en microéconomie empirique et biologie

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    Les êtres humains ont été façonnés par leur environnement à travers des centaines d'années d'évolution. Ils ont également façonné leur environnement, à un point tel qu'aujourd'hui l'humanité constitue une menace sérieuse pour sa propre existence. Les trois chapitres de cette thèse examinent l'interaction entre l'environnement et les activités humaines et les institutions. C'est le fruit d'un travail de recherche interdisciplinaire dans lequel je réponds à des questions scientifiques avec des méthodes économétriques, exploitant des données et des techniques issues à la fois de l'économie et d'autres sciences telles que la biologie, l'écologie et l'anthropologie. Les deux premiers chapitres de la thèse explorent la relation entre l'environnement et les activités humaines. La pollution de l'eau et de l'air causée par ces derniers entraîne chaque année plus de dix millions de décès d'êtres humains dans le monde, selon l'OMS. Dans les deux premiers chapitres de cette thèse, j'étudie l'efficacité des politiques publiques environnementales ciblant la pollution de l'eau d'origine agricole, en exploitant une nouvelle méthodologie basée sur le réseau hydrographique des rivières, pour évaluer les effets des politiques sur la qualité de l'eau et les résultats économiques. Le dernier chapitre de la thèse relie le climat aux institutions humaines historiques. Les dernières recherches ayant émergé au cours des deux dernières décennies ont mis en lumière l'importance des caractéristiques historiques, telles que les différences interculturelles préindustrielles, sur le développement économique actuel. Cette question de recherche explore d'abord les racines historiques qui ont contribué à façonner les différences culturelles préindustrielles, et plus particulièrement, comment les conditions géoclimatiques dans lesquelles les sociétés ont vécu historiquement ont influencé leurs institutions sociales, entendues au sens de pratiques culturelles traditionnelles. Ensuite, il étudie comment ces institutions sociales impactent la société aujourd'hui sur le plan social et économique.Human beings have been shaped by their environment through hundreds of years of evolutionary time. They have also become able to shape their environment, to a point where mankind poses serious threat on its own existence. The three chapters of this dissertation examine the interplay between the environment and human activities and institutions. It is the fruit of an interdisciplinary research work in which I answer to scientific questions with econometric methods, exploiting data and techniques from both economics and other fields of science such as biology, ecology and anthropology. The first two chapters of the thesis explore the relation between the environment and human activities. Water and air pollution caused by those latter leads to more than ten millions of human deaths each year worldwide, according to the WHO. In the first and second chapters, I study the effectiveness of environmental public policies targeting water pollution from agricultural sources, exploiting a novel methodology based on the hydrographic network of rivers, to assess policy effects on water quality and economic outcomes. The last chapter of the thesis links climate with historical human institutions. A body of empirical research which has emerged over the past two decades has shed light on the importance of historical features, such as preindustrial cross-cultural differences, on contemporary economic development. This research question first explores the historical roots which contributed to shape preindustrial cross-cultural differences, and more particularly, how geoclimatic conditions in which societies have lived historically have determined their social institutions, understood as traditional cultural practices. Then, it investigates how those social institutions impact economic outcomes in return, focusing on socioeconomic outcomes

    Heterogeneity of landscapes and farming practices - Effects on wild bee diversity and pollination

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    L’importance écologique et agronomique des abeilles sauvages dans les paysages agricoles rend cruciale la gestion de ces insectes pollinisateurs. Les abeilles sauvages utilisent plusieurs habitats dans les paysages agricoles, comme les milieux semi-naturels (bois, haies, prairies permanentes), mais aussi les parcelles agricoles. L’objectif de ce travail est de caractériser la structure des communautés de pollinisateurs et le succès de pollinisation le long de gradients de composition et de configuration des milieux semi-naturels ainsi que d’intensité des pratiques agricoles à l’échelle paysagère. Par une approche basée sur les trais écologiques, traduisant des différences d’utilisation des ressources par les abeilles sauvages, nous avons mis en évidence que i) les abeilles sauvages peu mobiles, les espèces solitaires mais aussi les espèces terricoles (nids souterrains) sont plus abondantes dans des parcelles agricoles entourées d’une forte proportion de prairies permanentes faiblement fragmentées, ii) les parcelles entourées d’une forte quantité de lisières forestières présentent une abondance plus importante d’espèces peu mobiles, d’espèces tardives, sociales et polylectiques, iii) les espèces oligolectiques sont filtrées (exclues) dans les paysages fortement boisés car ce sont des espèces profitant de ressources fournies par la mosaïque cultivée. Nous avons aussi mis en évidence que l’effet positif de la proportion en milieux semi-naturels sur la diversité des abeilles sauvages était plus important dans des paysages à la mosaïque agricole gérée de façon intensive. Nous montrons par ailleurs que l’intensité locale des pratiques agricoles peut autant influencer la diversité des abeilles sauvages que la proportion de milieux semi-naturels environnants. Enfin, nous montrons que, suivant les situations, l’abondance des espèces d’abeilles sauvages dominantes ou la présence d’un assemblage d’espèces peu communes peut expliquer le succès de pollinisation. Il semblerait que, dans le cas où le succès de pollinisation répond à l’occurrence d’espèces peu communes, la proportion de milieux semi-naturels aurait une influence positive sur le succès de pollinisation par les abeilles sauvages. Ce travail de thèse démontre l’importance d’espèces peu communes, dépendantes des milieux semi-naturels, pour le succès de pollinisation mais aussi la relation positive entre l’abondance de certains groupes d’espèces et la proportion de milieux semi-naturels. Ce travail permet donc de soutenir l’hypothèse selon laquelle les milieux semi-naturels sont garants du maintien de la diversité des abeilles sauvages et des services rendus par ces dernières. Cependant, l’effet positif des milieux semi-naturels sur la diversité des abeilles sauvages est variable, puisque il dépend des pratiques agricoles à l’échelle locale et paysagère. Les préconisations d’aménagement paysager et de modifications des pratiques ne peuvent donc être faites indépendamment les unes des autres.The ecological and agricultural importance of wild bees in farmlands stresses the needs for management strategies for these insect pollinators. Wild bees use multiple habitats in agricultural landscapes, such as semi-natural habitats (woodlands, hedgerows, permanent grasslands) and crop fields. This study aims to characterize the community structure of wild bees and assess pollination delivery along gradients of landscape heterogeneity – based on the composition and configuration of semi-natural habitats – and landscape-wide intensity of farming practices. Using a trait-based approach, based on traits determining resource-use by wild bee species, we showed that i) the least mobile species, solitary bees and ground-nesting species were more abundant in crop fields surrounded by large amounts of little-fragmented permanent grasslands, ii) crop fields surrounded by high amount of woodland edges supported a greater abundance of little-mobile bee species, late-emerging bees, social bees and polylectic bees, iii) oligolectic bee species were filtered out in highly forested landscapes, because these species could thrive on resources provided by the crop mosaic. We also found that the positive effect of the proportion of semi-natural habitats on bee diversity was greater in landscapes with intensively managed crop mosaic. Moreover, we showed that the local intensity of farming practices had as much influence on bee diversity as the proportion of semi-natural habitats. Finally, we showed that, depending on situations, the abundance fluctuations of dominant bee species or the occurrence of an assemblage of uncommon bee species can explain variations in pollination success. In the cases where pollination success responded to the occurrence of uncommon species, the proportion of semi-natural habitats had a positive influence on pollination delivery provided by wild bees. This study shows the importance of some uncommon species, dependent on semi-natural habitats, for pollination delivery but also the positive relationship between the abundance of some species groups and the proportion of semi-natural habitats. This work therefore confirms the hypothesis that semi-natural habitats sustain the diversity of wild bee communities and pollination delivery. However, the positive effect of semi-natural habitats on bee diversity depends on farming practices at the local and landscape scale. Therefore, recommendations on the management of landscape heterogeneity and changes in farming practices cannot be given independently from each other

    Abundance and trophic origin of the Cotton Bollworm (Helicoverpa armigera) in cotton producing farmland of North Benin

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    Mettre en place des stratégies de lutte contre les ravageurs, indépendantes des produits chimiques est un objectif fondamental pour une protection durable des cultures contre les ravageurs et la conservation d’un environnement sain pour les populations humaines en zone rurale. L’objectif principal de ce travail était de contribuer à la mise en place d’une lutte biologique par gestion des habitats à l’échelle du paysage de la noctuelle polyphage Helicoverpa armigera, principal ravageur de cotonnier dans le nord Bénin. Cette thèse visait à analyser l’influence des pratiques agricoles et de l’organisation du paysage sur l’abondance et l’origine trophique de H. armigera. L’analyse biochimique d’individus élevés en laboratoire, nous a permis de confirmer le fait que le gossypol est un bon marqueur pour identifier les adultes qui ont passé leur vie larvaire sur le cotonnier. Au contraire de la tomatine qui ne peut être considérée comme un marqueur de la tomate car la tomatine a été détectée seulement chez les larves d’H. armigera et non chez les adultes. Notre étude sur le terrain au nord Bénin dans 40 parcelles, a montré que les pratiques agricoles avaient un fort effet sur l’infestation larvaire. La date de semis et la fréquence de sarclage étaient négativement corrélées à l’infestation larvaire. La proportion de cotonniers dans le paysage et celle de tomate ont influencé positivement l’infestation en larves d’H. armigera. Nous avons également montré qu’un précédent cultural tomate présentait une abondance larvaire en moyenne trois fois supérieur à un précédent cultural maïs. Ensuite, dans des rayons de 100 m, 250 m et 500 m, nous avons étudié les effets de la composition et de l’hétérogénéité du paysage d’une part sur l’abondance des adultes d’H. armigera et d’autre part sur leur origine trophique. L’hétérogénéité du paysage en plantes hôtes est le facteur paysager principal qui a influencé positivement l’abondance des adultes. Les isotopes stables de Carbone nous ont permis d’identifier les individus dont la larve s’était nourrie sur des plantes de type photosynthétique C3 (cotonniers, tomates, ...) ou C4 (maïs, sorgho, …). L’origine trophique, plantes hôtes C3 ou C4, est reliée positivement à la proportion de plantes hôtes respectivement C3 ou C4 dans un rayon de 500m. Seulement 10% des individus ayant consommés des plantes en C3 ont été détecté positif au gossypol. La proportion de cotonniers dans le paysage ne semble pas expliquer la proportion d’individus détectés positif au gossypol. Nous formulons des propositions de gestion de l’assolement et des rotations culturales pour contribuer à la régulation d’H. armigera. Ainsi, il faudrait éviter que le cotonnier soit semé sur un précédent cultural tomate. Il serait important de décaler les dates de semis entre les parcelles de cotonniers voisines et de respecter la fréquence de sarclage minimale qui est de trois. Par ailleurs, il serait judicieux de préférer un environnement paysager homogène autour d’une parcelle de cotonnier, en privilégiant par exemple, le maïs.The development of strategies independent of pesticides is a fundamental objective for sustainable crop protection against pests as well as for maintaining of a healthy environment for human populations. The rationale of the research presented here was to improve our ability to control the cotton bollworm, Helicoverpa armigera by non-pesticide methods via habitat conservation. We analyzed the influence of agricultural practices and landscape composition and diversity on the abundance and trophic origin of H. armigera and assessed gossypol and tomatine in individual H. armigera as cotton and tomato biomarkers respectively. Gossypol was shown to be a stable cotton biomarker, even in adult H. armigera 12 days after emergence. In contrast, tomatine was only detected in larvae of H. armigera and not adults; thereby tomatine can not be considered as a marker of tomato plants. Subsequently, in north Benin, the abundance of H. armigera larvae and adults was monitored in cotton fields. We found a strong effect of agricultural practices on H. armigera larvae abundance. Delay sowing date and increase frequency of weeding reduced the abundance of H. armigera in cotton fields; whereas the proportion of cotton and tomato in the landscape increased. This study also highlights the role of the previous landcover in the infestation of a cotton field: A previous tomato landcover increased infestation three times more than a previous maize landcover. At nested scales ranging from 100 m, 250 m to 500 m, we studied the effects of landscape composition and diversity firstly on the abundance of adult H. armigera and secondly on their trophic origin. We found that, landscape diversity was the main factor that influenced both the abundance adult and their trophic origin at 500 m scale. Analyses of stables isotopes of Carbone showed that proportion of hosts plants with C3 photosynthetic pathway in the landscape was positively related to H. armigera moths with C3 trophic origin signal at 500 m scale. Only 10% of moths were positive to gossypol signal. The proportion of cotton in the landscape seems not important to explain the trophic origin of individual which were positive to gossypol signal. Therefore, for integrated management of H. armigera our results suggest it is necessary to consider the following agricultural practices and crop diversity regimes (in regard to the resource use strategies of this polyphagous pest). A tomato previous landcover should be avoid; shift sowing date between cotton fields, and have at less three manual weedings. In additional, we suggest employing maize around cotton fields rather than other crops

    Variations on the Author

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    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship

    Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis

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    We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis
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