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    Histoire naturelle des colites microscopiques‎ : étude en population générale

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    Introduction : les colites microscopiques (CM), qui regroupent colite collagène (CC) et colite lymphocytaire (CL), sont une cause fréquente de diarrhée chronique. L’histoire naturelle à long terme des CM est mal connue. Matériel et méthodes : tous les nouveaux cas de CM diagnostiqués dans la Somme entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2007, ont été inclus de manière prospective et suivis jusqu’au 31 février 2017. Résultats : cent trente cas de CM, 87 CC et 43 CL, ont été inclus. La durée médiane de suivi était de 9.6 ans (Q1=7.6 ; Q3=10.6) et 80% des patients étaient suivis par des gastroentérologues libéraux. Au terme du suivi, 37 patients (28%) ont présenté une rechute après un délai médian de 3.9 ans du diagnostic, sans différence significative entre CC et CL (30% et 26%, p=0.49). Vingt patients (15%) ont été hospitalisés pour une poussée et 32 patients (24%) ont présenté une maladie auto-immune au cours du suivi. Le budésonide était le traitement le plus prescrit (n=74, 59%), suivi par les 5-aminosalycilés (n=31, 25%). La durée médiane de traitement par budésonide était de 92 jours (70 ; 168) et aucun effet secondaire au budésonide n’a été rapporté. Seize patients (22%) ont développé une corticodépendance et 4 (5%) une corticorésistance. Seulement un patient a été traité par immunosuppresseur. Aucun cancer colorectal n’a été rapporté au cours du suivi. Aucun décès (n=25) rapporté au cours du suivi n’avait de lien avec la CM. En analyse multivariée, l’âge élevé au diagnostic (p=0.02) et l’exposition au budésonide (p=0.03) étaient associés à rechute. Conclusion : dans cette étude en population générale, deux tiers des patients atteints de CM étaient en rémission clinique à long terme. L’âge élevé au diagnostic et l’exposition au budésonide étaient associés à la rechute

    Efficacité et tolérance de la dilatation endoscopique des sténoses coliques et rectales de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

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    Introduction : l’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance des dilatations endoscopiques des sténoses recto-coliques natives ou anastomotiques compliquant une MICI. Matériel et méthodes : tous les patients atteints de MICI ayant bénéficié d’une dilatation endoscopique d’une sténose colorectale entre 1999 et 2018 dans 9 centres universitaires français ont été inclus consécutivement. L’échec de la dilatation endoscopique était défini par la nécessité de réaliser une résection colique au cours du suivi. Résultats : ont été inclus 57 patients chez lesquels 161 dilatations ont été réalisées pour 60 sténoses différentes (nombre médian d’une dilatation par sténose [IQR 1-3]). 44% des patients (n=25/57) étaient des femmes et tous étaient atteints de MC. 74% des patients (n=42/57) étaient symptomatiques. 87% (n=52/60) des sténoses étaient natives et 65% (n=39/60) courtes. La localisation la plus fréquente était colique gauche (27%, n=16/60). Des biopsies ont été réalisées pour 62% (n=37/60) des sténoses. Une modification thérapeutique était réalisée dans 22% (n=36/161) des cas après la dilatation. L’efficacité technique a été observée pour 76% (n=123/161) des dilatations réalisées et une seule complication majeure est survenue (0,6% par procédure). Après un suivi médian de 4,3 ans[IQR, 2- 8,4] 24 patients (42%) ont bénéficié d’une chirurgie de résection colique et 13 (23%) présentaient une sténose franchissable non symptomatique. Un lymphome colique et un cancer colorectal étaient diagnostiqués (3,5% des patients). Aucune variable n’a été associée au succès technique ou clinique. Conclusion : la dilatation endoscopique des sténoses colorectales de MC est bien tolérée, efficace à long terme et permet d’éviter à plus d’un patient sur 2 la chirurgie

    Application du score PREDICT-EPIMAD à une population adulte atteinte de maladie de Crohn

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    Introduction : L'identification, au diagnostic, des patients atteints de maladie de Crohn (MC) à haut risque d'évolution vers une forme compliquée serait inestimable pour orienter et personnaliser la stratégie thérapeutique. Notre travail visait à évaluer les performances du score PREDICT-EPIMAD dans une population indépendante de patients adultes atteints de MC. Matériels et Méthodes : Cent cinquante-trois patients présentant une MC inflammatoire (B1) au diagnostic, avec un suivi de 5 ans au minimum avec un prélèvement d'ADN disponible à la Biobanque du CHU d'Amiens ont été inclus. Le critère de jugement principal était défini par : l'apparition d'une MC compliquée, sténosante ou fistulisante (B2 ou B3) et/ou d'une résection intestinale dans les cinq ans suivant le diagnostic. Résultats : Cent cinquante-trois patients ont été inclus, dont la plupart étaient des femmes (59,4%, n=91). L'âge médian au diagnostic était de 22,8 ans (IQR, 18,1-28,1), seuls 18,3% des patients avaient moins de 17 ans (n=28). Dix-sept pourcents des patients (n=26) ont évolué vers une forme compliquée ou chirurgicale après un délai médian de 3,2 ans (1,7-4,1). Le score PREDICT-EPIMAD présentait une AUC de 0,57, une sensibilité de 65%, une spécificité de 49%, une VPP à 21% ainsi qu'une VPN à 87% pour la prédiction d'une complication sténosante/fistulisante ou une résection intestinale. Les autres seuils testés ne permettaient pas d'améliorer les performances du score. Conclusion : Notre travail n'a pas permis de valider le score PREDICT-EPIMAD dans une cohorte indépendante d'adultes atteints de MC. Ces résultats mettent en lumière les différences d'implication des facteurs génétiques dans la MC de l'adulte et de l'enfant. Une nouvelle étude de validation du score PREDICT-EPIMAD dans une cohorte indépendante de patients atteints de MC diagnostiquée à l'âge pédiatrique sera nécessaire

    Impact de l’atteinte histologique des marges de résection après résection iléo-caecale dans la maladie de Crohn

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    La résection chirurgicale n'étant pas curative dans la maladie de Crohn, la récidive postopératoire est une situation pathologique fréquente. L’identification des patients à haut risque de récidive reste décevante en pratique clinique. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de l’atteinte des marges iléales et ou coliques sur le risque de récidive après résection iléo-caecale dans la maladie de Crohn. Nous avons réalisé une étude rétrospective au CHU d’Amiens incluant tous les patients opérés d’une résection iléo-caecale entre janvier 1982 et décembre 2016 et ayant bénéficié d’au moins une coloscopie post-opératoire. Les données démographiques, les variables cliniques, chirurgicales et histologiques étaient collectées. L’atteinte des marges était définie par la présence de lésions inflammatoires aiguës sur les marges : érosion, ulcération, infiltration du chorion riche en polynucléaires neutrophiles, abcès cryptiques ou lésions de cryptite.125 patients ont été inclus, avec une durée médiane de suivi de 8 ans [IQR, 4, 3-15,2]. La moitié (49,6 %, n=62) étaient des femmes et l’âge médian à la chirurgie était de 33 ans [24–42]. Respectivement 56 (44,8 %) et 69 (55,2 %) patients présentaient des marges atteintes et saines. Cinq ans après la chirurgie, respectivement 29 (51 %) et 23 (34 %) patients avec des marges atteintes et saines présentaient une récidive clinique (p=0,034). À la fin du suivi, respectivement 60 % (n=34) et 47 % (n=33) des patients avec des marges atteintes et saines présentaient une récidive clinique (p =0,07). Le taux d’hospitalisation liée à la MC au terme du suivi était de 37,5 % (n=21) chez les patients avec marges atteintes contre 18,8 % (n=13) chez les patients avec des marges saines (p=0,02). Quatorze patients (25 %) avec des marges atteintes étaient réopérés au terme du suivi contre cinq patients (7 %) avec des marges saines (p=0,04). L’analyse multivariée confirme que l’atteinte des marges de résection était indépendamment associée au risque de nouvelle hospitalisation (Odds Ratio (OR) : 2,5 [IC95%, 1,1-5,5], p=0,03) et à la récidive chirurgicale (OR : 4 [IC95%, 1,3-12,5], p=0,01). L’atteinte histologique des marges de résection après résection iléo-caecale pour maladie de Crohn était associée à une augmentation des risques de récidive clinique, chirurgicale et de nouvelle hospitalisation

    Impact de l’atteinte histologique des marges de résection après résection iléo-caecale dans la maladie de Crohn

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    La résection chirurgicale n'étant pas curative dans la maladie de Crohn, la récidive postopératoire est une situation pathologique fréquente. L’identification des patients à haut risque de récidive reste décevante en pratique clinique. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de l’atteinte des marges iléales et ou coliques sur le risque de récidive après résection iléo-caecale dans la maladie de Crohn. Nous avons réalisé une étude rétrospective au CHU d’Amiens incluant tous les patients opérés d’une résection iléo-caecale entre janvier 1982 et décembre 2016 et ayant bénéficié d’au moins une coloscopie post-opératoire. Les données démographiques, les variables cliniques, chirurgicales et histologiques étaient collectées. L’atteinte des marges était définie par la présence de lésions inflammatoires aiguës sur les marges : érosion, ulcération, infiltration du chorion riche en polynucléaires neutrophiles, abcès cryptiques ou lésions de cryptite.125 patients ont été inclus, avec une durée médiane de suivi de 8 ans [IQR, 4, 3-15,2]. La moitié (49,6 %, n=62) étaient des femmes et l’âge médian à la chirurgie était de 33 ans [24–42]. Respectivement 56 (44,8 %) et 69 (55,2 %) patients présentaient des marges atteintes et saines. Cinq ans après la chirurgie, respectivement 29 (51 %) et 23 (34 %) patients avec des marges atteintes et saines présentaient une récidive clinique (p=0,034). À la fin du suivi, respectivement 60 % (n=34) et 47 % (n=33) des patients avec des marges atteintes et saines présentaient une récidive clinique (p =0,07). Le taux d’hospitalisation liée à la MC au terme du suivi était de 37,5 % (n=21) chez les patients avec marges atteintes contre 18,8 % (n=13) chez les patients avec des marges saines (p=0,02). Quatorze patients (25 %) avec des marges atteintes étaient réopérés au terme du suivi contre cinq patients (7 %) avec des marges saines (p=0,04). L’analyse multivariée confirme que l’atteinte des marges de résection était indépendamment associée au risque de nouvelle hospitalisation (Odds Ratio (OR) : 2,5 [IC95%, 1,1-5,5], p=0,03) et à la récidive chirurgicale (OR : 4 [IC95%, 1,3-12,5], p=0,01). L’atteinte histologique des marges de résection après résection iléo-caecale pour maladie de Crohn était associée à une augmentation des risques de récidive clinique, chirurgicale et de nouvelle hospitalisation

    Impact du délai d'initiation de l'adalimumab au cours de la maladie de Crohn non compliquée : étude multicentrique rétrospective

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    Introduction : l’impact du délai d’initiation des anti-TNF sur son efficacité dans la maladie de Crohn (MC) purement inflammatoire est méconnu. L’objectif de ce travail était d’évaluer le risque de complication après l’introduction d’un traitement par adalimumab (ADA) chez les patients atteints de MC non compliquée et d’évaluer l’impact de délai d’initiation du traitement sur le risque de complications. Matériel et méthodes : tous les patients atteints de MC non sténosante et non fistulisante ayant débuté un traitement par ADA après 2011 dans les CHU d’Amiens, Caen et Lille ont été inclus rétrospectivement. Le risque de complication, de chirurgie ou d’hospitalisation était évalué en fonction du délai d’initiation (moins vs plus de 2 ans après le diagnostic de MC). Résultats : ont été inclus 300 patients parmi lesquels 130 avaient une initiation précoce du traitement et 170 une initiation tardive. Cinquante-cinq (18,2%) patients évoluaient vers une forme sténosante et 27 (8,9%) vers une forme fistulisante, dans un délai médian respectivement de 23,5 mois (IQR, 11-40) et 16 mois (IQR, 6-41,5) après initiation. Une chirurgie survenait chez 46 (15,2%) patients avec un délai médian de 31 mois (IQR, 14-47). Après un délai médian de 49 mois (IQR, 29-69), 128 (42,7%) patients étaient toujours traités par ADA. Le taux de chirurgie était significativement plus élevé chez les patients débutant l’ADA plus de 2 ans après le diagnostic (19,4% vs 9,2% ; p=0.044). En analyse univariée, seule l’exposition antérieure à l’IFX était significativement associée à la chirurgie (OR, 2.98 ; IC95%, 1.45–6.26). Le délai d’initiation de l’ADA n’était pas associé au risque de chirurgie (OR, 1.62 ; IC95%, 0.75–3.65). Le taux de complication fistulisante ou sténosante, d’hospitalisation ou d’échec thérapeutique n’était pas influencé par le délai d’initiation de l’ADA. Conclusion : au cours de la MC inflammatoire, le délai d’initiation d’ADA ne semble pas influencer son efficacité, le risque de complications sténosantes ou fistulisantes ainsi que le risque de chirurgie

    Risque d'incontinence fécale chez les patientes atteintes de MICI : analyse intermédiaire issue du registre en population EPIMAD-Somme

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    Introduction: Fecal incontinence is a frequent and underestimated symptom in patients with chronic inflammatory bowel disease (IBD). The aim of this study was to assess the prevalence and factors associated with fecal incontinence in patients with IBD. Materials and Methods: Patients were identified from the EPIMAD-Somme registry and included consecutively. Data were collected retrospectively from patient's medical records. Fecal incontinence was defined by a Wexner score > 5. Results: From december 2021 to april 2024, a total of 116 patients were included. A majority had CD (81%). Median age at diagnostic was 21 years (IQR, 18-24, CD et IQR, 18-29, UC). Eighty-five patients (73.3%) had at least one pregnancy. Respectively, 46/115 patients (40%) and 8/94 patients (8.5%) had an history of intestinal resection and perineal disease. 14/111 patients (13%) had active disease at the time of evaluation. The median Wexner score was 1 and the prevalence of fecal incontinence with gas, liquid and hard stools was 39%, 34% and 10% respectively, with no significant difference between the CD and UC groups. Respectively, 17% and 37% of patients reported the need to wear protection or a significant impact on their quality of life. Family history of IBD, presence of extra-digestive manifestations at diagnosis, age and disease activity at the time of collection of the Wexner were associated with a significantly higher risk of fecal incontinence. Conclusion: Fecal incontinence is common in women with IBD, but largely underestimated by the Wexner score > 5. Further studies are needed to better define the diagnosis of fecal incontinence.Introduction : l'incontinence fécale est un symptôme fréquemment sous-évalué chez les patientes atteintes de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). L'objectif de cette étude était d'évaluer la prévalence et les facteurs associés à l'incontinence fécale chez les patientes atteintes de MICI. Matériels et méthodes : les patientes étaient identifiées à partir du registre EPIMAD-Somme puis incluses consécutivement. Les données étaient collectées de façon rétrospective à partir des dossiers médicaux des patientes. L'incontinence fécale était définie par un score de Wexner > 5. Résultats : de décembre 2021 à avril 2024, un total de 116 patientes ont été incluses. Une majorité était atteinte de MC (81%). L'âge médian au diagnostic était de 21 ans (IQR, 18-24, MC et IQR 18-29, RCH). Quatre-vingt-cinq patientes (73.3%) ont eu au moins une grossesse. Respectivement, 46/115 patientes (40%) et 8/94 patientes (8.5%) avaient un antécédent de résection intestinale et de maladie périnéale. 14/111 patientes (13%) avaient une maladie active au moment de l'évaluation. Le score de Wexner médian était de 1. Et la prévalence de l'incontinence fécale aux gazs, selles liquides et selles solides était respectivement de 39%, 34% et 10%, sans différence significative entre les groupes MC et RCH. Respectivement 17% et 37%, rapportaient la nécessité de porter des protections et un impact significatif sur leur qualité de vie. Les antécédents familiaux de MICI, la présence de manifestations extradigestives au diagnostic, l'âge et l'activité de la maladie au moment du recueil du Wexner étaient associés à un risque significativement plus élevé d'incontinence fécale. Conclusion : l'incontinence fécale est fréquente chez les femmes atteintes de MICI, mais largement sous-évaluée par le score de Wexner > 5. De nouvelles études sont nécessaires pour mieux définir le diagnostic d'incontinence fécale

    Impact en vie réelle de la supplémentation martiale intraveineuse sur la fatigue et la qualité de vie chez les patients atteints de MICI avec carence martiale sans anémie : étude prospective FATIFER

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    Introduction: While the management of iron deficiency anemia is well established, the treatment of isolated iron deficiency remains debated in patients with inflammatory bowel disease (IBD). However, this condition may affect fatigue and quality of life. The aim of this study was to assess the real-life impact of intravenous iron supplementation on fatigue and quality of life in patients with IBD presenting iron deficiency without anemia. Methods: All consecutive adult patients (>18 years) with IBD and isolated iron deficiency were included in a single-center prospective observational study. Fatigue, quality of life, and disability were assessed using a panel of four questionnaires (FACIT-F, EQ-5D-5L, IBD Disk, and SF-36), completed at baseline, and at 1 and 2 months following intravenous iron supplementation. Results: A total of 90 patients (71 % women, median age 32 years, IQR [23–43]) were included. 66 patients had Crohn’s disease and 23 had ulcerative colitis. 61 % of Crohn’s disease and 39 % of ulcerative colitis patients were in clinical remission (Harvey-Bradshaw Index < 5, partial Mayo score < 1). Fatigue was reported in 72 % of patients. Intravenous iron was well tolerated, with only two episodes of skin rash, none of which were severe. A significant improvement in the FACIT-F fatigue score was observed at one month (+3.9 points; 95% CI: 2.6 to 6.7; p < 0.01) and at two months (+3.7 points; 95% CI: 2.4 to 6.1; p < 0.01) after supplementation.In the subgroup of patients classified as fatigued at baseline, a reduction in fatigue risk of 16.6% at one month (OR = 0.2; 95% CI: 0.1 to 0.6; p < 0.01) and 17.5% at two months (OR = 0.2; 95% CI:0.1 to 0.5; p < 0.01) was observed. Regarding quality of life, a statistically significant improvement in the SF-36 score was noted (+5.1 points; 95% CI: 2.0 to 8.2; p = 0.001) at one month. Improvements were also found in the EQ-5D-5L (parts 1 and 2) at both one and two months. No baseline demographic, clinical, or biological factors were associated with the benefit of iron infusion on fatigue. Conclusion: Intravenous iron supplementation improved fatigue and quality of life in patients with IBD and iron deficiency without anemia. Randomized controlled trials are now required to confirm these findings.Introduction : alors que la prise en charge de l’anémie par carence martiale est consensuelle, celle de la carence martiale isolée fait débat chez les patients atteints de maladies inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Celle-ci peut pourtant influencer la fatigue et la qualité de vie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact en vie réelle de la supplémentation martiale intraveineuse sur la fatigue et la qualité de vie chez les patients atteints de MICI présentant une carence martiale sans anémie. Méthodes : tous les patients majeurs (> 18 ans) consécutifs présentant une MICI compliquée d’une carence martiale isolée étaient inclus dans une étude prospective observationnelle monocentrique. La fatigue, la qualité de vie et le handicap étaient évaluées par le biais d’un panel de 4 questionnaires (FACIT-F, EQ-5D-5L, IBD Disk et SF-36) qui ont été remplis le jour de l’inclusion, puis à 1 mois et à 2 mois après une supplémentation martiale intraveineuse. Résultats : au total, 90 patients (71% de femmes, âge médian 32 ans, IQR [23-43]) ont été inclus. 66 patients présentaient une maladie de Crohn et 23 une RCH. 61 % des maladies de Crohn et 39 % des RCH étaient en rémission clinique (Score Harvey-Bradshaw < 5, Score Mayo Clinic partiel < 1). Une fatigue était observée chez 72 % des patients. La tolérance du fer IV était excellente, avec seulement deux épisodes d’éruption cutanée sans critère de gravité. Une amélioration significative du score de fatigue FACIT-F était observé à un mois (+3,9 points ; IC 95 % : 2,6 à 6,7 ; p < 0,01) et à deux mois (+3,7 points ; IC 95 % : 2,4 à 6,1 ; p < 0,01) après la supplémentation. Sur le sous-groupe de patients considérés comme fatigués à l’inclusion, une réduction du risque de fatigue à 1 mois de 16,6 % (OR = 0,2 ; IC 95 % : 0,1 à 0,6 ; p < 0,01) et de 17,5 % à 2 mois (OR = 0,2 ; IC 95 % : 0,1 à 0,5 ; p < 0,01) était observée. Concernant la qualité de vie, on observait une amélioration statistiquement significative du score SF-36 (+5,1 points (IC 95 % : 2,0 à 8,2 ; p = 0,001) à 1 mois. Une amélioration était également retrouvée sur le score EQ-5D-5L (partie 1 et 2) à 1 et 2 mois. Aucun facteur à l’inclusion, qu’il soit démographique, clinique ou biologique n’était associé au bénéfice de la perfusion de fer sur la fatigue. Conclusion : la supplémentation martiale IV améliorait la fatigue et la qualité de vie chez les patients atteints de MICI avec carence martiale sans anémie. Des essais randomisés contrôlés, sont désormais nécessaires pour confirmer ces résultats

    Connaissances et pratiques vaccinales chez des patients atteints de maladies intestinales chroniques inflammatoires et les médecins généralistes‎ : étude quantitative multi-centrique en Picardie

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    Introduction : un sur-risque de complications infectieuses a été observé chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) sous immunosuppresseurs. L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances et les pratiques vaccinales des médecins généralistes (MG) et de patients atteints de MICI. Méthodes : un premier questionnaire était proposé aux patients se présentant à la consultation de gastroentérologie du CHU Amiens et de 4 centres privés entre décembre 2015 et février 2016 puis un second questionnaire aux 180 MG maîtres de stages de la région. Résultats : les taux de vaccination des 147 patients répondeurs étaient respectivement de 59%, 42%, 37%, 31% pour le DTP, la grippe, le VHB et le pneumocoque. Le sexe féminin, la qualité de l’information et un contrôle régulier des vaccins étaient associés au respect des recommandations vaccinales. L’oubli (18%), le manque d’information (17%) et la crainte des effets secondaires (16%) étaient les principales raisons de non-vaccination. Quarante-quatre MG ont répondu au questionnaire dont près d’un tiers ignoraient que les vaccins vivants atténués étaient contre indiqués lors d’un traitement immunosuppresseur. Respectivement 7%, 9% et 14% des MG pensaient que les vaccinations pour le DTP, le VHB et le pneumocoque étaient contre-indiqués. Conclusion : cette enquête a montré que le taux vaccinal chez les patients atteints de MICI était insuffisant et a souligné l’intérêt de l’éducation thérapeutique et la nécessité d’une meilleure formation des MG sur les recommandations vaccinales dans les MICI
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