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Capitalisme cognitif et travail en "excès": un parcours critique
De nombreux auteurs inscrivent aujourd’hui leur réflexion sur le capitalisme dans l’horizon de ce qu’ils nomment le « capitalisme cognitif », nouvelle étape d’évolution du capitalisme. Ces auteurs insistent également sur la présence actuelle d’un excès intrinsèque aux rapports sociaux contemporain. Ces auteurs repèrent une tension entre mesure et démesure du travail à la fois dans l’idée d’un excès ontologique de la connaissance par rapport à la forme-marchandise des activités humaines et dans le phénomène contemporain d’un travail distribué sur un réseau d’acteurs collectifs disséminés dans l’ensemble de la société. Un tel travail cognitif en « excès » conduirait même certains à parler du capitalisme comme la « crise du capitalisme tout court ». Au-delà des formes contemporaines du travail qu’une phénoménologie immédiate de la société contemporaine met à jour, il s’agit dans ce cahier de reconstruire/déconstruire la généalogie conceptuelle et historico-politique de cette figure d’un travail cognitif en « excès ». L’enjeu, en questionnant notamment certaines réappropriations de textes comme le célèbre « Fragment sur les machines » de Marx, est de questionner la croyance qu’un devenir-cognitif du capitalisme engendrerait un rapport de forces favorable au travail
Capitalisme cognitif et travail en "excès": un parcours critique
De nombreux auteurs inscrivent aujourd’hui leur réflexion sur le capitalisme dans l’horizon de ce qu’ils nomment le « capitalisme cognitif », nouvelle étape d’évolution du capitalisme. Ces auteurs insistent également sur la présence actuelle d’un excès intrinsèque aux rapports sociaux contemporain. Ces auteurs repèrent une tension entre mesure et démesure du travail à la fois dans l’idée d’un excès ontologique de la connaissance par rapport à la forme-marchandise des activités humaines et dans le phénomène contemporain d’un travail distribué sur un réseau d’acteurs collectifs disséminés dans l’ensemble de la société. Un tel travail cognitif en « excès » conduirait même certains à parler du capitalisme comme la « crise du capitalisme tout court ». Au-delà des formes contemporaines du travail qu’une phénoménologie immédiate de la société contemporaine met à jour, il s’agit dans ce cahier de reconstruire/déconstruire la généalogie conceptuelle et historico-politique de cette figure d’un travail cognitif en « excès ». L’enjeu, en questionnant notamment certaines réappropriations de textes comme le célèbre « Fragment sur les machines » de Marx, est de questionner la croyance qu’un devenir-cognitif du capitalisme engendrerait un rapport de forces favorable au travail
Nouvelle critique sociale
En proposant un aller-retour entre l’Europe et l’Amérique latine sur la question d’une nouvelle critique sociale, cet ouvrage offre un milieu d’expérimentation. Il propose de tester concrètement le rôle d’un déplacement vers une perspective posée en extériorité de l’occidentalité de la raison critique. Selon certains travaux sociologiques, la critique sociale tendrait à s’affaiblir progressivement parce qu’elle finit par s’adapter aux objets qu’elle prend pour cible en reproduisant certains aspects de leurs limites et de leur logique de fonctionnement. En symbiose avec le processus qu’elle dénonce, la critique favoriserait ainsi son internalisation par le renouvellement théorique de l’appareil idéologique du capitalisme. L’issue à cette tendance à l’internalisation et à l’autoréférentialité pourrait résider dans la confrontation à une extériorité. Il s’agirait de déplacer la critique sociale vers une pratique qui se veut extérieure à la raison occidentale et qui, en conséquence, l’amènerait à désobéir aux cadres épistémiques qu’elle s’est elle-même imposés. En choisissant une telle voie, cet ouvrage essaie de mettre en pratique ce que des penseurs latino-américains ont nommé une « option décoloniale ». En suivant leurs critiques de la « colonialité du pouvoir » à la fois intériorisée et admise comme non optionnelle, il s’agit de produire les conditions de genèse d’une position tierce irréductible tant à l’identité qu’à l’altérité qui l’interrompt, une position d’issue à l’enferment et à sa négation. Bref, renouer avec l’optionalité radicale du pouvoir
(traduction de) Axel Honneth "Du don à la reconnaissance sociale. Quelques difficultés rencontrées dans la théorie sociale de Marcel Hénaff"
La revue comme discours d’intervention. Entretien avec Olivier Corpet
peer reviewedCet entretien d’Olivier Corpet, réalisé le 3 juillet 2017 à Paris avec l’aide précieuse de François Bordes, interroge différentes particularités formelles et historiques de la revue de création culturelle et intellectuelle au XXe siècle. Olivier Corpet est directeur de La Revue des revues, chercheur émérite au CNRS et ancien directeur de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC)
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
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