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    Organisation et mise en place des mutuelles de santé: défi au développement de l'assurance maladie au Rwanda

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    Introduction.<p>Le Rwanda a connu de nombreuses difficultés au cours des deux dernières décennies :la situation économique précaire, les guerres civiles, le régime politique défaillant, l’instabilité de la sous-région des Grands Lacs, la pandémie du VIH/SIDA ;tous ces bouleversements ont plongé le pays dans l’extrême pauvreté. Au lendemain de la guerre et du génocide, le ministère de la Santé avec l’appui de différents partenaires a canalisé tous ses efforts dans la reconstruction du système de santé. Une meilleure participation communautaire à la gestion et au financement des services de santé était un des objectifs retenus dans cette reconstruction du système de santé. Pour ce faire, le ministère de la Santé, en partenariat avec le PHR (Partnership for health reform) a mis en place des mutuelles de santé « pilote » dans trois districts sanitaires (Byumba, Kabgayi et Kabutare) sur les 39 districts que compte le pays. L’objectif du ministère de la Santé était de généraliser ce système d’assurance maladie après une évaluation de ce projet pilote. Cette initiative de mise en place des mutuelles s’est heurtée au début de sa mise en œuvre à différents problèmes :le faible taux d’adhésion, les problèmes de gestion de la mutuelle, une faible implication des autorités de base dans la sensibilisation, une mauvaise qualité de soins dans certaines formations sanitaires, une utilisation abusive des services par les mutualistes, etc. Malgré ces problèmes d’autres initiatives de mise en place de mutuelles de santé ont vu le jour et continuent de s’implanter ici et là dans les districts sanitaires du pays. Dans le souci de renforcer cette réforme de financement alternatif par les mutuelles de santé, nous avons évalué l’impact des mutuelles sur l’accessibilité aux soins et le renforcement de la participation communautaire aux services de santé et nous avons proposé des voies stratégiques susceptibles d’améliorer le fonctionnement des mutuelles de santé.<p><p>Méthodologie<p>Pour atteindre ces objectifs de recherche, nous avons combiné trois approches différentes :la recherche qualitative qui a permis d’une part, d’analyser le processus de mise en place des mutuelles de santé au Rwanda et d’autre part, de recueillir les opinions des bénéficiaires de services de santé sur ce processus. Ensuite la recherche quantitative nous a permis d’étudier les caractéristiques des membres et non-membres des mutuelles et l’utilisation des services de santé ;enfin la recherche action nous a permis d’expérimenter les axes stratégiques susceptibles de renforcer le développement des mutuelles de santé. <p>Cette approche méthodologique utilisée tout au long de notre travail de terrain a mené à une « triangulation méthodologique » qui est une combinaison de diverses méthodes de recherche. Dans chacune des méthodes citées, nous avons utilisé une ou plusieurs techniques :analyse de documents, observations et rencontres avec des individus ou des groupes, analyse et compilation des données de routine. <p><p>Résultats<p>Les résultats clés sont synthétisés selon les trois types de recherche que nous avons menés. <p><p>1. Processus de mise en place des mutuelles de santé au Rwanda et opinions des bénéficiaires<p><p>Dans les trois districts pilotes (Byumba, Kabgayi et Kabutare), les mutuelles de santé prennent en charge le paquet minimum d’activités complet offert au niveau des centres de santé. À l’hôpital de district elles couvrent :la consultation chez un médecin, l’hospitalisation, les accouchements dystociques, les césariennes et la prise en charge du paludisme grave. Pour bénéficier de ces soins une cotisation de 7,9 EU( EU ( des États-Unis) par an pour une famille de sept personnes est demandée, puis 1,5 EUparmembreadditionnelet5,7 EU par membre additionnel et 5,7 EU pour un célibataire. Le ticket modérateur est de 0,3 $ EU pour chaque épisode de maladie et la période d’attente d’un mois avant de bénéficier des avantages du système de mutualisation.<p>Des entretiens en groupes de concertation (focus groups) nous ont permis de confirmer que la population connaît l’intérêt des mutuelles de santé et qu’elle éprouve des difficultés pour réunir les fonds de cotisations pour adhérer aux mutuelles.<p>L’analyse critique du processus de mise en place des mutuelles dans les trois districts pilotes nous a permis de conclure que les autorités locales et les leaders d’opinions étaient peu impliqués dans le processus de mise en place des mutuelles et que la sensibilisation était insuffisante. L’appui au processus de mise en place par le PHR a été jugé insuffisant en termes de temps (18 mois) et de formation de cadres locaux qui devraient assurer la poursuite de ce projet. Les défaillances évoquées ont alerté le ministère de la Santé, qui a mis en place un comité de mise en place et de suivi des mutuelles de santé. Depuis ce temps, on observe une émergence des initiatives mutualistes. Le pays compte actuellement 21 % de la population totale qui possède une certaine couverture (partielle ou totale) d’assurance maladie.<p><p>2. Caractéristiques des membres et non-membres des mutuelles de santé et utilisation des services de santé par la communauté<p><p>Il a été constaté que la répartition selon le sexe, l’état civil et le statut professionnel des membres et non-membres de la mutuelle les caractéristiques ne diffèrent pas significativement entre les adhérents et les non-adhérents à la mutuelle de santé (p > 0,05). Parmi les membres, les proportions des ménages avec revenus élevés sont supérieures à celles observées chez les non-membres (p < 0,001). Quant à la « sélection adverse » que nous avons recherchée dans les deux groupes (membres et non-membres de la mutuelle), nous avons constaté que l’état de morbidité des membres de la mutuelle ne diffère pas de celui des non-membres (p > 0,05). Les personnes qui adhèrent à la mutuelle de santé s’y fidélisent au fil des années (> 80 %) et fréquentent plus les services de santé par rapport aux non-membres (4 à 8 fois plus pour la consultation curative et 1,2 à 4 fois plus pour les accouchements). Les non-membres ont tendance à fréquenter les tradipraticiens et à faire l’automédication. Bien que les mutualistes utilisent plus les services de santé que les non-mutualistes, ils dépensent moins pour les soins. <p><p>3. Axes stratégiques développés pour renforcer les mutuelles de santé<p> <p>Pour mettre en place les stratégies de renforcement des mutuelles de santé, cinq types d’actions dans lesquelles nous avons joué un rôle participatif ont été menés.<p>D’abord la stratégie initiée pour faire face à l’exclusion sociale :il s’agit de l’entraide communautaire développée dans la commune de Maraba, district sanitaire de Kabutare. Ce système d’entraide, nommée localement ubudehe (qui signifie « travail collectif » en kinyarwanda), assure un appui aux ménages les plus pauvres selon un rythme rotatoire préalablement établi en fonction du niveau de pauvreté. <p><p>Une autre stratégie est celle du crédit bancaire accordé à la population pour pouvoir mobiliser d’un seul coup le montant de cotisation. Cette stratégie a été testée dans le district sanitaire de Gakoma. Un effectif de 27 995 personnes, soit 66,1 % du total des membres de la mutuelle de ce district ont souscrit à la mutuelle de santé grâce à ce crédit bancaire. <p>Les autorités politiques et des leaders d’opinions ont été sensibilisés pour qu’ils s’impliquent dans le processus de mise en place des mutuelles dans leurs zones respectives. Il a été constaté que les leaders d’opinions mobilisent plus rapidement et plus facilement la population pour qu’elle adhère aux mutuelles de santé, que les autorités politiques. Cette capacité de mobiliser la population est faible chez les prestataires de soins. <p><p>Certaines mesures ont été proposées et adoptées par les mutuelles de santé pour éviter les risques liés à l’assurance maladie. Il s’agit de l’adhésion par ménage, par groupe d’individu, par association ou par collectivité ;l’exigence d’une période d’attente avant de bénéficier des avantages des mutualistes ;l’instauration du paiement du ticket modérateur pour chaque épisode de maladie ;les supervisions réalisées par les comités de gestion des mutuelles de santé et les équipes cadres de districts ;l’utilisation des médicaments génériques ;le respect de la pyramide sanitaire et l’appui du pouvoir public et/ou partenaire en cas d’épidémie. Ces mesures ont montré leur efficacité dans l’appui à la consolidation des mutuelles de santé.<p><p>Enfin, l’« Initiative pour la performance » est la dernière stratégie qui a été développée pour renforcer les mutuelles de santé. Elle consiste à inciter les prestataires à produire plus et à améliorer la qualité de services moyennant une prime qui récompense leur productivité. Les résultats montrent que les prestataires de services ont développé un sens entrepreneurial en changeant leur comportement vis-à-vis de la communauté. Certaines activités du PMA (paquet minimum d’activités) qui n’étaient pas offertes ont démarré dans certains centres de santé (accouchement, stratégies avancées de vaccination, causeries éducatives, etc.). Des ressources supplémentaires ont été accordées aux animateurs de santé, aux accoucheuses traditionnelles et aux membres de comités de santé qui se sont investis plus activement dans les activités des centres de santé. L’intégration des services a été plus renforcée que les années précédentes.<p><p>Conclusions<p>Les mutuelles de santé facilitent la population à accéder aux soins de santé et protègent leurs revenus en cas de maladies.<p>Le modèle de mise en place des mutuelles de santé au Rwanda est de caractéristique dirigiste :à partir des autorités (politiques, sanitaires ou leaders d’opinions). Il ne serait pas le plus adéquat dans la participation communautaire, mais plutôt adapté à un contexte politique de reconstruction d’un pays.Doctorat en Santé Publiqueinfo:eu-repo/semantics/nonPublishe

    The simultaneous introduction of the district health system and performance-based funding: the Burundi experience

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    Burundi recently introduced two fundamental reforms to its health system: a district health system (DHS) and performance-based financing (PBF) of the healthcare facilities. The authors of this article set out the salient points of a trial simultaneous implementation of DHS and PBF. The assessment refers to the six building blocks of health systems proposed by the WHO, and demonstrates that PBF can either have a leverage effect or hinder the following functional elements of the DHS: the group dynamics of the District Health Management Team (DHMT), the way the district hospital functions in relation to the primary health care level , the curative and preventive health services provided by health centers to provide health cover for a target population, the provision of essential medication by a fully-functional district pharmacy, the action-focused on the health management information system (HMIS) and funding that ensures fair provision and guaranteed resupply, supported by a transparent organization. The authors recommend that these aspects receive the attention they deserve as part of initiatives that combine both reforms, especially in the start-up stage. The health system regulator – the Ministry of Health – must remain vigilant to make any necessary adjustments and to avoid negative consequences

    Implementation of Mass Drug Administration for Lymphatic Filariasis in Madagascar: The Progress, Effectiveness and Financial Savings of Integrating into an Existing Polio Campaign

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    Vatsiharizandry Mandrosovololona,1 Patricia Rasoamihanta,1 Kpandja Djawe,1 Denise Mupfasoni,2 Brusa Andriamino,3 Rivomalala Rakotonavalona,3 Didier Bakajika,4 Arsène Claude Ratsimbasoa,5 Joses Kirigia,6 Laurent Musango1 1Madagascar Country Office, World Health Organization, Antananarivo, Madagascar; 2Department of Control of Neglected Tropical Diseases, World Health Organization, Geneva, Switzerland; 3Ministry of Public Health, Antananarivo, Madagascar; 4Expanded Special Project for Elimination of NTD (ESPEN), World Health Organization Regional Office for Africa, Brazzaville, Congo; 5Faculty of Medicine, University De Fianarantsoa, Antananarivo, Madagascar; 6African Sustainable Development Research Consortium (ASDRC), Nairobi, KenyaCorrespondence: Laurent Musango, WHO Country Office, P.O. Box 362, Antananarivo, 101, Madagascar, Email [email protected]: This paper presents (a) the progress made towards achieving the 2023 Lymphatic Filariasis (LF) Mass Drug Administration (MDA) campaign goals, (b) the estimated financial savings resulting from integrating LF MDA into Polio immunization campaigns, and (c) the best practices, challenges, and recommendations.Methods: In 2023, 21,336,057 people in 83 districts were affected by LF and required Preventive Chemotherapy (PC). The National NTD Control Programme (NTDCP) conducted three phases of LF MDA campaigns in those districts. In the first phase, 24 districts received triple therapy of Ivermectin, Diethylcarbamazine, and Albendazole (IDA), while the remaining 59 districts continued to receive dual therapy of Diethylcarbamazine and Albendazole (DA) as before. The first phase (15 districts) was not integrated, while the second phase (61 districts) was conducted simultaneously with the Polio Supplementary Immunization Activities (SIA) fourth round. The third phase (7 districts) was combined with periodic intensification of routine immunization (PIRI) and vitamin A supplementation.Results: In Phases 2 and 3, the campaign covered 99.97% of the targeted 12,208 villages, meaning only three villages remained untreated. In contrast, Phase 1 covered all the targeted 2,847 villages, attaining 100% geographic coverage. The 68 districts (Phase 2 and 3) that implemented an integrated approach attained an average therapeutic coverage of 76.6% (STDEV=8.3) compared to 73.2% (STDEV=6.7) among the 15 districts (Phase 1) that conducted MDA for LF without integration. The p-values for geographical and therapeutic coverage were below the significance level of 0.05, leading to the conclusion that the average geographic and therapeutic coverages for districts implementing LF MDA with and without integration into Polio immunization campaigns differed significantly. Integrating the LF MDA campaign into the Polio SIA and PIRI campaigns saved US&dollar;1,431,203.Conclusion: Incorporating LF MDA into polio immunization campaigns can improve financial efficiency and effectiveness in meeting the objectives of LF programs.Keywords: cost effectiveness, integration, mass drug administration, financial saving

    NVivo Coded Data

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    Coded data in NVivo for a non-systematic review paper. The author used NVivo 12 to represent the coded excerpts as references, and exported it in MS Excel.THIS DATASET IS ARCHIVED AT DANS/EASY, BUT NOT ACCESSIBLE HERE. TO VIEW A LIST OF FILES AND ACCESS THE FILES IN THIS DATASET CLICK ON THE DOI-LINK ABOV

    Using System Dynamics to Explore the Water Supply and Demand Dilemmas of a Small South African Municipality

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    This paper explores the challenges faced by small municipalities in providing water services in a developing-world context of increasing urban demand. The paper uses a case study of the Sundays River Valley Municipality (SRVM) in South Africa. The municipality faces multiple dilemmas in reconciling its available water supply with growing demand for potable water in the primary urban settlement in the area, in a struggle that is typical of the broad category of South African municipalities to which the SRVM belongs. These dilemmas are explored using a system dynamics model, referred to as the ‘Kirkwood water demand system dynamics model’ (K-DEM). This paper specifically introduces the K-DEM structure, which is aimed at investigating the impacts of households progressively receiving full water and sanitation services; the use of rainwater harvesting as an alternative form of water supply; and the possible effect of a household-level water conservation / water demand management programme. Baseline results are discussed, and areas for future research identified.Multi Actor SystemsTechnology, Policy and Managemen

    Output-based payment to boost staff productivity in public health centres: contracting in Kabutare district, Rwanda

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    OBJECTIVE: In many low-income countries, public health systems do not meet the needs and demands of the population. We aimed to assess the extent to which output-based payment could boost staff productivity at health care facilities. METHODS: We assessed the performance of 15 health care centres in Kabutare, Rwanda, comparing productivity in 2001, when fixed annual bonuses were paid to staff, with that in 2003, when an output-based payment incentive scheme was implemented. FINDINGS: Changes to the structure of contracts were associated with improvements in health centre performance: specifically, output-based performance contracts induced sharp increases in the productivity of health staff. CONCLUSION: Institutional configurations of health care organizations deserve more attention. Those currently in place in the public sector may not the most suitable to meet current challenges in health care. More experiments are needed to confirm these early results from Rwanda and elsewhere, since risks associated with output-based incentive schemes should not be ignored

    Le système de prépaiement au Rwanda (I): analyse d'une expérience pilote.

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    Rwanda has made the setting up of a prepayment scheme a priority in its health sector reform in order to make health services more financially accessible to the population. A pilot study was carried out in three districts. The yearly family subscription charge was fixed at 7.9 US dollars, which covers care delivered at Health Centre level as well as some services at the hospital. The beneficiaries and providers mention difficulties in order to mobilise the subscription charges all at a time, the insufficiency of the offer of services at the hospital and the absence of involvement of the political authorities in the process. The Ministry of Health did initiate the experiment but the choice of the privileged pilot districts prevents results from being extrapolated to the country taken as a whole with a view to a possible extension at a later stage. Given the relatively short time in which it has taken place, the population could neither understand the contingency and solidarity issues implied nor have the opportunity to feel personally involved in the system. As a conclusion, the study advocates the continuation of the experiment with a reinforcement of the coordination which should take the weak points identified into account.English AbstractEvaluation StudiesJournal ArticleSCOPUS: ar.jinfo:eu-repo/semantics/publishe

    Rwanda’s health system and sickness insurance schemes

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    After the war and the 1994 genocide, Rwanda drew up a national health policy with a view to realigning its health system. The reform, which was designed to remedy the deficiencies of the previous system, focused on community involvement in managing and financing health services. Achieving this objective was never going to be easy, but thanks to a growing number of initiatives 37.8 per cent of the Rwandan population now have some degree of sickness insurance cover. However, the system in general, and more particularly the mutual associations organized around the community, needs to be strengthened. © 2006 Wiley. All rights reserved.SCOPUS: ar.jinfo:eu-repo/semantics/publishe

    Output-based payment to boost staff productivity in public health centres: contracting

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    Objective In many low-income countries, public health systems do not meet the needs and demands of the population. We aimed to assess the extent to which output-based payment could boost staff productivity at health care facilities. Methods We assessed the performance of 15 health care centres in Kabutare, Rwanda, comparing productivity in 2001, when fixed annual bonuses were paid to staff, with that in 2003, when an output-based payment incentive scheme was implemented. Findings Changes to the structure of contracts were associated with improvements in health centre performance: specifically, output-based performance contracts induced sharp increases in the productivity of health staff. Conclusion Institutional configurations of health care organizations deserve more attention. Those currently in place in the public sector may not the most suitable to meet current challenges in health care. More experiments are needed to confirm these early results from Rwanda and elsewhere, since risks associated with output-based incentive schemes should not be ignored
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