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Le Petit Jour de Philippe Jaccottet : effacement et réveil
Lavorel Guy. Le Petit Jour de Philippe Jaccottet : effacement et réveil. In: Cahiers de l'Association internationale des études francaises, 1993, n°45. pp. 71-82
Figure du bestiaire jacobien
Lavorel Guy. Figure du bestiaire jacobien. In: Centre de recherches Max Jacob, N°7, 1985. Actes du colloque international de 1983. pp. 108-117
Humanism and Commitment : the First World War in Les Croix de bois of Roland Dorgelès
Les Croix de bois est un roman à grand succès qui a suscité une grande polémique à sa publication en 1919. Son auteur Roland Dorgelès y peint avec beaucoup de réalisme la Première Guerre Mondiale et la vie de ses soldats. La vie au front avec ses luttes pour la victoire ou la survie s’alternent avec de courts moments de répit lors du repos, loin des tranchées, où les soldats cohabitent avec les civils. Une véritable fresque du quotidien de personnes ordinaires déépassés par une situation extraordinaireTout est à redéfinir dans ce nouvel univers de guerre où les références habituelles n’ont plus de place. C’est le nouvel humanisme fait d’amour et désamour de soi et des autres pour la renaissance de ce nouvel homme-Soldat de 14. Tout le tragique de l’histoire y est dénoncé sans détour mais d’une manière singulière à la fois. Tel est le témoignage de Dorgelès dont l’apport autobiographique non négligeable donne sa grande valeur à cette littérature d’engagement. De la découverte d’un homme parti au front à la découverte d’un auteur et de son premier roman ; c’est l’art d’écrire dorgelesien qui est donné à lire dans Les Croix de bois. Un art d’écrire à la marge d’une écriture de guerre ‘’classique’’ qui ne peut se passer de clins d’œil à Maupassant, Poe et Montélérant. Au style innovateur, il mêle le fantastique et le suspense à l’ironie acerbe au rire dérangeant. Une écriture journalistique poéticopicturale au service d’une dénonciation humaine sans pareille jusque là et digne d’une guerre à la guerre.Basée sur des documents inédits, les lettres du front de Dorgelès, les souvenirs rapportés par son épouse Madeleine et par tous ceux qui l’ont connu, nous proposons une lecture des Croix de bois pour un parcours de croix ; celui du cheminement de l’homme malaimé vers l’auteur et son premier roman.Les Croix de bois is a successful novel that raised a great controversy at its release in 1919. Its author Roland Dorgelès depicted with great realism the First World War and the life of the soldiers who were in. A life at the front where the continuous struggles for the victory or the survival gave way to brief moments of rest during the leaves, where they coexist with civilians, far from the trenches. A panorama of the everyday life of ordinary people. Everything is to be redefined in this new war world where the usual guidelines disappear. It’s the new humanism made of love and hate of oneself and the others for the “born again man soldier” of 1914. All the tragedy of the History is straightforwardly denounced but in a singular way. Herein the testimony of Dorgelès, with his significant autobiographical side that brought up the grandness of the commitment literature.From the uncovering of man who left to the front to the uncovering of an author of his first novel, here’s the art of Dorgelès’s writing which is given to read in Les Croix de bois. It’s an unconventional art of writing the war, away from the classical, with an implied reference to Maupassant, Poe, Courteline. An innovative style that mixes the fantastical and the suspense to the acerbic irony and the upsetting laugh. A journalistically poetical-Pictorial writing for the good cause of a human denunciation of the war, never seen before and worth of it. Based on unpublished documents, letters from the front of Dorgelès, the memories brought back by his wife Madeleine and all those who knew him, we propose a reading of Les Croix de bois such the way of the cross of an outcast on his way to an author of his first novel
Le succès d’Anne Hébert écrivaine, de Québec à la France
Anne Hébert a vécu plus de 30 ans de sa vie à Paris. Elle y a obtenu deux prix à dix
années d’intervalle, la critique française appréciant son oeuvre surtout romanesque. Qu’en est-il
aujourd’hui de sa réception, surtout universitaire en France? Sans doute il convient de voir l’évolution
en vingt ans des études québécoises en France. Si, il y a 20 ans, on consacrait les cours
de la littérature québécoise aux oeuvres facilement diffusées dans l’Hexagone, avec « Maria Chapdelaine »,
puis les romans de Gabrielle Roy ou Anne Hébert, désormais tous les genres et tous les
textes pénètrent dans l’université française : Michel Tremblay, Jacques Poulin, Robert Lalonde
ou Dany Laferrière. Que lit-on alors d’Anne Hébert en France aujourd’hui? On lui a consacré des
colloques, dont un célèbre à la Sorbonne, et on a gardé cette auteure au programme dans des
universités comme Poitiers, Limoges, Paris, Aix ou Lyon. Mais des changements s’affichent. Les
romans comme « Kamouraska » ou « Les fous de Bassan » font toujours recette, y compris auprès des
étudiants étrangers, chinois et même canadiens! Mais l’accès facile aux éditions québécoises
permet de découvrir aujourd’hui les nouvelles du « Torrent » et même les « Poèmes ». Pourquoi ce
maintien d’intérêt? Trois éléments au moins : des personnages féminins et des jeunes ardents
de vie et de potentialité ou d’autres féroces, le tout dans un cadre enchanteur repris au cinéma ;
l’évolution de la société québécoise, de la Révolution tranquille à nos jours ; plus encore, un style
d’introspection ou de lyrisme avec un jeu sur les personnes qui fouillent dans la psychologie de
personnages face aux questions de la vie. Les réformes en France ont peut-être menacé l’enseignement
de la littérature québécoise, en diminuant les potentiels horaires. Pourtant certaines
universités ont vu les cours optionnels devenir obligatoires, grâce en grande partie au succès
assuré d’Anne Hébert
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
Le succès d’Anne Hébert écrivaine, de Québec à la France
Anne Hébert a vécu plus de 30 ans de sa vie à Paris. Elle y a obtenu deux prix à dix
années d’intervalle, la critique française appréciant son oeuvre surtout romanesque. Qu’en est-il
aujourd’hui de sa réception, surtout universitaire en France? Sans doute il convient de voir l’évolution
en vingt ans des études québécoises en France. Si, il y a 20 ans, on consacrait les cours
de la littérature québécoise aux oeuvres facilement diffusées dans l’Hexagone, avec « Maria Chapdelaine »,
puis les romans de Gabrielle Roy ou Anne Hébert, désormais tous les genres et tous les
textes pénètrent dans l’université française : Michel Tremblay, Jacques Poulin, Robert Lalonde
ou Dany Laferrière. Que lit-on alors d’Anne Hébert en France aujourd’hui? On lui a consacré des
colloques, dont un célèbre à la Sorbonne, et on a gardé cette auteure au programme dans des
universités comme Poitiers, Limoges, Paris, Aix ou Lyon. Mais des changements s’affichent. Les
romans comme « Kamouraska » ou « Les fous de Bassan » font toujours recette, y compris auprès des
étudiants étrangers, chinois et même canadiens! Mais l’accès facile aux éditions québécoises
permet de découvrir aujourd’hui les nouvelles du « Torrent » et même les « Poèmes ». Pourquoi ce
maintien d’intérêt? Trois éléments au moins : des personnages féminins et des jeunes ardents
de vie et de potentialité ou d’autres féroces, le tout dans un cadre enchanteur repris au cinéma ;
l’évolution de la société québécoise, de la Révolution tranquille à nos jours ; plus encore, un style
d’introspection ou de lyrisme avec un jeu sur les personnes qui fouillent dans la psychologie de
personnages face aux questions de la vie. Les réformes en France ont peut-être menacé l’enseignement
de la littérature québécoise, en diminuant les potentiels horaires. Pourtant certaines
universités ont vu les cours optionnels devenir obligatoires, grâce en grande partie au succès
assuré d’Anne Hébert
Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis
We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis
The relationship in the work of René Char between pictorial creation and literary creation
Il s’agit d’examiner le rapport qui existe dans l’œuvre de René Char entre sa poésie, les peintres ses Alliés Substantiels, la peinture qu’il a pratiquée. A quelles sources a-t-il puisé ? de quelles influences relève-t-il ? En quoi ont-elles été déterminantes ? Vers quelle(s) mise(s) en pratique le conduit ce parler des images qu’est sa poésie ? Quels sont les liens qu’il construit avec ses amis peintres ? En quoi influent-ils sur sa pratique de poète, sur le regard qu’il porte sur l’œuvre peinte et sur la manière de concevoir l’espace poétique : ce mouvement du regard qui découvre autour de lui le monde ? Poésie et peinture n’aboutissent-ils pas aux mêmes questionnements dans les rapports respectifs avec la réalité, la vérité, la beauté, le dépassement, la quête d’un horizon, d’un absolu qui s’éloigne sans cesse ? Avancer, toujours avancer dit Char, mais en vue de quoi ?Une première partie : présente les dépendances sensibles de la création chez Char : son pays natal et sa symbolique, sa famille et ses souvenirs de « l’âge d’or », ses amis surgis de la nuit de la résistance, ses amis peintres, que rien ne réunit, sinon d’être à contre courant des modes, deux philosophes : Héraclite, qui met au cœur du monde « l’alliance des contraires », Heidegger qui confère à la poésie la première place. Une deuxième partie : indique les dépendances scripturales et picturales sous trois aspects. Le premier : Les théories artistiques en écriture et peinture qui ont influencé René Char, Baudelaire et Rimbaud, le surréalisme et sa proximité avec les peintres, la méditation d’Heidegger sur la vérité en art. Le deuxième : La mise en pratique du travail poétique, sa maturation. L’originalité de son travail critique sur les peintres. Le troisième : comment aphorismes et métaphores sont constitutifs de son travail poétique et pourquoi ils nécessitent une gestion de l’espace qui rejoint l’espace pictural. La troisième partie : partant de la double expérience de Char comme poète et peintre, nous montre que poésie et peinture ne peuvent se définir dans l’ordre de la préférence, puis à partir des conditions pour atteindre la vérité en art, comment pour le poète elle peut surgir : se pose la question du rapport de l’imaginaire par rapport à la réalité incréée. Enfin en lien avec le problème de l’aboutissement de l’œuvre artistique, comment peut-on en peinture et en poésie définir leur « au-delà », leurs horizons respectifs ?This research thesis examines the relationship in the work of René Char between his poetry, painters “Alliés Substantiels” and paintings which he has done. What sources does he benefit from? Under what influences does he fall? In which senses are they determinative? How does this talk on the image develop his poetry in terms of the practice? What are the relationships he has built with his painter friends? What inspires his poetic practice, the way he looks on the painted work and his conception of the poetic space: Does this movement help him to discover the world around himself? Poetry and painting do not come to the same questions in the respective links with reality, truth, beauty, self-surpassing and the quest for a horizon and an absolute, both of which walk away incessantly. Forward, always forward Char says, but for what? The first part: this sensitive dependency of creation in Char: his homeland and its symbolism, his family and his memories of the "golden age", his friends emerged from the night of the resistance, his painter friends. Nothing brings together, if not to be against the current fashions, both philosophers Heraclitus, who puts in the heart of the world "alliance of opposites" and Heidegger, who gives poetry the first place. The second part: Written and pictorial practice shows the dependencies in three ways. The first: The artistic theories in writing and painting that influenced René Char, Baudelaire and Rimbaud; the surrealism and its proximity to the painters; and Heidegger's meditation on truth in art. The second: The practical implementation of the poetic work, his maturation. The originality of his critical work on painters. The third: How aphorisms and metaphors are constitutive of his poetic work and why they require the management of the space that joins the pictorial space. The third part: leaving the double experience of Char as a poet and painter shows us that poetry and painting cannot be defined in order of preference, and then from the conditions to reach the truth in art, how the question of the imaginary with reality and definition of uncreated reality arises for the poet. Finally, in connection with the problem of the culmination of the artistic work, how can we in painting and poetry define their "beyond", their horizons
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