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L'évolution de la nuptialité des adolescentes au Cameroun et ses déterminants
Kuate-Defo Barthélémy. -Adolescent nuptiality in Cameroon : change and its determinants Three successive and nationally representative surveys and an event history analysis were used to test the hypothesis that marriage before age 20 is becoming less frequent in Cameroon. Assessment of the data shows that the information supplied by women in the 20- 34 age range, and in particular between 20-24, is the most reliable for studying the changes in marriage behaviour on the basis of multiround retrospective surveys. Early marriage is declining in nearly all regions of the country, and at the national level is reflected in a strong trend towards later marriage. The decline in early marriage is most pronounced among women of the younger generations, the better educated, those living in the cities of Yaounde and Douala, among Muslims and followers of the traditional religions. The fall in age at menarche is concomitant with a fall in age at first marriage, and women who experience puberty early marry earlier than those who experience puberty later. The main findings from this study and their implications are discussed in the light of research conducted elsewhere, notably in other developing countries.Kuate-Defo Barthélémy. - L'évolution de la nuptialité des adolescentes au Cameroun et ses déterminants À partir de trois enquêtes successives représentatives au niveau national et au moyen d'une analyse des biographies, on teste l'hypothèse que l'entrée en vie conjugale avant 20 ans est de moins en moins fréquente au Cameroun. L'évaluation des données montre que les informations fournies par les femmes de 20-34 ans, et surtout de 20-24 ans, sont les plus fiables pour cerner les changements matrimoniaux à partir d'enquêtes rétrospectives répétées. La nuptialité précoce diminue dans la quasi-totalité des régions du pays, induisant au plan national une forte tendance au report des unions. Le déclin de la nuptialité précoce est le plus ma- qué parmi les femmes des jeunes générations, les plus scolarisées, les résidentes des grandes villes de Yaoundé/Douala, les musulmanes et les adeptes des religions traditionnelles. Le déclin de l'âge aux premières règles est concomitant d'un recul de l'âge à la première union, et les femmes pubères précocement entrent en union plus tôt que celles dont la puberté est tardive. Les principaux résultats de cette étude et leur portée sont discutés à la lumière des travaux de recherche réalisés ailleurs, notamment dans d'autres pays en développement.Kuate-Defo Barthélémy. - La evolución de la nupcialidad adolescente en Camerun y sus déterminantes En base a très encuestas sucesivas, representativas a nivel nacionál, y a partir de un análisis biográfico, evaluamos la hipótesis según la cual el inicio de la vida conyugal antes de los 20 aňos es cada vez menos frecuente en Camerún. La evaluación de datos muestra que las informaciones proporcionadas por mujeres de entre 20 y 34 aflos de edad, y especialmente entre 20 y 24, son las más fiables para analizar los cambios matrimoniales a partir de encuestas retrospectivas repetidas. La nupcialidad precoz ha disminuido en casi todas las regiones del pais, induciendo un retraso de las uniones. La disminución de la nupcialidad precoz es más fuerte entre las mujeres de generaciones jóvenes, las de mayor nivel educativo, las résidentes en las grandes ciudades de Yaoundé/Duala, las musulmanas y las adeptas a las religiones tra- dicionales. Por otro lado, la edad de la primera régla ha disminuido de forma simultanea a la disminución de la edad a la primera union. Pero las mujeres que entran en la adolescencia a edades más précoces también entran en uniones más temprano que las mujeres cuya pubertad es más tardía. El artículo discute los resultados principales de este estudio y su alcance a la luz de estudios realizados en otros parses en desarrollo.Kuate-Defo B. L'évolution de la nuptialité des adolescentes au Cameroun et ses déterminants. In: Population, 55ᵉ année, n°6, 2000. pp. 941-973
Évaluation d’un programme de promotion de la santé des jeunes au Cameroun
La baisse de plus en plus marquée de l’âge au premier rapport sexuel et l’augmentation de l’âge au premier mariage impliquent une durée plus longue d’exposition au risque des grossesses prénuptiales et aux infections sexuellement transmissibles incluant le VIH/sida. C’est pourquoi des interventions ont été mises en place en vue de protéger la santé des adolescents et jeunes. L’Observatoire de Population en Épidémiologie Socio-Clinique (POSE) conçu et mis sur pied au Cameroun depuis 1995, a fait de la santé des adolescents et jeunes une de ses priorités de santé publique en Afrique à travers le programme de promotion de la santé reproductive des adolescents et jeunes au Cameroun (CAREH). Le Programme CAREH mène des activités d’intervention dans la préfecture de Bandjoun depuis juillet 2000, et dans plusieurs autres régions du Cameroun depuis 2003. Cette thèse vise à évaluer certains aspects de cette intervention, en examinant dans quelle mesure entre 2000 et 2002, les activités d’intervention menées auraient contribué : 1) au report à plus tard du premier rapport sexuel chez les adolescents de 10 à 20 ans ; 2) à la prévention des grossesses non désirées chez les jeunes de 10 à 29 ans ; et 3) à la prévention de l’infection à VIH chez les jeunes de 10 à 29 ans.
Les données proviennent de l’Enquête sur la Famille et la Santé au Cameroun (EFSC), menée à Bandjoun en 2002. Un devis post-intervention a été utilisé après stratification des adolescents et jeunes en quatre groupes à savoir : jeunes exposés à l’intervention en milieu communautaire, jeunes exposés à l’intervention en milieu scolaire, jeunes non scolarisés non-exposés à l’intervention et jeunes scolarisés non-exposés à l’intervention. Les analyses descriptives et les analyses multivariées utilisant la régression logistique ont été utilisées pour examiner les associations présumées entre les variables d’intervention et les variables dépendantes considérées par rapport aux hypothèses de recherche émises. Nos analyses suggèrent que les adolescents scolarisés qui n’avaient pas déclaré avoir été exposés à l’intervention (RC = 1,973 ; IC =1,195-3,260) sont plus portés à avoir une perception négative de la sexualité prémaritale, que les adolescents non scolarisés n’ayant pas déclaré avoir été exposés aux activités d’intervention. Il n’y avait cependant pas de report significatif du premier rapport sexuel dans les groupes d’adolescents exposés à l’intervention par rapport à ceux non-exposés. Les connaissances sur la prévention des grossesses sont significativement plus élevées chez les jeunes scolarisés non-exposés (RC=1,953; IC=1,452 – 2,627), jeunes exposés à l’intervention en milieu communautaire (RC = 3,074 ; IC = 2,157 - 4,382) et les jeunes exposés à l’intervention en milieu scolaire (RC = 4,962 ; IC = 3,367 - 7,311) que chez les jeunes non scolarisés n’ayant pas déclaré avoir été exposés aux activités d’intervention. Il n’y a aucune différence statistiquement significative entre ces différents groupes quant à l’utilisation de la contraception moderne. La discussion sur la prévention des grossesses ou l’utilisation de la contraception avec un formateur était significativement associée à une amélioration des connaissances en prévention de grossesses chez les jeunes exposés à l’intervention en milieu scolaire (RC = 1,549 ; IC = 1,056 – 2,272), comparativement à leurs camarades exposés aux activités d’intervention en milieu communautaire sans avoir bénéficié d’une telle discussion. Les jeunes exposés à l’intervention en milieu communautaire (RC = 2,106 ; IC = 1,514 – 2,930) et ceux exposés l’intervention en milieu scolaire (RC = 3,117 ; IC = 2,192 – 4,433) connaissent mieux les modes de prévention de l’infection à VIH que les jeunes scolarisés mais n’ayant pas été exposés aux activités d’intervention. Il n’y avait toutefois pas de différences entre les groupes quant à l’utilisation du condom.
Ces conclusions sont interprétables dans les limites des données disponibles. En effet, il n’a pas été possible de déterminer les niveaux de connaissances en prévention de grossesses ou du VIH avant l’exposition des jeunes à l’intervention. Ainsi, chez les jeunes exposés en milieu communautaire ou scolaire, on ne peut savoir quel aurait été leur niveau de connaissance en l’absence de l’intervention. Toutefois, il est très probable que l’intervention ait eu plus d’effets bénéfiques sur l’amélioration des connaissances que des comportements.Early sexual initiation and delayed marriage are concurrently happening in most environments in Africa where traditionally early marriage and sexual initiation within marital union were more prevalent. This lengthens the time of exposure of young people to the risk of premarital sex and unwanted pregnancies as well as sexually transmitted infections including HIV/AIDS. Hence, several interventions have been carried out to promote the sexual and reproductive health of adolescents and young people. The Population Observatory in Socio-Clinical Epidemiology (POSE) designed and implemented since 1995 in Cameroon, had targeted the reproductive health promotion of adolescents and young people as one of its priorities, through the Cameroon Adolescent and Youth Reproductive Health Promotion Program (CAREH). The CAREH Program has been carrying out a series of intervention activities in the prefecture of Bandjoun since July 2000 and many other parts of Cameroon since 2003. This thesis evaluates some aspects of this intervention by examining the extent to which the intervention activities undertaken between 2000 and 2002 have contributed to: 1) delaying first sexual intercourse among adolescents aged 10 to 20 years, 2) preventing unwanted pregnancies among young people aged 10 to 29 years, and 3) preventing HIV infection among young people aged 10 to 29 years.
Data came from the 2002 Cameroon Family and Health Surveys (CFHS). A post-test design was used which divided adolescents and youth into four intervention groups (out-of-school youth unexposed to the intervention, young people enrolled in schools and unexposed to the intervention, young people exposed to the intervention in the community and young people exposed to the intervention in school settings). Descriptive analyses and multivariate logistic regression were used to assess the possible associations between intervention and outcomes variables, given the enunciated research hypotheses. Adolescents attending school who reported no exposure to the intervention (OR = 1.973; CI = 1.195 to 3.260) were more likely to have a negative perception of premarital sex than out-of-school and unexposed adolescents. However, there were no significant differences in delaying the first sexual intercourse among adolescents exposed to the intervention compared to those not exposed. Knowledge about the prevention of pregnancy was significantly higher among unexposed students (OR = 1.953, CI = 1.452-2.627), youth exposed to the intervention in the community (OR = 3.074; CI = 2.157-4.382) and youth exposed to the intervention in school (OR = 4.962, CI = 3.367 to 7.311) than among those not exposed and not in school. No statistically significant difference was found between these groups regarding the use of modern contraception. The discussion about pregnancy prevention or contraceptive use led by a CAREH peer-educator significantly improved knowledge about pregnancy prevention for youth exposed to the intervention in school compared to their peers exposed in community where such discussion did not occur (OR = 1.549, CI = 1.056 to 2.272). Young people exposed to the intervention in community settings (OR = 2.106, CI = 1.514-2.930) and those exposed in school settings (OR = 3.117, CI = 2.192-4.433) significantly improved their knowledge about HIV prevention more than out-of-school youth unexposed to the intervention. Nevertheless, there were no significant differences between groups regarding the use of condom.
These findings should be interpreted within the limits of available data. Indeed, it was not possible to determine the level of knowledge about pregnancy prevention or HIV prevention among young people exposed to the intervention before hand. Therefore, it is impossible to know what level of knowledge young people exposed to the intervention would have had in the absence of the intervention. However, given the results comparing the four stratified groups, it is likely that the intervention had more beneficial effects on improving knowledge than behaviours
Place de l’autonomisation dans l’observance thérapeutique des maladies chroniques non transmissibles au Cameroun : le cas des diabétiques et des hypertendus
Introduction : Les maladies chroniques non transmissibles (MCNT) tuent chaque année près de 41 millions de personnes au monde, ce qui représente 71% du taux de mortalité mondiale. Le taux d’accroissement de ces maladies est plus élevé en Afrique Sub-Saharienne (ASS) comparativement au reste des pays du monde. Le Cameroun n’est pas en reste avec 35% du taux de mortalité attribuable aux MCNT dont l’hypertension artérielle (HTA) et le diabète de type 2 (DT2) qui sont en tête de liste, avec une prévalence de 32,1% et de 5,8% respectivement. L'HTA et le DT2 sont des maladies chroniques, coûteuses pour les patients et leurs familles qui supportent généralement seuls les coûts de traitement au Cameroun, compte tenu de l'insuffisance ou l’absence d'un système d'assurance maladie. De plus, ce qui est scientifiquement bien défini n’est pas toujours socialement/culturellement acceptable ou ne donne pas lieu à des changements de comportements attendus. Il en résulte une prépondérance de la non-observance des plans thérapeutiques par les patients. Il est donc urgent de mettre en œuvre des interventions à faible coût/efficacité axées sur les patients, qui leur permettent de mieux contrôler et de gérer leur maladie. Les interventions basées sur l’autonomisation des patients et de leurs familles, en plus d’améliorer la qualité des soins de santé, seraient utiles pour assurer l’observance des patients. Elles favoriseraient un meilleur contrôle de leurs paramètres biochimiques et physiques ainsi qu’une amélioration de leur mode de vie, notamment quand il s’agit des MCNT comme l’HTA et le DT2. L’objectif de la présente recherche est d’explorer les obstacles et facilitateurs de l’autonomisation des patients atteints de DT2 ou HTA au niveau individuel, organisationnel et systémique selon le point de vue et l’expérience de différents acteurs du système de soins camerounais.
Méthodologie : Pour réaliser cette recherche, nous avons utilisé différentes méthodes de collecte et d’analyse des données. Nous avons d’abord réalisé́ une revue systématique avec méta-analyse pour identifier les interventions basées sur l’autonomisation des patients et leur efficacité dans le contrôle du DT2 en ASS. Nous avons utilisé les données issues de la revue systématique et d’autres écrits scientifiques pour développer un cadre conceptuel intégré multiniveau, adapté à notre contexte d’étude, le Cameroun.
Nous avons ensuite eu recours à une étude qualitative multiniveau. Cette étude réalisée sur le terrain était une étude de cas unique à trois niveaux d’analyse imbriquée (macro, méso, micro). Pour explorer les barrières et les facilitateurs à l’autonomisation des patients, des entrevues semi-structurées ont été réalisées avec les patients (n = 23 participants) et leurs familles (n = 17 participants), les professionnels de la santé (six infirmiers/infirmières, deux médecins généralistes, et quatre médecins spécialistes) et les décideurs politiques (deux décideurs institutionnels et six décideurs centraux). Un groupe de discussion a été réalisé avec les patients préalablement interviewés (six participants). Des observations non participantes des consultations (n = 29) dans les bureaux des médecins spécialistes et des dispensations des services et soins de santé (n = 7) dans les salles d’hospitalisation ont été faites. Puis, des documents en rapport avec la prise en charge des patients diabétiques et hypertendus (n = 9) ont été analysés. Nous avons analysé ces données qualitatives à l'aide d'analyses thématiques et lexicométriques.
Résultats: La revue systématique avec méta-analyse nous a permis de mettre en exergue l’efficacité des interventions basées sur l’autonomisation des patients en Afrique subsaharienne dans le contrôle du DT2 via l’amélioration de la glycémie et de la pression artérielle. Cette étude soutient les conclusions selon lesquelles les interventions à long terme et les interventions liées aux habitudes de vie seraient les plus efficaces dans l'amélioration du contrôle de la glycémie et de la pression artérielle. Cette efficacité était surtout liée à la fréquence des rencontres, au soutien à l’éducation des patients et à la participation active d’une équipe multidisciplinaire.
L’étude multiniveau réalisée à l’hôpital de district de santé de Byiem-Assi (HDSB) au Cameroun a révélé que les facteurs exerçant une influence sur l'autonomisation des patients dans le contrôle de la maladie, identifiés par les différents participants à l’étude étaient similaires dans le même groupe de participants, et variaient beaucoup d’un groupe de participants à l’autre (ex : patients versus professionnels de la santé). Les participants identifiaient majoritairement les facteurs aux niveaux individuels et organisationnels, comparés à ceux du niveau central ou national, très peu ou pas connus des patients et leurs familles. Parallèlement, les décideurs politiques semblaient méconnaitre plusieurs facteurs au niveau individuel qui influencent l’autonomisation des patients. Les facteurs présents au niveau central, bien que peu nombreux et moins connus par les patients et leurs familles ainsi que certains professionnels de la santé, étaient généralement à l’origine des facteurs d’ordre individuel et organisationnel.
Les facteurs identifiés par les patients étaient principalement liés à l'autogestion de la maladie. Il s’agissait des facteurs directement liés à la gestion de la maladie, identifiés au niveau individuel, en rapport avec les habitudes de vie des patients et sur lesquels ils pouvaient exercer un certain contrôle. Les facteurs au niveau organisationnel / hospitalier étaient plus ciblés par les membres de la famille, à l’exemple de long temps d’attente, indirectement liés à la gestion de la maladie par les patients et sur lesquels ils n’avaient aucun contrôle. L’implication des patients et leurs familles dans le processus de prise de décision et les supports à l’autogestion de la maladie aidaient ces derniers à mieux s’approprier leur rôle dans le contrôle de la maladie et à être responsables de leurs actions, et ultimement à développer un fort sentiment de cohérence. Cette étude met en exergue le rôle important que jouent les membres de la famille dans le développement de l’autonomisation des patients pour un meilleur contrôle de l’HTA et du DT2.
Les facteurs identifiés par les professionnels de la santé étaient principalement liés à la prestation des services et soins de santé au niveau organisationnel et à l'autogestion de la maladie au niveau individuel. Les décideurs politiques étaient principalement axés sur les politiques / programmes élaborés au niveau central du ministère de la Santé et sur la prestation de services et soins de santé au niveau organisationnel. L’implication des professionnels de la santé dans le processus de prise de décision pour la prestation des services et soins de santé contribuait à promouvoir leur sentiment d'appropriation et de responsabilité sur ce qu'ils faisaient pour aider leurs patients à développer leurs capacités d'autogestion pour mieux contrôler leur maladie.
Conclusion : A notre connaissance, cette étude est une première au Cameroun et dans l’ensemble des pays de l’ASS. Elle intègre les différents niveaux du système de soins avec la participation de différents acteurs pour l’exploration des facteurs qui contribuent ou pas à l’autonomisation des patients. Bien que les interventions axées sur la modification des facteurs au niveau individuel soient essentielles, il est nécessaire de développer aussi des interventions ciblant les obstacles organisationnels et politiques au développement de l’autonomisation des patients. Les interventions ciblant simultanément ces facteurs à plusieurs niveaux peuvent être plus efficaces que les interventions à un seul niveau.
Le cadre conceptuel intégré que nous avons développé est une véritable contribution pour l’avancement de la science et pour le développement et la mise en œuvre des interventions futures de lutte contre les MCNT telles que l’HTA et le DT2. Dans l'ensemble, les résultats de cette thèse seront importants pour les cliniciens, les chercheurs, les patients et les décideurs politiques directement ou indirectement impliqués dans la prévention et le contrôle de l’HTA et du DT2 au Cameroun ainsi que dans des contextes similaires aux pays à revenu faible ou intermédiaire.Background: Chronic noncommunicable diseases (CNCDs) kill nearly 41 million people worldwide each year, accounting for 71% of the global mortality rate. The rate of growth of these diseases is higher in Sub-Saharan Africa (SSA) compared to the rest of the world. In Cameroon, 35% of the mortality rate is attributable to CNCDs; hypertension (HTN) and type 2 diabetes (T2D) on the top of the list with the prevalence of 32.1% and 5.8%, respectively. HTN and T2D are long-term management diseases, financially draining for patients and their families generally bearing treatment costs in Cameroon, given the inadequate or non-existence of a health insurance system. Furthermore, what is scientifically known is not always socially or culturally acceptable or results in expected behavioural changes. This has resulted in a preponderance of patients’ being non-adherent to therapeutic plans. Thus, there is an urgent need to implement cost-effective patient-based interventions that empower patients to control and manage their own disease. Interventions based on patient empowerment have shown that, in addition to improving the quality of health care are necessary for patient adherence, allowing them to better control their biochemical and physical parameters as well as their lifestyle, especially when it comes to CNCDs such as HTN and T2D that patients are likely to deal with for the rest of their lives. The objective of this research is to explore the potential barriers and facilitators to patient empowerment at the individual, organizational, and systemic levels from the perspective and experience of different actors in the Cameroonian health care system.
Method: For this thesis, we used different methods of data collection and analysis. We first conducted́ a systematic review and meta-analysis to identify patient empowerment-based interventions and their effectiveness in controlling T2D in sub-Saharan Africa. We did the literature review to develop an integrated multi-level conceptual framework adapted to our study context in Cameroon. The qualitative study that followed was a single case study with entailing three levels of embedded analysis within the primary healthcare district hospital (PHCDH) in Cameroon (macro, meso, micro). To explore barriers and facilitators to the development of patient empowerment, semi-structured interviews were conducted with patients (n = 23 participants) and their families (n = 17 participants), health professionals (six nurses, two general practitioners, four specialists) and policy makers (two institutional decision makers, six central decision makers). A focus group was conducted with patients (six participants), non-participant observations of consultations (n = 29) and health care delivery (n = 7), and document reviews related to the management of diabetic and hypertensive patients (n = 9). We analyzed these qualitative data using thematic and lexicometric analysis.
Results: The systematic review and meta-analysis supports the findings that interventions based on patient empowerment may improve glycemia (HbA1c) and blood pressure of patients with T2D in SSA. The long-term and lifestyle interventions appeared to be the most effective interventions for glycemic control. Effectiveness that was mainly related to the frequency of meetings, the support for patient education and the active participation of a multidisciplinary team.
The multilevel study conducted at the PHCDH in Cameroon revealed that factors influencing the development of patient empowerment in disease control identified by the different participants were similar within the same group and different between groups. There was a preponderance of factors identified at the individual and organizational levels, compared to factors identified at the central level. While patients and families knew very little about the central level factors, at the same time, policy makers seemed to be unaware of several factors at the individual level that influence the development of patient empowerment. The factors present at the central level were generally trigger those identified at the individual and organizational levels.
Factors identified by patients were mainly associated with disease self-management. Present at the individual healthcare system level, they were related to patients' lifestyles, over which they could exercise some control. Factors at the organizational/hospital level were more targeted by family members, such as long waiting times, which were indirectly related to the patients' management of the disease and over which they had no control. Involving patients and their families in the decision-making process and providing them with supports for self-management of the disease helped them to have a sense of ownership and responsibility over what they are doing which leads to a sense of empowerment. This study further emphasizes the important role that family members called "caregivers" play in the development of patient empowerment in the disease-control process.
Factors identified by health professionals were mainly related to the delivery of health care and services at the organizational level and to self-management of the disease at the individual level. Policy makers were mainly focused on policies/programs developed at the central level of the ministry of health and on the delivery of health care and services at the organizational level. Involving health care professionals in the decision-making process for the delivery of health care services tended to increase their sense of ownership and responsibility over what they were doing to help their patients develop self-management skills to better control their disease.
Conclusion: To our knowledge, no prior study to this exists in Cameroon and in SSA countries that integrates the different levels of the health care system with different participants to explore the factors that contribute or not to the development of patient empowerment. While interventions focused on changing patient-level factors are essential, there is a need for more interventions addressing organizational and political barriers to the development of patient empowerment. Interventions simultaneously targeting these multilevel factors may be more effective than single-level interventions.
The integrated conceptual framework we have developed is a real contribution to the advancement of science and to the development and implementation of future interventions for CNCDs such as HTN and T2D. Overall, the results of this thesis will be important for clinicians, researchers, patients, and policy makers directly or indirectly involved in the prevention and control of HTN and T2D in Cameroon as well as in similar settings in low- and middle-income countries
Facteurs associés à la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans en Haïti
Ce mémoire contribue à identifier les facteurs associés à l’occurrence de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans en Haïti. Après une revue de la littérature sur les déterminants de la diarrhée infanto-juvénile dans les pays en développement, nommément Haïti, nous tirons profit de la mise en commun de quatre bases de données des Enquêtes démographiques et de santé pour nos analyses quantitatives (n = 14 481). Notre étude s’intéresse notamment à l’impact de l’eau potable améliorée, des toilettes améliorées et du réfrigérateur sur la diarrhée infanto-juvénile. Nous déterminons la robustesse des associations entre ces commodités et l’occurrence de la diarrhée par des modèles de régression logistique.
La commodité la plus commune est l’eau potable améliorée (58%). La présence de plus d’une commodité est peu courante (17%). En moyenne, la prévalence de la diarrhée s’élève à 29%. L’eau potable améliorée et le réfrigérateur sont corrélés à une faible occurrence de la diarrhée chez les 24-59 mois et les toilettes améliorées à une faible occurrence chez les 1-5 et 12-23 mois. Les enfants de famille ne possédant qu’une commodité ne sont pas statistiquement différents des plus défavorisés, sauf chez les 24-59 mois. Enfin, nous ne trouvons pas de liens significatifs entre les commodités et la diarrhée chez les 6-11 mois.
Nos résultats sont inédits pour Haïti, et soulignent, comme piste d’intervention en prévention de la diarrhée, la nécessité d’augmenter le nombre des commodités familiales, particulièrement les toilettes améliorées privées, qui limiteraient la contamination de l’eau et des aliments.This master’s thesis contributes to the identification of factors linked to the occurrence of diarrhoea among children under five years of age in Haiti. Following a review of the literature on predictors of childhood diarrhoea in low-income countries, namely Haiti, we take advantage of four databases from Demographic and Health Surveys (n = 14 481) to conduct our quantitative analyses. Our study is concerned mainly with the impact of improved drinking water, improved sanitations and refrigerator on childhood diarrhoea. We use logistic regression models to assess the robustness of the associations between selected factors and the occurrence of diarrhoea among children under five years of age.
The most common commodity was improved drinking water (58%). The presence of more than one commodity was infrequent (17%). On average, diarrhoea prevalence was 29%. The improved drinking water and the ownership of a refrigerator were associated with a decreased occurrence of diarrhoea for children aged 24-59 months. The improved sanitation was related to a decreased in the occurrence of diarrhea for children 1-5 and 12-23 months. Children whose family owned only one commodity were not statistically different from the most disadvantaged children, except for children 24-59 months. Lastly, there was no significant link between any commodity and diarrhoea for children 6-11 months.
In the context of Haiti, these new findings highlight, as an intervention path in the prevention of childhood diarrhoea, the importance of increasing the number of commodities within families, and, more specifically, improving sanitations which may help reduce the contamination of water and food
Expérience de la mortalité et fécondité en Afrique : le cas de la Tanzanie
Thèse numérisée par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal
Malnutrition et morbidité chez les enfants en Afrique : concentratrion et inégalités socioéconomiques familiales et communautaires
Thèse numérisée par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal
Inégalités en matière de santé des enfants en Afrique : une analyse de la concentration familiale et communautaire des décès
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Évaluation d’un programme de promotion de la santé des jeunes au Cameroun
La baisse de plus en plus marquée de l’âge au premier rapport sexuel et l’augmentation de l’âge au premier mariage impliquent une durée plus longue d’exposition au risque des grossesses prénuptiales et aux infections sexuellement transmissibles incluant le VIH/sida. C’est pourquoi des interventions ont été mises en place en vue de protéger la santé des adolescents et jeunes. L’Observatoire de Population en Épidémiologie Socio-Clinique (POSE) conçu et mis sur pied au Cameroun depuis 1995, a fait de la santé des adolescents et jeunes une de ses priorités de santé publique en Afrique à travers le programme de promotion de la santé reproductive des adolescents et jeunes au Cameroun (CAREH). Le Programme CAREH mène des activités d’intervention dans la préfecture de Bandjoun depuis juillet 2000, et dans plusieurs autres régions du Cameroun depuis 2003. Cette thèse vise à évaluer certains aspects de cette intervention, en examinant dans quelle mesure entre 2000 et 2002, les activités d’intervention menées auraient contribué : 1) au report à plus tard du premier rapport sexuel chez les adolescents de 10 à 20 ans ; 2) à la prévention des grossesses non désirées chez les jeunes de 10 à 29 ans ; et 3) à la prévention de l’infection à VIH chez les jeunes de 10 à 29 ans.
Les données proviennent de l’Enquête sur la Famille et la Santé au Cameroun (EFSC), menée à Bandjoun en 2002. Un devis post-intervention a été utilisé après stratification des adolescents et jeunes en quatre groupes à savoir : jeunes exposés à l’intervention en milieu communautaire, jeunes exposés à l’intervention en milieu scolaire, jeunes non scolarisés non-exposés à l’intervention et jeunes scolarisés non-exposés à l’intervention. Les analyses descriptives et les analyses multivariées utilisant la régression logistique ont été utilisées pour examiner les associations présumées entre les variables d’intervention et les variables dépendantes considérées par rapport aux hypothèses de recherche émises. Nos analyses suggèrent que les adolescents scolarisés qui n’avaient pas déclaré avoir été exposés à l’intervention (RC = 1,973 ; IC =1,195-3,260) sont plus portés à avoir une perception négative de la sexualité prémaritale, que les adolescents non scolarisés n’ayant pas déclaré avoir été exposés aux activités d’intervention. Il n’y avait cependant pas de report significatif du premier rapport sexuel dans les groupes d’adolescents exposés à l’intervention par rapport à ceux non-exposés. Les connaissances sur la prévention des grossesses sont significativement plus élevées chez les jeunes scolarisés non-exposés (RC=1,953; IC=1,452 – 2,627), jeunes exposés à l’intervention en milieu communautaire (RC = 3,074 ; IC = 2,157 - 4,382) et les jeunes exposés à l’intervention en milieu scolaire (RC = 4,962 ; IC = 3,367 - 7,311) que chez les jeunes non scolarisés n’ayant pas déclaré avoir été exposés aux activités d’intervention. Il n’y a aucune différence statistiquement significative entre ces différents groupes quant à l’utilisation de la contraception moderne. La discussion sur la prévention des grossesses ou l’utilisation de la contraception avec un formateur était significativement associée à une amélioration des connaissances en prévention de grossesses chez les jeunes exposés à l’intervention en milieu scolaire (RC = 1,549 ; IC = 1,056 – 2,272), comparativement à leurs camarades exposés aux activités d’intervention en milieu communautaire sans avoir bénéficié d’une telle discussion. Les jeunes exposés à l’intervention en milieu communautaire (RC = 2,106 ; IC = 1,514 – 2,930) et ceux exposés l’intervention en milieu scolaire (RC = 3,117 ; IC = 2,192 – 4,433) connaissent mieux les modes de prévention de l’infection à VIH que les jeunes scolarisés mais n’ayant pas été exposés aux activités d’intervention. Il n’y avait toutefois pas de différences entre les groupes quant à l’utilisation du condom.
Ces conclusions sont interprétables dans les limites des données disponibles. En effet, il n’a pas été possible de déterminer les niveaux de connaissances en prévention de grossesses ou du VIH avant l’exposition des jeunes à l’intervention. Ainsi, chez les jeunes exposés en milieu communautaire ou scolaire, on ne peut savoir quel aurait été leur niveau de connaissance en l’absence de l’intervention. Toutefois, il est très probable que l’intervention ait eu plus d’effets bénéfiques sur l’amélioration des connaissances que des comportements.Early sexual initiation and delayed marriage are concurrently happening in most environments in Africa where traditionally early marriage and sexual initiation within marital union were more prevalent. This lengthens the time of exposure of young people to the risk of premarital sex and unwanted pregnancies as well as sexually transmitted infections including HIV/AIDS. Hence, several interventions have been carried out to promote the sexual and reproductive health of adolescents and young people. The Population Observatory in Socio-Clinical Epidemiology (POSE) designed and implemented since 1995 in Cameroon, had targeted the reproductive health promotion of adolescents and young people as one of its priorities, through the Cameroon Adolescent and Youth Reproductive Health Promotion Program (CAREH). The CAREH Program has been carrying out a series of intervention activities in the prefecture of Bandjoun since July 2000 and many other parts of Cameroon since 2003. This thesis evaluates some aspects of this intervention by examining the extent to which the intervention activities undertaken between 2000 and 2002 have contributed to: 1) delaying first sexual intercourse among adolescents aged 10 to 20 years, 2) preventing unwanted pregnancies among young people aged 10 to 29 years, and 3) preventing HIV infection among young people aged 10 to 29 years.
Data came from the 2002 Cameroon Family and Health Surveys (CFHS). A post-test design was used which divided adolescents and youth into four intervention groups (out-of-school youth unexposed to the intervention, young people enrolled in schools and unexposed to the intervention, young people exposed to the intervention in the community and young people exposed to the intervention in school settings). Descriptive analyses and multivariate logistic regression were used to assess the possible associations between intervention and outcomes variables, given the enunciated research hypotheses. Adolescents attending school who reported no exposure to the intervention (OR = 1.973; CI = 1.195 to 3.260) were more likely to have a negative perception of premarital sex than out-of-school and unexposed adolescents. However, there were no significant differences in delaying the first sexual intercourse among adolescents exposed to the intervention compared to those not exposed. Knowledge about the prevention of pregnancy was significantly higher among unexposed students (OR = 1.953, CI = 1.452-2.627), youth exposed to the intervention in the community (OR = 3.074; CI = 2.157-4.382) and youth exposed to the intervention in school (OR = 4.962, CI = 3.367 to 7.311) than among those not exposed and not in school. No statistically significant difference was found between these groups regarding the use of modern contraception. The discussion about pregnancy prevention or contraceptive use led by a CAREH peer-educator significantly improved knowledge about pregnancy prevention for youth exposed to the intervention in school compared to their peers exposed in community where such discussion did not occur (OR = 1.549, CI = 1.056 to 2.272). Young people exposed to the intervention in community settings (OR = 2.106, CI = 1.514-2.930) and those exposed in school settings (OR = 3.117, CI = 2.192-4.433) significantly improved their knowledge about HIV prevention more than out-of-school youth unexposed to the intervention. Nevertheless, there were no significant differences between groups regarding the use of condom.
These findings should be interpreted within the limits of available data. Indeed, it was not possible to determine the level of knowledge about pregnancy prevention or HIV prevention among young people exposed to the intervention before hand. Therefore, it is impossible to know what level of knowledge young people exposed to the intervention would have had in the absence of the intervention. However, given the results comparing the four stratified groups, it is likely that the intervention had more beneficial effects on improving knowledge than behaviours
Facteurs sociodémographiques associés à l'accès à l'Internet et son utilisation dans les milieux de l'enseignement et de la recherche au Cameroun
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal
Influences des structures familiales sur les connaissances et comportements de prévention du VIH/SIDA chez les adolescents et les jeunes au Cameroun
En dépit de nombreuses interventions en santé reproductive en Afrique subsaharienne, la trilogie « IST/VIH/SIDA - grossesses précoces - avortements » persiste à des niveaux très élevés par rapport aux autres parties du monde. Cela indique que les nombreuses interventions en santé reproductive auprès des adolescents et des jeunes ont enregistré peu de succès en ce qui concerne le changement des comportements sexuels. Ces interventions se focalisent souvent sur l’individu, et négligent les environnements sociaux et culturels dans lesquels se forge le vécu de la sexualité chez les jeunes. Un de ces agents de socialisation est la famille, où les individus naissent, grandissent, et sont socialisés selon les valeurs et normes en vigueur.
Fort de ce constat, l’objectif principal de la présente thèse est de resituer l’environnement familial au cœur des débats en santé reproductive chez les adolescents et les jeunes en Afrique subsaharienne. Trois questions spécifiques sont examinées dans cette thèse. Premièrement, elle aborde les associations entre les structures familiales et l’entrée en sexualité. Deuxièmement, elle analyse leurs influences sur les connaissances des modes de transmission et des moyens de prévention du VIH/SIDA. Troisièmement, elle cherche à déterminer les forces potentielles dans les familles dites « à risque » (ayant au plus un parent biologique) à partir de la théorie de résilience selon laquelle des facteurs familiaux et contextuels peuvent atténuer les comportements sexuels à risque chez les adolescents et jeunes.
Cette thèse démontre substantiellement que vivre avec ses deux parents biologiques, la nature des relations entre parents/tuteurs et le jeune et un niveau élevé du contrôle parental sont significativement associés à de faibles risques des rapports sexuels prémaritaux. Par contre, les unions polygamiques, un statut socioéconomique élevé du ménage, et le fait d’être orphelin augmentent significativement le risque de rapports sexuels prémaritaux.
L’étude démontre aussi que l’environnement familial et la communication sur la sexualité, aussi bien avec les parents/tuteurs qu’avec les pairs, jouent un rôle fondamental dans l’acquisition des connaissances correctes des modes de transmission et de prévention du VIH/SIDA. Néanmoins, le rôle des parents/tuteurs sur l’acquisition des connaissances sur le VIH/SIDA s’avère indirect puisqu’elle repose sur une hypothèse implicite. Seule une mesure directe des connaissances des parents sur les modes de transmission et les moyens de prévention peut mieux rendre compte de cette association.
Les résultats obtenus à partir de la théorie de résilience indiquent, dans chaque type de familles, que la qualité des relations entre les parents/tuteurs et le jeune est significativement associée à une faible probabilité de comportement sexuel à risque, défini comme étant la cooccurrence de plusieurs partenaires sexuels au cours de 12 derniers mois et de non-utilisation du condom. Par contre, le contrôle parental est associé à une faible probabilité de comportement sexuel à risque seulement dans les familles à deux parents biologiques. Ce résultat suggère que l’influence du contrôle parental baisse une fois que les jeunes ont eu une expérience sexuelle. Les interventions en santé reproductive devraient promouvoir chez les parents/tuteurs les facteurs familiaux susceptibles de réduire les comportements sexuels à risque.In spite of numerous reproductive health interventions in sub-Saharan Africa, the trilogy “STDs/HIV/AIDS - Unwanted pregnancies - Abortion” remains at the highest rates compared with other regions of the world. In fact, youth-oriented reproductive health programmes did not work adequately in sub-Saharan Africa, as regards changes in risky sexual behaviors. These interventions have often focused on individuals, and have neglected socio-cultural environments in which sexual behaviors are shaped. One of the most influential contexts is the family in which young people are born, grow up, learn and internalize norms and values about socially acceptable behaviors and sexual conduct.
In order to fill this gap, this research aims to address the centrality of family structure in reproductive health debate in sub-Saharan Africa where little is known about its potential influences on sexual behaviors. Three issues are of interest in this thesis. Firstly, the study examines the interplay of family structure and premarital sexual intercourse. Secondly, it addresses the role of family structures in shaping accurate and inaccurate HIV/AIDS knowledge of transmission routes and preventive strategies. Thirdly, using the resilience theory, the study aims to determine the strengths within families “at-risk” that can prevent young people from engaging in risky sexual behaviors.
The research substantiates that living in two-parent families, higher levels of parent/guardian monitoring, and good parent/guardian-youth relationships are associated with lower rates of premarital sexual intercourse. By contrast, polygamous families, parent/guardian-youth communication about sexuality, higher household socioeconomic status, change in family structure, and orphanhood were significantly associated with higher rates of premarital sexual intercourse.
The study also finds that family structure as well as family/peer communication about sexuality is key explanatory variable on which HIV education and prevention efforts should be directed at. A more direct effect of family structure must be addressed in future research, using direct measures of parent/guardian’s HIV knowledge.
Finally, using the resilience theory, this thesis finds that good parent/guardian-youth relationships are associated with lower rates of risky sexual behaviors, captured by the co-occurrence of multi-partnership and condom non-use in the last 12 months preceding the surveys, irrespective of the type of family. Parental monitoring showed a protective effect only in two-parent families. This finding suggests that when young people are sexually experienced, parental monitoring becomes less efficient than when they are not. HIV interventions must put emphasis on these factors that help to reduce risky sexual behaviors among young people even among those living in the so-called “at-risk” families
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