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Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Aux confins de l’Ouest. Une étude sur les échanges entre western et science-fiction dans le "space western"
ISBN : 979-10-97391-09-6.International audienceCet article invite à interroger la vigueur du western contemporain à travers ses échanges avec la science-fiction, dont le space western apparaît comme le sous-genre le plus fécond. La lecture intermédiale (cinéma, série télévisée, bande dessinée) permet d’envisager la façon dont la science-fiction au sens large déterritorialise le western, c’est-à-dire l’extrait de ses conditions d’origine pour le déplacer en un nouveau territoire, afin d‘en redéfinir les espaces génériques (quelles sont les limites du genre ?), géographiques (comment l’univers spatial réorganise-t-il la géographie classique du western ?), symboliques (que devient le mythe de la frontière ?) ou intertextuels (comment cette circulation entre les genres crée-t-elle un rapport ludique du spectateur ou du lecteur à l’œuvre ?)
Le milieu villageois dans le "Rape and Revenge" français : une filiation critique
International audienceL'enjeu de cette communication est d'analyser le rape and revenge français sous un angle géocritique, afin d’établir les relations qu’entretient ce genre violent et controversé avec l’espace, a priori paisible, du village. Il s’agit d’abord de comprendre la façon dont les représentations classiques du village inspirent le genre, par ses thèmes (la « femme trop belle ») et ses motifs (l'espace théâtral de la petite commune), afin de nourrir sa dimension féministe (La Fiancée du Pirate, La Traque) ou voyeuriste (L'Été meurtrier). Je m’attache ensuite à déterminer la façon dont ces films servent à disqualifier socialement l'univers rural, en le présentant comme un milieu arriéré et violent
The French village since 1946 : a cinematic form
Si le village est l'un des piliers identitaires de la nation française, la place qu'il occupe dans la cinématographie du pays n'a jamais été sondée. Parce qu'il est un art moderne et urbain, le cinéma pourrait n'avoir rien à dire d'un tel lieu, d'autant plus dans le contexte français qui n'a jamais compté une filmographie rurale aussi dense et prolifique qu'aux États-Unis ou en Allemagne. Le village a pourtant été filmé, davantage qu'on ne pourrait le penser, bien plus que ce que ne laissent entrevoir les études filmiques sur le monde rural. Les 315 films recensés dans le cadre de ce travail attestent d'une vitalité culturelle, stylistique et idéologique du lieu, dépassant largement son influence sociale dans la réalité et laissant ainsi paraître la place fondamentale qu'il occupe dans l'imaginaire collectif. Le cinéma français a bien saisi et modelé la petite commune pour en faire plus qu'un simple décor champêtre, un objet visuel et sonore sans cesse actualisé et repensé selon les époques. Motifs, choix stylistiques, méthodes, les éléments filmiques créent un village de cinéma dont les permanences et les évolutions traduisent la continuelle réinterprétation par les cinéastes, en accompagnant, parfois en anticipant, les transformations sociales du pays. Cet entremêlement entre art et société implique de lever un premier malentendu : le village n'est pas immuable ou éternel, malgré le recours régulier à ces images dans les films. Vivant et instable, il s'est exprimé au cinéma avec assez de diversité pour que l'on puisse en suivre les mutations et avec suffisamment de cohérence pour se permettre d'y voir une véritable forme cinématographique. Notre étude s'attache à décrire les évolutions esthétiques de ce lieu dans le cinéma français depuis 1946, afin de comprendre de quelle manière le médium cinématographique a absorbé le village pour en restituer la force symbolique et y puiser des ressources expressives singulières. Dans ce cadre, nous avons identifié trois formes successives, solidifiant des attributs esthétiques et idéologiques du village : le modèle de l'unité de l'après-guerre ; la conception du lieu comme dualité, servant de repoussoir à une société moderne en construction à partir des années 1960 ; la forme de la multiplicité, nous reliant à notre passé et à notre identité des années 1980 à aujourd'hui.Although the village is paramount to the French identity, its place in the country's cinematography has never been explored so far. As a modern and urban art, cinema could remain silent about such a place, especially in France where the filmography of the countryside has never been as dense and prolific as in the USA or in Germany. Yet, the village has been filmed, more than one could imagine and much more than what film studies on the rural world might suggest. The 315 movies identified in this work reveal that the village is deeply rooted in French culture, style and ideology. It far exceeds its social influence in reality, revealing its fundamental place in collective imagination. French cinema has managed to grasp and shape the small country town so as to make it more than just a simple rural setting, but rather a visual and sound object endlessly updated and rethought according to the times. Filmic elements such as motifs, stylistic choices and techniques create a "movie village" whose permanencies and evolutions show the constant reinterpretation by the filmmakers, following and sometimes anticipating social changes within the country. This intermixing of art and society implies solving a first misunderstanding : the village is neither static nor eternal although films often present it as such. Lively and mutable, the village expresses itself through films with enough diversity for its modifications to be visible and enough coherence to be considered as a true cinematographic form. This study aims to describe the aesthetic evolutions of this place in French cinema since 1946 in order to understand how the cinematographic medium absorbed the village to restore its symbolic force and draw singular expressive resources from it. In this context, three successive forms could be identified, solidifying aesthetic and ideological attributes of the village: the model of post-war unity; the concept of this place as duality, serving as a rejection of a modern society under construction from the 1960s onwards; the form of multiplicity, connecting the audience to their past and their identity from the 1980s to today
Le village français depuis 1946 : une forme cinématographique
Although the village is paramount to the French identity, its place in the country's cinematography has never been explored so far. As a modern and urban art, cinema could remain silent about such a place, especially in France where the filmography of the countryside has never been as dense and prolific as in the USA or in Germany. Yet, the village has been filmed, more than one could imagine and much more than what film studies on the rural world might suggest. The 315 movies identified in this work reveal that the village is deeply rooted in French culture, style and ideology. It far exceeds its social influence in reality, revealing its fundamental place in collective imagination. French cinema has managed to grasp and shape the small country town so as to make it more than just a simple rural setting, but rather a visual and sound object endlessly updated and rethought according to the times. Filmic elements such as motifs, stylistic choices and techniques create a ''movie village'' whose permanencies and evolutions show the constant reinterpretation by the filmmakers, following and sometimes anticipating social changes within the country. This intermixing of art and society implies solving a first misunderstanding : the village is neither static nor eternal although films often present it as such. Lively and mutable, the village expresses itself through films with enough diversity for its modifications to be visible and enough coherence to be considered as a true cinematographic form. This study aims to describe the aesthetic evolutions of this place in French cinema since 1946 in order to understand how the cinematographic medium absorbed the village to restore its symbolic force and draw singular expressive resources from it. In this context, three successive forms could be identified, solidifying aesthetic and ideological attributes of the village: the model of post-war unity; the concept of this place as duality, serving as a rejection of a modern society under construction from the 1960s onwards; the form of multiplicity, connecting the audience to their past and their identity from the 1980s to today.Si le village est l'un des piliers identitaires de la nation française, la place qu'il occupe dans la cinématographie du pays n'a jamais été sondée. Parce qu'il est un art moderne et urbain, le cinéma pourrait n'avoir rien à dire d'un tel lieu, d'autant plus dans le contexte français qui n'a jamais compté une filmographie rurale aussi dense et prolifique qu'aux États-Unis ou en Allemagne. Le village a pourtant été filmé, davantage qu'on ne pourrait le penser, bien plus que ce que ne laissent entrevoir les études filmiques sur le monde rural. Les 315 films recensés dans le cadre de ce travail attestent d'une vitalité culturelle, stylistique et idéologique du lieu, dépassant largement son influence sociale dans la réalité et laissant ainsi paraître la place fondamentale qu'il occupe dans l'imaginaire collectif. Le cinéma français a bien saisi et modelé la petite commune pour en faire plus qu'un simple décor champêtre, un objet visuel et sonore sans cesse actualisé et repensé selon les époques. Motifs, choix stylistiques, méthodes, les éléments filmiques créent un village de cinéma dont les permanences et les évolutions traduisent la continuelle réinterprétation par les cinéastes, en accompagnant, parfois en anticipant, les transformations sociales du pays. Cet entremêlement entre art et société implique de lever un premier malentendu : le village n'est pas immuable ou éternel, malgré le recours régulier à ces images dans les films. Vivant et instable, il s'est exprimé au cinéma avec assez de diversité pour que l'on puisse en suivre les mutations et avec suffisamment de cohérence pour se permettre d'y voir une véritable forme cinématographique. Notre étude s'attache à décrire les évolutions esthétiques de ce lieu dans le cinéma français depuis 1946, afin de comprendre de quelle manière le médium cinématographique a absorbé le village pour en restituer la force symbolique et y puiser des ressources expressives singulières. Dans ce cadre, nous avons identifié trois formes successives, solidifiant des attributs esthétiques et idéologiques du village : le modèle de l'unité de l'après-guerre ; la conception du lieu comme dualité, servant de repoussoir à une société moderne en construction à partir des années 1960 ; la forme de la multiplicité, nous reliant à notre passé et à notre identité des années 1980 à aujourd'hui
Une France imaginaire. Cartographie des séries de films "Les Tuche" et "Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?"
International audienceCet article propose une analyse cartographique des franchises comiques Les Tuche et Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ?. Il met en lumière la façon dont ces films, tout en véhiculant un idéal consensuel de pacification sociale, fabriquent des représentations symboliques de la France. L’objectif est de déterminer la portée politique de ces représentations, en analysant la dynamique géographique qui les constitue. Il s’agit ainsi de cartographier ces films, en soulevant les enjeux et les limites d’une telle approche
"Quittons ces campagnes sans grâce et sans grandeur". Le paysage rural dans le cinéma français des années 1960
Cet ouvrage réunit une sélection d’articles issus des communications présentées au cours des trois rencontres du cycle Les Paysages ruraux.International audienceCet article étudie les différentes modalités de la perception dévalorisante du paysage rural dans le cinéma français des années 1960 : de la volonté hygiéniste au besoin d’en revenir à une vision plus « réaliste » du paysage (malgré l’ambivalence de ce projet), jusqu’à son utilisation directement politique. Les films analysés sont variés et ils sont étudiés sous un angle à la fois historique et esthétique (Le Beau Serge, Claude Chabrol, 1958 ; Jusqu’à plus soif de Maurice Labro en 1962 ; Nouveau journal d'une femme en blanc de Claude Autant-Lara en 1966 ; La Douceur du village de François Reichenbach en 1964 et La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan en 1969)
L'homme politique comme figure paternelle dans les films français des années 2000
International audienceSummary of the articleSince the end of the nineteenth century, the nation produces a long-lived imaginary of whom the illusion holds thanks to the a-historical dimension we confer to it, as if it existed from time immemorial. In that regard, the characterizations of its political power are as important as its genuine actions. The Father figure as a loving, protective, and reassuring sovereign is political propagandas’ most worn off icons (great dictators are often Fathers for, and of, the nation). Thereby, the male attribute which most concisely modelizes what the people may expect from a politician is that of paternity.Recently, in French films focusing on politicians (as characters), this paternalistic postulate evicts almost systematically female characters from political representation. Women are invisible (Pater), or characterizing the male figure (in domestic boundaries), or even serving the benefit of his public image (within professional boundaries). They are never the bearers of power. The absence of a female representation of power questions on the persistence of this paternal ideal, which we associate to national political power.In the films under scrutiny, representing political power representation by the Father figure may be read in two ways: on the one hand, some films present a settled politician, both in the private and public sphere (Coluche, La Conquête, Le Candidat); on the other hand, some films show a character as a beginner in the political world, in search of tutelary figures (L’Exercice de l’État, Pater, Quai d’Orsay). The former films tend to show the character as a paternal figure in his inner circle, in domestic boundaries: they use relationships between characters belonging to his domestic circle (father/children, husband/wife) in order to properly craft a father figure which is supposed to expand itself outside of his private sphere (into the public sphere). In other words, a good father portrays a good statesman; a bad father, a bad leader. On the contrary, films which use an initiatory logic to represent the father figure do not characterize the latter by his private sphere but rather by his position of a point of contact regarding a new comer in the political world. Here, the paternal figure is therefore not revealed straightaway, neither is it associated to the private sphere. The figure is rather a mere fact that is constructed in the course of the initiation story, and that films often tend to mock.This article aims a questioning endeavours to question the paternal figure’s recent representation in French films focusing on politicians as characters. The film corpus used in this study is as follows: Le Promeneur du Champ-de-Mars (Robert Guédiguian, 2005), Le Candidat (Niels Arestrup, 2006), Coluche l’histoire d’un mec (Antoine de Caunes, 2008), La Conquête (Xavier Durringer, 2011), Pater (Alain Cavalier, 2011), L’Exercice de l’État (Pierre Schoeller, 2011), Les Saveurs du Palais (Christian Vincent, 2012), Quai d’Orsay (Bertrand Tavernier, 2013) et Gaz de France (Benoît Forgeard, 2015). The goal will be to reveal the persistence of a representation of paternity in politics, while discussing the ambivalence aforementioned: some films renew the analogy between “good father” and “good leader,” some put it to a test, they mock it, to show its futility.Résumé de l'article Depuis la fin du XIXe siècle, la nation produit un imaginaire vivace dont l’illusion tient à la dimension a-historique qu’on lui confère, comme si elle existait de toute éternité. À cet égard, les figurations du pouvoir national sont aussi importantes que son action réelle. La figure du père en tant que souverain aimant, protecteur, sécurisant, est l’une des images les plus éculées des propagandes politiques (les grands dictateurs sont souvent des pères pour la nation). Ainsi l’un des attributs masculins modélisant le plus synthétiquement ce que le peuple peut attendre d’un politicien semble-t-il être celui de la paternité.Cet article se propose de questionner la représentation récente de la figure paternelle dans les films présentant des politiciens. Le corpus proposé est le suivant : Le Promeneur du Champ-de-Mars (Robert Guédiguian, 2005), Le Candidat (Niels Arestrup, 2006), Coluche l’histoire d’un mec (Antoine de Caunes, 2008), La Conquête (Xavier Durringer, 2011), Pater (Alain Cavalier, 2011), L’Exercice de l’État (Pierre Schoeller, 2011), Les Saveurs du Palais (Christian Vincent, 2012) et Quai d’Orsay (Bertrand Tavernier, 2013). L’objectif sera de révéler la persistance d’une représentation du père en politique, tout en discutant l’ambivalence qui conduit certains films à reproduire l’analogie entre bon père et bon chef quand d’autres la discutent, la moquent, pour en présenter l’inanité.PlanIntroductionLa place de la femme : un cinéma misogyne ? - L’invisible féminin - La « femme de » - La femme politiqueL’idéal familial : le mauvais père - La Conquête : le père sans autorité - Coluche : l’impasseLe père déchu - La figure du mal - La parodieConclusio
Le football amateur dans le cinéma français contemporain : une image du peuple ?
International audienceDans cette communication, j’étudie la corrélation entre le football amateur tel qu’il est représenté dans certains films français contemporains (Les Seigneurs, La Dream Team, Bienvenue à Marly-Gomont, Comme des garçons, Une belle équipe) et un imaginaire populiste qui fait de l'amateurisme le contre-modèle idéal d'un système élitiste et déshumanisé. Je cherche à montrer que cette surexposition des différences entre le monde amateur et le monde professionnel tend à faire de l’amateurisme une vertu politique par essence, sanctifiée par une vague croissante de films représentant l'ouverture de la pratique du football à tous, mais qui, dans le même temps, traduisent une fixation de l'imaginaire footbalistique autour de son versant identitaire
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