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    Le travail salarié dans l’Art de la Laine florentin avant la Peste Noire

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    Le Libro discepoli e pigione (1341-1346) de la teinturerie d’Art de la Laine Rucellai constitue la plus vieille comptabilité salariale florentine connue et la seule pour la période antérieure à la Peste Noire. Redécouvert récemment, il permet de porter un regard neuf sur l’histoire du travail salarié à Florence. Le registre s’inscrit en effet dans une époque où les ouvriers de la laine étaient majoritairement recrutés à l’année et payés au temps de travail, par opposition à la période successive dans laquelle ils étaient recrutés à la journée et payés à la tâche. Cet article explore cette période encore méconnue de l’histoire du travail salarié à Florence à travers une série de questions sur les modes de rémunération, la périodicité des versements, les avances sur salaire ou encore l’influence de la monnaie de compte sur les salaires.The Libro discepoli e pigione (1341-1346) of the Rucellai’s Arte della Lana dyeing workshop is the oldest payroll accounting book never discovered and the only one available for the period prior to the Black Death. Recently rediscovered, it allows a renewed reflection on the labour history in Florence. The account book testifies of a period in which the most diffused form of employment was characterised by the annual duration of hiring and a payment calculated on the working time, in opposition to the successive period characterised by the day labour and the piecework. This paper approaches this still little-known age of the labour history in Florence through some important issues as the form of payment, the frequency of payment, the credit dependency relationship or even the role of the accounting currency in the wages

    Florence vêtue de draps de France. L’habillement des Florentins à travers les comptabilités domestiques de la fin du XIIIe siècle

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    L’article étudie les modes de consommation vestimentaire des Florentins à la fin du XIIIe siècle à travers un corpus de comptabilités domestiques, déjà publiées, mais jamais étudiées du point de vue de l’habillement. Il met en évidence la prépondérance de certains types de vêtements (gonelle, garnache, etc.) et le faible degré de différenciation des habillements masculins et féminins ou des habillements de la ville et du contado (etc.), avant de montrer que les critères de distinction et de hiérarchie ne se percevaient pas au niveau du vêtement mais au niveau de l’étoffe. Aussi, il remarque la grande diffusion des draps de laine originaires du Royaume de France (Flandre, Artois, Normandie et Île-de-France) et, dans le même temps, la faible présence des draps florentins et italiens dans la garde-robe de la bourgeoisie d’affaires, puis s’interroge sur le marché des draps de laine à Florence autour de 1300. Enfin, la dernière partie de l’article connecte les résultats obtenus à partir du corpus étudié avec une série de thèmes connexes, comme l’histoire de la consommation, l’histoire des lois somptuaires, l’histoire sociale et politique de Florence et l’histoire du genre

    La teinture et les matières tinctoriales à la fin du Moyen Age. Florence, Toscane, Méditerranée

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    La tesi studia la tintura come attività produttiva all'interno dei cicli di produzione tessili (specialmente nell'industria laniera), e la produzione e il commercio dei coloranti e mordenti di tintura alla fine del Medio Evo, a partire, principalmente, dalle fonti fiorentine

    L'impatto dell'attività tintoria sull'ambiente. Firenze alla fine del Medioevo

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    The author aims to examine and categorize the range of dyeings materials used in the Florentine wool and silk textile industries in the late Middle Ages, focusing mainly on those produced within the regional space in order to evaluate the impact of the Florentine dyeing activity on the natural environment and the productive landscape of the Tuscan countryside. In particular, the author establishes a line of demarcation between cultivated and uncultivated resources in order to verify which constitutes an indication of the level of industrial development of medieval textile production. This further focuses on how the transition from the exploitation of wild resources to the exploitation of cultivated resources could reflect a greater degree of economic integration between the countryside and the city and contribute to the formation of a regional economic space

    L’industria in epoca preindustriale? Riflessioni su “L’industrie au village” di Catherine Verna

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    The book published by French medievalist Catherine Verna L’industrie au village (2017) raises a double question: on the one hand because it uses the term industry in reference to the Middle Ages, and on the other because it associates the same term with the village, i.e. rurality, whereas medieval industry – at least for those who think it is possible to talk about industry during these times – is traditionally associated with cities rather than the countryside. In the introduction of the book, Verna conducts a historiographical review of the concept of industry, limited to only French medievalists. This paper endeavors a similar review but focused on Italian historiography, illustrating how the concept of industry appears no clearer to Italian medievalists than it does to French ones. In addition, it discusses the definition of industry proposed by Verna – in order to determine whether it is appropriate or not to talk about “industry in the pre-industrial times” – and analyzes what the author means by the expression “industry in the village”. In particular, it pays attention to the concepts of small town and industrial district developed by Verna within her case study (the Pyrenean village of Arles-sur-Tech and the Vallespir localities in the 14th and 15th centuries), i.e. two concepts that constitute valuable interpretive keys for the history of medieval and modern Italy

    Strutture del consumo di abbigliamento alla fine del Medioevo, in Archivio Storico Italiano

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    This paper studies the structures of clothing consumption at the end of the Middle Ages. First, it concentrates on the actors of the clothing consumption market, highlighting the existence of two main groups of trade, one focused on the sale of fabrics and the other on the manufacture of clothing. It then traces the customer journey, i.e. the practice of consumers purchasing fabric to turn into clothing, and sales, specifically, the elements contributing to the formation of consumer prices. Finally, it focuses on the influence of dyeing colors on consumer prices, a theme which explores the question of preference in clothing colors in the late Middle Ages

    Il Libro discepoli e pigione del tintore Giunta di Nardo Rucellai (Firenze, 1341-1346). Edizione critica e introduzione storica

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    Il Libro discepoli e pigione (1341-46), conservato nell’Archivio Salviati della Scuola Normale Superiore, è la più vecchia contabilità salariale di una bottega fiorentina mai ritrovata e l’unica per il periodo anteriore alla Peste del 1348. Tenuto dalla tintoria di Giunta di Nardo Rucellai, imprenditore e figura di rilievo nella Firenze di quegli anni, il registro costituisce una testimonianza preziosa per la storia del lavoro salariato in una delle principali città tessili dell’Europa medievale. Dietro la forma, a prima vista inestricabile, della scrittura contabile, il Libro discepoli e pigione contribuisce a far conoscere la vita lavorativa (e non solo) di una categoria di uomini generalmente anonimi: gli operai salariati

    La teinture et les matières tinctoriales à la fin du Moyen Âge. Florence, Toscane, Méditerranée

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    La cuve d’un teinturier florentin de la fin du Moyen Âge pouvait absorber quotidiennement du kermès d’Espagne et de Corinthe, de l’alun de Phocée ou des mines de Kütahya, de la garance de Flandre, du brésil dont Marco Polo nous a appris qu’il était importé en Europe depuis Sumatra ou encore de l’orseille récoltée sur les falaises côtières de Majorque ou des Canaries, etc. et constituer ainsi, d’une certaine manière, le point de convergence du plus vaste réseau marchand formé avant l’ère des grandes découvertes. Traitant de la teinture du point de vue technique et productif, des teinturiers du point de vue du travail et de leur place dans la société, de la production des colorants et des mordants de teinture, ainsi que du commerce des matières tinctoriales, ce livre jette un regard neuf et en grande partie inédit sur un thème, souvent sous-estimé, mais pourtant essentiel pour comprendre les grandes orientations de l’histoire économique des époques préindustrielles
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