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    Utilità della storia. I tempi, gli spazi, gli uomini

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    La storia è utile? Il volume insegue e propone una risposta a partire dall’utilità che più diffusamente le viene riconosciuta: insegnarci qualcosa. Questo percorso deve contrastare non solo il disinteresse che vede nella storia un antiquato sapere incapace di insegnamenti, ma anche, se non soprattutto, le distorte aspettative riguardo a ciò che essa può insegnarci. Insomma: cosa insegna la storia? La risposta si articola su una pars destruens e una pars construens. Nella prima sono delineati i tratti che hanno caratterizzato il nesso storia-educazione all’interno della cultura occidentale; la seconda, invece, ricerca le potenzialità educative nel ‘gioco’ stesso del fare storia, enucleandone, in chiusura, alcune significative ricadute storiografiche. Il “materiale” per giocare è offerto dall’odonomastica cittadina

    La scuola in Italia dall'Unità ad oggi. Lo snodo della riforma Gentile (e del modello classico)

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    La riforma Gentile costituisce senza dubbio solo una porzione limitata rispetto al più ampio tema della scuola in Italia dall’Unità ad oggi. E il liceo classico – oggetto, in queste pagine, di un ulteriore processo di focalizzazione – costituisce a sua volta una porzione limitata del più ampio sistema scolastico italiano. Tuttavia, la centralità che ancora oggi questi aspetti possiedono all’interno della discussione che coinvolge il nesso tra scuola, educazione e politica, li rende un materiale d’analisi particolarmente significativo. D’altronde gli stessi interrogativi che con impeto oggi investono il senso del liceo classico, cuore del modello gentiliano, chiamano direttamente in causa la questione più generalizzata di quale si ritenga sia e debba essere la funzione dell’educazione e della scuola in rapporto alla società e all’individuo. Su questo scenario, dunque, appare particolarmente utile affrontare qui in modo più circostanziato lo snodo della riforma Gentile e del modello ‘classico’ che, tra potenzialità, limiti, e distorsioni l’ha animata.Gentile’s reform is undoubtedly only a limited portion in relation to the wide issue of school in Italy from the Unity up to now. The high school specialising in classical studies, which is subjected to a further process of focus in these pages, represents in its turn a limited part of the wider Italian educational system. Nevertheless, the crucial importance that these features still have nowadays in the discussion concerning the link between school, education and politics, makes them a particularly significant object of analysis. What is more, the same doubts referring to the high school specialising in classical studies, the heart of Gentile’s model, bring into play the more general issue of what the function of education and school is or should be in relation to the society and the individual. In this scenario, then, it is particularly useful here to deal with the turning point of Gentile’s reform in a more detailed way, including the “classical” model which has animated it with its potential and limitations

    Giovanni Gentile et la Réforme de l'école italienne (1923): un modèle culturel entre enseignement, politique et société

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    Au lendemain de la marche sur Rome et de la formation du premier gouvernement Mussolini, le ministre de l'éducation, le philosophe Giovanni Gentile – sur la base d'une loi qui donnait au gouvernement le pouvoir pour «la réorganisation du système fiscal et de l'administration publique» – construit sa réforme de l’école italienne. Le système éducatif, pour Gentile, doit créer une classe dirigeante de qualité et pour cette raison il doit être élitiste ; à cet effet, l'État doit se concentrer sur l'élite en lui donnant peu d'écoles, mais bonnes. La garantie de cette bonté est offert par un programme scolaire très marqué par une connotation classique: le grec, le latin, la littérature, l'histoire et surtout la philosophie. Le problème le plus immédiat qui affectait l’école italienne, à ses yeux, était constitué par la « foule» excessive qui se pressait dans le système scolaire. Il était donc indispensable d’éliminer le «lest» d'une structure dans laquelle trop de jeunes recherchent quelque chose (une forme de promotion sociale en primis) «qu’ils ne pourront [voire ne devront] jamais trouver». Pour donner forme à ce système Gentile propose une réforme en étroite liaison avec les événements politiques, qui marquent la naissance de la période fasciste : la réforme Gentile joue ainsi un rôle politique crucial, en conférant au régime fasciste et, plus encore à Mussolini, une légitimité à plusieurs niveaux. Grâce à Gentile, en effet, Mussolini donne un projet d’école au fascisme qui jusqu’alors en avait manqué. Mussolini bénéficia aussi du large crédit culturel de Gentile, non seulement comme homme de culture en général, mais aussi en tant qu'expert sur les problèmes éducatifs. Il faut souligner enfin que ce projet lui offre l’opportunité de jeter les bases d'un rapprochement avec l'Eglise, grâce à l'espace offert par sa réforme aux écoles confessionnelles, par l'introduction du catéchisme dans les écoles élémentaires de l’État et aussi du crucifix dans les salles de classe. D’autres éléments, ensuite, comme que le nationalisme exacerbé, le « caractère viril», la primauté donnée à l'autorité étaient aussi des points de contact entre le régime et la pensée gentilienne. Si tout cela est vrai, il est aussi vrai, cependant, que les dynamiques liées à l'avènement du fascisme n'épuisent pas le cadre dans lequel nous devons situer la réforme de Gentile. Tout d'abord parce qu'il y a beaucoup d’éléments en conflit entre les exigences du régime et la vision gentilienne, et en tout premier lieu le fait qu'un système de masse, comme était le fascisme, ne pouvait pas convenir à la position élitiste de Gentile. Mais aussi parce qu'il y a des éléments qui vont au-delà des circonstances et des stratégies que le régime utilise pour se consolider. On peut citer le cas du conflit entre positivistes et idéalistes, entre la connaissance ‘scientifique’ et la connaissance ‘humaniste’. Bien sûr, dans le contexte politique italien, on peut lire cette opposition comme une manifestation du conflit entre le socialisme d’un côté et le nationalisme et puis le fascisme de l’autre. Cependant, il ne faut pas oublier que ce contraste s'inscrit dans un affrontement plus large, au niveau international, entre ‘techniciens’ et ‘humanistes’. Par conséquent, c’est en relation avec ce cadre plus large, qu’il faut analyser les caractères, les applications et les développements du modèle culturel mis en œuvre avec la réforme de Gentile. Surtout le fascisme fige la structure gentilienne dans les sables mouvants de formalisme et du conformisme. Après la chute du fascisme, une généralisation abusive a fait coïncider le modèle de Gentile et le fascisme et a contribué paradoxalement à donner un nouvel élan à des positions qui affirment la primauté du côté pratique et professionnel dans le système éducatif. Bien sûr, dans le modèle gentilien il y avait des limites importantes: les mathématiques et les sciences réduits à savoirs techniques; le mépris de la valeur formative de rationalisme scientifique; la marginalisation de l'expérience esthétique; la réduction de l'étude de l’étude des langues modernes; l'histoire réduite à historicisme; la prédisposition à cultiver un formalisme rhétorique qui alimente un conformisme généralisé. Cependant – surtout si l'on veut analyser la question complexe question du processus de démocratisation - il faut éviter les simplifications et examiner non seulement les connexions qu’il y a entre la réforme Gentile et le régime fasciste, mais aussi les différences, les caractéristiques éducatives particulières du modèle gentilien et les modifications que le fascisme a imposées à ce modèle
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