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Flexibility of spatial perception: the influence of our sensorimotor experience on the organisation of perceived space
International audienceComprendre comment la perception spatiale est transitoirement altérée ou peut-être modifiée (expérimentalement) est aujourd’hui une question centrale des études sur la cognition spatiale. La perception de l’espace qui nous entoure est une capacité essentielle qui nous permet d’interagir avec l’environnement. Grâce à elle, nous pouvons par exemple nous orienter et agir vers les objets qui nous entourent, ainsi que nous déplacer efficacement dans un environnement. Comprendre les phénomènes de formation, déformation et transformation de l’espace subjectif est d’autant plus crucial que la perception spatiale est fréquemment altérée suite à des lésions cérébrales. La Négligence Spatiale Unilatérale (NSU) est un des syndromes les plus fréquents et invalidants survenant après une lésion cérébrale unilatérale. Les patients négligents agissent comme si la moitié contralésionnelle du monde n’existait plus, sans que ce soit la conséquence d’un déficit purement sensoriel ou moteur. Au cours de tâches visuo-spatiales, ces patients ne dessinent par exemple que la partie ipsilésionnelle des objets et marquent le milieu des lignes avec de larges déviations ipsilésionnelles. La complexité apparente de cette pathologie rend le syndrome difficile à diagnostiquer, comprendre et traiter encore aujourd’hui, démontrant notre manque de compréhension des processus au coeur de la perception spatiale.L’espace est aujourd’hui bien connu pour être déterminé par les propriétés de l’environnement aussi bien que par notre activité sensorimotrice potentielle ou en train d’être exécutée (Chokron, Dupierrix, Tabert, & Bartolomeo, 2007). D’après les travaux de Gibson et Rizzolatti (Gibson, 1979; Rizzolatti, Fadiga, Fogassi, & Gallese, 1997), l’espace subjectif serait étroitement lié à l’organisation de l’action. L’espace serait par exemple sous-divisé en secteurs dans lesquels il serait différemment codé ou traité selon la nature des interactions motrices potentielles que l’on peut entreprendre sur l’environnement (Coello et al., 2008; Previc, 1998). Les objets peuvent être atteints et manipulés dans l’espace péri-personnel tandis qu’ils ne peuvent être qu’observés ou manipulés indirectement (via la locomotion par exemple) lorsqu’ils se situent dans l’espace extra-personnel. Dans la continuité de ces travaux, Proffitt et collaborateurs ont montré que la perception spatiale était influencée par le coût associé aux actions potentielles dans l’espace (e.g., la distance séparant un individu d’un objet serait perçue en fonction du coût énergétique nécessaire pour atteindre l’objet par la locomotion, pour revue voir Proffitt, 2006). Etant donné que l’évocation des actions potentielles sur l’environnement s’appuie principalement sur notre expérience sensorimotrice du monde, ces travaux laissent suggérer que la nature et le coût de nos habitudes sensorimotrices déterminent la perception de l’espace. Récemment, nos travaux ont justement permis de montrer qu’en plus d’être influencé par les contraintes issues des interactions présentes entre l’individu et son environnement, l’espace subjectif était également déterminé par nos activités sensorimotrices préalables. Nous avons montré que la manipulation de propriétés très fines de notre expérience sensorimotrice comme ses propriétés spatiales peut induire des modifications prolongées de la perception de l’espace (Dupierrix, Alleysson, Ohlmann, & Chokron, 2008; Dupierrix, Gresty, Ohlmann, & Chokron, 2009). La composante spatiale de l’expérience sensorimotrice des participant était manipulée en latéralisant une tâche très simple de pointage sensorimoteur. Les participants devaient pointer sur des cibles qui apparaissaient seulement dans un hémi-espace (gauche ou droit selon le groupe). Le résultat principal révèle qu’agir pendant seulement 5 minutes dans une partie de l’espace, gauche ou droite, induit des biais post-tests de l’espace subjectif sur des épreuves de bissection de lignes et de droit-devant proprioceptif. Ces biais étaient induits vers l’hémi-espace préalablement investi par la tâche sensorimotrice latéralisée, par exemple vers la droite lorsque la tâche était latéralisée à droite. Les résultats sont d’autant plus surprenants que ces biais latéraux persistent voire augmente 24 heures après le pointage latéralisé (Dupierrix et al., 2009). Ils pourraient expliquer l’influence bien connue des habitudes de lecture sur la perception spatiale puisque la lecture est une activité sensorimotrice à forte composante spatiale du fait de sa directionnalité (Kazandjian et al., 2009). Dans une autre série d’expériences, nous avons montré que la cohérence sensorimotrice était également un facteur d’influence de la perception spatiale. Une incohérence sensorimotrice était créée au sein d’un dispositif de réalité virtuelle pendant que les participants réalisaient une tâche très simple consistant à retracer avec un stylo la trajectoire d’une ligne qui apparaissait à la surface d’un support virtuel. L’incohérence était créée dans une partie de l’espace par l’apparition de forces aléatoires sur le stylo qui empêchait la réalisation de la tâche. Les biais post-tests observés sur les épreuves visuo-spatiales suggèrent qu’une rupture latéralisée de la cohérence de nos expériences sensorimotrices pourrait causer une sorte de « négligence » de la partie de l’espace préalablement incohérente.L’idée défendue par ces travaux est que le traitement spatial serait déterminé, au moins en partie, par des caractéristiques fines de nos interactions passées avec le monde. L’ensemble de nos comportements serait intégré en permanence de manière flexible et biaiserait les traitements sensorielles vers des localisations spécifiques de l’espace, causant en retour une plasticité rapide à court- et long-terme de la perception spatiale
Flexibility of spatial perception: the influence of our sensorimotor experience on the organisation of perceived space
International audienceComprendre comment la perception spatiale est transitoirement altérée ou peut-être modifiée (expérimentalement) est aujourd’hui une question centrale des études sur la cognition spatiale. La perception de l’espace qui nous entoure est une capacité essentielle qui nous permet d’interagir avec l’environnement. Grâce à elle, nous pouvons par exemple nous orienter et agir vers les objets qui nous entourent, ainsi que nous déplacer efficacement dans un environnement. Comprendre les phénomènes de formation, déformation et transformation de l’espace subjectif est d’autant plus crucial que la perception spatiale est fréquemment altérée suite à des lésions cérébrales. La Négligence Spatiale Unilatérale (NSU) est un des syndromes les plus fréquents et invalidants survenant après une lésion cérébrale unilatérale. Les patients négligents agissent comme si la moitié contralésionnelle du monde n’existait plus, sans que ce soit la conséquence d’un déficit purement sensoriel ou moteur. Au cours de tâches visuo-spatiales, ces patients ne dessinent par exemple que la partie ipsilésionnelle des objets et marquent le milieu des lignes avec de larges déviations ipsilésionnelles. La complexité apparente de cette pathologie rend le syndrome difficile à diagnostiquer, comprendre et traiter encore aujourd’hui, démontrant notre manque de compréhension des processus au coeur de la perception spatiale.L’espace est aujourd’hui bien connu pour être déterminé par les propriétés de l’environnement aussi bien que par notre activité sensorimotrice potentielle ou en train d’être exécutée (Chokron, Dupierrix, Tabert, & Bartolomeo, 2007). D’après les travaux de Gibson et Rizzolatti (Gibson, 1979; Rizzolatti, Fadiga, Fogassi, & Gallese, 1997), l’espace subjectif serait étroitement lié à l’organisation de l’action. L’espace serait par exemple sous-divisé en secteurs dans lesquels il serait différemment codé ou traité selon la nature des interactions motrices potentielles que l’on peut entreprendre sur l’environnement (Coello et al., 2008; Previc, 1998). Les objets peuvent être atteints et manipulés dans l’espace péri-personnel tandis qu’ils ne peuvent être qu’observés ou manipulés indirectement (via la locomotion par exemple) lorsqu’ils se situent dans l’espace extra-personnel. Dans la continuité de ces travaux, Proffitt et collaborateurs ont montré que la perception spatiale était influencée par le coût associé aux actions potentielles dans l’espace (e.g., la distance séparant un individu d’un objet serait perçue en fonction du coût énergétique nécessaire pour atteindre l’objet par la locomotion, pour revue voir Proffitt, 2006). Etant donné que l’évocation des actions potentielles sur l’environnement s’appuie principalement sur notre expérience sensorimotrice du monde, ces travaux laissent suggérer que la nature et le coût de nos habitudes sensorimotrices déterminent la perception de l’espace. Récemment, nos travaux ont justement permis de montrer qu’en plus d’être influencé par les contraintes issues des interactions présentes entre l’individu et son environnement, l’espace subjectif était également déterminé par nos activités sensorimotrices préalables. Nous avons montré que la manipulation de propriétés très fines de notre expérience sensorimotrice comme ses propriétés spatiales peut induire des modifications prolongées de la perception de l’espace (Dupierrix, Alleysson, Ohlmann, & Chokron, 2008; Dupierrix, Gresty, Ohlmann, & Chokron, 2009). La composante spatiale de l’expérience sensorimotrice des participant était manipulée en latéralisant une tâche très simple de pointage sensorimoteur. Les participants devaient pointer sur des cibles qui apparaissaient seulement dans un hémi-espace (gauche ou droit selon le groupe). Le résultat principal révèle qu’agir pendant seulement 5 minutes dans une partie de l’espace, gauche ou droite, induit des biais post-tests de l’espace subjectif sur des épreuves de bissection de lignes et de droit-devant proprioceptif. Ces biais étaient induits vers l’hémi-espace préalablement investi par la tâche sensorimotrice latéralisée, par exemple vers la droite lorsque la tâche était latéralisée à droite. Les résultats sont d’autant plus surprenants que ces biais latéraux persistent voire augmente 24 heures après le pointage latéralisé (Dupierrix et al., 2009). Ils pourraient expliquer l’influence bien connue des habitudes de lecture sur la perception spatiale puisque la lecture est une activité sensorimotrice à forte composante spatiale du fait de sa directionnalité (Kazandjian et al., 2009). Dans une autre série d’expériences, nous avons montré que la cohérence sensorimotrice était également un facteur d’influence de la perception spatiale. Une incohérence sensorimotrice était créée au sein d’un dispositif de réalité virtuelle pendant que les participants réalisaient une tâche très simple consistant à retracer avec un stylo la trajectoire d’une ligne qui apparaissait à la surface d’un support virtuel. L’incohérence était créée dans une partie de l’espace par l’apparition de forces aléatoires sur le stylo qui empêchait la réalisation de la tâche. Les biais post-tests observés sur les épreuves visuo-spatiales suggèrent qu’une rupture latéralisée de la cohérence de nos expériences sensorimotrices pourrait causer une sorte de « négligence » de la partie de l’espace préalablement incohérente.L’idée défendue par ces travaux est que le traitement spatial serait déterminé, au moins en partie, par des caractéristiques fines de nos interactions passées avec le monde. L’ensemble de nos comportements serait intégré en permanence de manière flexible et biaiserait les traitements sensorielles vers des localisations spécifiques de l’espace, causant en retour une plasticité rapide à court- et long-terme de la perception spatiale
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
Appropriate Similarity Measures for Author Cocitation Analysis
We provide a number of new insights into the methodological discussion about author cocitation analysis. We first argue that the use of the Pearson correlation for measuring the similarity between authors’ cocitation profiles is not very satisfactory. We then discuss what kind of similarity measures may be used as an alternative to the Pearson correlation. We consider three similarity measures in particular. One is the well-known cosine. The other two similarity measures have not been used before in the bibliometric literature. Finally, we show by means of an example that our findings have a high practical relevance.information science;Pearson correlation;cosine;similarity measure;author cocitation analysis
Dispelling the Myths Behind First-author Citation Counts
We conducted a full-scale evaluative citation analysis study of scholars in the XML research field to explore just how different from each other author rankings resulting from different citation counting methods actually are, and to demonstrate the capability of emerging data and tools on the Web in supporting more realistic citation counting methods. Our results contest some common arguments for the continued
use of first-author citation counts in the evaluation of scholars, such as high correlations between author rankings by first-author citation counts and other citation
counting methods, and high costs of using more realistic citation counting methods that are not well-supported by the ISI databases. It is argued that increasingly available digital full text research papers make it possible for citation analysis studies to go beyond what the ISI databases have directly supported and to employ more
sophisticated methods
koamabayili/VECTRON-author-checklist: VECTRON author checklist
We have done our best to complete the author checklist relating to the use of animals in the hut study. Note that the objective for the hut study was to evaluate the IRS treatment applications for residual efficacy against Anopheles mosquitoes, including the local An. coluzzii mosquito population. Cows were only used to attract mosquitoes into the huts and no tests were carried out directly on the cows. The author checklist is intended for use with studies where experiments are carried out on animals, which is why we have had such difficulty in completing this for the hut study, as many of the questions do not relate to how the cows were used
Author-wise bibliometric analysis based on entropy.
Author-wise bibliometric analysis based on entropy.</p
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