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    Walter Benjamin, Enfance berlinoise vers 1900. Version dite de Giessen (1932-1933). Préface et notes de Patricia Lavelle. Traduit de l’allemand par Pierre Rusch

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    Derroitte Elise. Walter Benjamin, Enfance berlinoise vers 1900. Version dite de Giessen (1932-1933). Préface et notes de Patricia Lavelle. Traduit de l’allemand par Pierre Rusch. In: Revue Philosophique de Louvain. Troisième série, tome 110, n°4, 2012. pp. 762-763

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    (Que) traduit-on ? Du rapport entre la créativité et la normativité dans la Tâche du traducteur de Walter Benjamin

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    La traduction, envisagée sous l’angle de la critique théorique, devient une réflexion plus large sur le devenir historique des productions culturelles. Afin de pouvoir mettre en lumière cet enjeu critique de la traduction, nous allons en premier lieu situer ce texte face à la réception qu’il fait des thèmes kabbalistiques, chrétiens et romantiques qui occupent Benjamin à cette période de son parcours. L’enjeu de cette première partie sera donc principalement de montrer en quoi la Tâche du traducteur emploie une forme de dramatisation qui lui permet de poser sa réflexion propre. Dans un deuxième temps, nous allons montrer que la traduction est réellement une activité spécifique, c’est-à-dire une production particulière qui nécessite un cadre propre d’analyse. En tant que telle, elle doit se prémunir face à un certain nombre d’attentes qui l’éloigneraient de son cadre critique spécifique. Enfin, nous aborderons le niveau proprement critique, au sein d’une philosophie de l’histoire, que ce texte permet d’aborder à savoir les conditions génétiques de la créativité mise en mouvement par une attention plastique au processus de subjectivation

    Le poète et le mythe

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    This article aims to draw, from Benjamin’s early writings, the lineaments of a critical theory that becomes, in the texts of maturity, his method of philosophical practice. This article provides the first elements required to understand the speculative structure of the critique as the reflective and expansive activity of the creator – such as an intellectual or, in this case, a poet. We will focus on the concept of Gedichtete (the poetized) seen as a space of plasticity where the transformations of the subject and the object can be taken into account in a broader understanding of the critical output of a reconstruction of history. This conception of history as a structure of plastic will help us to anticipate how Benjamin will study the construction of history in reaction with a linear history of progress or a cyclic history manifested by the eternal return of the structures of oppression. For Benjamin, achieving to think a critical space within the subject is the only way to guarantee his freedom against the structures of domination that surround it. The emancipation of a mythology for the benefit of a subjective creation can only be done using this dual deconstruction. The first one concerns the object as defined in a closed system that sets out its own laws (such as Benjamin identifies it in the mythology of progress) and of the subject as fully determined by what defines it from the outside. The challenge of this paper will be to situate a space of seizure of power for the subject before the world that precedes him and want to submit him.Ce texte a pour vocation de retracer, chez le tout jeune Benjamin, les linéaments d’une théorie critique qui devient, dans les textes de maturité, méthode de la pratique philosophique. Cet article se veut un point d’appui pour comprendre la structure spéculative de la critique comme l’activité réflexive et expansive de l’acteur, qu’il soit intellectuel ou, dans le cas de l’étude benjaminienne de Hölderlin, poète. Nous définirons d’abord le Gedichtete (le "noyau poétique") comme espace virtuel où peuvent s’étudier les transformations du sujet et de l’objet, pour l’appréhender ensuite du point de vue d’une pensée critique de l’histoire. Cette conception de l’histoire comme une structure plastique permettra d’anticiper la manière dont Benjamin va étudier le rapport à l’histoire toujours en réaction contre une histoire linéaire du progrès et une histoire cyclique qui se manifeste par l’éternel retour de sa structure d’oppression. Pour Benjamin, parvenir à penser un espace critique au sein du sujet est la seule manière de garantir sa liberté face aux structures de domination qui l’entourent. L’émancipation d’une mythologie au profit d’une création subjective ne peut se faire qu’au moyen de cette double déconstruction de l’objet comme un système clos qui énonce ses propres lois (tel que Benjamin l’identifie dans la mythologie du progrès) et du sujet comme entièrement soumis à ce qui le définit de l’extérieur. L’enjeu de ce travail sera donc de situer l’espace de prise de pouvoir du sujet face au monde qui le précède et veut le soumettre

    La critique de la critique chez Walter Benjamin : construction d'une philosophie de l'histoire repotentiée

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    This research aims to reconstruct the issues of a philosophy of history in Walter Benjamin’s writings. It shows that, according to Benjamin, philosophy of history and philosophy of art meet in a similar conception of the critical activity. In Benjamin’s oeuvre, critique has to be seen as a practical method of transformation of both the subject and the object in a material history. Our thesis constructs three levels of critique that we analyzed in Benjamin’s work. A first level concerns the content that is criticized. It is regressive and deconstructive but does not manage to propose a solution to the state of oppression in which the subject is embedded. From this, a second level of critique is constructed, based on form – rather than content – and which aims at correcting the content of the above-mentioned oppression. Finally, we develop a critique of critique that is neither denunciation, nor partial correction of an oppressive system but the emancipation of the subject. This form of critique concerns the transformation of the subject in regard to his activity – intellectual or artistic intervention. This third level doesn’t only criticize a state of facts but also tries to develop learning resources in the subject, so as to allow him to overcome oppression and construct a new way of living together.Cette recherche vise à reconstruire les enjeux d’une philosophie de l’histoire à partir de l’œuvre de Walter Benjamin. Elle veut montrer que, chez Benjamin, la théorie de l’histoire et la théorie de l’art se rejoignent dans leur conception commune de l’activité critique. La critique a été comprise par cet auteur comme une méthode pratique de transformation du sujet et de l’objet dans l’histoire concrète et non comme une argumentation dans un débat théorique abstrait. Notre thèse s’est principalement attelée à construire trois niveaux de critique que nous avons séquencés dans la pensée benjaminienne. Une première forme de critique concerne le contenu à critiquer. Elle est principalement régressive ou déconstructive mais elle ne permet pas de sortir d’un état d’oppression identifié. Nous reconstruisons alors une seconde forme de critique qui s’attache à la forme de la critique et qui vise à rectifier le contenu de l’oppression. Ensuite, nous développons une critique de la critique qui ne concerne ni la dénonciation ni la rectification partielle d’une situation d’oppression mais réellement son émancipation. Cette forme de critique est celle de la transformation du sujet lui-même dans et par son rôle d’intervenant, qu’il soit intellectuel ou artistique. Elle ne se contente pas de critiquer un système d’oppression perçu comme donné mais elle cherche aussi à trouver les ressources d’apprentissage chez l’intervenant pour parvenir à dépasser cette oppression et reconstruire une nouvelle forme de vivre ensemble.(ISP 3) -- UCL, 201

    Construire l'histoire à partir des vaincus, une sortie de la répétition?

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    Les thèses Sur le concept d’histoire condensent cette attention de Benjamin à la situation politique européenne et représentent l’engagement ultime d’un intellectuel face au désastre qu’il pressent. De nombreux commentateurs se sont attachés à cette contextualisation historiographique des Thèses. Pourtant, il nous semble que si nous appliquons les recommandations de Benjamin à nous-mêmes, lecteurs de ce texte, si nous refusons de lire l’histoire avec empathie (Einfühlung), nous ne pouvons nous arrêter sur ce moment de la réception de ce texte. L’apport qu’il représente pour nous aujourd’hui n’est pas ce constat rétrospectif de la lucidité de Benjamin sur le régime national socialiste mais précisément cette conviction qui fut la sienne dans tous ses travaux que l’histoire et la politique devaient être maintenues en tension constante, c'est-à-dire la conviction que l’histoire se lit au présent, dans l’actualité de l’action qu’elle permet

    La critique de la critique. : De la philosophie de l’histoire de Walter Benjamin

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    Ce livre vise à reconstruire les enjeux d’une philosophie de l’histoire à partir de l’œuvre de Walter Benjamin. Elle veut montrer que, chez Benjamin, la théorie de l’histoire et la théorie de l’art se rejoignent dans leur conception commune de l’activité critique. La critique a été comprise par cet auteur comme une méthode pratique de transformation du sujet et de l’objet dans l’histoire concrète et non comme une argumentation dans un débat théorique abstrait. Notre thèse s’est principalement attelée à construire trois niveaux de critique que nous avons séquencés dans la pensée benjaminienne. Une première forme de critique concerne le contenu à critiquer. Elle est principalement régressive ou déconstructive mais elle ne permet pas de sortir d’un état d’oppression identifié. Nous reconstruisons alors une seconde forme de critique qui s’attache à la forme de la critique et qui vise à rectifier le contenu de l’oppression. Ensuite, nous développons une critique de la critique qui ne concerne ni la dénonciation ni la rectification partielle d’une situation d’oppression mais réellement son émancipation. Cette forme de critique est celle de la transformation du sujet lui-même dans et par son rôle d’intervenant, qu’il soit intellectuel ou artistique. Elle ne se contente pas de critiquer un système d’oppression perçu comme donné mais elle cherche aussi à trouver les ressources d’apprentissage chez l’intervenant pour parvenir à dépasser cette oppression et reconstruire une nouvelle forme de vivre ensemble

    Variations on the Author

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    “Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship

    Benjamin et la première Ecole de Francfort. Quelles tâches contre la réification?

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    L’étude que nous nous proposons de présenter ici est avant tout une analyse critique de la première Ecole de Francfort et de ses a priori théoriques avec l’aide de la pensée de Walter Benjamin. Plutôt que d’entrer directement dans une nouvelle exposition d’une théorie de la lutte des classes ou de la subversion de la société industrielle, nous voulons mettre en évidence une impasse dans les recherches de la première École de Francfort. Nous pensons en effet que la problématique de la réification est révélatrice d’un point mort dans ces recherches. Si Benjamin, philosophe contemporain du mouvement initial de l’École, partage avec ce mouvement l’ambition d’une praxis réflexive, il s’oppose résolument à sa disparition sous des motifs cognitifs qui masquent tout rapport à la réalité sociale concrète d’où le problème émerge. Nous allons donc tenter de déconstruire les failles de la théorie de la réification afin de retrouver une position possible du lien qui unit l’acteur humain à la réalité sociale qui met en branle sa praxis
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