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"Magia en al-Andalus: Rasā’il Ijwān al-Ṣafā’, Rutbat al-Ḥakīm y Gāyat al-Ḥakīm (Picatrix)"
This article is concerned with the introduction of the Rasa’il Ikhwan al-Safa’ to al-Andalus, and the implication this question has for the history of Arabic science and philosophy. More specifically, it focuses on the impact of the encyclopaedia of the Brethren of Purity on the Rutbat al-Hakim and the Ghayat al- Hakim, two important works of the literature of al-Andalus in the field of occult sciences. The article revisits the issue of authorship and chronology of the three works, highlighting the fact that the corpus of the Rasa’il is the product of a historically long process of composition and confirming with some new clues the identification of the author of the Rutba and the Ghaya with Maslama al-Qurtubi (d. 964). The textual comparison of these three works and, in particular, the study of the still unedited Rutba enables one to identify Maslama al-Qurtubi as the genuine transmitter of the Ikhwanian corpus to al-Andalus
Las Epístolas de los Hermanos de la Pureza en al-Andalus
Al margen del islam ortodoxo, las Epístolas ofrecen un sistema de pensamiento que, por su punto de vista tolerante y universalista, la amplitud de su campo de pensamiento científico y la meticulosa organización de este conocimiento, resultaba evidentemente atractivo para muchos, dentro y fuera del isla
Rāsikhūn fī al-‘ilm : étude de quelques références coraniques dans l’encyclopédie des Frères de la Pureté
Après avoir exposé quelques données statistiques et considérations générales au sujet des citations coraniques qu’on trouve dans le corpus des Rasā’il Ikhwān al-Ṣafā’, cette étude envisage une série de cas spécifiques visant à illustrer l’approche diversifiée des Frères de la Pureté en la matière. À côté de très nombreuses références qu’on doit considérer comme idéologiquement neutres, l’accent est mis sur certains passages des épîtres où le texte de la révélation coranique est sollicité dans le sens d’une interprétation ésotérique qui justifie pleinement les liens présumés entre la doctrine des Frères et la philosophie néoplatonicienne des penseurs ismā‘īliens de leur époque
Exgèse et théologie de l’Islam shi’ite : Rasā’il Ikhwān al-Ṣafā’
Sur quatre séances, il est proposé d’explorer le fameux corpus encyclopédique des Rasā’il Ikhwān al-Ṣafā’ (Épîtres des Frères de la Pureté) et de situer son rôle dans l’histoire des sciences et des idées au Moyen Âge. Nous prévoyons d’articuler les séances comme suit :
Séance 1 : Présentation générale des Rasā’il Ikhwān al-Ṣafā’
Au cours de cette séance, on fera le point sur les derniers acquis de la recherche concernant la paternité et l’époque de composition de ce corpus, ainsi que sur la question des affinités doctrinales de ses auteurs. On évoquera aussi en détail le projet de collaboration internationale visant à l’élaboration de la première édition critique, avec traduction anglaise annotée, de l’intégralité du corpus, un projet coordonné par l’Institute of Ismaili Studies de Londres et en cours de publication depuis 2008.
Séance 2 : Une lecture néoplatonicienne du Coran
Sur l’ensemble des épîtres constituant le corpus des Ikhwān al-Ṣafā’, on trouve cités, et souvent même à de nombreuses reprises, près de 1000 versets différents du Qur῾ān, soit à peu près un septième du Livre Saint de l’Islam. Cette séance aura pour objectif d’expliquer ce phénomène, s’agissant d’auteurs généralement considérés comme très en marge de l’Islam orthodoxe. On cherchera également à démontrer que l’ismaélisme néo-platonisant est le prisme au-travers duquel les auteurs ont cherché à interpréter le texte saint pour le faire coïncider avec leur propre doctrine.
Séance 3 : Rasā’il Ikhwān al-Ṣafā’ et sciences occultes
Les Rasā’il Ikhwān al-Ṣafā’ forment une synthèse du savoir qui réserve une place de choix aux sciences dites « occultes », telles l’astrologie, l’alchimie et la magie sous ses différentes formes. Cette séance visera à expliquer comment l’ésotérisme se situe au cœur même du projet ikhwānien. Sur base d’exemples concrets tirés notamment des différentes versions actuellement connues de l’épître sur la magie (la dernière du corpus), on cherchera à comprendre les procédés mis en œuvre par les auteurs pour justifier cette prédilection pour ce qu’il est convenu d’appeler le « bāṭinisme ».
Séance 4 : L’impact des Rasā’il
En revenant sur les questions de datation pour la rédaction et la diffusion première du corpus des Rasā’il, on s’attachera dans cette séance à démontrer que l’influence des Frères de la Pureté fut considérablement plus étendue qu’on ne l’a généralement supposée jusqu’à présent, et cela tant dans le cadre du monde arabo-musulman qu’en dehors de celui-ci. On réservera un traitement plus détaillé de l’impact des Rasā’il dans l’Andalus, car les dernières recherches ont mis en lumière que cette influence y est déjà perceptible près d’un siècle plus tôt que ce qui est communément admis sur la base de témoignages indirects.
This project has received funding from the European Research Council (ERC) under the European Union's Horizon 2020 research and innovation programme (grant agreement No. 740618 - PhilAnd
Following the Steps of the Ikhwān al-Ṣafā’ in the Ottoman Word II: ‘Abd al-Raḥmān al-Biṣtāmī and his tashjīr diagrams of science
In various places of his extensive production the fifteenth-century littérateur and occultist ‘Abd al-Raḥmān al-Bisṭāmī (d. 858/1454) presents a classification of the sciences in the form of a tree. In this paper we discuss four variants of this ‘tashjīr’ representation from four different works of al-Bisṭāmī as they have come down to us in manuscripts. We compare these diagrams with one another, discuss their respective textual environments, and bring al-Bisṭāmī’s arboreal representations in line with the classification of the sciences of the Ikhwān al-Ṣafā’, their obvious source. By putting this tashjīr representation side by side with other examples of tree-shaped science classifications inside and outside the Islamic world, we seek to better assess al-Bisṭāmī’s original contribution in turning the Ikhwān’s system of organizing knowledge into a tree-shaped diagram
Sabéens de Harrân dans l’œuvre d’Yves Marquet
Dans une longue étude intitulée « Ṣabéens et Ikhwân al-Safâ’ », parue sous la forme d’un double article dans Studia Islamica (24, 1966, p. 35-80 et 25, 1966, p. 77-99), Yves Marquet s’est attaché à démontrer l’importance du témoignage qu’on trouve dans la 52ème et dernière épître des Frères de la Pureté (édition de Beyrouth, 1957, vol. IV, p. 295-306). Notre communication a pour objectif de dégager les apports de cette étude pour notre compréhension du rôle joué par les Ḥarrâniens dans la transmission des sciences à l’Islam. Sur base de la tradition manuscrite aujourd’hui à notre disposition, cette communication vise aussi à mettre en lumière le bien-fondé de certaines corrections apportées ou suggérées alors par Yves Marquet au texte de l’édition de Beyrouth
Ikhwân al-Safâ': Les Révolutions et les Cycles. Présentation et traduction de l'Epître XXXVI des Frères de la Pureté
L'Epître des révolutions et des cycles contient l'essentiel de ce que les Ikhwân al-Safâ', en un éclectisme rare, jugèrent bon d'enseigner à leurs disciples au sujet des influences exercées par les astres sur la destinée du monde et de ses habitants. Cette traduction intégrale est la première en langue française. Elle est accompagnée de nombreuses notes explicatives, d'une introduction à l'astronomie et à l'astrologie des Ikhwân, d'un lexique arabo-français complet et de divers index
c.r. de •Gilbert ARGOUD, Jean-Yves GUILLAUMIN, Les pneumatiques d'Héron d'Alexandrie. Introduction, traduction et notes, avec la collaboration d'Alain CACHARD, Saint-Etienne, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 1997 (Centre Jean-Palerne, Mémoires, 15), 192 p., 81 fig.
An Arabic Version of Qusṭā B. Lūqā’s De Physicis Ligaturis?
After the short version (52a), published in 2011, the critical edition of two other versions (52b and 52c) of the Epistle of Magic ascribed to the Ikhwān al-Ṣafā’ is to come out soon as part of the Epistles of the Brethren of Purity series at Oxford University Press in association with the Institute of Ismaili Studies. Although it occupies the last position in the corpus and has sometimes been presented as the conclusion of the work as a whole, there are various reasons to assume that this epistle on magic was not part of the original plan of the Brethren and that therefore none of these three mutually exclusive versions should be regarded as integral to the Ikhwānian encyclopaedia. This paper will be concerned with one particular section of the 52b version – a version whose heterogeneity of content and intricate manuscript tradition are particularly notable. In this section, found in many authoritative manuscripts but lacking in others and not part of the Beirut edition, the author discusses the power of imagination (wahm) and the use that physicians from Greece and from India made of it to help curing some illnesses, generally by means of spells attached to parts of the body. We shall argue that this section is, if not the Arabic original itself, an early testimony in the tradition of the De Physicis Ligaturis, a work written by the Christian physician Qusṭā b. Lūqā (d. 912) and which was thus far only known through its Latin translation, presumably by Constantine the African (d. 1087)
c.r. de • Jean-Michel RENAUD, Le mythe d’Orion. Sa signification, sa place parmi les autres mythes grecs et son apport à la connaissance de la mentalité antique, Liège, C.I.P.L., 2004, in Latomus, LXVII, 2008, p. 219-220.
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