1,721,064 research outputs found

    Eros

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    Le regain d’intérêt pour la thématique de l’eros en phénoménologie aujourd’hui, à travers, notamment, les ouvrages de Christos Yannaras, Variations sur le Cantique des Cantiques, Essai sur l’Eros (1995), de Michel Henry, Incarnation. Une philosophie de la chair (2000), de Jean-Luc Marion, Le phénomène érotique (2003) et de Jean-Louis Chrétien, La symbolique du corps. La tradition chrétienne du Cantique des Cantiques (2005), a alerté notre attention sur l’importance d’un examen à nouveaux frais de cette question. Aussi avons-nous souhaité réinterroger le sens de certaines articulations expérientielles et conceptuelles qui déterminent le champ d’extension de l’eros. Car il ne revient pas au même de décrire l’expérience de l’eros en la distinguant (ou pas) de celle de l’agapè, ce qui invite à repenser le sens de l’amour comme désir ou comme charité, ou de penser l’eros en relation d’opposition (ou de complémentarité) avec thanatos voire antéros, comme c’est le cas en psychanalyse voire en sexologie, ou encore de s’interroger sur les liens entre eros et eris

    L'Attention

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    Les textes rassemblés dans ce numéro témoignent de la fécondité et de la vivacité des discussions phénoménologiques autour de la question de l’attention. Une actualité éditoriale récente a montré toute l’importance accordée par Husserl à cette question, sous la perspective structurante du rapport à la perception et dans le contexte de la psychologie empirique de l’époque. D’autres contributions phénoménologiques, dans le sillage des travaux de B. Waldenfels en particulier, ont depuis prolongé ces premières analyses. Une phénoménologie de l’attention se trouve également sollicitée dans le cadres des débats anthropologiques et psychologiques relatifs à l’attention conjointe, avec la reproblématisation du rapport entre attention et intersubjectivité qu’elle implique. Enfin, ce sont les rapports complexes entre attention et conscience (phénomènes de la conscience de soi, de la prise de conscience, de la veille et de l’éveil, etc.) qui justifient l’intérêt accordé à cette thématique

    For an ontology of ecology. Thinking the philosophical foundations of ecological conversion

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    Cette thèse entend poser les fondements philosophiques d’une « conversion écologique » en éclairant la dimension ontologique de la crise écologique. Tout en s’inscrivant dans le sillage de l’Encyclique Laudato Si’, où le Pape François lance un vibrant appel à la conversion écologique, l’auteur s’efforce de penser les enjeux proprement philosophiques liés à cette notion. En s’appuyant sur des auteurs tels que Heidegger et Hans Jonas, la première partie de la recherche montre la nécessité d’une véritable « conversion » face au péril métaphysique que représente la technique envisagée ici comme dévoiement de notre « être-au-monde ». Dans un contexte marqué par la résurgence du catastrophisme, l’auteur entend ici souligner la dimension humaniste qui constituait l’horizon de la pensée de ses fondateurs (Günther Anders, Jacques Ellül) tout en confrontant leur vision à celle du « Principe Espérance » porté par Ernst Bloch.La seconde partie de la thèse consiste à poser les fondements éthiques et religieux du concept de conversion. De la metanoia platonicienne aux thérapies de l’âme stoïciennes et épicuriennes, l’auteur explore la place de la connaissance de la nature (physis) dans le « retour à Soi » (epistrophè) de ces sagesses grecques. Peut-on voir en elles la source d’une véritable « conversion écologique » par laquelle il s’agirait autant de convertir notre regard sur la nature que d’être converti par elle ? Si oui, quelles en seraient les modalités ? Dans cette perspective, quels sont les apports de la metanoia chrétienne par rapport à la metanoia platonicienne ? En quoi la « conversion des sens » portée à la fois par la mystique franciscaine et la « prière du cœur » des Pères neptiques dans le monde orthodoxe, constitue-t-elle une étape capitale pour penser la conversion écologique comme conversion du corps et du cœur ? Pour mener à bien cette analyse, l’auteur emprunte la méthode phénoménologique afin de mettre en lumière les liens entre conversion et réduction.La dernière partie, plus spécifiquement consacrée à l’écologie contemporaine, s’appuie sur les modalités de la conversion écologique esquissées avec les penseurs grecs et chrétiens pour penser une transformation profonde de notre « affect du monde ». En s’appuyant sur les notions merleau-pontiennes de « chair du monde » et de « monde brut », l’auteur cherche à penser une « empathie universelle » comme socle d’une nouvelle éthique environnementale. A travers une relecture merleau-pontienne de deux grands courants de l’écologie que sont l’écologie profonde (deep ecology) et la wilderness, l’auteur jette les bases d’une ontologie relationnelle dans deux directions. La première envisage la conversion écologique comme un approfondissement du Soi. Dans le sentiment de la wilderness, c’est autant la nature vierge à l’extérieur de nous que le « monde brut » au plus intime de nous-même, qu’il s’agit de préserver pour ouvrir la voie à une expérience transformante du monde telle que la décrit Henri-David Thoreau dans Walden ou la vie dans les bois. La seconde vise un élargissement du Soi par lequel la réalisation de Soi devient indissociable, par un mouvement d’identification, de celle de notre environnement, jusqu’à faire l’expérience charnelle de ce « Soi écologique » dont nous parle Arne Naess en écho à la « chair du monde » merleau-pontienne et aux théories de la Gestalt dont s’inspirent les deux auteurs. Conscient des limites de la pensée occidentale pour cheminer vers cette non - dualité, clé d’une empathie universelle, l’auteur montre, dans la dernière partie de son analyse, l’influence de la pensée bouddhique sur la deep ecology et explore une spiritualité de la résonance avec le bouddhisme zen japonais incarné dans la figure de Maître Dogen, jusqu’à penser une « échologie de la Joie ».This thesis is an attempt to provide the philosophical foundations for an ecological conversion while revealing the ontological aspects of the ecological crisis. Following the path described in the Laudato Si’ encyclical letter, where Pope François launches a vibrant call for ecological conversion, the author seeks to adress the philosophical issues in relation to this notion. Refering to philosophers such as Heidegger and Hans Jonas, the first part of this research accounts for the necessity of a true ecological conversion to face the metaphysical « peril » represented by the technical way of mind which leads to an unauthentic « being-in-the-world ». As catastrophism rages, the author underlines the humanistic aspect of its founders’ thought (Gûnther Anders, Jacques Ellûl) while confronting their vision to Ernst Bloch’s « Principle of Hope ».The second chapter of the thesis aims at laying down the ethical and religious foundations of the concept of conversion. From Plato’s metanoia to stoïcian and epicurian soul therapies, the author explores the importance of the knowledge of nature (physis) in the process of epistrophè (return to one’s « Inner Self »). Can these therapies be considered as the roots of a true ecological conversion throughout which we could not only modify the way we look at nature but also be transformed by it? If the answer is yes, what would the terms be? From this perspective, what is the specificity of Christian metanoia compared to Plato’s? To what extent can the doctrine of the “spiritual senses” experienced by both the Franciscan mystic and the neptical Fathers’ « Prayer of the heart » - be considered a crucial step to a living experience of ecological conversion that appeals to our body and heart? To carry out this research, the author relies on the phenomenological methodology, evidencing the links between conversion and reduction.The last part, more specifically dedicated to modern ecology, relies on the definitions of ecological conversion outlined with greek and Christian authors to think through a deep change in our « affect for the world ». Refering to Merleau Ponty’s notions of « flesh of the word » and « wild being », the author endeavours to develop the concept of “universal empathy” as the corner stone of environmental ethics. Through a merleau-pontian interpretation of two major ecological schools of thought, wilderness and deep ecology, the thesis provides tools for elaborating a relational ontology based on two concepts. The first one, called deepening of the Self, refers to the wilderness. The author shows that what has to be preserved is not only territories such as natural reserves but the “wild being” in the innermost part of ourselves so as to enable us to be transformed by nature itself through this experience of wilderness described by famous authors such as Henri-David Thoreau in Walden life in the woods… The second one, called “enlargment of the Self” refers to the experience described by Arne Naess as identification to other living beings as a source of self-realization, echoing the merleau-pontian “flesh of the word”.Aware of the limits of western thought to reach this universal empathy based on non-duality, the author points out, in a conclusive paragraph, the influence of the buddhist way of mind on Arne Naess’s deep ecology, explores a spirituality of the resonance with the world through zen buddhism embodied by Master Dogen, and goes as far as thinking an “echology of Joy”

    What is a Worldview? Historical inquiry pertaining to a metaphysical horizon

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    « Vision du monde » passe pour une notion périphérique dans le vocabulaire philosophique et scientifique. Dans ce travail, nous montrerons que – pour paraphraser M. Koltko-Rivera (Koltko-Rivera, 2004) – la vision du monde est le concept le plus important dont vous n’avez jamais entendu parler.L’expression « vision du monde » est un calque du terme allemand Weltanschauung, qui apparaît pour la première fois sous la plume d’Emmanuel Kant pour désigner de façon globale l’expérience phénoménale ou le monde comme intuition. Rien dans l’élaboration de l’idéalisme transcendantal de Kant ne justifie l’invention de ce mot : Kant dit la même chose autrement et mieux. Toutefois le terme s’impose dans le discours philosophique au cours du XIXe siècle, sans que l’on y consacre la plupart du temps une attention explicite et sans que l’on procède à une clarification conceptuelle.Ce travail vise à une telle clarification conceptuelle au moyen d’une enquête historique minutieuse. Son but est de déterminer la spécificité du concept de « vision du monde » et sa différence par rapport à d’autres concepts avec lesquels on tend à le confondre (« religion », « cosmologie », « idéologie »).“Worldview” is seen as a peripheral notion in the philosophical and scientific vocabulary. In this work, we will show that – to paraphrase M. Koltko-Rivera (Koltko-Rivera, 2004) – worldview is the most important concept you have never heard of.The expression “worldview” is a calque or a copy word of the German term Weltanschauung, which appeared for the first time in the writings of Immanuel Kant, where it denotes the hole of the phenomenal experience or the world as intuition. Nothing in Kant's elaboration of the transcendental idealism justifies the invention of this word: Kant says the same thing differently and better. However, the notion grew stronger in the philosophical discourse during the 19th century, most of the time without receiving explicit attention and without becoming the object of a conceptual clarification.This work aims at such a conceptual clarification by means of a thorough historical investigation. Its purpose is to determine the specificity of the concept of "worldview" and its difference with other concepts with which one often confuses it (“religion”, “cosmology”, “ideology”)

    Self-Awareness and Affection

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    Selvbevidsthed, Husserl, Frank, Fænomenlog

    Phenomenology of the image of the body in the work of Gisela Pankow

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    Cette thèse est un hommage à un grand nom de la psychothérapie des psychoses dont les innovations cliniques (explicitation du délire, médiations non-verbales) interrogent nos cadres conceptuels et le sens de notre humanité. Or, la recherche de sens est l’enjeu de la phénoménologie. C’est donc la phénoménologie transcendantale, dans son écriture husserlienne la plus originale, que nous mettons à l’épreuve d’une clinique qui croise psychanalyse et psychiatrie existentielle. Cette mise à l’épreuve, nous la rencontrons dans la recherche de sens du symptôme en première personne, puis dans les méthodes idiographiques de recueil des données nécessaires à la validation empirique de la clinique psychanalytique. La méthode réductive et le critère du fondement s’avèrent des ressources pertinentes pour clarifier la teneur d’objets dont le sens est brouillé par des épistémologies contradictoires. La structure du champ transcendantal offre une lisibilité non limitative et non exclusive des a priori ontologiques. L’ontologie psychotique trouve en effet sa lisibilité dans une explicitation des formes dont l’image du corps est la matrice. Dès lors, la phénoménologie de la forme se trouve à son tour mise à l’épreuve des acquis de la psychologie du développement et de la formation du moi. Les notions de corps reconnu et de corps vécu appliquées au stade du miroir décèlent un mode d’être que Gisela Pankow qualifie de fonction symbolisante. Cette fonction de l’image du corps convoque les développements de la phénoménologie génétique que traduit le concept de primordialité. Les figures de la primordialité, que nous reconnaissons dans les fragments du délire psychotique, sont les moments immanents préconscients et pré-objectifs où s’incarne le sens de l’homme.This thesis is a tribute to a great name in the psychotherapy of psychoses whose clinical innovations (explanation of delirium, non-verbal mediations) question our conceptual frameworks and the meaning of our humanity. However, the search for meaning is the challenge of phenomenology. It is therefore transcendental phenomenology, in its most original Husserlian writing, that we put to the test of a clinic that crosses psychoanalysis and existential psychiatry. We encounter this testing in the search for the meaning of the symptom in the first person, then in the idiographic methods of collecting the data necessary for the empirical validation of the psychoanalytic clinic. The reductive method and the foundation criterion prove to be relevant resources for clarifying the content of objects whose meaning is blurred by contradictory epistemologies. The structure of the transcendental field offers a non-limiting and non-exclusive readability of ontological a priori. Psychotic ontology indeed finds its legibility in an explanation of the forms of which the image of the body is the matrix. From then on, the phenomenology of the form finds itself in turn put to the test of the achievements of the psychology of development and of the formation of the ego. The notions of recognized body and lived body applied to the stage of the mirror reveal a mode of being that Gisela Pankow qualifies as a symbolizing function. This function of the image of the body summons the developments of genetic phenomenology that translates the concept of primordiality. The figures of primordiality, which we recognize in the fragments of psychotic delirium, are the immanent preconscious and pre-objective moments in which the meaning of man is embodied

    La critique schelerienne de l’eurocentrisme. Quelle situation sur la carte phenomenologique de l’Europe ?

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    I won’t here sketch out completely the contentions of all phenomenologists about the question of Europe, what would rather refer to a book-project. By taking over some of the statements, I will rather try to situate Max Scheler’s original contention, while showing, to begin with, how he concurs with some aspects of Husserl’s pionneer-conception, but also strongly disagree on some others. As a second step, the map of the contentions of the different phenomenologists on Europe will allow to draw a fairly enough dividing line between euro-centrists or europeo-centrists on the one side and, on the other side, the promotors of an alternative Europe, of an « alter-Europe », of a euro-excentrism, or again, in more contemporary terms, of a « globalisation » or an « alter-mondialism ». Max Scheler is clearly on this latter side of the line, as we will see. But this dividing line becomes still more complex and generates other distinctions, according to the « valence » that is attributed to Europe, positive (its opening future) or negative (its foreseen decline), or, in other terms, if it is its metaphysical meaning (principle, idea, essence, value) that is underlined, or its social, legal, economic and political historicisation. With such a multifactorial configuration in mind, I will seek to place the author of Politisch-pädagogische Schriften and, namely, of « L’idée de paix et le pacifisme » on the chessboard of Europe

    Alterity and Facticity:New perspectives on Husserl

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    Husserl, fænomenolog

    La phénoménologie comme manière de vivre

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    Au cœur de la phénoménologie gît une thèse métaphysique selon laquelle le flux phénoménal du vécu (Erlebnisstrom) puise son sens et son être en lui-même, plutôt que d’une quelque réalité extérieure ou sous-jacente. En outre, cette thèse de l’autonomie existentielle du flux phénoménal, ou de l’équivalence de l’être et du paraître, ne s’atteste que moyennant une transformation complète de notre rapport au monde, où l’on s’efforce de se mettre à l’écoute des choses, et du mystère qui les enveloppe, plutôt que de les maîtriser. Pris ensemble, cette thèse métaphysique et cette attitude du laisser-être (Seinlassen) constituent les deux piliers de la phénoménologie comme manière de vivre dont la présente thèse se propose de tracer les grandes lignes. Pour ce faire, nous centrons nos recherches sur l’œuvre du fondateur de la phénoménologie, Edmund Husserl, que nous soumettons toutefois à une critique immanente; c’est Husserl qui à la fois dégage l’idée d’une phénoménologie comme manière de vivre et lui pose le plus sérieux obstacle. Cette tension au sein de la pensée husserlienne s’aperçoit à même les deux exigences qui la définissent : celle du « retour aux choses mêmes », d’une part, et celle de la description eidétique, de l’autre. À l’aide de différents interlocuteurs – qui nous permettent d’interroger Husserl rétrospectivement (Pyrrhon), contemporainement (James, Bergson) et prospectivement (Heidegger) –, nous montrons que ces deux exigences sont en fait incompatibles, et proposons afin de résoudre cette contradiction d’éliminer un de ses termes, soit l’exigence de description eidétique. Se fait alors jour la possibilité d’une phénoménologie qui assume pleinement sa vocation existentielle. Enfin, en parallèle à cette critique immanente de Husserl, et afin de l’étayer, nous développons une explication génétique de l’ἐποχή transcendantale, où celle-ci est caractérisée en tant que conversion de l’attitude naturelle à une forme de conscience postréflexive, c’est-à-dire mystique.At the heart of phenomenology lies a metaphysical claim according to which the phenomenal stream of lived experience (Erlebnisstrom) derives its meaning and its being from itself, rather than from some external or underlying reality. Moreover, this claim of the existential autonomy of the phenomenal stream, or of the equivalence of being and appearing, can only be verified through a complete transformation of our relationship to the world, where we seek to become mindful of things, and of the mystery in which they are steeped, rather than seeking to master them. Taken together, this metaphysical claim and this attitude of letting-be (Seinlassen) constitute the two pillars of phenomenology as a way of life, which the present thesis proposes to describe in broad outline. To do so, we focus our research on the work of the founder of phenomenology, Edmund Husserl, which we submit however to an internal critique; it is Husserl who both allows us to contemplate the idea of phenomenology as a way of life and at the same time poses the greatest obstacle to it. This tension within Husserlian thought can be seen in the two imperatives that define it: that of the “return to the things themselves”, on the one hand, and that of eidetic description, on the other. With the help of various interlocutors – who allow us to interrogate Husserl retrospectively (Pyrrho), contemporaneously (James, Bergson) and prospectively (Heidegger) – we show that these two imperatives are in fact incompatible, and propose in order to lift this contradiction to eliminate one of its terms, namely the imperative of eidetic description. Thus a path is cleared for a phenomenology that fully commits itself to its existential vocation. Finally, in parallel to this internal critique of Husserl, and to better support it, we develop a genetic explanation of the transcendental ἐποχή, where it is characterized as a conversion from the natural attitude to a post-reflective, that is mystical, form of consciousness

    Phenomenology of surprise and wonder when confronted to the miraculous

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    Le miraculeux se comprend comme une catégorie événementielle à connotation profane ou religieuse : c’est cette dernière, dans sa perspective chrétienne, que ce travail prend en compte. Mais afin que ce point de vue croyant puisse signifier quelque chose pour l’observateur impartial, le choix a été fait d’examiner les réactions de surprise et d’étonnement éprouvées par les bénéficiaires de ces événements. Celles-ci pourraient-elles nous informer sur ce qui a supposément lieu dans le miraculeux ? La méthodologie phénoménologique mise en place pour pouvoir répondre à cette question prend appui sur deux corpus : l’un consiste en des textes scripturaires, où les réactions de surprise et d’étonnement accompagnant les miracles sont évaluées pour comprendre comment elles opèrent dans le mécanisme de révélation à l’œuvre dans ces textes ; l’autre se compose de récits de « miraculés », interviewés dans le cadre de la méthode microphénoménologique en 1ère personne. Ces récits, une fois analysés, permettent de disposer de ressources expérientielles qui montrent la façon dont le miraculeux est éprouvé dans le vécu, comment il a surpris et bouleversé. La phénoménologie de la surprise ainsi extraite, puis confrontée à celle qui découle des récits bibliques, permet d’abord de mieux comprendre comment opèrent les affects de surprise et d’étonnement lors d’événements irruptifs dits miraculeux, et comment leur matérialité, associée à la foi des sujets-témoins, peut rendre compte de ce vécu si particulier. Le travail contribue aussi à caractériser la surprise et l’étonnement comme des outils phénoménologiques à part entière dans l’entreprise de connaissance de l’humain face à ce qui le dépasse.The miraculous can be understood as a category of event, either profane or religious. Only the latter, in its Christian perspective, will be dealt with in this present work. But in order for this believer’s point of view to mean anything to the impartial observer, the choice has been made to examine the reactions of surprise and wonder felt by the beneficiaries of these unusual events. Could these reactions inform us about what supposedly takes place in the miraculous? The phenomenological methodology which has been implemented in order to answer this question relies on two corpuses: one consists in a set of New Testament texts, in which the reactions of surprise and wonder which accompany the miracles are evaluated to understand how they operate in the mechanism of revelation at work in those texts; the other is composed of narratives told by beneficiaries of miracles who have been interviewed within the frame of the micro-phenomenological 1st person method. Once they have been transcribed and analyzed for their emotional content, these narratives make available experiential resources which exemplify how the miraculous is lived by the beneficiaries, how it surprised and overwhelmed them. The phenomenology of surprise thus brought forward and confronted to that which can be drawn from Scripture narratives enables, first, to understand better how affects of surprise and wonder operate during so-called miraculous irruptive events, and how their materiality, can account for such an experience. But the work also aims at characterizing surprise and wonder as full-fledged phenomenological tools usable for the understanding of the human reality confronted to what exceeds it
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