1,720,982 research outputs found
Techniques de criblage des variétés de sorgho vis-à-vis de la cécidomyie du sorgho, Stenodiplosis (Contarinia) sorghicola
Stenodiplosis sorghicola is one of the most damaging and widely distributed of all sorghum pests. In Africa, cultivation of midge resistant sorghum varieties is the best option for subsistence farmers. Techniques were set up in view of identifying resistance in sorghum cultivars, either under natural or artificial midge infestation. Farako-ba and Kouaré (Burkina Faso) and Longorola (Mali) are research stations that can be used at “hot-spots” for resistance screening under natural midge infestation. Midge pressure on test cultivars can be augmented by manipulating sowing dates, planting infestor rows, spreading midge-infested sorghum panicles containing diapausing larvae, increasing relative humidity by sprinkler irrigation, or controlling midge predators and parasitoids using selective insecticides. Artificial infestation allows an evaluation under high and uniform pest pressure, and under nochoice conditions. Twenty or 40 adult female midges are confined with sorghum panicles at anthesis, under wire-framed muslin cloth cages. Infestation is assessed by squeezing on a white sheet of paper, using an empty glass bottle, a random sample of 500 spikelets per cultivar. Orange stains are then counted, giving the percentage of midge-damaged florets. At crop maturity, midge damage is visually scored on a 1-9 scale, where 1 = 80% midge-damaged spikelets
La cécidomyie du sorgho : bioécologie et pertes
Stenodiplosis sorghicola is the most widespread sorghum insect pest worldwide. The adult midge resembles a mosquito. Females are longer-lived than males, namely ca. 24 h vs. a few hours. They lay individually an average of 25 eggs inside sorghum spikelets at the time of anthesis. After hatching, maggots feed on the developing seed, preventing normal grain development, which results in abortion, and partial or total destruction of the grains. Total life cycle is about 2-3 weeks, and there are several generations per year. As rains become scarcer at the end of the rainy season, which translates into lower relative humidity, more and more larvae weave cocoons and enter into diapause. In West Africa, timing and importance of pest outbreaks vary according to the countries. Stenodiplosis sorghicola is endemic to all areas where cultivated and wild species of the genus Sorghum are to be found. Natural parasitism is low and takes place late in the season. The main genera of parasitic microwasps are Tetrastichus, Eupelmus and Aprostecetus. Damage caused to crops by the pest vary depending on agroclimatic conditions in each zone. Pest outbreaks are favored by late or staggered sowings, which result in an extension of the flowering period. Under such conditions, yield losses are reported to be high, although variable, namely ranging from 50 to 100% in Nigeria, Senegal and Burkina Faso. In Mali and Kenya, losses are reportedly lower (20-30%). The pest is also considered to be of economic importance in Chad, Niger, Benin, Togo and Cameroon
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Les lépidoptères foreurs de tige du sorgho en Afrique de l'ouest : fluctuations saisonnières, importance économique et perspectives de lutte intégrée
Les Lépidoptères foreurs de tiges, principalement Busseola fusca, Eldana saccharina, Sesamia spp., Coniesta ignefusalis et Chilo diffusilineus, sont parmi les insectes ravageurs du sorgho les plus importants en Afrique de l'Ouest. La présente note fait le point des investigations entreprises au Mali et au Burkina Faso sur les fluctuations saisonnières des populations larvaires et imaginales grâce au piégeage phéromonal et à des semis échelonnés au cours de la campagne humide. Ces études donnent des indications importantes sur la composition spécifique en fonction des sites, des années, des dates de semis et des stades phénologiques du sorgho et ont permis de situer l'importance de B. fusca par rapport aux autres espèces. L'efficacité du piégeage phéromonal de B. fusca a été établie tant en station qu'en milieu réel. Des perspectives de lutte intégrée basée sur l'utilisation de la phéromone de B. fusca et des orientations de recherches futures sont dégagées
Resistance to sorghum midge
Le point est fait sur la recherche en amélioration variétale pour la résistance à la cécidomyie du sorgho Stenodiplosis (=Contarinia) sorghicola (Coquillett), l'un des plus importants ravageurs de cette céréale dans le monde. Plusieurs sources de résistance ont été identifiées parmi les sorghos cultivés ; les sorghos sauvages sont aussi évalués. L'université de Texas A&M a ainsi identifié 31 lignées résistantes à partir du matériel de son programme de conversion du sorgho. Sept de ces sources de résistance ont été utilisées dans le programme australien de sélection pour la résistance du sorgho à la cécidomyie, dont TAM 2566, qui est la principale lignée utilisée dans le programme de Texas A&M. L'ICRISAT a utilisé essentiellement DJ 6514, un écotype local indien. Alors que la résistance d'AF 28 et IS 8891 n'est pas altérée au Kenya et au Yemen, celle de DJ 6514 y est moindre, ce qui pourrait être lié à l'existence de plusieurs biotypes de l'insecte. L'ICRISAT a développé une population de sorgho contenant les gènes de stérilité mâle ms3 and ms7, à laquelle participe une fraction significative des sources de résistance connues et qui peut donc servir de source de gènes de résistance. Deux populations TP8 et TP23 ont également été développées par Texas A&M. Plusieurs variétés locales d'Afrique de l'Ouest (particulièrement du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal) ont été identifiées par les systèmes nationaux de recherche agricole de cette région comme résistantes à la cécidomyie pendant la période allant des années soixante au début des années quatre-vingts. Parmi les nombreux sorghos sauvages d'Afrique, Asie et Australie qui pourraient être des sources de résistance, 16 des 17 sorghos indigènes d'Australie se sont révélés après évaluation ou bien ne pas être des hôtes de la cécidomyie, ou bien être impropres à son oviposition. Les tentatives de croisements de ces sorghos sauvages avec Sorghum bicolor ont jusqu'à présent échoué. Un domaine qui demande une attention particulière est celui de la transgénèse, faisant par exemple appel à des gènes de Bacillus thuringiensis, dont les toxines sont pour certaines efficaces contre les diptères. Le principal mécanisme de résistance à la cécidomyie est la non-préférence, particulièrement à l'oviposition, qui semble, bien qu'on ne puisse réellement l'expliquer, liée à des glumes courtes, dures et adhérentes. Un autre facteur de résistance est un décalage dans le temps (asynchronie) entre la période de floraison des épillets et le pic de pullulation de l'insecte. Ainsi, les génotypes fleurissant à l'aurore ou même avant, échappent à la cécidomyie. Les facteurs contribuant au mécanisme d'antibiose, qui se traduit par une influence néfaste sur le développement et la fécondité de l'insecte, ne sont pas connus mais seraient dans certains cas liés à la taille des ovaires. La compensation (qui relève de la tolérance) est variable et n'est vraisemblablement pas un mécanisme important de résistance. Le criblage et la sélection pour la résistance s'effectuent d'abord sous infestation naturelle, faisant appel à des lignes infestantes ou des résidus de récolte (panicules) contenant des larves diapausantes. A l'ICRISAT (Inde), l'étape ultime consiste au criblage sous infestation artificielle sous cage. Il existe d'importantes différences dans l'infestation, qui sont liées à des facteurs environnementaux. Pour éviter les " évasions ", il est important de bien connaître les dates de floraison des génotypes évalués, et de jouer sur leurs dates de semis et celles des lignes infestantes. Une méthode permettant le criblage au laboratoire de lignées avancées en conditions de non-choix a été développée en Australie. La voie de la sélection assistée par marqueurs est également explorée dans ce pays. Concernant l'amélioration proprement dite, à l'ICRISAT, des lignées combinant résistance à la cécidomyie et caractères agronomiques acceptables, comme ICSV 197, ICSV 735, ICSV 745, ICSV 758, ICSV 804 et ICSV 88032, ont été développées à partir de la source de résistance DJ 6514, dont certaines se sont également bien comportées au Nigeria. Au Texas, des hybrides combinant résistance à la cécidomyie et caractères agronomiques acceptables sont à présent disponibles, dont certains ont été exempts d'attaques au Nigeria. En Australie, des hybrides et lignées combinant résistance à la cécidomyie et caractères agronomiques acceptables ont aussi été développés. Il s'agit notamment de QL23, et QL 25 à 41. Pour plusieurs raisons tenant notamment à son caractère multigénique, aux caractères physiques de l'épillet qui la confèrent, et à la faible pression de sélection, la résistance à la cécidomyie est vraisemblablement stable. En Afrique, particulièrement au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, en Ethiopie, au Soudan, au Kenya et en Tanzanie, qui sont fréquemment le théâtre de pullulations de l'insecte, les perspectives futures en termes de sélection pour la résistance à la cécidomyie, restent attachées au développement de variétés, vu les limites de l'industrie semencière, à l'exception du Nigeria où les hybrides sont susceptible de prendre une importance croissante
- …
