330 research outputs found
L'écologie urbaine entre science et urbanisme
Emelianoff Cyria. L'écologie urbaine entre science et urbanisme. In: Quaderni, n°43, Hiver 2000-2001. Écologie urbaine. pp. 85-99
Les villes européennes face au changement climatique. Une rétrospective.
Cyria Emelianoff
European cities facing climate change A retrospective.
ICLEI, the international council for local environmental initiatives, and other international associations, have since 1991 been coordinating the efforts of pioneering cities. Plans have been drawn up to reduce CO2 emissions from cities. The desired energy decentralisation is more or less in step with national policies. A new green form of city planning is in the process of being invented ; Sweden and the Netherlands already have some exemplary practical implementations of it.ICLEI, conseil international pour les initiatives écologiques locales, et d'autres associations internationales, coordonnent depuis 1991 les efforts des villes pionnières. Des plans de réduction du C02 urbain ont été mis au point. La décentralisation énergétique recherchée est plus ou moins en phase avec les politiques nationales. Un nouvel éco-urbanisme est en train de s'inventer ; la Suède et les Pays-Bas en présentent déjà quelques réalisations exemplaires.Emelianoff Cyria. Les villes européennes face au changement climatique. Une rétrospective.. In: Les Annales de la recherche urbaine, N°103, 2007. La ville dans la transition énergétique. pp. 159-169
Les pionniers de la ville durable. Récits d’acteurs, portraits de villes en Europe. Collection Villes en mouvement
International audienceRéconcilier la nature et la ville. Faire face au changement climatique. Imaginer, à l'échelle locale, d'autres voies de développement. Une utopie ? Un rêve certes. Mais de ceux qui semblent si réels qu'on croit les toucher du doigt au réveil. À Stockholm, à Bologne, à Grenoble, des âmes libres ont osé y croire.Pendant de longs mois, Cyria Emelianoff et Ruth Stegassy ont arpenté l'Europe en train, en bus, en ferry, pour recueillir la mémoire de ces pionniers, capables de mettre toute leur énergie dans la transformation d'un modèle qu'ils pensent profondément inadapté au monde qui vient. Loin de se contenter de repeindre le bitume en vert, ils inventent de nouvelles manières de produire et d'utiliser l'énergie. Ils imaginent de nouvelles manières d'habiter, de se mouvoir, écologiques, certes, mais surtout plus humaines. En un mot : conscientes. Et si la ville durable était tout simplement la ville apaisée
Reconstruire la légitimité des grands ensembles? Une réflexion à partir de l'exemple de Leipzig
Do Social Housing Estates Have the Right to Exist ? The Case of Leipzig's Grunaü District
Home to Germany's third largest social housing estate, the Grunaü district in Leipzig is badly run down, with many of its buildings left empty. Given the upheaval of the German economy, there are not the funds necessary to make the district more attractive. Local opinion is split between those who want to renovate the district and those who want to raze it.Troisième grand ensemble d'Allemagne, le quartier du Grünau à Leipzig souffre de dégradation et de vacance. L'argent dans un pays à l'économie bouleversée manque pour rendre le quartier plus attractif. Le Grünau oscille entre ceux qui veulent le rénover et ceux qui veulent le raser.Emelianoff Cyria. Reconstruire la légitimité des grands ensembles ? Une réflexion à partir de l'exemple de Leipzig. In: Les Annales de la recherche urbaine, N°97, 2004. Renouvellements urbains. pp. 27-33
[Parution en ligne] "La fabrique de la ville en transition" / Michael Fenker (coordination éditoriale), Isabelle Grudet (coordination éditoriale), Jodelle Zetlaoui-Léger (coordination éditoriale), Cyria Emelianoff (postface), Editions Quae, septembre 2022
"La fabrique de la ville en transition" / Michael Fenker (coordination éditoriale), Isabelle Grudet (coordination éditoriale), Jodelle Zetlaoui-Léger (coordination éditoriale), Cyria Emelianoff (postface), Editions Quae, septembre 2022 Accédez au document en ligne : La fabrique de la ville en transition Résumé éditeur Face à l’impératif écologique, comment l’action publique, les pratiques professionnelles et citoyennes se sont-elles positionnées et reconfigurées en France dans le..
Modelo de referência para avaliação da sustentabilidade urbana, baseado nas representações e práticas sustentáveis de cidades identificadas por Cyria Emelianoff e Henri Acselrad = Reference model for assessing urban sustainability, based on the representations and sustainable practices of cities identified by Cyria Emelianoff and Henri Acselrad
RESUMO
O termo "desenvolvimento sustentável" surgiu pela primeira vez como parte das discussões sobre a capacidade dos ecossistemas naturais de sustentar o modelo atual de crescimento econômico, assumindo uma forte preocupação com a preservação das estruturas ambientais do planeta. Inicialmente, essas preocupações eram concebidas em escala global, mas logo se percebeu a necessidade de trazer as discussões para o âmbito urbano - o impacto das grandes aglomerações humanas no território e em seus recursos naturais. Assim, a escala local ganhou importância, uma vez que grande parte dos problemas ambientais tem origem nas estruturas urbanas e no estilo de vida que preconizam. As cidades são consumidoras e degradadoras significativas do ecossistema natural, impermeabilizando solos, alterando ciclos biogeoquímicos, degradando corpos hídricos, poluindo a atmosfera, alterando a paisagem, e consumindo recursos além da sua capacidade regenerativa. Com base em estudos realizados pela geógrafa francesa Cyria Emelianoff e pelo economista brasileiro Henri Acselrad, sobre a sistematização de diferentes representações e práticas sustentáveis urbanas, este artigo tem como objetivo apresentar o desenvolvimento e a construção de um modelo de avaliação da sustentabilidade urbana, através do uso e aplicação de critérios tecno-materiais e socioambientais. Este modelo destinase a servir como referência tanto para a formulação quanto para a avaliação de planos, projetos e políticas públicas urbanas voltados para um desenvolvimento plenamente sustentável.
ABSTRACT
The term “sustainable development” first appeared as part of discussions regarding the capacity of natural ecosystems to support the current model of economic growth, assuming a strong concern with the preservation of the planet's environmental structures. Initially, these concerns were conceived on a global scale, but soon the need to bring the discussions to the urban locus - the impact of large human agglomerations on the territory and its natural resources - was realized. Thus, the local scale gained importance, since most of the environmental problems originate in the local urban structures and through the lifestyle that they advocate. Cities are serious consumers and degraders of the natural ecosystem, waterproofing soils, polluting the atmosphere, altering the landscape and consuming resources. Based on studies produced by French geographer Cyria Emelianoff and Brazilian economist Henri Acselrad, on the systematization of different representations and practices in urban sustainability, this research paper aims to introduce the design and development of an evaluation model able to assess the degree of sustainability using a techno-material and socio-environmental set of criteria. This model is intended to serve as a benchmark for both the formulation and evaluation of plans, projects and public policies focused on genuine sustainable development
La liquidation du patrimoine, ou la rentabilité du temps qui passe
Liquidating the heritage, or the profitability of passing time
In response to a trend that is making the heritage into a short-term investment, there is a concerted effort towards a nonmonetary relationship with the heritage. But this community initiative is also caught up with privatization strategies that reduce the common heritage to the assets of just a few. Conflicts between private and public interests are being played out right at the heart of sustainable development strategies in a context of quickening time.Face à la tendance qui fait du patrimoine un placement à court terme, des mobilisations nombreuses affirment un rapport non vénal au patrimoine. Mais cet effort collectif est lui aussi en prise avec les stratégies de privatisation qui réduisent le patrimoine commun aux biens de quelques uns. Les conflits entre intérêts privés et publics se rejouent au cœur même des stratégies de développement durable confrontées à l'accélération du temps.Emelianoff Cyria, Carballo Cristina. La liquidation du patrimoine, ou la rentabilité du temps qui passe. In: Les Annales de la recherche urbaine, N°92, 2002. Ce qui demeure. pp. 49-57
Quelques portraits de villes durables : sortirdes approchesconventionnelles
International audienceIntroduction. Les politiques de durabilité qui ont réussi à infléchir les trajectoires urbaines ont été le fruit d'histoires et de coalitions d'acteurs singulières, fondées sur des prises de risque, des engagements dans la durée, des endurances, loin des chemins routiniers des politiques sectorielles. A l'opposé de la durabilité mainstream, certaines équipes municipales ont affronté les sentiers de dépendance, les obstacles et intérêts institués pour faire advenir avec plus ou moins de succès des approches transversales, comme le montre l'analyse des jeux d'acteurs dans une vingtaine de villes européennes (Emelianoff, Stégassy, 2010). Nous en donnerons ici trois exemples, à trois échelles : une petite commune périurbaine du bassin minier en France, une ville moyenne suédoise et une métropole italienne. Ces trois types de trajectoires ouvrent aujourd'hui encore des horizons d'action, pour ces villes et pour d'autres collectivités. Au-delà des contradictions inhérentes à une période de changement, de puissantes inerties et formes d'instrumentalisation limitent la portée des évolutions en cours dans le domaine du développement urbain durable. La plus paradoxale est celle de la croissance verte, qui ne parvient pas à découpler à un niveau global la production de richesses, de gaz à effet de serre, et la consommation de ressources naturelles, tout en laissant inchangés de nombreux environnements et populations en détresse, au nord comme au sud. Un autre paradoxe est le regain d'autorité ou de centralisme que peut susciter dans certains contextes les projets de développement urbain durable, alors que seule une appropriation des enjeux au niveau le plus fin peut infléchir les modes d'urbanité. Les croisements entre questions écologiques et sociales restent particulièrement difficiles, que ce soit à l'échelle locale ou planétaire. Pourtant, la restauration écologique a un fort potentiel de requalification des lieux. Elle joue à la fois sur un registre sensible et esthétique (qualité du cadre de vie, bien-être), un registre politique et social (vivre ensemble sur terre, capacitation) et un registre symbolique, mettant en jeu un rapport au monde, un espoir de réconciliation avec un monde dont les régulations écologiques et sociales sont gravement perturbées. Comprise en ce sens, l'action écologique est un levier inexploité de transformation politique et sociale. Une autre question clé est de parvenir à mettre en mouvement une ville bien au-delà des cadres techniques et professionnels qui la gèrent. Quid des synergies indispensables pour obtenir des effets de levier et de seuil ? Rendre à l'habitant la possibilité d'être un acteur conscient de son mode de vie et de son environnement, proche et lointain, c'est non seulement élargir son pouvoir d'action sur le monde, mais retrouver les voies d'une ambition politique forte en matière de développement durable ou de transition socio-écologique. D'autant que les modes de vie et de consommation ont un impact environnemental beaucoup plus déterminant que les économies autorisées par les performances environnementales du bâti ou des transports. Il est donc nécessaire de prendre du recul par rapport aux entrées plus classiques privilégiées par les villes en recherche de durabilité. Les inhibitions politiques, les pressions que les cadres et filières économiques infligent aux élus, ou encore la dualisation écologique à l'oeuvre à de multiples échelles, les îlots à haute qualité de vie alternant avec les territoires à basse qualité environnementale, mènent à des impasses qui appellent une démocratie d'une autre nature. Ces éléments de cadrage peuvent aider à apprécier les politiques présentées ci-dessous
Quelques portraits de villes durables : sortirdes approchesconventionnelles
International audienceIntroduction. Les politiques de durabilité qui ont réussi à infléchir les trajectoires urbaines ont été le fruit d'histoires et de coalitions d'acteurs singulières, fondées sur des prises de risque, des engagements dans la durée, des endurances, loin des chemins routiniers des politiques sectorielles. A l'opposé de la durabilité mainstream, certaines équipes municipales ont affronté les sentiers de dépendance, les obstacles et intérêts institués pour faire advenir avec plus ou moins de succès des approches transversales, comme le montre l'analyse des jeux d'acteurs dans une vingtaine de villes européennes (Emelianoff, Stégassy, 2010). Nous en donnerons ici trois exemples, à trois échelles : une petite commune périurbaine du bassin minier en France, une ville moyenne suédoise et une métropole italienne. Ces trois types de trajectoires ouvrent aujourd'hui encore des horizons d'action, pour ces villes et pour d'autres collectivités. Au-delà des contradictions inhérentes à une période de changement, de puissantes inerties et formes d'instrumentalisation limitent la portée des évolutions en cours dans le domaine du développement urbain durable. La plus paradoxale est celle de la croissance verte, qui ne parvient pas à découpler à un niveau global la production de richesses, de gaz à effet de serre, et la consommation de ressources naturelles, tout en laissant inchangés de nombreux environnements et populations en détresse, au nord comme au sud. Un autre paradoxe est le regain d'autorité ou de centralisme que peut susciter dans certains contextes les projets de développement urbain durable, alors que seule une appropriation des enjeux au niveau le plus fin peut infléchir les modes d'urbanité. Les croisements entre questions écologiques et sociales restent particulièrement difficiles, que ce soit à l'échelle locale ou planétaire. Pourtant, la restauration écologique a un fort potentiel de requalification des lieux. Elle joue à la fois sur un registre sensible et esthétique (qualité du cadre de vie, bien-être), un registre politique et social (vivre ensemble sur terre, capacitation) et un registre symbolique, mettant en jeu un rapport au monde, un espoir de réconciliation avec un monde dont les régulations écologiques et sociales sont gravement perturbées. Comprise en ce sens, l'action écologique est un levier inexploité de transformation politique et sociale. Une autre question clé est de parvenir à mettre en mouvement une ville bien au-delà des cadres techniques et professionnels qui la gèrent. Quid des synergies indispensables pour obtenir des effets de levier et de seuil ? Rendre à l'habitant la possibilité d'être un acteur conscient de son mode de vie et de son environnement, proche et lointain, c'est non seulement élargir son pouvoir d'action sur le monde, mais retrouver les voies d'une ambition politique forte en matière de développement durable ou de transition socio-écologique. D'autant que les modes de vie et de consommation ont un impact environnemental beaucoup plus déterminant que les économies autorisées par les performances environnementales du bâti ou des transports. Il est donc nécessaire de prendre du recul par rapport aux entrées plus classiques privilégiées par les villes en recherche de durabilité. Les inhibitions politiques, les pressions que les cadres et filières économiques infligent aux élus, ou encore la dualisation écologique à l'oeuvre à de multiples échelles, les îlots à haute qualité de vie alternant avec les territoires à basse qualité environnementale, mènent à des impasses qui appellent une démocratie d'une autre nature. Ces éléments de cadrage peuvent aider à apprécier les politiques présentées ci-dessous
Quelques portraits de villes durables : sortirdes approchesconventionnelles
International audienceIntroduction. Les politiques de durabilité qui ont réussi à infléchir les trajectoires urbaines ont été le fruit d'histoires et de coalitions d'acteurs singulières, fondées sur des prises de risque, des engagements dans la durée, des endurances, loin des chemins routiniers des politiques sectorielles. A l'opposé de la durabilité mainstream, certaines équipes municipales ont affronté les sentiers de dépendance, les obstacles et intérêts institués pour faire advenir avec plus ou moins de succès des approches transversales, comme le montre l'analyse des jeux d'acteurs dans une vingtaine de villes européennes (Emelianoff, Stégassy, 2010). Nous en donnerons ici trois exemples, à trois échelles : une petite commune périurbaine du bassin minier en France, une ville moyenne suédoise et une métropole italienne. Ces trois types de trajectoires ouvrent aujourd'hui encore des horizons d'action, pour ces villes et pour d'autres collectivités. Au-delà des contradictions inhérentes à une période de changement, de puissantes inerties et formes d'instrumentalisation limitent la portée des évolutions en cours dans le domaine du développement urbain durable. La plus paradoxale est celle de la croissance verte, qui ne parvient pas à découpler à un niveau global la production de richesses, de gaz à effet de serre, et la consommation de ressources naturelles, tout en laissant inchangés de nombreux environnements et populations en détresse, au nord comme au sud. Un autre paradoxe est le regain d'autorité ou de centralisme que peut susciter dans certains contextes les projets de développement urbain durable, alors que seule une appropriation des enjeux au niveau le plus fin peut infléchir les modes d'urbanité. Les croisements entre questions écologiques et sociales restent particulièrement difficiles, que ce soit à l'échelle locale ou planétaire. Pourtant, la restauration écologique a un fort potentiel de requalification des lieux. Elle joue à la fois sur un registre sensible et esthétique (qualité du cadre de vie, bien-être), un registre politique et social (vivre ensemble sur terre, capacitation) et un registre symbolique, mettant en jeu un rapport au monde, un espoir de réconciliation avec un monde dont les régulations écologiques et sociales sont gravement perturbées. Comprise en ce sens, l'action écologique est un levier inexploité de transformation politique et sociale. Une autre question clé est de parvenir à mettre en mouvement une ville bien au-delà des cadres techniques et professionnels qui la gèrent. Quid des synergies indispensables pour obtenir des effets de levier et de seuil ? Rendre à l'habitant la possibilité d'être un acteur conscient de son mode de vie et de son environnement, proche et lointain, c'est non seulement élargir son pouvoir d'action sur le monde, mais retrouver les voies d'une ambition politique forte en matière de développement durable ou de transition socio-écologique. D'autant que les modes de vie et de consommation ont un impact environnemental beaucoup plus déterminant que les économies autorisées par les performances environnementales du bâti ou des transports. Il est donc nécessaire de prendre du recul par rapport aux entrées plus classiques privilégiées par les villes en recherche de durabilité. Les inhibitions politiques, les pressions que les cadres et filières économiques infligent aux élus, ou encore la dualisation écologique à l'oeuvre à de multiples échelles, les îlots à haute qualité de vie alternant avec les territoires à basse qualité environnementale, mènent à des impasses qui appellent une démocratie d'une autre nature. Ces éléments de cadrage peuvent aider à apprécier les politiques présentées ci-dessous
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