1,721,093 research outputs found
Analysis of the factors associated with the outcome of European Marketing Authorisation applications for new medicines in psychiatry
Malgré de nombreuses avancées faites dans le domaine des neurosciences et dans la compréhension des maladies du système nerveux central, il y a peu de nouveaux traitements en psychiatrie et de plus très peu de médicaments avec un mécanisme d’action innovant. Ce travail a permis d’analyser les facteurs associés à l’issue d’une demande d’autorisation de mise sur le marché à l’échelle européenne pour des médicaments en psychiatrie et de les comparer avec ce qui se passe en neurologie et d’autres aires thérapeutiques. Il en ressort que les problèmes ne viendraient pas de la phase d’évaluation centralisée des dossiers car les médicaments en psychiatrie ont le même taux de succès et la même durée d’évaluation que les autres. Il apparait en revanche que peu de dossiers sont déposés en psychiatrie, ce qui tend à suggérer que les problèmes arrivent davantage en amont lors des phases de développement du médicament. D’ailleurs le facteur de succès le plus important d’une demande semble être l’utilisation ou non de conseil scientifique en phase de pré-évaluation. L’étude suivante des problèmes majeurs soulevés lors de l’évaluation des programmes de développement clinique soumis dans le cadre des demandes d’autorisation de mise sur le marché centralisées a permis de mettre en évidence des difficultés particulièrement critiques pour les médicaments en psychiatrie lesquelles seraient intéressantes à prendre en considération lors de l’élaboration des essais cliniques dans ce domaine (sélection de la population, caractérisation du produit en phase précoce de développement et problèmes liés à la sécurité).Despite many advances in the field of neuroscience and in the understanding of the pathophysiology of the central nervous system diseases, there are few new treatments in psychiatry and notably very few drugs with an innovative mechanism of action. The aim of this work was to analyse the factors associated with the outcome of European marketing authorization applications for psychiatry drugs and to compare them with what is happening in neurology as well as in other therapeutic areas. It appears that the problems do not come from the centralised evaluation phase of the files since the drugs in psychiatry have the same success rate and the same evaluation length as the others. Interestingly as well, it appears that few applications are submitted in psychiatry, which tends to suggest that the problems occur further upstream during the development phases of the drug. Moreover, the most important success factor of an application seems to be the use or not of scientific advice in the pre-evaluation phase.The follow-up analysis of the major issues raised during the evaluation of the clinical development programs submitted in the context of a centralised marketing authorisation application highlighted some critical difficulties for psychiatry drugs that would be important to consider when designing clinical trials in this field (selection population, product caracterisation in the early stages of development and safety issues)
BDNF/TRKB, hippocampal volume and antidepressant reponse in major depressive disorder
Introduction : Issus des données animales, les modèles neurotrophiniques du mécanisme d’action des médicaments antidépresseurs pourraient permettre d’identifier chez l’Homme des biomarqueurs prédictifs de la réponse et de la rémission sous antidépresseurs. Nous évaluons l’intérêt clinique, chez les patients souffrant de trouble dépressif caractérisé unipolaire, de 11 biomarqueurs : polymorphismes nucléotidiques simples (SNP) du Brain Derived Neurotrophic Factor (BDNF) et de son récepteur, le Récepteur Tyrosine-Kinase B (TRKB), taux plasmatiques de BDNF et volume hippocampique sur la réponse/rémission sous antidépresseurs. Méthode : Les données originales de ce travail sont issues de la cohorte METADAP. Il s’agit d’une cohorte, prospective, multicentrique incluant 624 patients présentant un épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble dépressif caractérisé unipolaire et nécessitant l’introduction d’un traitement antidépresseur. Le traitement antidépresseur est prescrit de façon naturaliste (tous antidépresseurs commercialisés en France). Les patients sont évalués 1, 3 et 6 mois après l’introduction du traitement antidépresseur. Les biomarqueurs étudiés sont les polymorphismes Val66Met du BDNF et 8 SNP du TRKB et les dosages de BDNF plasmatiques. Une étude ancillaire est menée à partir de 63 patients ayant bénéficié d’Imagerie par Résonnance Magnétique cérébrale réalisée en pratique courante à l’inclusion de cette cohorte afin d’évaluer les volumes hippocampiques. Résultats : 1) Une revue de la littérature met en évidence une association entre la réponse aux antidépresseurs et 12 SNP du BDNF/TRKB sur 242 étudiés, ainsi qu’une association entre allèle Met du polymorphisme Val66Met du BDNF et meilleure réponse sous antidépresseurs chez les patients asiatiques. 2) Nos données ne mettent pas en évidence d’impact de 8 SNP du TRKB sur la réponse/rémission après traitement antidépresseur, mais un effet différentiel du Val66Met du BDNF selon la classe de traitement antidépresseur. 3) L’étude des dosages de BDNF plasmatiques n’est pas concluante. 4) Concernant les volumes hippocampiques, notre méta-analyse montre que des volumes hippocampiques moindres prédisent une moindre réponse/rémission après traitement antidépresseur. 5) Concernant les liens entre les biomarqueurs étudiés, nous ne mettons pas en évidence d’association. Conclusion : Sur les 11 biomarqueurs étudiés, seuls 2 pourraient présenter une utilité en pratique clinique. Si nos travaux étaient répliqués, le polymorphisme Val66Met du BDNF et le volume hippocampique pourraient conduire à orienter le choix des antidépresseurs dans le traitement des épisodes dépressifs caractérisés. Malgré une littérature cohérente chez l’Animal, nous n’avons pas mis en évidence, dans l’échantillon étudié, de lien entre les biomarqueurs génétiques étudiés et les volumes hippocampiques. Nous poursuivons ce travail d’évaluation des biomarqueurs neurotrophiniques et neurogéniques avec des méthodes d’évaluations nouvelles : séquençage nouvelle génération pour la génétique et imagerie multimodale (acquisition répétée d’IRM structurelle, fonctionnelle et de diffusion) de l’hippocampe. Nous évaluerons également de nouveaux biomarqueurs.Introduction: developed with Animal preclinical approachs, neurtrophinic and neurogenic models of antidepressant mechanism of action lead to identify biomarkers in Human which could be predict antidepressant response and remission in depressed patients. We assess the clinical benefit of 11 biomarkers in depressed patients: Brain Derived Neurotrophic Factor (BDNF) and its receptor Tyrosine Receptor -Kinase B (TRKB), Plasma BDNF and Hippocampal volumes to predict antidepressant response/remission. Methods: The original research data of this work are from METADAP cohort. It is a prospective, multicentric cohort including 624 patients with a diagnosis of major depressive disorder and a current major depressive episode at the start of the index antidepressant treatment. Antidepressant treatment is prescribed in naturalistic conditions (all commercialized antidepressant in France). Patient are assessed 1, 3 and 6 months after the start of antidepressant treatment. Studied biomarkers are BDNF Val66Met polymorphism, 8 TRKB SNP and plasma BDNF. Ancillary study are done with 63 patients which benefit in clinical practice of Magnetic Resonnance (MRI) at the inclusion of the cohort. Results: 1) A review of literature reports associations between antidepressant efficacy and 12 BDNF/TRKB SNP on 242 studied SNP and an association with Met allele of Val66Met BDNF polymorphism and a best antidepressant efficacy in Asian patients. 2) Our original data show no impact of 8 TRKB SNP on antidepressant response remission but a differential effect of Val66Met BDNF polymorphism depending on antidepressant treatment class. 3) Plasma BDNF study is not conclusive. 4) Concerning hippocampal volumes, our meta-analysis show that smaller hippocampal volumes predict lower response/remission rate after antidepressant treatment. 5) No association is found between studied biomarkers. Conclusion: 2 of the 11 studied biomarkers could be useful in clinical practice. After replication of our results, Val66Met polymorphism could lead to personalized antidepressant prescription in major depressive disorder. Although the animal prelinical littérature appar strong, we dont report association between genetic biomarker and hippocampal volume in ours ample. We will assess neurotrophinic and neurogenic biomarkers with new methods: next generation sequencing for genetic, multimodal imaging (repeated structural, functional and diffusion MRI) of hippocampus. We also will assess new biomarkers
Central role of insomnia in characterized depression : link to GSK3B polymorphisms and glucose-lipid metabolism
Introduction : l’insomnie dans l’épisode dépressif caractérisé (EDC) est un symptôme central présent chez 80 à 90% des patients. Il existe une association entre EDC et une élévation de la morbi-mortalité cardiovasculaire. L’insomnie en population générale semble, elle aussi, liée à cette surmortalité. Glycogène Synthase Kinase-3 Beta (GSK3B) est un enzyme cellulaire ubiquitaire qui a été découvert pour son effet sur le métabolisme glucidique. De plus, il a été montré sur divers modèles cellulaires et animaux qu’il interagissait avec les protéines de l’horloge biologique influençant ainsi les rythmes circadiens et par conséquent le sommeil. GSK3B étant une protéine candidate dans les troubles de l’humeur nous avons étudié l’association entre 5 polymorphismes nucléotidiques simples (SNP) de cette protéine, l’insomnie et les facteurs de risque cardio-vasculaires durant l’EDC. Méthodes : ce travail est basé sur les données issues de la cohorte METADAP. Il s’agit d’une cohorte prospective de 624 patients en EDC dans le cadre d’un trouble dépressif caractérisé suivis sur 6 mois et évalués à 4 temps (M0, M1, M3, M6). Ces 4 temps ont permis la constitution d’une séroplasmathèque dont sont extraits nos 5 SNPs de GSK3B. Les patients avaient également été évalués pour le syndrome métabolique (objectif principal de l’étude METADAP). L’évaluation clinique a permis d’extraire les données d’insomnie à partir de l’échelle de dépression de Hamilton (HDRS). A partir de ces données, 2 marqueurs cliniques ont été confrontés à nos variables génétiques et métaboliques : l’insomnie totale et l’insomnie sévère. Ce travail a recherché des associations statistiques entre SNPs de GSK3B, insomnie et métabolisme glucido-lipidique des patients. Puis, nous avons recherché un lien entre insomnie et métabolisme glucido-lipidique à chacun des temps de l’étude. Résultats : 1) Nous avons retrouvé une association entre le polymorphisme rs334558 (SNP du promoteur) et une plus grande fréquence d’insomnie sévère pour les porteurs de l’allèle mineur (C+). 2) Il existe une amélioration de l’insomnie significativement plus élevée à M6 chez les patients porteurs de l’allèle mineur du polymorphisme rs334558. 3) L’étude de l’association des SNPs de GSK3B avec le métabolisme glucido-lipidique n’a pas été concluante. 4) Nous retrouvons une association entre insomnie sévère et triglycéridémie à jeun spécifiquement chez les femmes. 5) Nous retrouvons une association entre insomnie sévère et syndrome métabolique spécifiquement chez les femmes. Conclusion : Nos travaux ont permis de mieux caractériser les liens entre SNPs de GSK3B, insomnie et métabolisme glucido-lipidique. En partant de découvertes biologiques sur la protéine GSK3B, nous avons mis en évidence et défini un marqueur clinique simple, l’insomnie sévère, qui pourrait rendre compte de risques cardiovasculaires particulièrement importants chez les femmes en EDC. Ce marqueur est également associé à un polymorphisme génétique particulier de GSK3B (rs334558) du fait qu’il est situé en région promotrice du gène et pourrait avoir un effet sur la transcription de la protéine. L’insomnie sévère pourrait servir de marqueur endophénotypique d’intérêt dans l’EDC. L’analyse de données de métabolomique et de biologie cellulaire à disposition au sein de notre équipe pourrait permettre de répliquer nos résultats et d’aller plus loin dans les explications mécanistiques de ces observations.Introduction: Insomnia in the characterized depressive episode (CDE) is a central symptom present in 80 to 90% of patients. There is an association between CDE and an increase in cardiovascular morbidity and mortality. Insomnia in the general population also seems to be linked to this excess mortality. Glycogen Synthase Kinase-3 Beta (GSK3B) is a ubiquitous cellular enzyme that was discovered for its effect on carbohydrate metabolism. Furthermore, it has been shown in various cellular and animal models to interact with biological clock proteins, thus influencing circadian rhythms and consequently sleep. GSK3B being a candidate protein in mood disorders, we studied the association between 5 single nucleotide polymorphisms (SNPs) of this protein, insomnia and cardiovascular risk factors during CDE. Methods: This work is based on data from the METADAP cohort. This is a prospective cohort of 624 patients with CDE in the context of a characterized depressive disorder followed up for 6 months and evaluated at 4 time points (M0, M1, M3, M6). These 4 times allowed the constitution of a serum library from which our 5 GSK3B SNPs were extracted. Patients were also evaluated for metabolic syndrome (main objective of the METADAP study). The clinical evaluation allowed the extraction of insomnia data from the Hamilton Depression Rating Scale (HDRS). From these data, 2 clinical markers were compared with our genetic and metabolic variables: total insomnia and severe insomnia. This work looked for statistical associations between GSK3B SNPs, insomnia and patients' carbohydrate-lipid metabolism. Then, we looked for an association between insomnia and glucido-lipid metabolism at each time point of the study. Results: 1) We found an association between the rs334558 polymorphism (promoter SNP) and a higher frequency of severe insomnia for carriers of the minor allele (C+). 2) There is a significantly higher improvement of insomnia at M6 in patients carrying the minor allele of the rs334558 polymorphism. 3) The study of the association of GSK3B SNPs with carbohydrate-lipid metabolism was inconclusive. 4) We found an association between severe insomnia and fasting triglyceridemia specifically in women. 5) We found an association between severe insomnia and metabolic syndrome specifically in women. Conclusion: Our work has allowed us to better characterize the links between GSK3B SNPs, insomnia and glucido-lipid metabolism. Based on biological findings on GSK3B protein, we have identified and defined a simple clinical marker, severe insomnia, which may account for particularly high cardiovascular risks in women with CDE. This marker is also associated with a particular genetic polymorphism of GSK3B (rs334558) because it is located in the promoter region of the gene and could have an effect on protein transcription. Severe insomnia could serve as an endophenotypic marker of interest in CDE. The analysis of metabolomics and cell biology data available within our team could allow us to replicate our results and to go further in the mechanistic explanations of these observations
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Pouvoir prédictif de la prise de poids précoce sur la prise de poids ultérieure et le syndrome métabolique chez les patients déprimés traités par antidépresseurs : résultats de la cohorte METADAP
Dans cette thèse, nous avons étudié la relation entre le traitement par antidépresseurs, la prise du poids et le syndrome métabolique sur un échantillon de patients atteints de TDM. Les résultats cliniques ont suggéré que la prise du poids précoce due au traitement par antidépresseurs augmenterait le risque de prise du poids ultérieure et d’incidence ultérieure du syndrome métabolique. Ainsi que la relation entre l'utilisation des antidépresseurs, la réponse au traitement et la prise du poids reste complexe. Malgré l'augmentation simultanée de la consommation d'antidépresseurs et la tendance à l'obésité dans les sociétés occidentales, des cohortes prospectives supplémentaires sont nécessaires pour tester pleinement l'hypothèse traitant que la prise du poids chez les utilisateurs des antidépresseurs est un effet iatrogène. Bien que l'impact des antidépresseurs sur la morbidité cardiovasculaire ne puisse toujours pas être déterminé, les résultats du premier chapitre ont montré que l'utilisation des antidépresseurs, indépendamment de leurs classes, avait un impact sur les dérèglements métaboliques, nécessitant une attention clinique spécifique. Une étude de cohorte à long terme est nécessaire pour confirmer si l'interruption et la réinstauration du traitement par des antidépresseurs seraient liées à la fluctuation des dysrégulations du syndrome métabolique.In this dissertation we have studied the relationship between AD treatment, weight gain and MetS on a sample of MDD patients. Clinical findings have suggested that early weight gain due to AD treatment would increase the risk of both later weight gain and later MetS incidence. The relationship between AD use, response to treatment and weight gain remain complex. Despite the simultaneous increase in AD use and obesity trends in Western societies, additional prospective cohorts are needed to fully test the hypothesis that weight gain among AD users is indeed an iatrogenic effect. Although impact of AD on cardiovascular morbidity still cannot be ascertained, the results from the first chapter showed that AD use – irrespective of the class - does impact and worsen metabolic dysregulations, which would require specific clinical attention. A long term cohort study is required to confirm whether discontinuation and re-initiation of AD treatment would be linked to fluctuation in MetS dysregulations
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
Peripheral biomarkers of mitochondrial metabolism, depression and antidepressant treatment
Introduction: Récemment, des études pré-cliniques et cliniques confirment le rôle majeur que pourrait jouer la mitochondrie dans la physiopathologie des troubles psychiatriques et du trouble dépressif caractérisé (TDC) en particulier ainsi que dans la réponse aux traitements antidépresseurs. La mitochondrie est en effet impliquée dans de multiples voies cellulaires, de la production d'énergie à la réduction du stress oxydatif. Parmi les molécules en jeu, se trouvent l'acetyl-L-carnitine (ALC), essentielle à l'homéostasie de l'acétyl-CoA, les acylcarnitines, indispensable aux transports des acides gras dans la lumière mitochondriale pour la réalisation de β-oxydation de ceux-ci, ainsi que la Superoxyde dismutase de type 2 (SOD2), première barrière de protection contre le stress oxydatif. L'objectif de cette thèse est l'évaluation du potentiel intérêt de biomarqueurs du TDC et de la réponse aux traitements. Méthodes : Ce travail repose sur les données issues des cohortes METADAP et VARIETE. METADAP est une cohorte de 624 patients âgés de 18 à 65 ans, souffrant d'un épisode dépressif caractérisé (EDC) dans un contexte de TDC nécessitant l'introduction d'un traitement antidépresseur, prospective, multicentrique et naturaliste. Les patients bénéficient d'une évaluation clinico-biologique à l'inclusion, à 1 mois, 3 mois et 6 mois après l'introduction du traitement. VARIETE est une cohorte multicentrique de 895 sujets sains âgés de 18 à 89 ans. Les biomarqueurs analysés sont des paramètres métabolomiques (L-carnitine, de l'ALC et de 38 acylcarnitines), des paramètres inflammatoires (CRP et cytokines) et le polymorphisme génétique rs4880 (Val16Ala) du SOD2.Résultats : 1) Il n'est pas retrouvé d'association entre le polymorphisme rs4880 de SOD2 et la réponse clinique ou inflammatoire (CRP, IL-6, IL-10, IL-1β et TNF-α) après un traitement antidépresseur chez les patients déprimés. 2) Une diminution de l'ALC et une augmentation de la L-carnitine et du ratio L-carnitine/ALC sont observées chez les patients déprimés par rapport aux contrôles. Après traitement antidépresseur, une normalisation progressive de ces 3 paramètres jusqu'à une disparition des différences entre les patients et les contrôles est constatée. Enfin, le ratio L-Carnitine/ALC à l'inclusion est associé à la réponse et à la rémission à 3 mois. 3) Une association entre la diminution des acylcarnitines à chaines moyennes et longues et la présence d'un EDC est retrouvée. Les différences entre les patients déprimés et les sujets sains vont progressivement disparaître au cours du temps. Il n'y a pas d'association entre ces paramètres et la réponse chez les patients. Conclusion : Ce travail retrouve une association entre des biomarqueurs périphériques reflétant l'activité mitochondriale, les acylcarnitines, et la dépression et la réponse aux antidépresseurs. Les données suggèrent une altération des fonctions mitochondriales, notamment de la β-oxydation des acides gras chez les patients souffrant d'un EDC avec une restauration de celle-ci après traitement. Cependant, les liens entre la réponse clinique et l'effet biologique des antidépresseurs sur les acylcarnitines demeurent controversés et nécessiteront des explorations ultérieures. Enfin, des études indépendantes devront répliquer ces résultats avant de pouvoir envisager les acylcarnitines comme biomarqueurs de l'EDC dans la pratique courante.Introduction: Recently, growing evidence from preclinical and clinical studies suggest the central role that mitochondria may play into the pathophysiology of mental disorders and particularly of the major depressive disorder (MDD) as well as in the antidepressant response. Mitochondria are involved in multiple cellular pathways, from the energy production to oxidative stress. Among the concerned molecules are acetyl-L-carnitine (ALC), essential for acetyl-CoA homeostasis, acylcarnitines, essential for the transport of fatty acids into the mitochondrial lumen for the realization of the fatty acid β-oxidation (FAO), and Type 2 superoxide dismutase (SOD2), the first protective barrier against oxidative stress. The objective of this thesis is the evaluation of the interest of potential biomarkers of MDD and response to treatments. Methods: This thesis is based on data from the METADAP and VARIETE cohorts. METADAP is a prospective, multicenter, naturalistic cohort of 624 patients aged 18 to 65 years, suffering from a major depressive episode (MDE) in a context of MDD requiring a new antidepressant treatment. Patients are clinically and biologically assessed at inclusion, 1 month, 3 months and 6 months after the treatment onset. VARIETE is a multicenter cohort of 895 healthy subjects aged 18 to 89 years. Biomarkers analyzed were metabolomic parameters (L-carnitine, ALC and 38 acylcarnitines), inflammatory parameters (CRP and cytokines) and the rs4880 (Val16Ala) genetic polymorphism of SOD2.Results: 1) No association were found between the rs4880 polymorphism of SOD2 and clinical or inflammatory response (CRP, IL-6, IL-10, IL-1β and TNF-α) after antidepressant treatment in depressed patients. 2) Decreased ALC and increased L-carnitine and L-carnitine/ALC ratio were observed in depressed patients compared with controls. After antidepressant treatment, a progressive normalization of these 3 parameters until a complete restoration was observed between patients and controls. Finally, the baseline L-Carnitine/ALC ratio was associated with response and remission at 3 months. 3) An association between decreased levels of medium and long chain acylcarnitines and the presence of MDE was found. The differences between depressed patients and healthy subjects gradually disappeared over time. There was no association between these parameters and the response in the patient. Conclusion: This thesis identifies an association between peripheral biomarkers reflecting mitochondrial activity with depression and response to antidepressant treatment. The data suggest impaired mitochondrial function, including β-fatty acid oxidation in patients with MDE in a context of MDD. However, the links between clinical response and the biological effect of antidepressants on L-carnitine, ALC and acylcarnitines remain unclear and will require further exploration. Finally, independent studies will be necessary to replicate these results before acylcarnitines can be considered as biomarkers of MDE in clinical practice
Coronary Risk Factors and Vascular Endothelial Growth Factor in unipolar depressed patients
Les patients atteints de Trouble Dépressif Unipolaire (TDU) ont une morbidité coronarienne augmentée jusqu'à 60% et une mortalité accrue après un évènement coronarien. Pour mieux comprendre ces associations, nous avons exploré les facteurs de risque coronarien ainsi que certains corrélats biologiques de cette association.Dans une première partie, en réalisant une méta-analyse, nous avons évalué la prévalence des facteurs de risque coronarien (sexe, âge, Tension Artérielle (TA) systolique, tabagisme, cholestérol, diabète) chez les patients atteints de troubles mentaux (n=963) par comparaison à des sujets contrôles (n=1681). Nos résultats montrent une augmentation de 4,8 fois du risque de diabète, et de 1,9 fois du risque de tabagisme et une diminution du HDL cholestérol chez les patients atteints de troubles mentaux comparés à des sujets contrôles.Dans une seconde partie, nous avons évalué l'association d'un nouveau biomarqueur avec les facteurs de risque coronarien chez des patients déprimés unipolaires (cohorte METADAP, n= 893) et chez des sujets sains contrôles (cohorte VARIETE, n= 469). Il s'agit du Vascular Endothelial Growth Factor (VEGF), un facteur de croissance aux propriétés angiogéniques et neurogéniques qui est augmenté en contexte coronarien en population générale mais non évalué chez les patients déprimés unipolaires. Nous avons observé que le taux de VEGF plasmatique est associé à 2 facteurs de risque coronarien (âge et cholestérol total) spécifiquement chez les sujets sains mais qu'il ne l'est pas chez les sujets déprimés unipolaires.Dans la troisième partie, à partir des cohortes METADAP et VARIETE, nous avons montré que les taux de VEGF plasmatique étaient diminués chez les patients déprimés unipolaires en comparaison avec des contrôles sains (66(38.3) pg/mL vs 83.2(49.2) pg/mL, p<0.0001) et que ces taux restaient bas même chez les patients en rémission après traitement antidépresseur.En conclusion, Les patients déprimés ont des taux plasmatiques diminués de VEGF. Chez les patients déprimés unipolaires ces taux plasmatiques sont moins associés aux facteurs de risque coronarien que chez les sujets sains. L'augmentation des taux de VEGF chez les patients déprimés unipolaires pourrait donc être une nouvelle piste thérapeutique à explorer.Patients with Depressive Disorder have up to 60% increased coronary morbidity and increased mortality after a coronary event. To better understand these associations, we explored coronary risk factors as well as some biological correlates of this association.In a first part, by carrying out a meta-analysis, we evaluated the prevalence of coronary risk factors (sex, age, systolic blood pressure, smoking, cholesterol, diabetes) in patients with mental disorders (n= 963) compared to controls (n=1681). Our results show a 4.8-fold increase in the risk of diabetes, and a 1.9-fold increase in the risk of smoking and a decrease in HDL cholesterol in patients with mental disorders compared to controls.In a second part, we evaluated the association of a new biomarker with coronary risk factors in unipolar depressed patients (METADAP cohort, n= 893) and in healthy control subjects (VARIETE cohort, n= 469). This is Vascular Endothelial Growth Factor (VEGF), a growth factor with angiogenic and neurogenic properties which is increased in a coronary context in the general population but not evaluated in unipolar depressed patients. We observed that the plasma VEGF level is associated with 2 coronary risk factors (age and total cholesterol) specifically in healthy subjects but not in unipolar depressed subjects.In the third part, from the METADAP and VARIETE cohorts, we showed that plasma VEGF levels were reduced in unipolar depressed patients compared to healthy controls (66(38.3) pg/mL vs 83.2(49.2) pg/ mL, p<0.0001) and that these levels remained low even in patients in remission after antidepressant treatment.In conclusion, depressed patients have decreased plasma levels of VEGF. In unipolar depressed patients these plasma levels are less associated with coronary risk factors than in healthy subjects. Increasing VEGF levels in unipolar depressed patients could therefore be a new therapeutic avenue to explore
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