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    Quantifier l'influence totale de la famille d'origine sur le devenir scolaire et professionnel des individus

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    Les travaux visant à mesurer l’influence familiale sur les parcours scolaires et professionnels reposent principalement sur des données relatives à un individu et ses ascendants. Celles-ci réduisent l’influence du milieu familial à l’effet des caractéristiques mesurées dans les enquêtes, tels le diplôme et la profession de chacun des deux parents. La part de variance expliquée par ces variables fournit une estimation basse et biaisée de l’influence de la famille d’origine, réduite à ces seules variables explicatives : elle ignore l’impact éventuel des aspects familiaux inobservés ou inobservables. Cet article s’affranchit de cette limite en s’inscrivant dans la tradition des modèles de fratrie (sibling models). Il utilise les données sur les différents membres d’une fratrie disponibles dans deux enquêtes : l’enquête sur la formation et la qualification professionnelle (FQP) de l’Insee (2003) et l’enquête sur le niveau intellectuel des enfants d’âge scolaire de l’Ined (1965). Observer et modéliser les parcours d’individus ayant connu une socialisation familiale similaire permet de prendre en compte toutes les formes de transmission communes aux frères et soeurs. L’influence familiale est ainsi considérée au sens large en tant qu’effet de l’ensemble du milieu social d’origine. Dans la mesure où elle amène les parcours des membres de la fratrie à se ressembler, nous la qualifions de «cohésive » . Les données de l’enquête FQP montrent que l’influence familiale cohésive explique la moitié de la variabilité des niveaux d’éducation entre individus, et un tiers de la variabilité des niveaux de profession. Au sein de la part relevant de l’influence familiale cohésive, la moitié seulement est expliquée par les caractéristiques du milieu familial observées dans l’enquête. Par ailleurs, l’influence familiale est plus forte pour les paires fraternelles de même sexe, lorsque l’écart d’âge entre frères et soeurs est limité, ou que les diplômes des parents sont plus homogènes.Boutchénik Béatrice, Coron Clotilde, Grobon Sébastien, Goffette Céline, Vallet Louis-André. Quantifier l'influence totale de la famille d'origine sur le devenir scolaire et professionnel des individus. In: Economie et statistique, n°477, 2015. pp. 5-23

    Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis

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    The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed

    Quantifier les inégalités salariales. La sophistication de la mesure, au risque de la justification des inégalités ?

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    International audienceLes obligations des entreprises françaises en matière d’égalité professionnelle ont récemment fait l’objet d’un important renforcement, notamment en ce qui concerne l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, avec la promulgation de la loi de 2006 sur la réduction de l’écart salarial. Le sujet de l’égalité salariale est propice à la quantification. Pour autant, les outils de quantification mobilisés par les entreprises peuvent être insuffisants pour analyser en profondeur l’écart salarial et identifier des leviers d’action. En partant du cas d’une grande entreprise française pourtant relativement outillée sur le sujet, nous montrons que la profusion des indicateurs, si elle permet de diagnostiquer les inégalités, à la fois aux yeux des syndicats et de la direction, ne permet pas totalement de comprendre les causes de l’écart salarial ou ses différentes composantes. Elle peine donc à mettre en place les leviers pour le réduire. L’introduction d’une méthodologie plus sophistiquée visait à faciliter l’identification de ces leviers, mais a surtout eu comme conséquence un risque de justification des inégalités salariales

    La charge de travail des cadres : d’une typologie à une compréhension systémique

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    International audienceManagers’ workload is a well-documented topic: the literature underlines, among other things, the intensification of managers’ workload as well as the effects of restructuring and other changes on this intensification. A case study conducted in a company that has gone through restructuring and is faced with the threat of open competition, and is also characterized by a corporatist model illustrates these aspects and goes deeper into the analysis. An initial descriptive and quantitative analysis shows that workload, and notably ‘uninteresting work, increase when managers move up the hierarchy, an observation that can seem surprising. An in-depth analysis mixing quantitative and qualitative methods within the theoretical framework of the strategic analysis of organizations makes it possible to show that workload is the result of various factors. These can be linked to the opening up of competition and the implementation of a constraining reporting system, as well as the strategies put in place by the actors themselves to manage their work, according to their resources and their role in the system. A typology allows us to identify four groups of managers characterized by homogenous perceptions and strategies concerning their workload. The strategic analysis of organizations allows us to better understand these strategies. Finally, this study underlines the systemic structuring of managers’ workloads and the usefulness of a mixed-method design to study it.La charge de travail des cadres constitue un phénomène bien documenté : la littérature souligne ainsi l’intensification du travail des cadres et les effets des réorganisations sur cette intensification. Une étude de cas combinant approches quantitative et qualitative et mobilisant l’analyse systémique des organisations permet ici de montrer en quoi la charge de travail est le fruit de facteurs exogènes mais aussi des stratégies mises en place par les acteurs pour gérer leur travail. Une typologie conduit ainsi à identifier quatre stratégies, que l’on peut comprendre à l’aune du système de l’établissement. Finalement, cette enquête souligne la structuration systémique de la charge de travail et l’intérêt d’une méthodologie mixte pour l’appréhender

    Les indicateurs chiffrés, au service de l’égalité salariale ?

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    International audienc

    Measuring the gender pay gap: the complexity of HR metrics

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    International audiencePurposeThe literature on HR metrics does not address the political issues that surround the definition and interpretation of these metrics. However, the need for agreement about HR metrics between different stakeholders is underlined by the framework of the sociology of quantification. This research aims to complement the literature on HR metrics by studying the process of defining and interpreting appropriate HR metrics, focusing on the example of the gender pay gap.Design/methodology/approachA case study with interviews and participant observation is conducted on a French company.FindingsThe results show that HR metrics are essential to prove the existence of inequalities. However, there are disagreements between management, unions and gender equality referents concerning appropriate HR metrics and their use.Originality/valueContrary to the literature on the subject, which remains predominantly positivist and normative, this article sheds light on the political issues surrounding the definition and use of HR metrics and shows the importance of involving a range of actors (managers, unions and employees) in the entire process

    L’appropriation, les effets et l’évolution des politiques d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans les grandes entreprises : combiner les approches qualitative et quantitative pour appréhender ces politiques

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    This thesis, written while working under a CIFRE contract, studies the construction, the implementation and the effects of the gender equality policy at Orange. Using the appropriative perspective of management tools enriched by the concept of institutional logics, this work is based on various data, in particular: interviews, HR data, observations, internal documents. We show that the coexistence of various conceptions of gender equality within the company strongly affects the implementation of the gender equality policy within the entities, but also its construction, for both the collective bargaining agreement and the non-negotiated policy. The joint analysis of the implementation and of the effects of the policy, made possible by a mixed-method design, allows us to understand the quantifiable effects (or the absence of quantifiable effects) of a measure according to the way it is implemented within the entities. We underline the specificities of the collective bargaining about gender equality, notably due to the fact that gender equality cuts across various HR processes. Finally, we show the importance of the coexistence and articulation of the collective bargaining agreement and non-negotiated gender equality policy.Réalisée dans le cadre d’un contrat CIFRE, cette thèse étudie la construction, l’appropriation et les effets de la politique d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes chez Orange. Mobilisant la perspective appropriative des dispositifs de gestion enrichie par le concept de logiques institutionnelles, ce travail repose sur un matériau riche et varié : entretiens, données RH, séquences d’observation, documents internes, notamment. Nous montrons que la coexistence de plusieurs conceptions de l’égalité professionnelle au sein de l’entreprise structure fortement l’application de la politique au niveau local, mais également sa construction, qu’il s’agisse de l’accord d’entreprise ou de la politique non négociée. L’analyse conjointe de l’application de la politique et de ses effets, permise par la combinaison de matériaux et de méthodes qualitatifs et quantitatifs, nous donne de plus l’opportunité de comprendre les effets quantifiables (ou l’absence d’effets quantifiables) d’une mesure à l’aune de la manière dont elle est appliquée au niveau local. Nous mettons enfin en exergue les spécificités de la négociation sur l’égalité professionnelle par rapport à d’autres négociations, dues notamment à la transversalité de l’égalité professionnelle à de nombreux processus RH ; et nous soulignons l’importance de la coexistence et de l’articulation de l’accord d’entreprise et de la politique non négociée sur l’égalité professionnelle

    Big Data et pratiques de GRH

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    National audienceLe Big Data constitue un phénomène qui irrigue aujourd’hui nombre de domaines : marketing, biologie, justice… La définition commune du Big Data, issue du rapport de Gartner de 2001, se fonde essentiellement sur les caractéristiques des données mobilisées : volume, hétérogénéité des sources et du degré de structuration, mise à jour en temps réel des données… Cette définition peut sembler restrictive, mais d’autres définitions plus récentes et plus englobantes permettent d’identifier quelques dispositifs introduisant du Big Data dans les RH. En mobilisant les notions de dispositifs et de pratiques de GRH, et en nous centrant sur trois dispositifs mobilisant des données en RH, nous cherchons à qualifier les objectifs de modification de pratiques de GRH portés par les dispositifs de Big Data RH, autour de la personnalisation et de la prédiction
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