126 research outputs found

    Allocation universelle et transferts "ELIE": de la divergence à la compatibilité ?

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    La version française de ce chapitre (auteur: Claude Gamel/GREQAM) est disponible sur ce site ("Pré-publication, document de travail" hal-shs 00325693). Un autre "document de travail" (Claude Gamel/GREQAM) plus ancien, préparatoire et en français, porte sur le même sujet (hal-shs 00352466).International audienceVan Parijs (1995) with basic income and Kolm (2005) with ELIE transfers have both revisited the ethical foundations and the redistributive patterns of the tax system. Despite being formally close, both propositions diverge because the financing of basic income is not really guaranteed and the treatment by ELIE transfers of "eccentric productive people" who choose not to work is not obvious. Both projects remain nevertheless compatible: from a philosohical point of view, Van Parijs tries to equalise individuals' "external endowments", while Kolm exploits only their "internal endowments"; from an economic point of view, TECIE transfers which would be based on "external endowments" could thus complete ELIE transfers stemmeing from "internal endowments". The first examination of this "hybridisation" provides the framework of our conclusion.Van Parijs (1995) and Kolm (2005) étudient les fondements éthico-philosophiques de lafiscalité et de la redistribution des revenus à travers les projets apparemment prochesd’allocation universelle et de transferts ELIE. En fait, les deux propositions divergent enraison de modalités plus ou moins crédibles de financement et du traitement très dissemblabledes « excentriques productifs » qui choisissent de ne pas travailler. Les deux projetsrestent néanmoins compatibles : du point de vue philosophique, Van Parijs essaie d’égaliserles « dotations externes » des individus, alors que Kolm n’exploite que leurs « dotationsinternes » ; du point de vue économique, des transferts TECIE fondés sur les « dotationsexternes » pourraient ainsi venir compléter les transferts ELIE issus des « dotations internes ». Un premier examen de cette « hybridation » est l’objet de notre conclusion

    Gamel (Claude) Economie de la justice sociale, Repères éthiques du capitalisme

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    Poulat Emile. Gamel (Claude) Economie de la justice sociale, Repères éthiques du capitalisme. In: Archives de sciences sociales des religions, n°82, 1993. p. 324

    Pourquoi la théorie de la macrojustice mérite-t-elle qu'on en débatte ?

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    Une version partielle et en français de ce chapitre (auteur: Claude Gamel/GREQAM) est disponible sur le site ("Pré-publication-document de travail": hal-shs 00352446).International audienceIn this introductory chapter, we give a subjective account of the content of Kolm's book "Macrojustice" (2005) that gave rise to the idea of organising in 2006 a round table where this book was discussed by different authors coming from a large variety of horizons: philosophers, economists, econometricans. We leave Serge-Christophe Kolm the task of presenting his theory in the first part of this book. Macrojustice is concerned about social justice proposing a comprehensive redistributive scheme. Of course, any distributive proposal always raises questions at the ethical, theoretical and practical levels. The questions are at the core of the discussions that are presented in this book, which is designed as a forum for multidisciplinary exchange

    Justice sociale: Sen contre Hayek face à Rawls.Le libéralisme contractualiste a contrario consolidé.

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    Concerning social justice, Hayek and Sen use methods which are unexpectedly close enough, when compared to Rawlsian contractualism (Gamel [2013]). They also exploit classical “markers” of the liberal thought (Adam Smith’s works, the role of the market, the recourse to the law), but they make of them various and even opposed uses. This second paradox leads to questioning the pragmatism of their respective approaches (“evolutionist” according to the former and “comparative” according to the latter), which provides Rawls’ non pragmatic “contractualism” with an a contrario argument. That non pragmatic approach is the philosophical basis of an “economics of liberal egalitarianism”.Sur la justice sociale, Hayek et Sen font preuve d’une proximité méthodologique inattendue, en se démarquant l’un et l’autre du contractualisme rawlsien (Gamel [2013]). Ils exploitent aussi des « marqueurs » classiques de la pensée libérale (l’œuvre d’Adam Smith, le rôle du marché, le recours au droit), mais en font des usages différents, voire opposés. Ce second paradoxe met en cause le pragmatisme de leur démarche (« évolutionniste » pour le premier, « comparatiste » pour le second), ce qui consolide a contrario l’approche « contractualiste » non pragmatique de Rawls, socle philosophique d’une « économie de l’égalitarisme libéral »

    Justice sociale: Sen contre Hayek face à Rawls.Le libéralisme contractualiste a contrario consolidé.

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    International audienceConcerning social justice, Hayek and Sen use methods which are unexpectedly close enough, when compared to Rawlsian contractualism (Gamel [2013]). They also exploit classical “markers” of the liberal thought (Adam Smith’s works, the role of the market, the recourse to the law), but they make of them various and even opposed uses. This second paradox leads to questioning the pragmatism of their respective approaches (“evolutionist” according to the former and “comparative” according to the latter), which provides Rawls’ non pragmatic “contractualism” with an a contrario argument. That non pragmatic approach is the philosophical basis of an “economics of liberal egalitarianism”.Sur la justice sociale, Hayek et Sen font preuve d’une proximité méthodologique inattendue, en se démarquant l’un et l’autre du contractualisme rawlsien (Gamel [2013]). Ils exploitent aussi des « marqueurs » classiques de la pensée libérale (l’œuvre d’Adam Smith, le rôle du marché, le recours au droit), mais en font des usages différents, voire opposés. Ce second paradoxe met en cause le pragmatisme de leur démarche (« évolutionniste » pour le premier, « comparatiste » pour le second), ce qui consolide a contrario l’approche « contractualiste » non pragmatique de Rawls, socle philosophique d’une « économie de l’égalitarisme libéral »

    日本とフランスにおけるリベラリズムについての対話 ─ 許容可能なリベラリズムについての概要と自由の原則.

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    International audienceLe 17 janvier 2022, Gilles Campagnolo, directeur de recherches CNRS en philosophie économique à la Sorbonne, alors en poste à l’Institut Français de Recherches sur le Japon à la Maison franco-japonaise, invitait les économistes Claude Gamel, professeur à l’Université d’Aix-Marseille, et Tsutomu Hashimoto, professeur à l’Université du Hokkaïdo à Sapporo, à dialoguer à l’occasion de la sortie de leurs ouvrages respectifs : ils y traitaient principes et formes durables d’un libéralisme économique adapté à l’époque présente de crise(s). L’ouvrage de Claude Gamel a été primé en 2021 par l’Académie des Sciences morales et politiques ; celui de Tsutomu Hashimoto paraîtra bientôt en traduction anglaise.En France comme au Japon, qualifier le « libéralisme » de « durable » s’entend comme l’adaptation aux impératifs actuels de l’acception économique du terme, à savoir la confiance dans les effets bénéfiques de l’initiative individuelle libre et responsable (jiko sekinin) ainsi que le déploiement non entravé des forces productives innovatrices. Le cadre indispensable pour que l’action individuelle intègre les conséquences exogènes de son exercice tient à la fois à une concurrence régulée par l’effet d’une législation adéquate et au libre jeu de la volonté des agents. Agent en position socio-économique et citoyen dans un cadre démocratique sont censés aller de pair selon les principes énoncés en leur temps par Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville ou encore Frédéric Bastiat, par exemple, côté français, et ceux présentés, reçus, adaptés et adoptés au Japon, par Fukuzawa Yukichi et bien d’autres introducteurs de la pensée libérale française ou anglaise (celles de John Stuart Mill ou Herbert Spencer, notamment) sous la restauration Meiji

    日本とフランスにおけるリベラリズムについての対話 ─ 許容可能なリベラリズムについての概要と自由の原則.

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    International audienceLe 17 janvier 2022, Gilles Campagnolo, directeur de recherches CNRS en philosophie économique à la Sorbonne, alors en poste à l’Institut Français de Recherches sur le Japon à la Maison franco-japonaise, invitait les économistes Claude Gamel, professeur à l’Université d’Aix-Marseille, et Tsutomu Hashimoto, professeur à l’Université du Hokkaïdo à Sapporo, à dialoguer à l’occasion de la sortie de leurs ouvrages respectifs : ils y traitaient principes et formes durables d’un libéralisme économique adapté à l’époque présente de crise(s). L’ouvrage de Claude Gamel a été primé en 2021 par l’Académie des Sciences morales et politiques ; celui de Tsutomu Hashimoto paraîtra bientôt en traduction anglaise.En France comme au Japon, qualifier le « libéralisme » de « durable » s’entend comme l’adaptation aux impératifs actuels de l’acception économique du terme, à savoir la confiance dans les effets bénéfiques de l’initiative individuelle libre et responsable (jiko sekinin) ainsi que le déploiement non entravé des forces productives innovatrices. Le cadre indispensable pour que l’action individuelle intègre les conséquences exogènes de son exercice tient à la fois à une concurrence régulée par l’effet d’une législation adéquate et au libre jeu de la volonté des agents. Agent en position socio-économique et citoyen dans un cadre démocratique sont censés aller de pair selon les principes énoncés en leur temps par Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville ou encore Frédéric Bastiat, par exemple, côté français, et ceux présentés, reçus, adaptés et adoptés au Japon, par Fukuzawa Yukichi et bien d’autres introducteurs de la pensée libérale française ou anglaise (celles de John Stuart Mill ou Herbert Spencer, notamment) sous la restauration Meiji

    The Tradeoff Between Growth and Redistribution: ELIE in an Overlapping Generations Model

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    The ELIE scheme of Kolm taxes labour capacities instead of labour income in order to circumvent the distortionary effect of taxation on labour supply. Still, Kolm does not study the impact of ELIE on human capital formation and investment. In this paper, we build an overlapping generations (OLG) model with heterogenous agents and endogenous growth driven by investment in human capital. We study the effect of ELIE on education investment and other aggregate economic variables. Calibrating the model to French data, we highlight a tradeoff between growth and redistribution. With a perfect credit market, ELIE is successful in reducing inequalities and poverty, but it is at the expense of lower investment in education and slower growth. In an economy with an imperfect credit market where individuals cannot borrow to educate, the tradeoff between growth and redistribution is not overturned but is less severe. However, it is possible to overturn completely that trade-off simply by changing the base of taxation for the young generation which is equivalent to subsidising education.Education, Growth, Redistribution, Kolm

    Postface: Que faire de "l'approche par les capacités" ? Pour une lecture "rawlsienne" de l'apport de Sen.

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    Une version "Pré-publication, Document de travail" de cet article (auteur: Claude Gamel/GREQAM) est disponible sur le site (halshs-00519630).National audienceAmartya Sen’s « capability approach » makes strong consensus among theorists and practitioners of social sciences. Nevertheless it seems that general consistency of this approach is not self-evident and that all public policies it may justify are not well ordered. Therefore we justify the idea that Sen’s uncontestable contribution – the substitution of “capabilities” to “resources” - would be more fruitful and more valued, if it were left “embedded” in the general and hierarchized framework of John Rawls’ theory of justice. As a consequence, we can wonder whether the basic distinction, that Sen recently suggested, between “transcendental” and “comparative” approaches of social justice is useful, whereas that distinction makes his criticism against “rawlsian” theory even more radical.« L’approche par les capacités » d’Amartya Sen fait consensus auprès des théoriciens et praticiens de toutes les sciences sociales, en dépit, semble-t-il, d’un problème de cohérence d’ensemble de cette approche et d’un problème d’applicabilité des politiques publiques qu’elle suscite. C’est pourquoi nous défendons l’idée que l’apport incontestable de Sen – le passage des « ressources » aux « capacités » - serait bien plus fécond et mieux valorisé en restant « encastré » dans le cadre général et hiérarchisé de la théorie de la justice de John Rawls. De ce fait, il est permis de douter de la pertinence du clivage fondamental, récemment proposé par Sen, entre les conceptions « transcendantale » et «comparative» de la justice sociale, clivage qui le pousse à radicaliser encore sa critique de la théorie rawlsienne

    Les théories de la justice sociale vues par un économiste. De "l'économie du bien-être" au "post-welfarisme" contemporain

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    Une version "Pré-publication/Document de travail" de cet article (auteur:Claude Gamel/AMSE) est disponible sur le site (halshs-00793457).International audienceConcerning theories of justice, law and economics seem to advance along divergent lines: whereas the jurist does not argue any longer for what is “just” nor does he cares about the aim of the law, the economist again gives attention to questions of justice, which is one important subject of “economic philosophy”. For a long time the debate about “old” and “new” welfare economics gave the analysis a “welfarist” orientation (I); in this paper we also glance over the main research fields explored nowadays by the economist, all of them being identified with its specific methodological approach: Rawls’ “contractualism” gives access to the first “post-welfarist” field, which has renewed normative economics (II). In such a favorable context, Hayek’s “evolutionism” receives more attention as a “non welfarist” theory which otherwise could have remained at the margin of the economic thought (III). Lastly, Sen’s “comparatism” has become a second “post-welfarist” theory which insists on his complete autonomy towards the first one (IV). Each of these four economics-based approaches can of course be prolonged up to the domain of law.A l’égard des théories de la justice, le droit et l’économie semblent évoluer de manière divergente : alors que la recherche de ce qui est « juste » n’appartient plus à l’argumentation du juriste, ni à la finalité du droit, l’économiste s’est réapproprié l’examen des questions de justice, thème central de la « philosophie économique ». Le débat entre « ancienne » et « nouvelle » économie du bien-être a longtemps donné une orientation « welfariste » à sa réflexion (I) ; le présent texte présente un aperçu de l’éventail des principales pistes aujourd’hui explorées, lesquelles s’identifient chacune à une approche méthodologique spécifique : le « contractualisme » de Rawls a ouvert une première piste « post-welfariste » (II), qui a renouvelé l’économie normative. Dans un tel contexte, « l’évolutionnisme » de Hayek, théorie « non-welfariste » restée longtemps marginalisée, a aussi pu bénéficier d’une audience accrue (III). Enfin, plus récemment, le « comparatisme » de Sen constitue une seconde théorie « post-welfariste », qui revendique sa complète autonomie par rapport à la première (IV). Chacune de ces quatre approches de l’économie a évidemment des prolongements dans le domaine du droit
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