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    De la culture orale à la production écrite : littératures africaines

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    On parle assez souvent de Littérature africaine sans que ce terme ait reçu une définition précise. Que faut–il entendre par littérature(s) africaine(s) ? Ne faut-il voir dans cette notion que les productions écrites des auteurs africains et africanistes ? Ou faut-il prendre en compte la littérature orale, et si oui comment la définir ? La littérature africaine n’est-elle pas plutôt la somme des productions à la fois orales et écrites, envisagées comme formes d’expression d’une culture orale qui a subi l’influence des autres cultures?Cet ancrage double de la littérature africaine moderne incite le chercheur à effectuer un mouvement de va et vient constant entre ce qu’on peut qualifier de sources d’inspiration et les productions littéraires écrites. C’est à ce niveau qu’intervient la notion d’entre-deux ou d’hétéroglossie qui présuppose la prise en compte de la dimension esthétique de l’interlangue.Le champ de réflexion ainsi défini n’implique pas seulement le texte littéraire, il englobe aussi la pluralité des discours dans leur confrontation. Réunissant quatorze contributions, Semen 18 vous propose une étude approfondie de toutes les questions se rapportant au mode l’expression d’une culture et de ses représentations. En abordant la problématique des littératures africaines, cette étude, menée par de grands spécialistes en ce domaine, apporte des réponses qui permettent de saisir à la fois la dimension sociale, idéologique et poétique des discours littéraires africains

    De la culture orale à la production écrite : littératures africaines

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    On parle assez souvent de Littérature africaine sans que ce terme ait reçu une définition précise. Que faut–il entendre par littérature(s) africaine(s) ? Ne faut-il voir dans cette notion que les productions écrites des auteurs africains et africanistes ? Ou faut-il prendre en compte la littérature orale, et si oui comment la définir ? La littérature africaine n’est-elle pas plutôt la somme des productions à la fois orales et écrites, envisagées comme formes d’expression d’une culture orale qui a subi l’influence des autres cultures?Cet ancrage double de la littérature africaine moderne incite le chercheur à effectuer un mouvement de va et vient constant entre ce qu’on peut qualifier de sources d’inspiration et les productions littéraires écrites. C’est à ce niveau qu’intervient la notion d’entre-deux ou d’hétéroglossie qui présuppose la prise en compte de la dimension esthétique de l’interlangue.Le champ de réflexion ainsi défini n’implique pas seulement le texte littéraire, il englobe aussi la pluralité des discours dans leur confrontation. Réunissant quatorze contributions, Semen 18 vous propose une étude approfondie de toutes les questions se rapportant au mode l’expression d’une culture et de ses représentations. En abordant la problématique des littératures africaines, cette étude, menée par de grands spécialistes en ce domaine, apporte des réponses qui permettent de saisir à la fois la dimension sociale, idéologique et poétique des discours littéraires africains

    Discours d’Afrique

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    L’Afrique a connu la traite des noirs, la colonisation, les indépendances, la mondialisation. Aujourd’hui les représentations des peuples africains ont considérablement évolué. En prenant en compte toutes les vicissitudes historiques qui ont marqué le continent, on peut se demander comment une identité si gravement menacée ou déformée se manifeste dans le discours africain postérieur à la décolonisation. En déplaçant la problématique de l’identité telle qu’elle est posée en sciences humaines et sociales d’une part et dans les études littéraires d’autre part, et en articulant systématiquement cette problématique à celles du discours, les contributions ici rassemblées ont abordé la question des identités africaines sous l’angle de formes rhétoriques propres repérables dans le discours (politique, médiatique ou quotidien) ainsi que sous l’angle d’une revendication identitaire d’ordre ethnique, politique ou corporatif qui prend la forme écrite ou orale sur différentes scènes. Les réflexions sur la problématique d’une identité africaine fragmentée et mouvante contenues dans cet ouvrage sont nourries par les contributions de spécialistes de plusieurs domaines étudiés dans le cadre interdisciplinaire de la première manifestation scientifique internationale organisée par le Réseau de recherche Discours d’Afrique

    The enunciative scenographies in the literary discourse of French-speaking Africa : the novels of Diome, Miano and Mukasonga

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    Dans une perspective pluridisciplinaire (croisant les acquis de la pragmatique, de la théorie de la reconnaissance et de l’analyse du discours) cette thèse analyse les scénographies énonciatives à l’œuvre dans le discours romanesque de Diome, Miano et Mukasonga. Pour ce faire, ces scénographies sont envisagées du point de vue, à la fois, micro-énonciatif (à l’échelle des interactions mises en scène dans les textes) et macro-énonciatif (à l’échelle de la scénographie globale des textes du corpus). L’objectif d’une telle démarche est d’élaborer un cadre théorique à même de cerner le processus de communication tant sociale que littéraire. À cet effet, avant de porter la réflexion sur la manière dont les auteures scénographient l’acte d’écriture lui-même dans leurs textes, l’accent est mis, dans un premier temps, sur la scénographie des interactions sociales que l’on y trouve. Dans un deuxième temps, il est mis sur la scénographie des œuvres du corpus elles-mêmes. C’est donc à l’échelle de l’œuvre tout en entière que la question de la communication est, en dernier ressort, envisagée. À ce niveau, l’on analyse les interactions entre les auteures et les acteurs du champ littéraire en termes de postures énonciatives. Pour ce faire, l’on a pris le parti d’envisager la littérature comme un phénomène dialogique qui met en contact plusieurs instances énonciatives en relation actuelle. Ainsi, analysant le dispositif interlocutif de l’œuvre de Diome, Miano et Mukasonga, l’on a mis en évidence le rapport problématique qu’elles entretiennent avec certains acteurs du champ littéraire. Il s’est avéré que c’est ce rapport dominé par la tension qui les amène à faire de leurs œuvres le lieu de la mise en scène de l’acte d’écriture mais aussi de la critique des institutions de la vie littéraire. Cela les conduit à adopter une posture de locuteur total endossant à la fois le rôle d’auteur, de lecteur, de critique et de théoricien de la littérature et de l’art.From a multidisciplinary perspective (crossing the achievements of pragmatic, recognition theory and discourse analysis) this thesis analyzes the enunciative scenographies at work in the novelistic discourse of Diome, Miano and Mukasonga. To do this, these scenographies are considered from the point of view of both micro-enunciative (on the scale of the interactions staged in the texts) and macro-enunciative (on the scale of the overall scenography of the texts of the corpus). The objective of such an approach is to develop a theoretical framework capable of identifying the process of both social and literary communication. To this end, before reflecting on the way in which the authors scenograph the act of writing itself in their texts, the accent is placed, initially, on the scenography of the social interactions that we find there. In a second step, it is put on the scenography of the works of the corpus themselves. It is therefore at the scale of the work as a whole that the question of communication is, in the last resort, considered. At this level, we analyze the interactions between authors and actors in the literary field in terms of enunciative postures. To do this, we have decided to consider literature as a dialogical phenomenon that puts in contact several enunciative instances in current relationship. Thus, analyzing the interlocutory device of the work of Diome, Miano and Mukasonga, we have highlighted the problematic relationship they have with certain actors in the literary field. It turned out that it is this relationship dominated by tension that leads them to make their works the place of the staging of the act of writing but also of the criticism of the institutions of literary life. This leads them to adopt a posture of total speaker taking on the role of author, reader, critic and theoretician of literature and art

    Discours d’Afrique

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    L’Afrique a connu la traite des noirs, la colonisation, les indépendances, la mondialisation. Aujourd’hui les représentations des peuples africains ont considérablement évolué. En prenant en compte toutes les vicissitudes historiques qui ont marqué le continent, on peut se demander comment une identité si gravement menacée ou déformée se manifeste dans le discours africain postérieur à la décolonisation. En déplaçant la problématique de l’identité telle qu’elle est posée en sciences humaines et sociales d’une part et dans les études littéraires d’autre part, et en articulant systématiquement cette problématique à celles du discours, les contributions ici rassemblées ont abordé la question des identités africaines sous l’angle de formes rhétoriques propres repérables dans le discours (politique, médiatique ou quotidien) ainsi que sous l’angle d’une revendication identitaire d’ordre ethnique, politique ou corporatif qui prend la forme écrite ou orale sur différentes scènes. Les réflexions sur la problématique d’une identité africaine fragmentée et mouvante contenues dans cet ouvrage sont nourries par les contributions de spécialistes de plusieurs domaines étudiés dans le cadre interdisciplinaire de la première manifestation scientifique internationale organisée par le Réseau de recherche Discours d’Afrique

    Discours d’Afrique

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    L’Afrique a connu la traite des noirs, la colonisation, les indépendances, la mondialisation. Aujourd’hui les représentations des peuples africains ont considérablement évolué. En prenant en compte toutes les vicissitudes historiques qui ont marqué le continent, on peut se demander comment une identité si gravement menacée ou déformée se manifeste dans le discours africain postérieur à la décolonisation. En déplaçant la problématique de l’identité telle qu’elle est posée en sciences humaines et sociales d’une part et dans les études littéraires d’autre part, et en articulant systématiquement cette problématique à celles du discours, les contributions ici rassemblées ont abordé la question des identités africaines sous l’angle de formes rhétoriques propres repérables dans le discours (politique, médiatique ou quotidien) ainsi que sous l’angle d’une revendication identitaire d’ordre ethnique, politique ou corporatif qui prend la forme écrite ou orale sur différentes scènes. Les réflexions sur la problématique d’une identité africaine fragmentée et mouvante contenues dans cet ouvrage sont nourries par les contributions de spécialistes de plusieurs domaines étudiés dans le cadre interdisciplinaire de la première manifestation scientifique internationale organisée par le Réseau de recherche Discours d’Afrique

    The satirical press in francophone Africa : analysis of discursive and iconotextual practices in eight West African satirical newspapers

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    Cette Thèse se propose d'explorer en profondeur la presse satirique en Afrique de l'Ouest francophone, en se concentrant sur les pratiques socio-discursives et icono-textuelles. Notre intérêt pour cette recherche est renforcé par l'importance croissante de la satire comme moyen d'expression et de critique sociale et politique. L'étude de la presse satirique présente un grand intérêt car elle permet de saisir les dynamiques sociopolitiques et culturelles locales, ainsi que les modalités d'expression de l'humour et de la critique dans des contextes multilingues et multiculturels. Elle offre également une perspective sur la manière dont les médias satiriques influencent et reflètent l'opinion publique. Pour appréhender les pratiques socio-discursives et icono-textuelles, la méthodologie adoptée repose sur une analyse comparative d'un corpus composé de huit journaux satiriques : Le Lynx, Bingo!, Gbich!, L’Eléphant déchaîné, Journal du jeudi, Sika’a, Le Déchaîné du jeudi et le P’tit railleur sénégalais. Le cadre théorique mobilise les outils de l'analyse du discours, de la sociolinguistique et de la sémiotique. Les analyses ont révélé l'importance des sujets de politique nationale sur les premières pages des journaux étudiés. De plus, la mixité langagière, entre le français et les langues africaines, est un vecteur puissant d'expression de l'humour et de la satire. Cette Thèse a également mis en évidence des singularités stylistiques parmi les différents journaux, telles que la violence verbale ou l'utilisation de formes nominales d'adresse en langues locales dans le journal Bingo. En outre, les visées critiques et satiriques de la caricature et des pratiques photographiques sont apparues comme des éléments clés. La présence de personnages fictifs dans la caricature et la bande dessinée souligne également la richesse créative de ces médias. L’étude contribue ainsi à une meilleure compréhension des spécificités de la presse satirique en Afrique francophone, en mettant en lumière la diversité des pratiques et des expressions satiriquesThis thesis aims to deeply explore the satirical press in francophone West Africa, focusing on socio-discursive and icono-textual practices. Our interest in this research is reinforced by the growing importance of satire as a means of social and political expression and critique. Studying the satirical press is of great interest as it allows for an understanding of local sociopolitical and cultural dynamics, as well as the modes of expression of humour and critique in multilingual and multicultural contexts. It also offers a perspective on how satirical media influence and reflect public opinion. To understand the socio-discursive and iconotextual practices, the adopted methodology is based on a comparative analysis of a corpus composed of eight satirical newspapers: Le Lynx, Bingo!, Gbich!, L’Eléphant déchaîné, Journal du jeudi, Sika’a, Le Déchaîné du jeudi et le P’tit railleur sénégalais. The theoretical framework employs tools from discourse analysis, sociolinguistics, and semiotics, allowing for an in-depth understanding of the diverse journalistic and stylistic practices. The analyses revealed the importance of national political topics on the front pages of the studied newspapers; we also note that the mix of French and African languages is also used as a powerful means of expressing humour and satire. This thesis has also highlighted distinct discursive practices and stylistic singularities among the different newspapers, such as verbal violence or the use of noun forms of address in local languages in the Bingo newspaper. Additionally, the critical and satirical aims of caricature and photographic practices emerged as key elements. The presence of fictional characters in caricatures and comics also underscores the creative richness of these media. This study thus contributes to a better understanding of the specificities of the satirical press in Francophone Africa, highlighting the diversity of practices and satirical expressions in this regio

    Les fonctions de la Radiodiffusion en situation coloniale et dans la construction de l’État-nation au Sénégal : quête de légitimation, propagandes, outil éducatif et/ou de développement (1939-1976)

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    Ce travail de recherche étudie l’utilisation de la radio comme outil de commandement politique durant l’époque coloniale et instrument d’émergence et de construction de la nation sénégalaise durant les deux premières décennies post-indépendance. La radiodiffusion de masse occupe une place particulière dans l’histoire du Sénégal où elle existe depuis 1939. Son implantation s’est effectuée dans un contexte marqué par la volonté de la France d’affermir son autorité sur les populations au moment où elle subit la guerre et la défaite militaire. Mais au-delà des soucis de maintien de l’ordre colonial, la radio est également un moyen utilisé pour tenter d’imposer la culture et la civilisation françaises aux colonisés dans un dessein ouvertement assimilationniste. À l’indépendance du pays, elle acquiert une position de média dominant du fait d’un ensemble de facteurs convergents qui lui ont servi de terreau fertile. Ces facteurs tiennent à la prédominance de la civilisation de l’oralité, à l’utilisation des langues nationales, à la mise en place de programmes en rupture avec l’ère coloniale et répondant aux préoccupations locales, etc. La radio, créée au Sénégal à la fin des années 1930 par les autorités françaises pour servir la propagande coloniale, change ainsi de vocation après l’accession du territoire à la pleine autonomie en 1958 puis à l’indépendance en 1960. Elle devient un instrument aux mains des élites postcoloniales pour tenter de construire un nouvel État-Nation aux couleurs du « socialisme africain », l’idéologie officielle de l’Union progressiste sénégalaise (UPS), le parti au pouvoir. Notre étude permet de comprendre comment un tel choix a pu faire de la radio une ressource stratégique et incontournable capable d’influer sur la trajectoire du nouvel État-Nation sénégalais aux plans politique, social, économique et culturel, lui conférant un rôle inédit et sans équivalent ailleurs

    Les fonctions de la Radiodiffusion en situation coloniale et dans la construction de l’État-nation au Sénégal : quête de légitimation, propagandes, outil éducatif et/ou de développement (1939-1976)

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    Ce travail de recherche étudie l’utilisation de la radio comme outil de commandement politique durant l’époque coloniale et instrument d’émergence et de construction de la nation sénégalaise durant les deux premières décennies post-indépendance. La radiodiffusion de masse occupe une place particulière dans l’histoire du Sénégal où elle existe depuis 1939. Son implantation s’est effectuée dans un contexte marqué par la volonté de la France d’affermir son autorité sur les populations au moment où elle subit la guerre et la défaite militaire. Mais au-delà des soucis de maintien de l’ordre colonial, la radio est également un moyen utilisé pour tenter d’imposer la culture et la civilisation françaises aux colonisés dans un dessein ouvertement assimilationniste. À l’indépendance du pays, elle acquiert une position de média dominant du fait d’un ensemble de facteurs convergents qui lui ont servi de terreau fertile. Ces facteurs tiennent à la prédominance de la civilisation de l’oralité, à l’utilisation des langues nationales, à la mise en place de programmes en rupture avec l’ère coloniale et répondant aux préoccupations locales, etc. La radio, créée au Sénégal à la fin des années 1930 par les autorités françaises pour servir la propagande coloniale, change ainsi de vocation après l’accession du territoire à la pleine autonomie en 1958 puis à l’indépendance en 1960. Elle devient un instrument aux mains des élites postcoloniales pour tenter de construire un nouvel État-Nation aux couleurs du « socialisme africain », l’idéologie officielle de l’Union progressiste sénégalaise (UPS), le parti au pouvoir. Notre étude permet de comprendre comment un tel choix a pu faire de la radio une ressource stratégique et incontournable capable d’influer sur la trajectoire du nouvel État-Nation sénégalais aux plans politique, social, économique et culturel, lui conférant un rôle inédit et sans équivalent ailleurs
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