OpenEdition USR2004

OpenEdition
Not a member yet
    1435135 research outputs found

    « Comme des mecs ». Échanges entre Nixon et Kissinger sur la guerre indo-pakistanaise de 1971

    No full text
    Pendant la guerre indo-pakistanaise, les États-Unis ont lié le sort de leur allié à la crédibilité de la puissance américaine. Le président Richard Nixon et son conseiller en matière de sécurité nationale, Henry Kissinger, utilisent le langage du genre pour exprimer leur conception de la crédibilité américaine, une crédibilité construite par et à travers ce langage. En suivant une approche sensible au genre inspirée des approches féministes poststructuralistes, cet article analyse les conversations enregistrées dans lesquelles Nixon et Kissinger ont formulé des mesures politiques risquées afin de paraître « durs » ou de « se comporter comme des mecs » à l’apogée du conflit de 1971. La conception de la crédibilité de Nixon et Kissinger a produit une base extrêmement instable et dangereuse pour la conduite d’une politique étrangère qui aspirait à maintenir l’équilibre des forces entre les États-Unis et l’Union soviétique.During the India-Pakistan War, the United States linked the fate of its ally in that war to the credibility of US power. Gender provided the language in which President Richard Nixon and his national security adviser Henry Kissinger conceived of US credibility, a credibility constructed by and through clearly gendered language. Employing a gender-sensitive lens drawing on post-structural feminist analysis, this article analyzes recorded conversations in which Nixon and Kissinger allowed risk-intensive policy measures to harden into serious policy options, in order to appear “tough” and as if they were “coming off like men” [sic], at the height of the 1971 conflict. Nixon and Kissinger’s conception of US credibility produced a highly unstable, dangerous basis for conducting a foreign policy that aspired to maintain the balance of power between the US and the Soviet Union

    Les victimes de l’antisémitisme sont-elles juives ? Le traitement médiatique des attentats antisémites en France

    No full text
    Le début des années 2000 en France a été marqué par plusieurs vagues d’attentats visant différentes populations : militaires, journalistes, juifs… Cet article propose d’analyser les manières de nommer le religieux dans le traitement médiatique des attentats antisémites d’Ozar Hatorah (2012) et de l’Hyper Cacher (2015). Dans un contexte de mise en avant de la laïcité et de l’unité nationale, il s’agit de montrer comment les journalistes parlent des éléments religieux ou cultuels, et plus spécifiquement des juifs et du judaïsme, dans leurs récits des attentats.The early 2000s in France were marked by several waves of attacks targeting different populations: soldiers, journalists, Jews… This article proposes to analyse the naming of religion in the media coverage of the anti-Semitic attacks on Ozar Hatorah (2012) and the Hyper Cacher (2015). In a context of emphasis on secularism and national unity, the aim is to show how journalists talk about religious or worship-related elements, and more specifically about Jews and Judaism, in their accounts of the attacks.Los primeros años de la década de 2000 en Francia estuvieron marcados por varias oleadas de atentados dirigidos contra diferentes poblaciones: militares, periodistas, judíos… Este artículo propone analizar las formas de nombrar lo religioso en la cobertura mediática de los atentados antisemitas contra Ozar Hatorah (2012) y el Hyper Cacher (2015). En un contexto de énfasis en el laicismo y la unidad nacional, el objetivo es mostrar cómo hablan los periodistas de elementos religiosos o cultuales, y más específicamente de los judíos y el judaísmo, en sus relatos de los atentados

    Territoires d’industrie, de la difficulté d’une mise en œuvre territorialisée de la politique industrielle

    No full text
    La question de l’industrie comme vecteur de résilience aux chocs et la capacité de nos économies à (re)créer de la valeur productive, a été remise au centre des débats suite aux crises successives (économique, environnementale, sanitaire, géopolitique) que nous rencontrons depuis plusieurs années. Nous nous interrogeons dans cet article sur l’efficacité du dispositif Territoires d’Industrie en tant que politique industrielle territorialisée pour répondre aux enjeux spécifiques d’un territoire. En étudiant le cas précis de l’axe Seine, nous cherchons à comprendre les spécificités et le rôle de l’intermédiation du dispositif Territoires d’Industrie, et plus précisément les difficultés rencontrées pour territorialiser cette démarche. Nous montrerons que la question de la gouvernance est centrale dans l’efficacité du dispositif TI et que celle-ci est complexe à mettre en place pour l’axe Seine car un grand nombre d’acteurs intervient et que le dispositif a lui-même évolué depuis sa création.Classification JEL: R11, 025, 018.The question of industry as a vector of resilience to shocks and the capacity of our economies to (re)create productive value has been put back at the center of debates following the various crises (economic, environmental, health, geopolitical) that we have been experiencing in recent years. In this article, we examine the efficiency of the “Territoire d’Industrie” device as a territorialized industrial policy to respond to the specific issues faced by a territory. By studying the specific case of the Seine axis, we try to understand the specificities and the role of the intermediation of the “Territoire d’Industrie” device, and more precisely the difficulties encountered in territorializing this approach. We will explain that the question of governance is central to the effectiveness of a “Territoire d’Industrie” and that it is complex to put in place for the Seine axis because a large number of actors are involved and the system itself has evolved since its creation.JEL classification : R11, 025, 018

    Catastrophe ou présage. Causes et pronostics des séismes dans le Japon du xviie siècle

    No full text
    Dans cet article, nous examinerons comment les tremblements de terre ont été expliqués et utilisés comme support de prédictions au Japon au xviie et au début du xviiie siècle. Durant cette période, qui correspond au premier tiers de l’époque dite d’Edo 江戸 (1603‑1868), les séismes sont présentés comme des phénomènes explicables par diverses théories. Celles-ci font aussi bien intervenir des principes « physiques » issus des cosmologies confucéenne, bouddhique, voire aristotélicienne, que des récits mythiques mettant en scène les dieux locaux. Par ailleurs, le séisme continue d’être présenté comme une forme de présage, et peut à ce titre servir de support à des techniques prédictives. En observant les croisements entre ces deux regards sismologiques, nous verrons comment la cosmologie se trouve liée à des considérations morales, et les phénomènes naturels aux destinées humaines.This article looks at how earthquakes were explained and used as a basis for predictions in seventeenth- and early eighteenth-century Japan. During this period, which corresponds to the first third of the Edo period 江戸 (1603‑1868), earthquakes were presented as phenomena that could be explained by various theories. Some of these relied upon “physical” principles derived from Confucian, Buddhist and even Aristotelian cosmologies, while others were grounded on mythical accounts featuring local gods. Furthermore, earthquakes continued to be considered as a form of omen, and as such could be subject to predictive techniques. By looking at the intersections between these two seismological approaches, we will see how cosmology is linked to moral considerations, and natural phenomena to human destiny

    Le droit au voyage pour tous ! Entretien avec Mamadou Dia, « éternel migrant » et président d’Hahatay Gandiol, Sénégal

    No full text
    Mamadou Dia, originaire de Gandiol (Saint-Louis du Sénégal), voyage dans la sous-région ouest-africaine avant d’embarquer en mai 2006, à presque 23 ans, dans une pirogue en direction de l’Espagne depuis Yarakh, village de pêcheurs à Dakar. « Clandestin » durant quatre années, il raconte dans un ouvrage son périple et ses conditions de vie avant de retourner au Sénégal, à Gandiol, pour construire des projets pour et avec les jeunes de son village. En tant que président de l’ONG Hahatay de Gandiol, il se distancie des discours et pratiques du « développement » pour mettre en avant ce qu’il décrit comme de « l’autoréalisation communautaire ». Pourtant, son profil et ses actions semblent s’inscrire dans un domaine privilégié des arènes internationales du développement, à savoir la contribution des migrants de retour au développement de leur espace d’origine et par-là même, à la lutte contre l’émigration « irrégulière ». Cet entretien avec Mamadou Dia a pour objectif de questionner les paradoxes de son positionnement en tant qu’ancien migrant et acteur associatif local face aux programmes de développement dont il a pu bénéficier et qu’il a pu s’approprier. Il restitue son regard sur la réception des discours et actions des migrants de retour par les bailleurs et les organisations œuvrant à la lutte contre l’émigration clandestine, mais également par ceux encore jamais partis qui rêvent aussi de départ.Mamadou Dia, a native of Gandiol (Saint-Louis, Senegal), traveled throughout the West African sub-region before embarking in May 2006, at the age of almost 23, on a pirogue bound for Spain from Yarakh, a fishing village near Dakar. A “stowaway” (“illegal migrant”) for four years, he recounts in a book his journey and living conditions, then decides to return to Senegal, to Gandiol, to build projects for and with the young people of his village. As president of the Hahatay NGO in Gandiol, he distances himself from the rhetoric and practices of “development” to emphasize what he describes as “community self-realization.” And yet, his profile and actions seem to be in line with one of the main thrusts of the international development arena, namely the contribution of return migrants to the development of their areas of origin and, by the same token, to the fight against “irregular” emigration. The aim of this interview with Mamadou Dia is to explore the paradoxes of his positioning as a former migrant and local community player in relation to the development programs from which he has benefited and which he has been able to appropriate. He shares his views on the reception of the discourses and actions of returning migrants by donors and organizations working to combat clandestine emigration, as well as by those who have never left but may dream of leaving, too

    A “Migrantisation” of Borderwork? Emergence, Work Status, and Careers of Peer Intermediaries in Morocco’s Migration Industry: The Case of Voluntary Returns

    No full text
    This paper explores the idea of a “migrantisation” of borderwork through the case of peer intermediation in the provision of information to migrants regarding voluntary returns from Morocco. Under what conditions are people categorised as sub-Saharan migrants being employed in projects led by the International Organisation for Migration (IOM)? What are the trajectories, careers, and work status of these peer intermediaries? To what extent does peer intermediation shape social relationships and boundaries within the migration industry and migrant communities? Using ethnographic data and documentary sources collected during fieldwork in Morocco, the paper traces the emergence of peer intermediation and underlines its diversity through the in-depth study of three illustrative trajectories. It examines “migrantisation” in relation to issues of racialisation, work, and im/mobility.Cet article explore l’idée d’une « migrantisation » de la fabrique des frontières à partir du cas de l’intermédiation par les pairs de l’information en direction des migrants à propos des retours volontaires depuis le Maroc. Sous quelles conditions les « migrants subsahariens » sont-ils employés dans le cadre de projets de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ? Quelles sont les trajectoires, les carrières et le statut d’emploi de ces intermédiaires pairs ? Dans quelle mesure l’intermédiation par les pairs façonne-t-elle les relations et les frontières sociales au sein de l’industrie de la migration et des communautés migrantes ? En mobilisant des données ethnographiques et des sources documentaires collectées à l’occasion de terrains de recherche au Maroc, l’article retrace l’émergence de l’intermédiation par les pairs et souligne sa diversité à partir de l’étude approfondie de trois trajectoires exemplaires. Il examine la « migrantisation » au regard de questions de racialisation, de travail et d’im/mobilité

    Conclusion

    No full text
    Durant les siècles qui précèdent la Révolution française, le culte catholique, qu’il s’agisse de l’office des Heures ou de la messe, recourait abondamment à la musique et au chant. Il existait certes des messes basses, rapidement récitées du bout des lèvres dans quelque chapelle latérale des églises, le plus souvent à une heure très matinale, mais la pratique ordinaire était d’accompagner le culte de solennité, manière la plus parfaite de répondre à l’exigence de dignité. Pour ce faire, le m..

    La construction politique de la diversification économique régionale : une comparaison de filières en Bretagne et au Québec maritime

    No full text
    La diversification des économies régionales constitue un letimotiv ancien des politiques de développement régional et suscite un intérêt renouvelé des géographes et économistes dans le milieu académique. Ce papier développe une approche politique de la diversification en montrant que les acteurs sociaux sont susceptibles de générer collectivement, à partir d’une même activité et dans une même région, des projets de diversification à géométrie variable sur un mode plus ou moins conflictuel. Les bifurcations dans une trajectoires de diversification sont expliquées à l’aune des dynamiques du travail politique (cadrage, instrumentation et alliance) opéré par les acteurs qui jouent avec les opportunités offertes par leur contexte institutionnel (sectoriel et territorial). Ces propositions théoriques sont testées à partir de la comparaison de deux branches émergentes de l’aquaculture en région maritime périphérique (Bretagne, Québec Maritime).Classification JEL : D78 – L78 – O13 - O25.The diversification of regional economies has long been a leitmotif of regional development policies and is receiving renewed academic attention from geographers and economists. This paper develops a political approach to diversification by showing that social actors are likely to generate collectively, from the same activity and in the same region, various diversification projects in a more or less conflictual manner. Bifurcations in diversification trajectories are explained in terms of the dynamics of the political work (framing, instrumentation, and alliance) carried out by actors playing with the opportunities offered by their institutional context (sectoral and territorial). These theoretical propositions are tested by comparing two cases of emerging aquaculture in peripheral maritime regions (Brittany, Maritime Quebec).JEL Codes: D78 – L78 – O13 - O2

    Taxonomies du métal

    No full text
    Cet article analyse cinq taxonomies de genre musical du métal de 2001 à 2010. J’y examine la manière dont leurs logiques et designs reflètent des croyances implicites sur les caractéristiques des genres musicaux et leurs relations. Des monographies universitaires jusqu’aux cartographies numériques, ces taxonomies s’appuient sur une conception linéaire de l’influence qui privilégie la lisibilité et la stabilité au détriment de relations plus complexes. Cet article soutient que ces visualisations des genres musicaux informent et reflètent des conceptions répandues – et souvent fausses – parmi les publics et les producteurs de musique métal. En attirant l’attention sur les postulats discrets qui se cachent derrière les taxonomies du métal, cet article entend aider les chercheur·ses à mieux comprendre les débats des fans sur les genres musicaux.This article examines five genre taxonomies of metal music between 2001 and 2010, examining how their logic and design reflects implicit beliefs about genre traits and relationships. Ranging from scholarly monographs to online maps, these taxonomies rely on a linear conception of influence that privileges legibility and stability over more complex relationships. The article argues that these visualizations of genre both inform and reflect common, but often erroneous, beliefs about metal music among its audiences and producers. By drawing attention to the often subtle assumptions behind metal taxonomies, this article aims to help scholars better understand fan debates about genre

    New Online Histories from Memorial Portrait Photographs of Nigerian Nationalists Posted on Social Media

    No full text
    Social media photographs are powerful tools for articulating various forms of identities and selfhood. However, literature on African photography has paid little attention to a specific genre of social media images: memorial photographs. In this article, I examine how memorial portrait photos of Nigeria’s nationalists shared on three Nigerian Facebook pages (“Nigeria Nostalgia Project 1960-1980,” “Tudun Tsira,” and “Asiri”) generate massive online responses that challenge official histories and identities of Nigeria. I analyzed 500 comments and interviewed 150 commenters over three years. I found that first, the photos revealed users’ disaffection with Nigeria’s flag independence when contrasted with current political events; secondly, the photos elicit subtle feelings of nostalgia that problematized the concept of Nigeria’s unity; thirdly, commenters’ identification with each nationalist as one of their ethnic heroes never undermined a collective verdict that all the nationalists are national heroes; and lastly, many comments linked sartorial choices to ethnic politics. I argue that these photos produce a new online history that challenges official visual narratives disseminated through government archives.Les photographies qui circulent sur les medias sociaux sont de puissants outils pour exprimer les formes variées que prennent les identités et le sens de soi. La recherche consacrée à la photographie africaine a cependant peu examiné un genre spécifique d’images circulant sur les medias sociaux, à savoir les photographies mémorielles. Dans cet article, j’examine les nombreux commentaires en ligne suscités par les portraits mémoriels de nationalistes nigérians partagés sur trois pages Facebook (« Nigeria Nostalgia Project 1960-1980 », « Tudun Tsira » et « Asiri »), commentaires qui contestent l’histoire et l’identité officielle du Nigéria. J’ai analysé sur une période de trois ans 500 de ces commentaires et fait des entretiens avec 150 commentateurs. Je constate que ces photos révèlent, d’une part, le dépit des membres de Facebook sur l’indépendance du Nigéria au regard de la situation politique actuelle et que, d’autre part, ces photos font naître de subtils sentiments de nostalgie qui questionnent le concept d’unité du Nigéria. Enfin, beaucoup de commentaires établissent des liens entre les choix vestimentaires et les politiques ethniques. Je soutiens que ces photos produisent une nouvelle histoire en ligne qui fait concurrence aux narrations visuelles officielles diffusées au travers des archives gouvernementales

    258,200

    full texts

    1,435,135

    metadata records
    Updated in last 30 days.
    OpenEdition is based in United States
    Access Repository Dashboard
    Do you manage Open Research Online? Become a CORE Member to access insider analytics, issue reports and manage access to outputs from your repository in the CORE Repository Dashboard! 👇