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Sécurisation de données sensibles à l’aide d’autoencodeur convolutionnel profond pour images
Plusieurs méthodes traditionnelles sont utilisées pour sécuriser les données sensibles, telles que les algorithmes de cryptographie comme AES-HMAC-SHA256, Twofish et Chacha20. Toutefois, des études récentes ont montré que ces algorithmes de cryptographie présentent des failles de sécurité. Dans ce mémoire, nous explorons l’utilisation d’un modèle de cryptographie basé sur un autoencodeur convolutionnel profond et nous comparons ses performances aux algorithmes traditionnels de cryptographie. Nous présentons les résultats d’une étude comparative basée sur plusieurs métriques. Ainsi, nous incorporons des métriques telles que la similarité en cosinus, l’entropie, le taux de Kendall et de Spearman, et l’erreur quadratique moyenne (MSE) pour une évaluation complète de la performance et de la sécurité de l’approche proposée, en plus des mesures de temps de cryptage et de décryptage. Les résultats obtenus sont très prometteurs. Notre modèle est le plus performant pour deux métriques essentielles, l’entropie et l’erreur quadratique moyenne. Nous obtenons une entropie de fichier décrypté de 8,01, contre 7,99 pour les trois autres modèles standard, avec une MSE très faible de 0,003, contre 105,43 pour l’AES, qui reste l’algorithme traditionnel le plus efficace par rapport aux autres algorithmes
Le point de vue des intervenants psychosociaux en protection de la jeunesse sur les conflits sévères de séparation
La problématique des conflits sévères de séparation est grandissante en protection de la jeunesse. Cette forme de mauvais traitements psychologiques au sens de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) atteint de plus en plus de familles, en plus d’engendrer de nombreux défis pour les intervenants psychosociaux (Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, 2017). En effet, il n’existe pas de manière claire et précise d’intervenir lorsqu’il est question des conflits sévères de séparation, ce qui amène les intervenants psychosociaux à expérimenter différentes façons de faire. Dans le cadre de ce mémoire, le but général de la recherche était de documenter le point de vue des intervenants psychosociaux oeuvrant en contexte de protection de la jeunesse sur les conflits sévères de séparation. Plus spécifiquement, trois objectifs étaient poursuivis : (a) définir les conflits sévères de séparation selon la vision des intervenants psychosociaux en protection de la jeunesse, (b) recueillir le point de vue de ces intervenants quant aux facteurs facilitant ou entravant l’intervention auprès des familles vivant des conflits sévères de séparation et, finalement, (c) identifier les stratégies que ces intervenants jugent efficaces pour intervenir en contexte de conflits sévères de séparation. Afin d’atteindre ces objectifs, une étude qualitative de type exploratoire-descriptive a permis de recueillir le point de vue de huit intervenants psychosociaux oeuvrant en protection de la jeunesse au secteur de l’application des mesures. Ces intervenants se sont portés volontaires afin de participer à une entrevue semi-dirigée visant à partager leur point de vue sur les conflits sévères de séparation. Pour ce faire, ils ont d’abord rempli un questionnaire sociodémographique, pour ensuite participer à l’entrevue d’une durée moyenne de 60 minutes. S’inscrivant dans une approche systémique, l’étude a permis d’aborder les conflits sévères de séparation et les pratiques des intervenants en tenant compte de l’ensemble du système familial (Cyr et al., 2021; Marc et Picard, 2000). Les résultats de ce mémoire soulignent que le concept de conflits sévères de séparation demeure flou, bien que ce motif de signalement soit de plus en plus présent en contexte de protection de la jeunesse. Ce résultat concorde avec les constats de Godbout et al. (2018). De plus, les intervenants psychosociaux estiment que le meilleur intérêt de l’enfant doit demeurer une préoccupation centrale en lien avec cette problématique, surtout en contexte de protection de la jeunesse. Ils soulignent également que certaines stratégies ne doivent pas être utilisées dans ce contexte particulier, notamment le fait de prendre un parti au sein du conflit. Certains facteurs qui facilitent ou entravent l’intervention ont également été identifiés par les intervenants. Ces facteurs concernent à la fois les caractéristiques de l’enfant, de ses parents, de l’entourage de la famille, de l’intervenant, de l’organisation ou encore du contexte légal. De façon générale, les intervenants possèdent peu de repères pouvant les aider et les soutenir sur le plan clinique lorsqu’ils sont confrontés à des conflits sévères de séparation. Bien qu’ils s’appuient sur le soutien offert par les spécialistes en activités cliniques et, dans certains cas, leur chef de service, il demeure qu’au plan clinique, peu de documentation est offerte et que le besoin de formation est flagrant. Ainsi, les intervenants interrogés se sentent parfois insuffisamment outillés lorsqu’ils doivent apporter leur aide aux familles touchées par la problématique, alors que les signalements pour ce motif sont de plus en plus nombreux. Les intervenants déplorent d’être peu soutenus, tant sur le plan clinique que par leur organisation. Dans un autre ordre d’idée, il est soulevé que certaines approches sont utiles dans ce contexte d’intervention particulier, telles que l’approche de médiation, l’approche centrée sur les solutions et l’approche systémique. Le soutien clinique des spécialistes en activités cliniques, bien que parfois limité, permet aussi d’alléger le fardeau vécu chez les intervenants. Ce mémoire présente plusieurs forces qu’il importe de soulever. D’abord, il permet de donner une voix à des intervenants psychosociaux oeuvrant en région éloignée, un milieu qui se caractérise par une précarité plus grande chez les familles, qui sont, par conséquent, plus susceptibles de recevoir des services de la protection de la jeunesse (Esposito et al., 2023). De plus, l’étude permet de documenter le point de vue des personnes qui interviennent quotidiennement dans ce contexte particulier, en mettant en lumière les défis qu’elles rencontrent. Malgré tout, ce mémoire présente certaines limites. Étant donné que la collecte de données a été réalisée en temps de pandémie, les propos des participants ont pu être teintés par ce contexte. En effet, les intervenants psychosociaux vivaient alors certaines contraintes dans leur milieu de travail (mesures sanitaires, limitation des contacts, surcharge et fatigue) afin de limiter la propagation du virus (Simard et al., 2022). En outre, cette recherche est basée sur un petit échantillon d’une région spécifique et ne permet pas de documenter le point de vue des jeunes et des familles. En ce qui a trait aux principales pistes pour les pratiques futures, force est de constater que des croyances erronées sont présentes en ce qui a trait aux conflits sévères de séparation. Une meilleure connaissance de cette problématique permettrait sans doute de prendre conscience de ces mythes, afin de mieux intervenir. L’étude met aussi en lumière un besoin de formation pour les intervenants psychosociaux et l’importance de leur offrir du soutien et de l’accompagnement afin d’aider les familles aux prises avec cette problématique. Il semble nécessaire d’impliquer les ressources existantes afin de réduire la surcharge vécue par les intervenants psychosociaux en raison de la complexité de cette problématique
L’impact de Réemploi+ sur les émissions de gaz à effet de serre des opérations des écocentres de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean
Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) soulignent la nécessité d’agir pour atténuer les impacts des changements climatiques. Changer nos habitudes et adopter un mode de vie plus sobre pourrait réduire nos émissions de 40% à 70% d’ici 2050, tel qu’indiqué parmi les solutions du GIEC. Au Canada, les émissions de GES du secteur des matières résiduelles étaient de 21 Mt CO2éq. en 2021, soit 3,1% des émissions nationales. Pour le Québec, en 2021, ces chiffres étaient respectivement de 4,0 Mt CO2éq. et 5,2%. La majorité de ces émissions provenaient des sites d’enfouissement de déchets (Canada : 17 Mt CO2éq.; Québec : 3,3 Mt CO2éq.). Une diminution de la quantité de déchets destinés aux sites d’enfouissement représenterait un moyen durable de réduction des émissions de GES dans le secteur des matières résiduelles. Très peu de connaissances existent sur les impacts du réemploi de matières vouées à l’élimination comme moyen de réduction des émissions de GES. Le principal objectif de cette étude est d’évaluer l’impact du réemploi des matières sur les émissions de GES des opérations des écocentres de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean (RMR). Un deuxième objectif de l’étude est de déterminer des pistes de réduction de GES basées sur les résultats des inventaires et des solutions de prolongement de la durée de vie des matières et objets dirigés vers le réemploi. Le potentiel de réemploi des matières traitées dans les écocentres a été étudié au Lac-Saint-Jean. Il s’agit principalement de matières qui ne sont pas destinées aux collectes résidentielles de déchets, de matières recyclables ou de matières compostables. Ce sont principalement des résidus de construction, de jardinage, d’équipements et d’outillages. Seulement sur le territoire du Lac-Saint-Jean, les écocentres traitent plus de 25 000 tonnes de matières par année. La RMR et Réemploi+ – une entreprise d’économie sociale qui opérationnalise le développement durable par le réemploi des matières et la valorisation des personnes – visent à établir un écosystème innovant au Lac-Saint-Jean afin de détourner des écocentres 1 500 tonnes par année de matières vers un marché local de réemploi. Dans le cadre de cette étude, j’évaluerai trois scénarios d’émissions de GES pour les écocentres de la RMR. Un premier scénario si tout le tonnage des écocentres était expédié vers l’enfouissement. Un deuxième scénario de référence, c’est-à-dire les émissions des opérations des écocentres telles qu’elles étaient en 2022. Ce scénario de référence permettra d’évaluer l’impact des filières de recyclage en place. Cependant, dans ce deuxième scénario, les activités de Réemploi+ ne sont pas prises en compte. Puis, un troisième scénario dans lequel les opérations des écocentres de la RMR intègrent les activités de Réemploi+ et l’objectif de détourner 1 500 tonnes par année. Mes résultats ont révélé que de favoriser le réemploi des matières permet de réduire les émissions de GES des opérations des écocentres de la RMR. En effet, chaque tonne de matières détournée du réseau des écocentres vers Réemploi+ permet d’éviter les émissions de 1,8 t CO2éq. dans le processus en excluant l’enfouissement. Une gestion efficace des flottes de véhicules, l’adoption d’un code de conduite écoresponsable, voire l’électrification d’une partie des transports des matières sont d’autres mesures qui pourraient contribuer à réduire les émissions de GES. Cependant, il existe des incertitudes et pour certaines données l’incertitude est élevée. D’une part, la recherche dans le secteur des émissions de GES et, plus spécifiquement, dans le secteur de la gestion des matières résiduelles devrait continuer et les outils pourraient être peaufinés. D’autre part, les données sur les quantités et les types de matières traitées dans les différents sites de traitement pourraient être améliorées
Optimisation de la production hydroélectrique à court terme
L’hydroélectricité est la principale source d’énergie utilisée au Québec grâce à son vaste réseau de cours d’eau et de rivières. Les gestionnaires des centrales hydroélectriques jouent un rôle important dans la production d’énergie en gérant efficacement l’eau stockée dans les réservoirs, tout en répondant aux contraintes opérationnelles telles que les contraintes hydriques, les arrêts et démarrages des turbines, etc. La résolution des problèmes de gestion des centrales repose sur la détermination des turbines en opération dans les centrales, du débit turbiné par chacune d’elles et des volumes des réservoirs pour chaque période de planification. Cette résolution s’avère complexe en raison de la non-linéarité et de la non-convexité des fonctions de production, qui dépendent de plusieurs facteurs tels que l’efficacité des turbines qui diffère d’une turbine à une autre, les démarrages des turbines qui doivent être minimisés et de l’incertitude des apports naturels. Le défi de cette thèse est non seulement de résoudre ce type de problème, mais d’obtenir des solutions qui peuvent être appliquées directement dans les centrales. Pour réussir ce défi, une technique novatrice basée sur les courbes d’efficacité des débits turbinés et des puissances produites pour toutes les combinaisons possibles de turbines est utilisée. Cette technique permet de déterminer un ensemble optimal de paires de points de débit turbiné et puissance produite ayant des efficacités maximales. Ces points seront utilisés dans les modèles d’optimisations proposés durant cette thèse. Tout d’abord, une modélisation déterministe du problème à court terme pour le réseau hydroélectrique du Saguenay Lac-St-Jean est présentée. Ce modèle linéaire mixte en nombre entiers exploite les couples de points de débit turbiné et de puissance produite pour déterminer le débit optimal qui maximise l’énergie produite tout en pénalisant les démarrages des turbines. Des tests sont effectués pour démontrer l’efficacité de la méthode proposée. Ensuite, le modèle déterministe est étendu afin de prendre en compte l’incertitude des apports. Ces incertitudes sont représentées en utilisant des arbres de scénarios qui sont générés et réduits en utilisant deux méthodes de génération et de réduction : le gaz neuronal et le backward reduction. Les arbres de scénarios obtenus par chaque méthode sont utilisés comme des paramètres pour résoudre un modèle de programmation linéaire en nombres entiers stochastique à plusieurs étapes. Les résultats obtenus par ces deux méthodes sont comparés afin d’évaluer impact du choix de la méthode sur la solution. Cette étude démontre que la méthode backward reduction surpasse la méthode du gaz neuronal en termes de préservation des informations statistiques. En outre, une comparaison entre le modèle stochastique et le modèle déterministe est réalisée afin d’évaluer la qualité de la solution. Cette comparaison a ouvert de nouvelles perspectives en conduisant une étude sur le choix des modèles d’optimisation pour le problème d’optimisation hydroélectrique à court terme. Étant donné qu’il est possible d’utiliser à la fois des modèles déterministes et stochastiques, une approche qui vise à déterminer le meilleur modèle d’optimisation pendant l’horizon de planification en se basant sur les prévisions des apports afin de maximiser la production totale d’énergie est présentée. Pour ce faire, une formulation de programmation linéaire mixte en nombres entiers où les apports sont représentés par un scénario médian de tous les scénarios possibles est utilisée en tant qu’un modèle déterministe, et une formulation de programmation linéaire en nombres entiers stochastique à plusieurs étapes où l’incertitude des apports est représentée en utilisant un arbre de scénario est utilisée en tant qu’un modèle stochastique. L’approche proposée permet d’identifier le modèle d’optimisation qui s’adaptera le mieux aux conditions variables du système hydroélectrique. Le problème est formulé comme un problème d’optimisation boîte noire, dans lequel les solutions sont examinées, y compris une évaluation des volumes d’apport attendus. Les résultats obtenus montrent que le choix du modèle d’optimisation est influencé par la variabilité observée des apports naturels.
Hydropower is the main source of energy in Québec, thanks to the extensive network of streams and rivers. Powerhouse managers play an important role in energy production by efficiently managing the water stored in reservoirs, subject to operational constraints such as water balance, turbine start-ups, etc. Solving a hydropower management problem determines the turbines in operation in the powerhouses, the water discharged by each turbine, and the volume of the reservoirs for each planning period. The resolution proves to be complex due to the nonlinearity and nonconvexity of the production functions, which depends on several factors, such as turbine efficiency, which varies from turbine to turbine, turbine start-ups that need to be minimized, and inflow uncertainty. The challenge of this thesis is not only to solve these types of problems, but also to find solutions that can be directly applied in the powerhouses. To overcome this challenge, an innovative technique based on the efficiency curves of water discharge and power produced for all possible turbine combinations is used. This technique allows to find of an optimal set of pairs of points of water discharge and power produced with maximum efficiencies. These points are used in the optimization models proposed in this thesis. First, a deterministic modeling of the short-term problem for the Saguenay Lac-St-Jean hydropower system is presented. This mixed-integer linear programming model uses the pair of points of water discharge and power produced to determine the optimal water discharge that maximizes energy produced while penalizing turbine start-ups. Tests are conducted to prove the effectiveness of the proposed method. Second, the deterministic model is extended to account for inflow uncertainty. These uncertainties are represented using scenario trees generated and reduced using two generation and reduction methods : neural gas and backward reduction. The scenario trees obtained by each method are used as parameters to solve a multi-stage mixed-integer linear stochastic programming model. The results obtained with these two methods are compared to evaluate the impact of the choice of the method on the solution. This study shows that the backward reduction method outperforms the neural gas method in terms of preserving statistical information. Moreover, a comparison is made between the stochastic model and the deterministic model to evaluate the quality of the solution. This comparison opens new perspectives by conducting a study on the choice of optimization models for the short-term hydroelectric optimization problem. Since it is possible to use both deterministic and stochastic models, an approach is presented that aims to determine the best optimization model during the planning horizon based on inflow forecasts in order to maximize total energy production. For this purpose, a mixed-integer linear programming formulation, where the inflows are represented by a median scenario of all possible scenarios, is used as a deterministic model, and, a multi-stage mixed-integer linear stochastic programming formulation, where the uncertainty of the inflows is represented by a scenario tree, is used as a stochastic model. The proposed approach allows to find the optimal optimization model that best fit the varying conditions of the hydropower system. The problem is formulated as a blackbox optimization problem where solutions are examined, including an evaluation of the expected volumes of the inflows. Results show that the choice of the optimization model is influenced by the observed variability of inflows
Identité culturelle, stratification sociale et politique de la littérature chez Ahmadou Kourouma
Notre mémoire examine le phénomène d’emprunt lexical dans trois romans d’Ahmadou Kourouma : Les soleils des indépendances, Allah n’est pas obligé et Quand on refuse on dit non. Plus exactement, notre objectif principal est de montrer que l’écriture de Kourouma pose des problèmes d’ordre culturel, identitaire. D’autres objectifs, spécifiques, sont incorporés au principal et leur atteinte se déploie sous plusieurs formes à travers les chapitres du mémoire. Le premier chapitre explore deux volets reliés à la question d’emprunt chez Kourouma. Il analyse les emprunts comme des moyens d’expression culturelle à laquelle se greffe l’expressivité de l’écriture. Le deuxième examine le mode de représentation du bilinguisme dans le corpus. Ainsi, les analyses montrent le français irrégulier comme révélateur du mode de production verbale dominant chez les Malinkés, les Ivoiriens en général. Le troisième, quant à lui, expose l’idéologie de l’école coloniale française en Afrique subsaharienne avant de déceler la portée politique de l’écriture d’Ahmadou Kourouma. Celle-ci se présente sous un triple angle : africanisation du français, colonisation du français ou valorisation du malinké. En définitive, nous montrons que l’oeuvre littéraire de Kourouma est authentique et originale. La littérature de Kourouma est authentique parce qu’elle expose une langue française régionalisée et originale parce qu’elle est créatrice, novatrice. Il s’agit, en l’occurrence, d’une originalité sociale orientée vers la mise en vedette du malinké étouffé par l’imposition du français standard
L’expérience des adultes pratiquant un entraînement fonctionnel à haute intensité dans le contexte de la pandémie de la COVID-19
La sédentarité constituait déjà un enjeu majeur pour la santé publique avant la pandémie et, sans surprise, elle s’est exacerbée pendant les périodes de confinement. En 2018, la proportion de personnes qualifiées de sédentaires était de 30 % selon le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). De plus, les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ, 2020) indiquent que 45 % de la population québécoise adulte a diminué son niveau d’activité physique lors du confinement à domicile. Or, la sédentarité constitue le quatrième facteur de risque le plus important lié à la mortalité à l’échelle mondiale (Ricci et al., 2020). Afin d’adopter un mode de vie plus actif et être en bonne santé, de nombreuses personnes tentent d’intégrer l’activité physique à leur routine quotidienne. À cet égard, la popularité pour l’entraînement fonctionnel à haute intensité (EFHI) ne cesse d’augmenter, 14 000 personnes pratiquant ce sport actuellement, et ce, dans 142 pays (Dominski et al., 2020). Devant cette montée fulgurante de l’EFHI, il importe de s’intéresser davantage à ce sport en menant des études permettant de documenter cette pratique et ses effets. Dans cette perspective, ce mémoire s’intéresse à l’expérience des adultes pratiquant un EFHI dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. Ce but général se décline en trois objectifs spécifiques, à savoir : (a) identifier les motifs qui encouragent les adultes à amorcer et à persévérer dans la pratique régulière d’un EFHI; (b) décrire les changements perçus dans la pratique de l’EFHI dans le contexte de la pandémie de la COVID-19; (c) documenter les retombées perçues de la pratique d’un EFHI sur la qualité de vie. Cette étude s’appuie sur le concept de qualité de vie, tel que défini par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS, 1996) qui comprend quatre dimensions, soit : (a) la santé physique et la dépendance; (b) la santé psychologique, la spiritualité, la religion et les convictions personnelles; (c) les relations sociales et (d) l’environnement. Afin de répondre aux objectifs de ce mémoire, des entrevues semi-dirigées ont été réalisées avec 11 adeptes de l’EFHI. Elles ont été retranscrites et analysées de manière qualitative selon les quatre étapes proposées par Miller et Crabtree (1999) : (a) définir des catégories d’analyse selon les facteurs recensés dans les écrits et les quatre domaines de la qualité de vie, (b) codifier les segments de verbatim, (c) regrouper les segments de verbatim sous les catégories définies en premier lieu et (d) interpréter les données recueillies. En accord avec les objectifs de l’étude, les principaux résultats qui émergent de ce mémoire se déclinent en trois volets. D’abord, les résultats indiquent que quatre principales catégories de facteurs amènent les personnes à s’initier à l’EFHI et à persévérer dans ce sport. En ce qui concerne la santé physique, on retrouve le souhait de modifier les habitudes de vie. Le désir de se dépasser, de relever des défis et de se sentir performants sont également des motivations énoncées par les participants en lien avec leur santé psychologique. Sur le plan social, ils soulignent leur intérêt à participer à cette activité, car elle est pratiquée avec d’autres personnes, créant ainsi un esprit de communauté. Certaines caractéristiques propres à l’EFHI attirent aussi les répondants, notamment leur perception quant à l’efficacité de ce type d’entraînement. La pandémie a apporté des changements dans la pratique de l’EFHI des participants, et ce, dans différentes facettes de leur vie. À ce sujet, les participants ont souligné que la peur de perdre des capacités physiques acquises à l’entraînement les a poussés à poursuivre leur EFHI. Des enjeux liés à la motivation ont aussi été nommés à maintes reprises par les participants, de même que des difficultés dans les relations sociales, grandement modifiées en raison des restrictions sanitaires. Finalement, les retombées perçues sur la qualité de vie ont été analysées selon les quatre domaines répertoriés par l’OMS (1996). Ces retombées concernent principalement les habitudes de vie (domaine de la santé physique), la gestion du stress et des difficultés personnelles (domaine de la santé psychologique), les relations amicales et familiales (domaine des relations sociales) et les ressources financières (domaine de l’environnement). En somme, ce mémoire permet de constater les bienfaits de l’EHFI sur Le bien-être global des individus. Cette activité physique a une portée qui ne se limite pas aux bienfaits observés sur la santé physique. En ce sens, il peut s’agir d’une avenue prometteuse afin de favoriser l’activité physique dans la population, tout en diminuant la sédentarité et l’inactivité physique étant donné les risques importants qui en découlent sur la santé globale. En étant actif physiquement, les probabilités de ressentir des améliorations sur la qualité de vie sont augmentées. Il est donc souhaitable que des recherches futures soient menées pour approfondir davantage les liens entre l’EFHI et la qualité de vie. En raison des changements engendrés par la pandémie dans la pratique de l’EFHI, il semble aussi pertinent de s’intéresser aux retombées d’une pratique de l’EFHI en plein air. De plus, compte tenu des résultats de cette recherche et des coûts élevés inhérents à la pratique d’un EFHI, il est pertinent de ramener en avant plan les inégalités en santé présentes dans la population. Si ces inégalités sont un enjeu à la pratique d’activités physiques, tel que l’EFHI, il faut s’y attarder étant donné les nombreux bienfaits de bouger, les risques élevés liés à la sédentarité et à l’inactivité physique ainsi que les conséquences importantes engendrées par celles-ci. Les travailleurs sociaux qui sont impliqués dans les équipes de promotion de la santé sont bien placés pour tenter d’atténuer ces inégalités, et ce, afin de contribuer à la qualité de vie de la population
Évaluation de mécanismes participatifs innovants dans l’élaboration de politiques publiques en milieu rural : une étude de cas à Petit-Saguenay
Les collectivités québécoises font face à plusieurs défis complexes en ce début de 21ème siècle. Certains de ces enjeux sont particulièrement marqués dans les municipalités rurales qui se sont vues confier de plus en plus de responsabilités, à la suite de la décentralisation des pouvoirs (Bonneau et al, 2020 ; Scalzo, 2016 ; FQM, 2015). Face aux forces drainantes des grandes métropoles, les municipalités doivent faire preuve de créativité et d’efforts pour adopter des approches innovantes afin d’attirer de nouveaux résident·e·s (Fédération Canadienne des Municipalités, 2018). Le développement durable est souvent évoqué comme une piste de solution pour aider les collectivités à faire face aux défis auxquels elles sont confrontées (Hamman, 2011). Ces démarches étant souvent volontaires, et devant l’absence de lignes directrices ou de règles d’application à l’échelle locale, divers instruments et processus de mise en oeuvre sont utilisés pour guider la démarche de développement durable de ces collectivités (Riffon, 2016). En lien avec la crise démocratique et la perte d’implication de la population dans la vie politique et communautaire, notre recherche souhaite évaluer l’utilité d’une approche participative dans une démarche de cocréation de politiques publiques dans une petite municipalité rurale en processus de transition socio-écologique. Pour ce faire nous avons choisi une étude de cas : Créer le Petit-Saguenay de nos rêves. Petit- Saguenay est un village identifié comme dévitalisé par le gouvernement du Québec (Institut de la statistique du Québec, 2020). Il a entrepris un projet de recherche-intervention en partenariat avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour co-élaborer ses propres politiques de participation citoyenne et de développement durable. En janvier 2022, la municipalité de Petit-Saguenay lance donc une démarche prospective et expérimentale de consultation citoyenne ayant une volonté d’entendre une diversité de voix, notamment celles des personnes généralement moins entendues ou écoutées (jeunes, aîné·e·s, agriculteur·rice·s, immigrant·e·s, etc.) dans leur processus de réflexion et de prise de décision. Cette expérimentation fait appel à des approches de participation citoyenne moins connues que les traditionnels conseils municipaux et commissions par exemple. On parle d’aller là où les gens sont, les approches ludiques, positives, axées sur le rêve, etc. Ces approches n’ont jamais été soumise à une évaluation. Selon les principes de la participation (Hansotte, 2021), il y a un risque que la démarche manque d’innovation, de dialogue constructif, d’informations et risque d’être intrusive dans la communauté. Son évaluation permet d’étudier son potentiel de reproductibilité. Cette recherche permet donc d’évaluer, à partir de la littérature, des observations de l’étudiante-chercheure et des témoignages d’acteur·rice·s de la démarche, l’utilité de la démarche Créer le Petit-Saguenay de nos rêves. L’analyse est axée sur l’expérience vécue par les parties prenantes (effets de la démarche). Elle identifie les atouts et faiblesses de chaque type de mécanismes d’animation au sein de la démarche ainsi que les facteurs de participation, et mesure l’efficacité et l’efficience de la démarche. Cette recherche a été réalisée avec une méthodologie scientifique qualitative et inductive, incluant une approche praxéologique. Pour réaliser cette recherche, onze entrevues de recherche ont été réalisées avec des parties prenantes de la démarche, soit des participant·e·s, des animateur·rice·s, des concepteur·rice·s, des élu·e·s et des agent·e·s municipaux·ales. Ils ont été choisis en fonction du nombre et du types d’activités auxquelles les personnes ont participé, leur niveau d’engagement préalable dans la communauté et leur appartenance à un des groupes de public ciblés. L'analyse des discours a permis de constater que la démarche Créer le Petit-Saguenay de nos rêves avait répondu aux objectifs de la municipalité en mobilisant plus d’un tiers de la population lors d’activités rassembleuses et en alimentant deux politiques publiques authentiques et réalistes. L’analyse des entrevues a aussi permis de réaliser que chaque type d’animation (homogène/hétérogène, formelles/informelles, en extérieur, ludique ou intellectuelle, etc.) avait ses forces et ses faiblesses, mais que l’important était la complémentarité de ces animations dans la planification d’une démarche de participation citoyenne. L’analyse des facteurs de participation à la démarche a révélé que les approches ludique, expérimentale, territoriale, narrative, axée sur le rêve, profitant du tissu social existant et allant vers les gens pouvaient être sources d’une plus grande mobilisation. Enfin, l’analyse des efforts mis en place par rapport aux retombées ont mis en lumière une démarche gourmande en énergies et en ressources humains et financières, mais qui en a valu la peine. En effet, la démarche aurait principalement permis aux participant·e·s de se sentir écouté·e·s, de renforcer le sentiment d’appartenance de la communauté, de créer du lien social, d’améliorer la confiance des citoyen·ne·s envers la municipalité, d’améliorer l’image de la municipalité, d’améliorer le contenu des politiques, et d’entendre des personnes qu’on n’entend pas souvent dans la vie municipale. Au-delà d'un enrichissement des théories et des pratiques sur la participation publique en milieu rural engagé dans la transition socio-écologique, les résultats de la recherche pourraient permettre à des municipalités similaires à celle de Petit-Saguenay de développer leur propre démarche de cocréation de politiques de développement durable et/ou de participation citoyenne
Documentation de la chronologie et de la dynamique de montaison des espèces fréquentant la passe migratoire Vianney-Legendre de 2007 à 2019
La perte de connectivité dans les milieux naturels peut entraîner des conséquences sévères et irréversibles sur des écosystèmes entiers, affectant de manière importante les espèces qui s’y trouvent. Afin de pallier la fragmentation de l’habitat engendrée par la construction du barrage de Saint-Ours, sur la rivière Richelieu, et assurer la libre circulation des poissons, une passe migratoire multiespèces fut construite en aval du barrage en 2001. Celle-ci assure l’accessibilité à des sites de reproduction et d’alimentation primordiale dans le cycle de vie de nombreuses espèces, dont plusieurs sont à statut ou en situation précaire. Depuis le début d’opération de la passe migratoire Vianney-Legendre, une diminution du nombre de captures et d’espèces semble toutefois avoir été observée, laissant croire à une possible défaillance de celle-ci. L’objectif de cette étude est donc d’évaluer la dynamique de montaison des espèces fréquentant la passe migratoire Vianney-Legendre, en plus de tester l’influence de variables environnementales sur la communauté d’espèces de la passe. Une diminution significative du nombre de captures et d’espèces a bel et bien été mesurée entre le début et la fin des travaux. Durant cette même période, un changement dans la communauté d’espèces, influencé par les variables environnementales, a également été analysé. Ces résultats confirment que l’efficacité de la passe migratoire Vianney-Legendre est influencée par les variables environnementales, en plus de témoigner une possible défaillance de celle-ci, en raison de la diminution de l’effectif des populations qui a été recensée depuis le début des travaux
La contribution de la gestion de projet à la transition vers la durabilité: un examen de la portée
En cette période de transition vers une économie durable, il est remarquable à quel point le contexte des projets peut être pertinent, car les organisations ont tendance à manifester leurs objectifs à travers la mise en oeuvre de projets (Cerne & Jansson, 2019; Ekstedt, 2019; Moreno Escobar et al., 2023), justifiant l'intérêt croissant des chercheurs ces dernières années pour le sujet, d'autant plus avec les problèmes notables liés au changement climatique. Compte tenu de l'ampleur du développement durable, cette étude a été motivée pour cartographier les contributions de la gestion de projet, offrant un aperçu de la gestion de projets durables. Pour cela, une méthodologie adoptant un examen de la portée a été sélectionnée, qui offrait l'opportunité appropriée de répondre aux questions de recherche en fournissant un aperçu de : (1) la pertinence des projets pour le développement durable ; (2) des approches qui concilient projets et durabilité ; (3) les secteurs de l’économie les plus explorés pour répondre aux défis de la durabilité ; (4) limites identifiées, pour guider les recherches futures. Cet examen de la portée a été paramétré par la rigueur scientifique des études sélectionnées, évaluées par des pairs, à l'aide de revues renommées de gestion de projet, de 2018 à 2023, aboutissant à 53 études après application des critères de sélection, qui ont été synthétisées selon une approche subjective et narrative. Les résultats suggèrent la pertinence du caractère instrumental des projets, en soulignant également les facteurs de motivation, tels que le potentiel de provoquer des impacts majeurs, positifs ou négatifs, pour l'organisation elle-même et pour les autres parties intéressées. Ainsi, dans les contextes et méthodologies variés des études, différentes approches ont été identifiées qui concilient et exploitent la durabilité dans les projets, par exemple à travers la gouvernance et la stratégie organisationnelle, l'éthique, les parties prenantes, la gestion des risques, etc. Concernant les secteurs économiques, il a été identifié qu'il y a une plus grande représentation du secteur secondaire, notamment dans le secteur de la construction civile. À propos des limites identifiées, plusieurs auteurs suggèrent d'approfondir davantage et de tester empiriquement les cadres d'évaluation proposés, suggérant que le sujet est toujours en cours de consolidation, offrant de vastes opportunités de coopération pour les organisations, les chercheurs et les praticiens. Bien que l'étude présente certaines limites, notamment en ce qui concerne la méthodologie et la subjectivité de la recherche, cet examen de la portée a atteint son objectif en offrant une vision holistique du sujet qui guidera les recherches futures, telles que les examens systématiques et les tests empiriques des cadres d'évaluation cartographiés, et dans les contextes sociodémographiques, économiques et géopolitiques les plus variés, coopérant à la transition vers une économie à faible émission de gaz à effet de serre
Évaluation des fonctions cognitives impliquées dans la conduite automobile chez des patients atteints d’ataxie récessive spastique de Charlevoix-Saguenay (ARSCS) : différences conducteurs et non-conducteurs
La conduite sécuritaire d’un véhicule routier est une activité complexe et omniprésente dans nos sociétés actuelles. Elle contribue au maintien de l’autonomie et de la qualité de vie des individus. Néanmoins, plusieurs conditions peuvent compromettre ce privilège dès lors que les capacités à manipuler sécuritairement le véhicule sont affectées, telles que le vieillissement normal ou pathologique ou encore un événement traumatique. De telles conditions influencent effectivement plusieurs fonctions essentielles à la conduite automobile, notamment les aptitudes motrices, sensorielles, perceptuelles, ou les fonctions cognitives. En effet, les fonctions visuospatiales, la vitesse de traitement de l’information, les fonctions attentionnelles et exécutives exercent un rôle déterminant sur les performances de conduite automobile. Parmi les populations ayant des atteintes qui viennent affecter leurs capacités à maintenir les habitudes de vie liées à la conduite automobile, on retrouve les personnes atteintes d’ataxie récessive spastique de Charlevoix-Saguenay (ARSCS) présentant des symptômes moteurs tels que l’incoordination des mouvements volontaires (ataxie) et la raideur excessive des muscles au repos (spasticité). Ces personnes sont à même de présenter également des atteintes cognitives au niveau de la vitesse de traitement de l’information ainsi que des fonctions visuospatiales et exécutives. Or, une incertitude persiste sur le lien qui peut exister entre les atteintes cognitives et la capacité de conduite automobile des personnes atteintes d’ARSCS. L’objectif de cette étude est donc de présenter le profil cognitif des personnes atteintes d’ARSCS qui conduisent un véhicule et de le comparer au profil cognitif de celles qui ne conduisent pas. Basés sur la banque de données de Bouchard et Gagnon (2017), deux groupes de participants atteints d’ARSCS ont été formés en fonction de leur statut de conducteur. Des comparaisons de moyenne ont été effectuées sur leurs performances obtenues à divers tests neuropsychologiques réputés estimer les fonctions cognitives qui apparaissent associées à la conduite automobile chez diverses populations cliniques. Les résultats ont démontré que les conducteurs obtiennent de meilleurs résultats que les non-conducteurs au niveau de la vitesse de traitement de l’information, l’attention soutenue et les capacités d’inhibition, de flexibilité cognitive et de planification. Les fonctions visuospatiales et visuoconstructives ainsi que l’attention sélective apparaissent également meilleures chez les conducteurs que chez les non-conducteurs, mais l’implication de la coordination motrice dans les instruments mesurant ces fonctions complexifie l’interprétation de ces résultats. Certains instruments d’évaluation neuropsychologique se sont avérés efficaces pour discriminer les personnes atteintes d’ARSCS en fonction de leur statut de conducteur, soit la condition de copie de la FCR, le test Digit Symbol du WAIS-R-NI, le TMT et le CWIT de la batterie D-KEFS, le CPT-II et le sous-test Zoo Map de la batterie BADS. Les résultats obtenus sont un premier pas afin de mieux comprendre les mécanismes cognitifs sous-jacents à la conduite automobile chez les patients atteints d’ARSCS et ainsi mieux orienter le processus d’évaluation en plus des traitements thérapeutiques offerts auprès de cette clientèle spécifique en ce qui concerne la conduite d’un véhicule de promenade