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La « religion » d’Antonio Gramsci
International audienceReligion, in the writings of Antonio Gramsci, has been seen as a model for describing the theoretical status of the “philosophy of praxis”. His constant reference to historical religions has sometimes been criticised as a challenge to the scientificity of Marxism. This article does not propose to exhaust the religious question, but rather to address a few instances of it in the Prison Notebooks in an attempt to sketch out Gramsci’s philosophical method: a method that rejects fixed typologies and analytical “tools”, and instead engages in a dynamic dialogue between practices and theories. Religion, by virtue of its polysemy and ambivalence, is the locus par excellence of this dual movement: exploration of the contradictory multiplicity of experience and critique of categories on the one hand, an effort at abstraction and more concrete unification on the other. Gramsci’s masterful use of religious comparatism and analogies between religion and politics is rooted in a dialectic between historical criticism and conceptual synthesis. Our hypothesis is that this dialectic is made explicit by Gramsci’s idea of religion as a language: a language that competes with, but is also inspired by, other languages (scientific, political, etc.). The concept of secularism could thus be understood by Gramsci as a political translation, and therefore an immanent critique, of religious language.La religion, dans les écrits d’Antonio Gramsci, a été vue comme un modèle pour décrire le statut théorique de la « philosophie de la praxis ». Sa référence constante aux religions historiques a été parfois critiquée comme une remise en cause de la scientificité du marxisme. Cet article ne se propose pas d’épuiser la question religieuse, mais d’en aborder quelques occurrences dans les Cahiers de prison pour tenter l’ébauche d’une méthode philosophique de Gramsci : une méthode qui refuse les typologies fixes, les « outils » d’analyse, et engage plutôt à un dialogue dynamique entre pratiques et théories. La religion, par sa polysémie et son ambivalence, est le lieu par excellence de ce double mouvement : exploration de la multiplicité contradictoire de l’expérience et critique des catégories d’une part ; effort d’abstraction et d’unification plus concrète d’autre part. L’usage maîtrisé du comparatisme religieux, des analogies entre religion et politique, s’ancre chez Gramsci dans cette dialectique entre critique historique et synthèse conceptuelle. Cette dialectique s’explicite – c’est notre hypothèse – dans l’idée gramscienne de la religion comme langage : un langage rival, mais aussi tributaire d’autres langages (scientifiques, politiques, etc.). La laïcité pourrait ainsi être comprise chez Gramsci comme une traduction politique – et donc une critique immanente – du langage religieux
Mutaciones territoriales: perspectivas transversales, aproximaciones multitemporales. Reseña científica de las Jornadas de Jóvenes Americanistas 2025
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Destinées plurielles. Réinhumation et réincarnation de restes humains anciens sur le chantierde l’Hôtel-Dieu de Lyon.
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Chronique des travaux en Égypte. Chronique 2025.
International audienceArticle disponible en ligne à l'adresse https://shs.cairn.info/revue-dialogues-d-histoire-ancienne-2025-1-page-163?lang=fr Découvrir le sommaire de ce numéro, suivre la revue par email, s'abonner... Scannez ce QR Code pour accéder à la page de ce numéro sur Cairn.info. Distribution électronique Cairn.info pour Presses universitaires de Franche-Comté.Vous avez l'autorisation de reproduire cet article dans les limites des conditions d'utilisation de Cairn.info ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Détails et conditions sur cairn.info/copyright. Sauf dispositions légales contraires, les usages numériques à des fins pédagogiques des présentes ressources sont soumises à l'autorisation de l'Éditeur ou, le cas échéant, de l'organisme de gestion collective habilité à cet effet. Il en est ainsi notamment en France avec le CFC qui est l'organisme agréé en la matière.</div
La parure grecque au goût des Carthaginois ? Essai de contribution de l’iconographie monétaire à l’étude du goût punique (IVe-IIe s. av. n. è.)
International audienceLe passage bien connu du Poenulus de Plaute dans lequel Hannon et ses esclaves sont moqués par Milphion en raison de leur vêtement et de leurs bijoux - en l'occurrence des anneaux portés aux oreilles -montre bien l'importance que pouvaient revêtir ces éléments dans la définition des identités chez les Anciens. Les Carthaginois semblent avoir eu un goût particulier en la matière puisqu'on leur prête aussi la pratique, singulière dans l'Antiquité, qui consistait à porter un anneau au nez, le nezem. S'il ne fait pas de doute qu'il présente des spécificités, ce goût punique en matière de parure peut-il être précisé ? Le sujet n'a été qu'assez peu abordé, et jamais sous l'angle particulier qui réunit les différentes contributions de cet ouvrage. Le terme de goût est entendu ici dans une acception large, comme un ensemble de préférences d'ordre esthétique, qui sont partagées au sein d'un groupe dont il s'agira de préciser les contours et les attitudes. Ce prisme offre la possibilité d'étudier la parure portée et représentée par les Carthaginois à la fois comme un ensemble de bijoux appartenant à la culture punique ou empruntés à d'autres cultures, mais aussi plus largement comme le support de stratégies particulières constitutives d'une partie de l'identité punique. Une partie seulement, et à plusieurs titres, puisque la documentation utilisée nous amènera à nous intéresser essentiellement à l'aristocratie carthaginoise dans son rapport avec le monde grec et ses influences entre le milieu du iv e et le milieu du ii e siècle av. n. è. C'est en effet à partir de l'étude de l'iconographie monétaire que la question sera abordée ici. La démarche peut sembler périlleuse tant la monnaie, objet dont la production est par essence très normée et contrôlée, n'apparaît pas spontanément comme une source propice à nourrir la réflexion sur le goût. Le renouveau historiographique des études phénico-puniques, qui a bien mis en évidence la diversité des identités au sein de cette large aire culturelle, appelle par ailleurs à la prudence face à la tentation de définir « un » goût punique qui serait commun à l'échelle de la Méditerranée occidentale. Comment, dans cette configuration particulière à plusieurs égards, les choix relatifs à la typologie monétaire, qui reposent avant tout sur des impératifs politiques ainsi que sur la destination des monnaies, pourraient-ils être le reflet de préférences esthétiques et de pratiques spécifiques d'une partie des Carthaginois ? C'est pour tenter de répondre à cette question qu'a été mené le travail exploratoire présenté ici
Introduction : interroger les effets des violences de masse sur les pratiques funéraires :pourquoi et comment ?
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Relazione Zorzi Bembo (Zante 1745) : https://frankika.efa.gr/fr/node/14635
https://frankika.efa.gr/fr/node/14635Notice concerning the provedittore's repor
L’« asiento de negros » des Bourbons : un monopole de l’esclavage devenu l’instrument d’une alliance dynastique
International audienceThe asiento is known in France as the contract by which the Spanish Monarchy authorized one or more privateers to engage in the slave trade to its American territories. It is naturally associated with the War of Spanish Succession, since it was a French company that benefited from it until 1713, when Great-Britain obtained it as part of the Utrecht negotiations. This monopoly was the object of much covetousness during the 17th century, as it was not only a contract organizing trade but also a diplomatic asset during negotiations.L’asiento est connu en France comme le contrat par lequel la monarchie espagnole autorisait un ou plusieurs particuliers à pratiquer la traite esclavagiste vers ses territoires américains. Il est naturellement associé à la guerre de Succession d’Espagne puisque c’est une compagnie française qui en bénéficie jusqu’en 1713, date à laquelle la Grande-Bretagne l’obtient dans le contexte des négociations d’Utrecht. Ce monopole fit l’objet de nombreuses convoitises au cours du XVIIe siècle car il n’est pas seulement un contrat organisant un commerce mais un atout diplomatique lors de négociations
Polymorphism and singularity of the Second Mesolithic of Southern France
International audienceBetween the middle of the 7th and 6th millennia BCE, with the spread of the « Blade and Trapezes Complex « (BTC), southern France can be divided into two main groups, based on lithic production. In the East, in from the Mediterranean to the northern Alps, the Castelnovian complex, first defined by Max Escalon de Fonton, is characterised by the production of regular blades produced by pressure or indirect percussion, from which various types of trapezoidal, often asymmetrical, arrowheads were later derived. To the West, from the plains of Roussillon to the Atlantic coast, the so-called absence of laminar production and the existence of an original type of armature, such as « Gazel points » or « Bastard points », testify to the presence of another cultural sphere. During the 80's, some referred to as the ‘Cuzoul Gazel group', a notion now abandoned for lack of internal coherence and chronlogical inconstancy. This Second Mesolithic of Occitania and Aquitaine is actuly under revision due to a major documentary renewal, with the excavation of several sites and the revision of other lithic and chronostratigraphic assemblages, especially in the area between the Rhône Valley and the Aude. Our talk will therefore provide an opportunity to take stock of the available data and to determine whether or not these industries are original in terms of the spread of the blade and trapeze complex