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    Trois facettes de la fonction paternelle dans la parole de parents et d’enfants d’une famille lesboparentale

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    Rubrique : Ouvertures et approfondissements théorico-cliniquesInternational audienceThe recent reform of the French bioethics law, expanding access to medically assisted procreation (MAP) for female couples and single women, has raised questions about lesbian-parent families. Previous research has examined various aspects of these families, revealing ideological and psychoanalytic debates surrounding the “father” and the “paternal function”. Titled “Three facets of the paternal function in the speech of parents and children in a lesbian-parent family”, this article aims to explore clinical data shedding light on the construction of the three facets of the paternal function – differentiation, limitation, and separation – in the discourse and representations of parents and children of lesbian-parent families. Additionally, the article will examine the transmission of the paternal function across generations within these families. By delving into these aspects, the article contributes to a deeper understanding of lesbian-parent family dynamics.La reciente reforma de la ley francesa de bioética, ampliando el acceso a la procreación médicamente asistida (PMA) para parejas de mujeres y mujeres solteras, ha generado interrogantes sobre las familias lesboparentales. Investigaciones previas han examinado aspectos distintos de estas familias, revelando debates ideológicos y psicoanalíticos sobre el “padre” y la “función paterna”. Este artículo, titulado “Tres facetas de la función paterna en el discurso de padres e hijos de una familia lesboparental”, tiene como objetivo explorar datos clínicos que iluminan la construcción de las tres facetas de la función paterna: diferenciación, limitación y separación, en los discursos y representaciones de padres e hijos de familias lesboparentales. Además, el artículo examinará la transmisión de la función paterna entre generaciones dentro de estas familias. Al explorar estos aspectos, el artículo contribuye a una comprensión más profunda de las dinámicas familiares lesboparentales.La récente réforme de la loi française de bioéthique, élargissant l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes célibataires, a soulevé des interrogations sur les familles lesboparentales. Les recherches antérieures ont scruté divers aspects de ces familles, révélant des débats idéologiques et psychanalytiques sur le « père » et la « fonction paternelle ». Intitulé « Trois facettes de la fonction paternelle dans la parole de parents et d’enfants d’une famille lesboparentale », cet article vise à explorer des données cliniques éclairant la construction des trois facettes de la fonction paternelle – différenciation, limitation et séparation – dans les discours et les représentations des parents et des enfants des familles lesboparentales. De plus, l’article examinera la transmission de la fonction paternelle entre les générations au sein de ces familles. En explorant ces aspects, l’article contribue à une compréhension plus approfondie des dynamiques familiales lesboparentales

    Signe du miroir et solution esthétique

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    Quelles alternatives pour un numérique désirable ?

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    International audienceDans le cadre de sa recherche sur l’écologie, le numérique et l’éthique, le projet de recherche UCO « COMEEN » (Communication et Médiation Ecologique, Ethique et Numérique) organise une journée d’étude.Nous partons du constat suivant : le numérique est de plus en plus frappé d’un paradoxe. D’un côté, il est omniprésent et pénètre tous les aspects de la vie humaine, individuelle et sociale. Selon le Baromètre du numérique (2019), on observe un « maturité numérique » de par l’acquisition de matériels (smartphone notamment) et leurs usages, dont 63 % des Français estiment que cela a un impact positif sur leur vie personnelle et 71 % sur leur vie professionnelle. Ajoutons à cela que le taux d’équipement en objets connectés ne cesse de progresser depuis 2019 (Baromètre du numérique, 2022). A ce titre, le numérique est un « milieu » (Bachimont, 2015) qui façonnerait notre être-au-monde, si bien qu’il est possible de voir à l’œuvre une « deep digitalization », dont témoigne l’intelligence artificielle qui marque une étape supplémentaire du développement technologique majeur à notre époque. D’un autre côté, « la numérisation du monde » (Flipo 2021) s’avère profondément problématique sur les plans anthropologique, politique, éthique, mais aussi écologique (Allard et al., 2022 ; Jarry-Lacombe et al., 2022), étant synonyme de « désastre écologique » (Flipo 2021). En effet, le numérique a une importante empreinte énergétique et matérielle et un effet « d’entrainement puissant sur les consommateurs » (Flipo, 2020).C’est ce paradoxe fondamental du numérique que nous nous proposons d’examiner, de manière critique et pratique, à partir d’un angle spécifique, à savoir celui de l’éthique de l’environnement. Depuis l’article fondateur de Richard Sylvan Routley (Routley [1973] 2019), l’éthique environnementale entend modifier fondamentalement les rapports des humains à la nature, en se donnant « un nouvel objet, le monde naturel non humain, jugé digne de considération morale pour lui-même », une « nouvelle temporalité » incluant le présent et le futur (les générations futures), une échelle spatiale variable, et une nouvelle méthode de type « holiste ne séparant pas les parties du tout, l’homme de la nature, le sujet de l’objet » (Afeissa, 2007, p. 10-11).Dans cette perspective, il nous semble nécessaire de questionner la place du numérique dans nos sociétés actuelles et à venir. Ce questionnement fait actuellement l’objet de débats et de discussions importants dont on peut identifier, à ce jour, deux postures bien connues.Dans un cas, il est question de plaider pour l’impératif de la sobriété numérique en changeant de modes de vie en vue de nouveaux « genres de vie », car la trajectoire du numérique n’est pas sobre et implique des externalités négatives d’un point de vue écologique (Flipo, 2020). Dans un autre cas, il importe de mener une « politique de renoncement », une « écologie du démantèlement » de certains imaginaires, modes d’organisation et infrastructures dont nous héritons : il s’agit de rediriger notre écologie en faisant face à ces « communs négatifs » (Bonnet, Landivar, Monnin 2021). Dans cette optique, si le smartphone relève de « technologies zombies » (Halloy, 2020), la question consiste à savoir comment vivre avec afin de « développer un art de la fermeture » (Monnin, 2022), pas seulement à l’échelle individuelle, mais de manière collective, donc politique, sur la base du principe de viabilité (Monnin, 2023).Où se trouverait donc la juste place du numérique aujourd’hui et demain : dans la sobriété numérique en termes de modes de vie ou dans un mouvement politique de renoncement ? ou ailleurs : par exemple, en observant d’autres initiatives telles que le projet de construction d’un « numérique responsable » porté par l’Institut du Numérique Responsable qui cherche à rassembler des « entreprises et organisations autour de l’expérimentation et la promotion de bonnes pratiques pour un numérique plus régénérateur, inclusif et éthique »* ; dans l’initiative d’élaborer un « numérique d’intérêt général » portée par la coopérative Noesya et posant la question explicitement politique au sens étymologique de ce terme : « À quelles conditions le numérique peut-il servir l’intérêt général ? »**. Notons qu’afin de construire ce « numérique d’intérêt général », l’auteur soutient, parmi les six « critères indispensables », les « justes fins » que le numérique doit servir et une « juste place » où il devra rester.La question d’un numérique juste reste ouverte et mérite d’être examinée, sachant que celle de la justice est une question éthique par excellence, comme le soutient Paul Ricoeur dans sa formule célèbre de la « visée éthique » : « Une vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes »*** (Ricoeur, 2015, p. 200.). Pour éviter de tomber dans des visions schématiques ou simplistes, de type « solutionnisme technique » ou « solutionnisme politique », nous avançons l’hypothèse de l’heuristicité d’une mise en tension entre ce que nous avons désigné par deux concepts quasi paradigmatiques, d’une part l’« hyperbien écologique » et, d’autre part, l’« hypersystème techno-numérique » (Hoang et al., 2022a ; 2022b) pour tenter d’appréhender la question écologique du numérique. Il s’agit d’une véritable ligne de crête, certes exigeante, mais salutaire de notre point de vue face à de nombreuses approches extrêmes****.Cette ligne de crête est doublée de l’articulation d’une double approche que nous estimons complémentaire, à la fois une approche critique, par exemple celle des technocritiques (Jarrige, 2016) du capitalisme (Charbonnier, 2022) ; et une perspective pragmatico-prospectiviste, à savoir la quête de « nouveaux possibles » viables, durables, éthiquement et écologiquement désirables.Dans cette perspective, cette journée d’étude s’adresse aux différents acteurs – universitaires, acteurs civils et politiques, professionnels – qui travaillent la problématique du numérique à l’aune de l’éthique écologique. Dans cette visée d’« écologiser » et d’« éthiciser » le numérique, il nous semble indispensable d’explorer et d’inventer de nouveaux possibles, en adoptant, dans le sillage des travaux de Bruno Latour, une approche et une posture modeste de la « composition » si nous voulons « composer un monde commun » (Latour, 2015 ; 2021) sur la base des conditions d’habitabilité : comment « composer » un numérique juste, si ce n’est d’avoir recours à nos « capacités de sélection » (Latour, 2021, p. 52), de « plonger dans les controverses » (Ibid., p. 53), d’entreprendre, comme dans un travail musical, « des arrangements, des négociations, des modus vivendi » (Ibid., p. 54) ?La journée d’étude, délibérément interdisciplinaire, s’articulera autour de deux axes :Axe 1 : Analyse des processus de construction et de médiatisation des représentations et des récits (médiatiques, artistiques, militants, etc.) tournés vers une écologie du numérique, en d’autres termes, de l’invention de nouveaux imaginaires du numérique à l’ère de « l’hyperbien écologique » ;Axe 2 : Analyse des modalités d’engagements individuels et collectifs, à travers des dispositifs, des pratiques, des stratégies d’acteurs, en vue de la construction de nouveaux modes de vie éco-numériques.Bibliographie indicativeAFEISSA Hicham-Stéphane (dir.) (2007). Ethique de l’environnement. Nature, valeur, respect, Textes clés, Paris, Vrin.ALLARD Laurence, MONNIN Alexandre, NOVA Nicolas (dir.) (2022). Écologies du smartphone, Lormont, Le Bord de l’eau, coll. « Documents ».BACHIMONT Bruno (2015). Le numérique comme milieu : enjeux épistémologiques et phénoménologiques, Revue Interfaces numériques, volume 4, n°3 http://dx.doi.org/10.25965/interfaces-numeriques.386BONNET Emmanuel, LANDIVAR Diego et MONNIN Alexandre (2021). Héritage et fermeture. Une écologie du démantèlement, Paris, Divergences.CHARBONNIER Pierre (2022). Culture écologique, Paris, Les Presses de Sciences Po, coll. « Les Petites Humanités ».FLIPO Fabrice (2020). L’impératif de la sobriété numérique. L’enjeu des modes de vie, Editions MatériologiquesFLIPO Fabrice (2021). La numérisation du monde. Un désastre écologique, Editions L’Echappée.HOANG Anh Ngoc, MELLOT Sandra et PRODHOMME Magali (2022a). « Le numérique questionné par l’éthique située des écologies politiques », Revue française des sciences de l’information et de la communication [En ligne], 25 | 2022. https://doi.org/10.4000/rfsic.13239HOANG Anh Ngoc, MELLOT Sandra et PRODHOMME Magali (2022b). Le numérique à l’épreuve de l’écologie. Interfaces numériques, 11(1). https://doi.org/10.25965/interfaces-numeriques.4805JARRIGE François 2016 [2014], Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences, La Découverte.JARRY-LACOMBE Bernard, BERGERE Jean-Marie, EUVE François, TARDIEU Hubert (2022). Pour un numérique au service du bien commun, Odile Jacob.LATOUR Bruno (2015). Composer un monde commun. Études, 69-78. https://doi.org/10.3917/etu.4212.0069LATOUR Bruno (2021). Habiter la terre. Entretiens avec Nicolas Truong, Éditeur : Les Liens qui Libèrent.LEVY Arnaud (2023). « Pour un numérique d’intérêt général », document en ligne https://www.communication-democratie.org/fr/publications/2023-07-04-pour-un-numerique-dinteret-general/MONNIN Alexandre, HALLOY José, NOVA Nicolas, 2020. « Au-delà du low tech : technologies zombies, soutenabilité et inventions. Interview croisée de José Halloy et Nicolas Nova par Alexandre Monnin », document en ligne https://www.ritimo.org/Au-dela-du-low-tech-technologies-zombies-soutenabilite-et-inventionsMONNIN Alexandre (2022). « Il nous faut développer un art de la fermeture » , Socialter, 2022/2 (N° 50), p. 36-39. https://www-cairn-info.srvext.uco.fr/magazine-socialter-2022-2-page-36.htmMONNIN Alexandre (2023). Politiser le renoncement, Editions Divergences.RICOEUR Paul ([1990], 2015). Soi-même comme un autre, Éditions du Seuil.SYLVAN ROUTLEY Richard [1973] (2019). « A-t-on besoin d’une nouvelle éthique, d’une éthique environnementale ? ». Dans : Richard Sylvan Routley éd., Aux origines de l’éthique environnementale (pp. 19-55). Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. https://doi-org.srvext.uco.fr/10.3917/puf.routl.2019.01.0019WILBER Ken. 2000 (1995). Sex, Ecology et Spirituality. Boulder: Shambhala Publications.WILBER Ken. 2001 (1996). A Brief History of Everything. Boulder

    Note de lecture "Laplanche, de Lacan à Freud" (sous la dir. J. André et P. Guyomard)

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    The Anthropocene: 101 Questions and Answers for Understanding the Human Impact on the Global Environment

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    La raison collective de la Cour des comptes. Examen d'un cas entre démocratie délibérative et libertaire

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    International audienceLa Cour des comptes a fêté son bicentenaire en 2007. Sa création, sous une forme proche de celle qui existe toujours, remonte à Napoléon, et a fait l'objet de travaux académiques de nature historique et juridique pour l'essentiel. Les politistes s'y sont récemment intéressés sous l'angle de l'évolution des manières de contrôler, des processus d'écriture des rapports ou de la construction d'une position d'indépendance institutionnelle , en tant qu'elle permet d'asseoir une réputation d'objectivité qui lui offre des marges de manoeuvre accrues et une forme d'identité ambiguë aux yeux du citoyen, à la fois dans l'État et critique de l'État.C'est cependant sous l'angle des processus de décision et de jugement que cet article voudrait s'intéresser à cet objet institutionnel particulier, qui revendique pour lui-même une autonomie permise par « l'équidistance » assumée entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif ou parlementaire, assise sur la légitimité que procurerait un fonctionnement collégial. Il s'agit au fond de prendre au sérieux l'idée que la Cour des comptes constituerait à sa manière un modèle de contre-pouvoir, non pas en tant qu'elle se percevrait « contre le pouvoir » mais parce qu'elle offrirait, par opposition à la persistance d'un modèle hiérarchique et vertical de décision, un exemple de fonctionnement démocratique particulièrement avancé -illustrant les ambiguïtés de la démocratie délibérative et les atouts de la démocratie libertaire. Dans cette perspective, nous développerons l'hypothèse que son fonctionnement s'éclaire à la lumière des thèses de Proudhon sur la délibération, qui préfigurent les diverses théories sur la démocratie délibérative (lesquelles l'ignorent pourtant) et les dépassent de fait en intégrant la dimension institutionnelle centrale du contre-pouvoir

    Pour une approche pragmatiste de l'enseignement de la comptabilité durable; proposition de programme et illustration

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    International audienceThis book chapter addresses the issue of teaching accounting for sustainable development (or social and environmental accounting). In the broadest sense of the term, the generic term “accounting” encompasses financial and management accounting, management control and auditing, as well as their applications to sustainable development.In the first part, we formulate some proposals for an accounting course program. Reflection on these proposals then leads us to the concepts of inquiry and semiotic mediation (Lorino, 2009, 2020) as investigative tools. We present them in a second section, reflecting on their application to a course. Finally, in the third section, we offer a few examples of pedagogical approaches based on these concepts.Ce chapitre d’ouvrage aborde la question de l’enseignement de la comptabilité pour le développement durable (ou comptabilité sociale et environnementale). A travers le terme générique de comptabilité nous englobons, au sens large du terme, la comptabilité financière et de gestion, le contrôle de gestion et l’audit et ses déclinaisons pour le développement durable.Dans une première partie, nous formulons quelques propositions de programme, pour un cours de comptabilité. Une réflexion à partir de ces propositions nous amène ensuite aux concepts d'enquête et de médiation sémiotique (Lorino, 2009, 2020) comme outils d’investigation. Nous les présentons dans une deuxième partie, en réfléchissant à leur déclinaison dans le cadre d’un cours. Enfin dans une troisième partie nous proposons quelques exemples de déroulés pédagogiques à partir de ces concepts

    Le silence des pierres d’angle. Le christianisme et le présent de l’Europe

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