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    Étude rétrospective des ulcères cornéens à bords décollés chez le chien à partir des cas pris en charge à l'EnvA entre 2019 et 2024

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    Spontaneous chronic corneal epithelial defects represent a specific form of complicated corneal ulcer in dogs due to their poor healing capacity. They are characterized by epithelial loss associated with a defect in adhesion between the epithelium and the stroma, resulting from alterations of the basement membrane and the underlying extracellular matrix. They predominantly affect middle-aged to older dogs, with certain breeds reported as predisposed. The aim of this retrospective study was to evaluate the management of SCCEDs at the veterinary teaching hospital of Alfort between 2019 and 2024, to analyze healing times and success rates associated with the different therapeutic techniques, and to compare these outcomes with previously published data. A total of 142 dogs (168 eyes) diagnosed with SCCEDs were included. Most dogs were treated using a mechanical approach, mainly epithelial debridement combined with a contact lens which resulted in healing in 79% of cases with a median healing time of 14 days, including a 59% success rate after the first intervention. Debridement alone, without a contact lens, led to healing in 65% of cases within 13 days, with no significant difference compared to the protocol including a contact lens. More invasive techniques such as diamond burr debridement or surgical procedures (keratotomy, superficial lamellar keratectomy, thermal cautery) achieved healing rates ranging from 50 to 100% but with longer healing times (17 to 64 days). Severe complications were rare, and sequelae were mostly cicatricial. Recurrence occurred in 12% of dogs within a median of five months, and 16% developed a contralateral lesion within six months, emphasizing the need for prolonged monitoring. Overall, the results are consistent with those reported in the literature despite limitations inherent to the retrospective design and the lack of independence between therapeutic techniques. Mechanical treatments even appear to offer superior outcomes, providing particularly favorable healing rates and times when used as first-line therapy.Les ulcères cornéens à bords décollés constituent une forme particulière d'ulcère compliqué chez le chien en raison de leur difficulté à cicatriser. Ils se caractérisent par une perte épithéliale associée à un défaut d'adhésion entre l'épithélium et le stroma consécutif à une altération de la membrane basale et de la matrice extracellulaire sous-jacente. Ils affectent préférentiellement des chiens d'âge moyen à avancé, certaines races ayant été décrites comme prédisposées. L'objectif de cette étude rétrospective était d'évaluer les modalités de prise en charge des ulcères à bords décollés au centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort entre 2019 et 2024, d'analyser les délais et taux de cicatrisation associés aux différentes techniques thérapeutiques et de comparer ces résultats aux données publiées. Au total, 142 chiens (168 yeux) présentant un ulcère à bords décollés ont été inclus. La majorité des chiens a été traitée par une approche mécanique, principalement un débridement épithélial associé à une lentille de contact, lequel a permis une cicatrisation dans 79 % des cas en un délai médian de 14 jours avec 59 % de réussite dès la première intervention. Le débridement seul, sans lentille cornéenne, a conduit à une cicatrisation dans 65 % des cas en 13 jours, sans différence significative par rapport au protocole incluant une lentille. Les techniques plus invasives, telles que le débridement à la fraise diamantée ou les interventions chirurgicales (kératotomie, kératectomie superficielle lamellaire, cautérisation thermique) ont permis d'obtenir 50 à 100 % de cicatrisation mais avec des délais plus longs (17 à 64 jours). Les complications sévères étaient rares et les séquelles majoritairement cicatricielles. Les récidives ont concerné 12 % des chiens dans un délai médian de cinq mois et 16 % ont présenté une atteinte controlatérale dans les six mois suivant le premier épisode, soulignant l'importance d'un suivi prolongé. Les résultats obtenus sont globalement comparables à ceux décrits dans la littérature malgré certaines limites inhérentes au caractère rétrospectif de l'étude et à la non-indépendance des techniques thérapeutiques. Ils apparaissent même supérieurs pour les traitements mécaniques qui offrent des taux et délais de cicatrisation particulièrement satisfaisants en première intention

    Proposition d'un outil d'aide au traitement du syndrome de dysgalactie post-partum chez la truie pour optimiser l'utilisation des antibiotiques en élevage porcin

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    Postpartum dysgalactia syndrome is characterized by insufficient colostrum and milk production during the first days after farrowing, leading to growth retardation and increased mortality in piglets. Diagnosis of this syndrome is difficult due to the variability and lack of specificity of clinical signs, which can result in the excessive use of antibiotics. The aim of this thesis is to propose a treatment support tool to help farmers to adapt their management in case of suspected postpartum dysgalactia syndrome. The study was conducted on 100 sows at the IFIP (Romillé, 35) and INRAE (St-Gilles, 35) experimental stations. These sows were examined between the first and sixth day postpartum. Clinical observations focused on rectal temperature, appetite, udder condition, vaginal discharge, and sow behavior. Treatments administered were recorded. A data analysis was used to identify the most frequent clinical signs and their associations. These results were then used to the development of the treatment support tool. Among the 100 sows in this study, 58 showed at least one clinical sign. The most common clinical signs were anorexia and hyperthermia. Different sow profiles were identified, with a predominance of profiles showing a single clinical sign. Treatments administered mainly included antibiotics and anti-inflammatory drugs, sometimes with questionable justification. These results, together with the literature review, were used to develop a treatment decision support tool. The proposed tool consists of two decision trees, accompanied by a user manual. Feedback from stockpersons at both stations regarding the treatment support tool was positive. The proposed tool appears to be suitable for use in pig farming. It must now be validated by veterinarians before wider implementation in pig farming can be considered.Le syndrome de dysgalactie post-partum se manifeste par une production insuffisante de colostrum et de lait dans les premiers jours suivant la mise-bas, ce qui entraîne des retards de croissance et une mortalité accrue chez les porcelets. Le diagnostic de ce syndrome est difficile en raison de la variabilité et du manque de spécificité des signes cliniques, ce qui peut conduire à une utilisation excessive des antibiotiques. L'objectif de cette thèse est de proposer un outil d'aide au traitement afin de permettre aux éleveurs d'adapter leur prise en charge en cas de suspicion de syndrome de dysgalactie post-partum. L'étude a été réalisée sur 100 truies dans les stations expérimentales de l'IFIP (Romillé, 35) et l'INRAE (St-Gilles, 35). Ces truies ont été examinées entre le premier et le sixième jour post-partum. Les observations cliniques ont porté sur la température rectale, l'appétit, l'état de la mamelle, les écoulements vaginaux et le comportement des truies. Les traitements administrés ont été relevés. Une analyse de données a permis d'identifier les signes cliniques les plus fréquents et leurs associations. Ces résultats ont ensuite aidé à l'élaboration de l'outil d'aide au traitement. Parmi les 100 truies de l'étude, 58 ont présenté au moins un des signes cliniques. Les signes cliniques les plus fréquents était l'anorexie et l'hyperthermie. Différents profils de truies ont été mis en évidence avec une prédominance de profils à un seul signe clinique. Les traitements utilisés étaient principalement des antibiotiques et des anti-inflammatoires, avec une justification parfois discutable. Ces résultats ainsi que l'étude bibliographique ont permis d'élaborer un outil d'aide à la décision de traitement. L'outil proposé est composé de deux arbres de décisions, accompagnés d'un manuel d'utilisation. Les retours faits par les animaliers des deux stations sur l'outil d'aide au traitement sont satisfaisants. L'outil proposé semble adapté à une utilisation sur le terrain. Cet outil doit désormais être validé par des vétérinaires pour envisager une utilisation à plus grande échelle en élevage porcin

    La base de données collaborative OCCIDUNUM : structure, utilisation et devenir

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    International audienc

    Évolution dans le temps des profils d'antibiorésistance des bactéries issues de prélèvements de la surface oculaire chez le chien à partir des cas pris en charge à l'EnvA entre 2005 et 2024

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    The eye, exposed to external aggressions, is protected by its anatomical structures, cellular mechanisms, and commensal flora. Corneal ulcers and conjunctivitis are the most common eye surface conditions. They can become infected and therefore require topical antibiotic therapy as a first-line treatment. Although the ocular flora and the bacteria involved have been extensively studied, data on antibiotic resistance in France remain limited. Identifying resistance to the main topical antibiotics used in veterinary ophthalmology in France is a major challenge, particularly in terms of successful medical treatment. This retrospective study, conducted on 136 ocular bacterial samples from dogs with ocular surface disease, aimed to assess the evolution of antibiotic resistance in Staphylococcus pseudintermedius/aureus, Streptococcus group G, and Pseudomonas aeruginosa. In our study, fusidic acid, tetracycline, and chloramphenicol remain effective against Staphylococcus pseudintermedius/aureus. However, chloramphenicol's activity against group G streptococci appears to be more moderate. Neomycin shows lower activity than chloramphenicol against staphylococci and streptococci, whereas polymyxin B acts only on Pseudomonas aeruginosa. Tobramycin and gentamicin retain good activity against Staphylococcus and Pseudomonas aeruginosa, while only gentamicin remains active against streptococci. Fluoroquinolones remain effective against Staphylococcus and Pseudomonas. This is less true for streptococci in the case of norfloxacin.L'œil, exposé aux agressions extérieures, est protégé par ses structures anatomiques, ses mécanismes cellulaires et sa flore commensale. Les ulcères cornéens et les conjonctivites sont les affections des surfaces oculaires les plus fréquentes. Elles peuvent se surinfecter et nécessitent alors une antibiothérapie topique de première intention. Si la flore oculaire et les bactéries impliquées ont été largement étudiées, les données sur l'antibiorésistance en France restent limitées. L'identification des résistances aux principaux antibiotiques topiques utilisés en ophtalmologie vétérinaire France est un enjeu majeur et notamment dans le succès du traitement médical. Cette étude rétrospective, réalisée sur 136 prélèvements bactériens oculaires de chiens présentant une affection de surface oculaire, visait à évaluer l'évolution de l'antibiorésistance de Staphylococcus pseudintermedius/aureus, Streptococcus du groupe G ainsi que de Pseudomonas aeruginosa. Dans notre étude, l'acide fusidique, la tétracycline et le chloramphénicol restent efficaces contre Staphylococcus pseudintermedius/aureus. L'activité du chloramphénicol vis-à-vis des streptocoques du groupe G apparaît en revanche plus modérée. La néomycine présente une activité plus faible que le chloramphénicol contre les staphylocoques et les streptocoques, tandis que la polymyxine B n'agit que sur Pseudomonas aeruginosa. La tobramycine et la gentamicine conservent une bonne activité sur Staphylococcus et Pseudomonas aeruginosa, tandis que seule la gentamicine conserve une efficacité notable contre les streptocoques. Les fluoroquinolones restent efficaces sur Staphylococcus et Pseudomonas. Ceci est moins vrai concernant les streptocoques pour la norfloxacine

    Système rénine-angiotensine-aldostérone chez le chat : variation en situation physiologique et pathologique

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    The renin–angiotensin–aldosterone system (RAAS) plays a central role in the regulation of blood pressure and sodium–water balance. Its excessive activation is involved in various diseases, including primary hyperaldosteronism (PHA), the most frequently reported adrenal disorder, or chronic kidney disease (CKD). In human medicine, the reference method for diagnosis relies on the aldosterone-to-renin ratio. However, in cats, renin measurement is not validated and plasma renin activity measurement remains poorly accessible and insufficiently documented. These considerations highlight the need to investigate the variability of aldosterone and plasma renin activity (PRA) in cats. The aims of this study were to evaluate the intra-individual variability of PRA and aldosterone during the day in healthy cats, the evolution of these parameters in cats with hypovolemia, dehydration and/or potassium disorders before and after correction, and the relationships between PRA, aldosterone, and plasma potassium levels. Fifty cats were included: 18 healthy controls and 32 individuals with hypovolemia, dehydration or potassium disorders. Results showed significant daily variation in P aldosterone among healthy cats. In group B, aldosterone significantly decreased after correction of dehydration and electrolyte imbalances. Moderate correlations were found between PRA and aldosterone, and between aldosterone and potassium, specially in healthy cats. These findings indicate that RAAS measurements in cats must be interpreted in light of hydration status and electrolyte balance. Establishing standardized sampling conditions would improve the reliability of these assays, especially for the diagnosis of PHA.Le système rénine–angiotensine–aldostérone (SRAA) joue un rôle majeur dans la régulation de la pression artérielle et de l'homéostasie hydrosodée. Son activation excessive est impliquée dans diverses affections, notamment l'hyperaldostéronisme primaire (HAP), affection surrénalienne la plus fréquemment rapportée chez le chat ou la maladie rénale chronique (MRC). En médecine humaine, la méthode de référence repose sur le calcul du rapport aldostérone/rénine. Toutefois, dans l'espèce féline, le dosage de la rénine n'est pas validé et celui de l'activité rénine demeure difficilement accessible et reste peu documenté. Ces éléments soulignent la nécessité d'explorer la variabilité de l'aldostérone et de l'activité plasmatique de la rénine (PRA) chez le chat. L'objectif de cette étude était d'évaluer la variabilité intra-individuelle de la PRA et de l'aldostérone au cours de la journée chez des chats sains, l'évolution de ces paramètres chez des chats présentant une déplétion volémique, une déshydratation et/ou une dyskaliémie avant et après correction, et les relations entre PRA, aldostérone et kaliémie. L'étude a porté sur 50 chats, dont 18 sains (groupe A) et 32 atteints de troubles de la volémie, kaliémiques ou de déshydratation (groupe B). Les résultats montrent que l'aldostérone varie significativement au cours de la journée chez les chats sains. Chez les chats du groupe B, l'aldostérone diminue significativement après correction de la déshydratation et des troubles ioniques. De plus, une corrélation modérée est observée entre la PRA et l'aldostérone, ainsi qu'entre l'aldostérone et la kaliémie, en particulier en situation physiologique. Ces résultats suggèrent que l'interprétation des dosages du SRAA chez le chat doit impérativement tenir compte de l'état d'hydratation et de l'équilibre électrolytique. L'établissement de conditions standardisées de prélèvement est nécessaire pour améliorer la fiabilité diagnostique, notamment dans le dépistage de l'HAP

    Motivations et attentes des propriétaires de chats et de chattes vis-à-vis de la contraception médicale

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    Feline reproduction management raises health, behavioural, and ethical issues that, in France, currently lead to predominantly surgical sterilisation, whereas medical contraceptive alternatives may better meet some owner expectations. This study aimed to describe (i) owners' motivations and concerns regarding sterilisation, (ii) their knowledge of reproduction control, and (iii) the acceptability of medical contraceptive alternatives. Two paper-based questionnaires (male/female versions) were distributed to owners presenting their cats for surgical sterilisation at the National Veterinary School of Alfort between 16 September 2024 and 25 January 2025. In total, 186 responses (107 females, 79 males) underwent descriptive analysis. Primary motivations in both sexes concerned the management of puberty-related behaviours (up to 48% of weighted scores in males). In females, prevention of unplanned pregnancies ranked second (30%). More than half of owners reported at least one surgical concern (most commonly post-operative pain), while medical contraception elicited even more reservations: over 95% cited at least one concern (44% fear of missed renewals; others included adverse effects and cost). Two thirds had not sought information prior to the procedure, and only 7% could name a currently available method. Nevertheless, openness to non-surgical options was clear: 58% expressed interest in an implant and 56% in a vaccine, with maximum acceptable administration intervals averaging 20.5 months (implant) and 16.6 months (vaccine). Oral formulations were less attractive, particularly among owners of female cats. Prior consultation with a veterinarian (reported by 48.4% of those who sought information) was associated with reduced concern about missed renewals. Interest in medical contraception is contingent upon low implementation burden and demonstrated safety. These findings underscore the need to strengthen owner education and adopt tailored communication, and they provide priorities for clinical practice and product development.La gestion de la reproduction féline soulève des enjeux sanitaires, comportementaux et éthiques qui conduisent (en France) à une stérilisation majoritairement chirurgicale, tandis que des alternatives de contraception médicale pourraient mieux répondre à certaines attentes. Cette étude vise à décrire (i) les motivations et les craintes des propriétaires de chat.te.s vis-à-vis de la stérilisation, (ii) leur niveau de connaissance concernant la gestion de la reproduction et (iii) l'acceptabilité des alternatives contraceptives médicales. Deux questionnaires papier distincts (mâles/femelles) ont été distribués aux propriétaires de chat.te.s se présentant pour une intervention chirurgicale de stérilisation à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, entre le 16/09/2024 et le 25/01/2025. Les 186 réponses (107 femelles, 79 mâles) ont fait l'objet d'analyses descriptives. Les motivations premières de stérilisation chez les deux sexes portent sur la gestion des comportements lié à la puberté (jusqu'à 48% des points pondérés chez les mâles). Chez les femelles, la prévention des gestations non désirées est la seconde motivation (30%). Plus d'un.e propriétaire sur deux déclare au moins une inquiétude vis-à-vis de la chirurgie (avec en premier motif la douleur post-opératoire), tandis que la contraception médicale suscite davantage de réserves : plus de 95 % des propriétaires évoquent au moins une crainte (oubli de renouvellement pour 44% d'entre eux, effets indésirables, coût). Deux tiers des propriétaires ne s'étaient pas renseignés préalablement à l'intervention ; et seuls 7% savent citer une méthode contraceptive actuellement disponible. Malgré cela, l'ouverture aux alternatives non chirurgicales est nette : 58% se disent intéressés par un implant et 56% par un vaccin, avec des fréquences maximales d'administration jugées acceptables en moyenne à 20,5 mois (implant) et 16,6 mois (vaccin). Les formes orales sont moins attractives, particulièrement chez les propriétaires de chattes. La consultation au préalable d'un vétérinaire (qui concerne 48,4% des propriétaires s'étant renseignés) est associée à une moindre crainte d'oubli de renouvellement. L'intérêt pour la contraception médicale s'exprime sous réserve d'une mise en place peu contraignante et d'une innocuité démontrée. Ces résultats soulignent la nécessité d'améliorer l'information des propriétaires et d'adopter une communication adaptée. Ils fournissent des priorités pour la pratique et pour le développement de produits

    Rôle d'IRGM1 lors du neurodéveloppement : étude d'une protéine clé des mécanismes de l'inflammation et de l'autophagie

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    Autophagy is an essential cellular mechanism for maintaining homeostasis and supporting the development of the nervous system, whereas excessive inflammation can have deleterious effects. The murine GTPase IRGM1 is involved in the regulation of both autophagy and inflammation and may play a role in neurodevelopment. The aim of this work was to investigate the consequences of Irgm1 gene deletion on social communication and glial activity, using a mouse model (KO animals compared to HTZ and WT). Ultrasonic Vocalizations (USV) were analyzed at P33 during the Social Interaction Test (SIT). Brain expression of IRGM1 and S100β, an astrocytic marker, was also studied at P21 by immunohistofluorescence. Results showed that KO mice displayed alterations in acoustic parameters, with sex-dependent differences. In males, both mean duration and frequency range of USV were increased, while in females, the total number of vocalizations was higher. None of the tested antibodies allowed specific IRGM1 labelling. The analysis of S100β did not reveal significant differences in astrocytic density between groups in males, female samples are currently analysed. These findings suggest that Irgm1 deletion leads to altered social communication behavior. They are part of a broader line of research exploring the interactions between autophagy, inflammation, and neurodevelopment.L'autophagie constitue un mécanisme cellulaire essentiel au maintien de l'homéostasie et au développement du système nerveux, tandis que l'inflammation, lorsqu'elle est excessive, peut avoir des effets délétères. La protéine IRGM1, GTPase murine est impliquée dans la régulation de l'autophagie et de l'inflammation. Elle pourrait jouer un rôle dans le neurodéveloppement. L'objectif de ce travail était d'explorer les conséquences de l'invalidation du gène Irgm1 sur la communication sociale et l'activité gliale, à l'aide d'un modèle murin (individus KO du gène comparés à des individus HTZ et WT). Les Vocalisations UltraSonores (VUS) ont été analysées à J33 lors de Test d'Interaction Sociale (TIS). Parallèlement, l'expression cérébrale d'IRGM1 et de S100β, marqueur astrocytaire, a été étudiée par immunohistofluorescence à J21. Les résultats mettent en évidence, chez les souris KO, des altérations des paramètres acoustiques avec des différences selon le sexe. Chez les mâles, la durée moyenne et la variation de fréquence des VUS sont augmentés, tandis que chez les femelles, le nombre total de vocalisation est plus élevé. Aucun marquage spécifique d'IRGM1 n'a pu être obtenu avec les anticorps testés. Enfin, l'étude de S100β n'a pas révélé de différence significative de densité astrocytaire entre les groupes chez les mâles, l'étude chez les femelles est en cours. Ces observations suggèrent que l'invalidation d'Irgm1 est à l'origine d'une altération du comportement de communication sociale. Elles s'inscrivent dans une dynamique plus large de recherche sur les interactions entre autophagie, inflammation et neurodéveloppement

    Diagnostic des infections fongiques émergentes chez les reptiles : application au diagnostic de l'ophidiomycose chez les serpents

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    Emerging fungal infections in reptiles represent an increasing threat to animal health and biodiversity. Ophidiomyces ophiodiicola, the etiological agent of Snake Fungal Disease (SFD), is an opportunistic fungal species capable of inducing severe cutaneous and sometimes systemic lesions in snakes. This thesis aims to develop a molecular detection method based on quantitative PCR (qPCR) of O. ophiodiicola to assess its presence in a captive population of twenty-one green anacondas (Eunectes murinus) housed in French metropolitan zoological parks. A total of 99 skin swabs, collected from various anatomical sites, were analyzed. Detection revealed 25 positive swabs corresponding to 12 snakes, of which 4 exhibited or had previously exhibited suggestive lesions. Particular attention was given to the interpretation of threshold cycle (Ct) values, validation of positive and negative controls, the performance of qPCR targeting housekeeping gene cytochrome b, and standardization of the sampling protocol to minimize bias related to spore localization. The results suggest a silent circulation of the fungus within the studied population, including among asymptomatic individuals. These findings highlight the importance of early and reliable detection by qPCR, alongside clinical examination, to guide isolation measures, choice of antifungal treatment, and therapeutic monitoring. Finally, this work underscores the current limitations of diagnosis and emphasizes the need to develop integrated strategies to prevent the emergence and spread of mycoses in captive reptiles, with potential implications for the conservation of wild species.Les infections fongiques émergentes chez les reptiles représentent une menace croissante pour la santé animale et la biodiversité. Ophidiomyces ophiodiicola, agent étiologique de la maladie fongique des serpents (SFD, Snake Fungal Disease), est une espèce fongique opportuniste capable d'induire des lésions cutanées sévères et parfois systémiques chez les serpents. Cette thèse vise à développer une méthode de détection moléculaire par qPCR afin d'évaluer la présence de O. ophiodiicola chez une population captive de vingt-et-un anacondas verts (Eunectes murinus) dans les parcs zoologiques de France métropolitaine. Quatre-vingt-dix-neuf écouvillons cutanés, répartis sur différentes zones anatomiques, ont été analysés. La détection a révélé 25 écouvillons positifs, correspondant à 12 serpents, dont 4 présentaient ou avaient présenté des lésions évocatrices. Une attention particulière a été portée à l'interprétation des valeurs seuil (Ct), à la validation des témoins positifs et négatifs, à la réalisation de qPCR ciblant le gène de ménage du cytochrome b, ainsi qu'à la standardisation du protocole d'échantillonnage pour limiter les biais liés à la localisation du champignon. Les résultats suggèrent une circulation silencieuse du champignon dans la population étudiée, y compris chez des individus asymptomatiques. Ces données soulignent l'importance d'une détection précoce et fiable par qPCR, en complément de l'examen clinique, pour guider les mesures d'isolement, le traitement antifongique à utiliser, et le suivi thérapeutique. Enfin, ce travail met en évidence les limites actuelles du diagnostic et l'importance de développer des stratégies intégrées pour prévenir l'émergence et la diffusion des mycoses chez les reptiles captifs, avec des implications potentielles pour la conservation des espèces sauvages

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