Publications scientifiques de l'EnvA
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    Etude de prévalence de T. gondii chez les mammifères marins en France et génotypage

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    International audienceToxoplasma gondii est un protozoaire intracellulaire strict, capable d’infecter une grande variété d’hôtes d’intermédiaires à sang chaud : mammifères et oiseaux. Les oocystes émis dans les fèces des chats et autres félidés (hôtes définitifs) sont résistants dans l'environnement, notamment dans l'eau de mer. Ils peuvent rester infectieux pendant plusieurs mois, et constituer une source de contamination pour les mammifères marins. De nombreuses études à travers le monde ont permis de mettre en lumière la présence de ce parasite, avec une prévalence globale chez les mammifères marins sauvages de 22.4% (Li et al., 2022), arguant d’une contamination du milieu marin notable, avec un impact considérable sur la santé des écosystèmes pouvant présenter un risque pour la santé humaine. En France, les données concernant la prévalence de T. gondii chez les mammifères marins demeurent limitées. L’objectif de notre étude est d’évaluer la prévalence de T. gondii chez des mammifères marins échoués entre 2010 et 2023 sur les côtes métropolitaines françaises, et de caractériser la diversité génétique des souches.Un total de 60 muscles de mammifères marins échoués sur les côtes de la Méditerranée, de l'Atlantique et de la Manche a été prélevé, comprenant 43 dauphins communs (Delphinus delphis), 6 grands dauphins (Tursiops truncatus), 5 marsouins communs (Phocoena phocoena), 3 dauphins bleu et blanc (Stenella coeruleoalba), 1 globicéphale noir (Globicephala melas), 1 phoque gris (Halichoerus grypus), 1 baleine à cuvier (Ziphius cavirostris). Quatre-vingt-quinze pourcent (57/60) des spécimens étudiés provenaient de la côte Atlantique dont 74 % (42/57) appartenaient à l’espèce dauphin commun (Delphinus delphis). Après collecte des fluides musculaires, un test d’agglutination directe haute sensibilité (ADHS) a été réalisé sur les 60 échantillons. Les résultats obtenus (seuil ≥1/6) suggèrent une séroprévalence globale de 56,7 % (34/60) [IC 95% : 0.442, 0.692]. La séroprévalence pour les dauphins communs (Delphinus delphis) était de 69.8 % (30/43) [IC 95% : 0,5613 ; 0,8341]. Deux marsouins communs (Phocoena phocoena), et 2 grands dauphins (Tursiops truncatus) étaient séropositifs. Toutes les autres espèces étaient séronégatives. Une PCR quantitative ciblant la séquence répétée 529 bp et le gène B1 a validé la présence de l’infection à T.gondii chez 8 dauphins communs. Trois isolats ont pu être génotypés à partir de l’ADN extrait mettant en évidence 3 nouveaux génotypes de type II. L’un proche d’un génotype trouvé chez 3 patients (français) et d’un porc français, à 2 marqueurs de différence. Un autre se rapprochant de 2 souches de patients français, avec une variation sur un seul marqueur. Le dernier type II se rapproche le plus d’une souche humaine isolée à Nantes et d’une souche animale originaire de Turquie, avec 3 marqueurs différents. Un quatrième isolat génotypé partiellement a mis en évidence une souche atypique.La séroprévalence élevée de T. gondii chez les mammifères marins, en particulier chez le dauphin commun suggère une forte contamination du milieu marin par les oocystes. L’identification de trois nouveaux génotypes de types II témoigne de la diversité génétique du parasite et de sa circulation entre le milieu terrestre et marin, notamment via le lessivage des sols souillés par les matières fécales de chats contaminés. La mise en évidence d’un génotype incomplet semblant atypique pose la question d’une possible introduction sur nos côtes de souches atypiques exotiques qui pourraient être en lien avec les migrations de ces mammifères marins. Cette transmission suppose un risque pour la santé publique, en particulier par consommation de produits de la mer potentiellement contaminés (Robertson, 2007). Les résultats concernant certaines espèces doivent être interprétés avec prudence en raison du faible nombre d’échantillons, d’où la nécessité d’une étude plus large pour mieux comprendre les facteurs de risque et les implications écologiques

    An optimized model for HEV infection in the HepaRG cell line

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    Hepatitis E virus (HEV) causes acute hepatitis that can progress to fulminant or chronic hepatitis. For decades, the lack of a pertinent and robust cell culture system for HEV has delayed our understanding on this hepatotropic virus. HepaRG cells are one of the few hepatocyte-derived cell lines able to replicate HEV. These cells can differentiate (dHepaRG) into hepatocytes and cholangiocytes upon treatment with dimethyl sulfoxyde (DMSO) and are very relevant to study interactions between pathogens and hepatocyte innate immunity. However, the suitability of the HepaRG model to study HEV need to be further investigated. In this study, we found that HEV can infect proliferating HepaRG cells and that DMSO-induced differentiation is not necessary for HEV infection. Moreover, even if treatment with DMSO is needed to maintain optimal differentiation and polarization of dHepaRG, its presence is detrimental for HEV infection. Overall, this study shows that dHepaRG cells cultured without DMSO is a suitable model to study HEV and its interaction with the hepatocyte innate system

    Identification of human and porcine effectors of the interferon response with antiviral activity against HepatitisE virus infection

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    International audienceHepatitis E virus (HEV) is a major cause of enterically transmitted hepatitis. Genotypes 1 and 2 are transmittedvia contaminated water and restricted to humans, whereas genotypes 3 and 4 are circulating among pigs andcause foodborne hepatitis transmitted through contaminated meat consumption. The interferon (IFN) responseis the first line of defense against pathogens. Its activation leads to the expression of IFN stimulated genes (ISGs)establishing an antiviral state in the environment of the infected cell. The objective of this project is to identifyISGs with an antiviral activity against HEV infection and to determine if these anti-HEV activities depend on thehost species and the genotype involved. To address that question, we assessed the anti-HEV activity of 40 humanand porcine ISGs using lentiviral vectors in different cell models. We found that several human actors of the IFNpathway (RIG-I, MDA5, IRF1, IRF7), as well as their porcine orthologs, have antiviral activity. In addition, a novelporcine ISG interfering with HEV replication was identified, the 2’-5’-Oligoadenylate Synthetase Like protein(OASL). Its mechanism of action is now under investigation. Overall, this work will lead to a better understandingof how the IFN response might influence inter-species transmission of HEV

    Approches chirurgicales conventionnelles et endovasculaire des shunts porto-systémiques intra-hépatiques congénitaux chez les chiens : revue bibliographique et actualités thérapeutiques

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    The aim of this study was to review the current state of therapeutic advances in the surgical occlusion of intrahepatic portosystemic shunts in dogs. To conduct this study, an in-depth review of the literature was carried out, supplemented by a meta-analysis of the available data on the various surgical techniques. Although the classic open surgical techniques, such as ligatures, cellophane banding, ameroid rings and hydraulic occluders, provide very satisfactory results, their implementation becomes more complex when the shunt is located within the hepatic parenchyma, making laparotomy more difficult. The aim of this study was therefore to provide details of an emerging technique involving endovascular treatment by percutaneous embolisation of the shunt using thrombogenic coils introduced intravascularly under fluoroscopic control, and to provide a practical and educational guide to this technique. The results show that the less invasive endovascular approach offers lower morbidity and mortality rates than those observed with open techniques, while offering comparable efficacy. Despite a significant additional cost, it represents a safe, rapid and promising alternative for the embolisation of congenital intrahepatic portosystemic shunts in dogs.Ce travail a été entrepris dans le but de dresser un état des lieux des avancées thérapeutiques concernant l'occlusion chirurgicale des shunts porto-systémiques intra-hépatiques chez le chien. Pour mener cette étude, une revue approfondie de la littérature a été réalisée, complétée par une méta-analyse des données disponibles sur les différentes techniques chirurgicales. Si les techniques chirurgicales ouvertes classiques, telles que les ligatures, bandes de cellophane, anneaux améroïdes et occludeurs hydrauliques, permettent d'obtenir des résultats très satisfaisants, leur mise en œuvre devient plus complexe lorsque le shunt est situé au sein du parenchyme hépatique, rendant l'abord par laparotomie plus difficile. Ce travail s'est donc intéressé à détailler également une technique émergente correspondant au traitement par l'approche endovasculaire par l'embolisation percutanée du shunt à l'aide de bobines thrombogènes introduites par voie intravasculaire sous contrôle fluoroscopique et à proposer un guide à la fois pratique et pédagogique sur cette technique. Les résultats montrent que l'approche endovasculaire, moins invasive, offre des taux de morbi-mortalité inférieurs à ceux observés avec les techniques ouvertes, tout en offrant une efficacité comparable. En dépit d'un surcoût non négligeable, elle constitue une alternative sûre, rapide et prometteuse pour l'embolisation des shunts porto-systémiques intra-hépatiques congénitaux chez le chien

    Revue bibliographique des effets pharmacologiques des molécules utilisées par voie systémique en anesthésie vétérinaire sur la physiologie oculaire chez le chien et le chat

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    Veterinary anesthesia has become fundamental to the medical, diagnostical and therapeutical management of animals. Knowledge of the pharmacological effects of drugs has allowed a better control of anesthesia and a limitation of its risks. Knowledge of the effects of anesthetic drugs on the ocular physiology is important for ophthalmic surgical procedures, ophthalmic examinations and post-anesthetic ocular health. The aim of this thesis was to summarize the results of studies that have determined the effects of systemic drugs on the ocular physiology of cats and dogs. After a presentation of drugs used in veterinary anesthesia in France, thorough research of the literature was undertaken to analyze studies that had determined the effects of sedatives, analgesics, muscle relaxants, anesthetics and emergency drugs. This research revealed that four ocular parameters are influenced by anesthesia: tear production, intraocular pressure, pupil size and globe position. Most anesthetic drugs reduce tear production in cats and dogs, decrease pupil size in dogs (except for dissociative anesthetics and anticholinergics), increase pupil size in cats, and have no significant effect on the intraocular pressure of cats. In dogs, the effects on intraocular pressure are highly variable depending on the combination of drugs used. The position of the globe varies during anesthesia in cats and dogs and remains central only with the use of neuromuscular blocking agents. The samples studied, the methods of data acquisition and the experimental conditions differed between studies and may have influenced the results exposed in this thesis. A lot of data lack in the veterinary literature concerning the effects of certain anesthetic drug combinations. This thesis summarized the effects of systematic drugs on the ocular physiology of healthy cats and dogs. Further studies on the effects of anesthetic drugs on animals with ocular pathologies and on the effects of local anesthetic drugs are necessary to complete the work carried out in this thesis.L'anesthésie vétérinaire est devenue fondamentale pour la prise en charge médicale, chirurgicale, diagnostique et thérapeutique des animaux. La connaissance des effets pharmacologiques des molécules permet de mieux maîtriser l'anesthésie des animaux et limiter les risques. La connaissance des effets des molécules anesthésiques sur la physiologie oculaire est importante pour le bon déroulement de chirurgies oculaires, d'examens ophtalmologiques et la santé oculaire post-anesthésie. L'objectif de cette thèse était de résumer les résultats d'études ayant déterminé les effets des molécules anesthésiques administrées par voie systémique sur la physiologie oculaire du chien et du chat. Après une présentation des molécules utilisées en anesthésie vétérinaire en France, une recherche exhaustive dans la littérature a été entreprise afin d'analyser les études traitant des effets des sédatifs, des analgésiques, des myorelaxants, des anesthésiques et des molécules d'urgence. Cette recherche a permis de mettre en évidence que quatre paramètres oculaires sont influencés par l'anesthésie : la production lacrymale, la pression intraoculaire, la taille des pupilles et la position du globe oculaire. La majorité des molécules anesthésiques provoque la diminution de la production lacrymale du chien et du chat, la diminution de la taille des pupilles du chien à l'exception des anesthésiques dissociatifs et des anticholinergiques, l'augmentation de la taille des pupilles du chat et n'ont pas d'effet significatif sur la pression intraoculaire du chat. Chez le chien, selon les associations de molécules, les effets sur la pression intraoculaire sont très variables. La position du globe oculaire varie au cours d'une anesthésie chez le chat et le chien, et seule l'utilisation d'agents bloquants neuromusculaires permet d'obtenir une position centrale et fixe du globe oculaire. Les échantillons étudiés, les méthodes d'acquisition des données et les conditions expérimentales étaient différents entre les études et ont pu influencer les résultats trouvés. De nombreuses données manquaient dans la littérature vétérinaire concernant les effets de certaines associations de molécules anesthésiques. Cette thèse a permis de résumer les effets des molécules anesthésiques administrées par voie systémique sur la physiologie oculaire du chien et du chat sains. Des études supplémentaires sur les effets des molécules anesthésiques sur des animaux atteints de maladie oculaire et sur les effets des molécules anesthésiques administrée par voie locale permettraient de complémenter le travail réalisé dans cette thèse

    Étude clinique rétrospective de treize cas d'abcès cornéens du cheval pris en charge médicalement à la clinique équine de l'EnvA entre 2009 et 2024

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    Corneal stromal abscesses are common conditions in horses, treated either medically or surgically depending on their depth, extent, and presumed etiology. This retrospective study aims to describe the modalities of exclusive medical management in thirteen cases of stromal abscesses documented at the equine clinic of the École nationale vétérinaire d'Alfort between 2009 and 2024, and to assess their progression. The included cases met specific clinical criteria, and all received medical treatment without surgical intervention. The data analyzed included treatments administered prior to admission, lesion characteristics, duration of hospitalization, nature of the treatments initiated, follow-up durations, healing times, and any visual sequelae. The median duration of hospitalization was 11 days. The median healing time was 47 days. Complete resorption of the abscess was observed in 11 out of 13 horses. All cases presented with corneal neovascularization and varying degrees of inflammation. Intensive topical treatment including antibiotics, antifungals, mydriatics, anti-inflammatories, and keratoprotective agents was prescribed in each case. Two horses received corneal cross-linking treatment. Although corneal sequelae were documented in most cases, vision was preserved in 12 of them. No enucleation was required. This clinical series illustrates the possibility of achieving complete healing through medical treatment alone, under optimal compliance conditions. The results confirm that exclusive medical management can represent a relevant therapeutic alternative in selected cases, in the absence of major negative prognostic factors. However, a rigorous assessment of clinical criteria, including lesion depth, severity of associated uveitis, vascularization, and progression under treatment, remains essential to guide therapeutic strategy and to detect at an early stage the cases requiring surgical management.Les abcès stromaux cornéens sont des affections fréquentes chez le cheval, dont le traitement fait appel à des approches médicales ou chirurgicales selon la profondeur, l'extension et l'étiologie supposée. Cette étude rétrospective a pour objectif de décrire les modalités de prise en charge médicale exclusive de treize cas d'abcès stromaux documentés à la clinique équine de l'École nationale vétérinaire d'Alfort, entre 2009 et 2024, et d'évaluer leur évolution. Les cas inclus répondaient à des critères cliniques précis, et tous ont bénéficié d'un traitement médical sans intervention chirurgicale. Les données analysées comprenaient les traitements reçus avant admission, les caractéristiques lésionnelles, la durée d'hospitalisation, la nature des traitements instaurés, les durées de suivi, les délais de cicatrisation, ainsi que les éventuelles séquelles visuelles. La durée médiane d'hospitalisation était de 11 jours. La durée médiane de cicatrisation était de 47 jours. Une résorption complète de l'abcès a été observée chez 11 chevaux sur 13. Tous les cas présentaient de la néovascularisation cornéenne et un état inflammatoire variable. Un traitement topique intensif incluant antibiotiques, antifongiques, mydriatiques, anti-inflammatoires et kératoprotecteurs a été prescrit dans chaque cas. Deux chevaux ont bénéficié d'un traitement par cross-linking cornéen. Bien que des séquelles cornéennes ont été documentées dans la majorité des cas, la vision a été préservée dans 12 cas. Aucune énucléation n'a été nécessaire. Cette série clinique illustre la possibilité d'obtenir une cicatrisation complète par un traitement médical seul, dans des conditions d'observance optimales. Les résultats confirment que le traitement médical isolé peut représenter une alternative thérapeutique pertinente dans des cas sélectionnés, en l'absence de critères péjoratifs majeurs. Une évaluation rigoureuse des critères cliniques, incluant la profondeur de la lésion, la sévérité de l'uvéite associée, la vascularisation et l'évolution sous traitement, demeure cependant essentielle pour guider la stratégie thérapeutique et détecter précocement les cas nécessitant une prise en charge chirurgicale

    Enquête auprès des vétérinaires et éleveurs bovins laitiers sur les motivations et l'impact du recours à un outil automatisé de diagnostic bactériologique des mammites bovines

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    Bovine mastitis presents a major challenge for farmers and veterinarians due to its economic, health, and environmental impacts. This study explores the interest and impact of using Mastatest®, an automated bacterial diagnostic tool for mastitis, on the practices of professionals. Through a survey conducted with veterinarians and farmers, the study highlights the motivations for its adoption and the changes it has brought about in mastitis management. The study found that the use of Mastatest® led to a significant increase in the number of mastitis cases managed by veterinarians, while farmers observed a significant reduction in the incidence of clinical and subclinical mastitis. On the diagnostic side, the use of bacterial analysis significantly increased. Therapeutically, there was a decrease in the use of intramammary antibiotics (-14.7%, p < 0.05), particularly broad-spectrum antibiotics (-12.4%, p < 0.05), in favor of more targeted treatments. Veterinarians reported a significant improvement in cure rates, a trend also observed by farmers. However, no significant changes were noted regarding the use of antibiotics at drying-off or systemic treatments. This study, beyond highlighting the benefits of targeted mastitis treatment, also emphasizes the crucial role of automa-tion and digitalization in further optimizing the management of this condition, thus paving the way for a more sustainable and responsible approach to mastitis management in farming.Les mammites bovines représentent un défi majeur pour les éleveurs et les vétérinaires en raison de leurs impacts économiques, sanitaires et environnementaux. Cette étude explore l'intérêt et l'impact du recours au Mastatest®, un outil automatisé de diagnostic bactériologique des mammites, sur les pratiques des professionnels. Grâce à une enquête menée auprès de vétérinaires et d'éleveurs, elle met en évidence les motivations de son adoption et les changements induits dans la gestion des mammites. L'étude a montré que l'utilisation du Mastatest® a entraîné une augmentation significative des cas de mammites pris en charge par les vétérinaires, tandis que les éleveurs ont observé une réduction, également significative, de l'incidence des mammites cliniques et subcliniques. Du coté diagnostique, l'utilisation de l'analyse bactériologique a augmenté de manière significative. Du côté thérapeutique, une baisse des antibiotiques intramammaires (-14,7 %, p < 0,05), notamment ceux à large spectre (-12,4 %, p < 0,05) a été constatée, au profit de traitements plus ciblés. Les vétérinaires ont rapporté une amélioration significative des taux de guérison, tendance aussi perçue par les éleveurs. Aucune évolution significative n'a été notée en revanche concernant l'usage des antibiotiques au tarissement ou des traitements systémiques. Cette étude, au-delà de souligner les avantages du traitement ciblé des mammites, met également en avant le rôle crucial de l'automatisation et de la numérisation pour optimiser davantage la gestion de cette affection, ouvrant ainsi la voie à une approche plus durable et responsable des mammites en élevage

    Déterminisme génétique de la couleur de la robe chez le furet domestique et maladies associées à certaines couleurs de pelage

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    There is a significant variability in coat color in the domestic ferret, whether by the base color, the pattern or the white markings. This variability is allowed by a combination of many genes that offer a diversity of different coats. Indeed, the mutation of the TYR gene is responsible for the albino coat. A mutation of the extension locus E, responsible for the production of MC1R receptors, creates, in the homozygous state, cinnamon ferrets. The locus B or brown locus involves the TRP1 protein. The different mutations of this gene are responsible for black, chocolate, champagne and sable-black ferrets. The locus A coding for the ASIP protein allows a differential of patterns in the ferret. Thus it is responsible for the standard, solid and self patterns. The determinism of the colorpoint pattern is still, to this day, debated. The two loci considered are the C locus and the I locus. The mutation of the MLPH protein is responsible for the roan pattern (sometimes called “silver”). The progressive graying has a mechanism that is still unknown in ferrets. The genetic and molecular mechanisms of white marking in ferrets have not yet been discovered to date in ferrets. It is possible that the MITF, Ednrb, KITL and KIT genes are however involved in the same way as they are in other mammalian species. However, certain coats are associated with diseases and congenital anomalies. The albino ferret is more likely to have a reduced visual field, abnormal perception of movements, as well as an absence of optokinetic reflex. The DEW coat and the white markings predispose to partial or bilateral deafness, especially when the white markings are on the ears. They also predispose to infertility and congenital anomalies. This review on current knowledge of the determinism of ferrets' coat color and the diseases they can cause could help ferret breeders in the selection of their breeding pairs.Il existe une importante variabilité de couleur de pelage chez le furet domestique, que ce soit par la couleur de base, le patron ou la panachure. Cette variabilité est permise par une combinaison de nombreux gènes qui offrent une diversité de pelage différents. En effet, la mutation du gène TYR, est responsable de la robe albinos. Une mutation perte de fonction du locus extension E, responsable de la production des récepteurs MC1R crée, à l'état homozygote des furets cannelles. Le locus B ou locus brown met en jeu la protéine TRP1. Les différentes mutations de ce gène sont responsables des furets noir, chocolat, champagne et zibeline-noir. Le locus A codant pour la protéine ASIP, permet un différentiel de patrons chez le furet. Ainsi il est responsable des patrons standard, solide et self. Le déterminisme du patron colorpoint est encore, à ce jour, discuté. Les deux locus envisagés sont le locus C et le locus I. La mutation de la protéine MLPH, est, elle, responsable du patron roan (parfois appelé “silver”). Le grisonnement progressif possède un mécanisme encore inconnu chez le furet. Les mécanismes génétiques et moléculaires du marquage blanc chez le furet ne sont pas encore découverts à ce jour chez le furet. Il est possible que les gènes MITF, Ednrb, KITL et KIT soient cependant impliqués de la même manière qu'ils le sont dans d'autres espèces de mammifères. Cependant, certaines robes sont associées à des maladies et anomalies congénitales. Le furet albinos est plus prompt à posséder une réduction de son champ visuel, une perception des mouvements anormale, ainsi qu'une absence de réflexe optocinétique. Les panachures et la robe DEW prédisposent à la surdité partielle ou bilatérale notamment lorsque les marques blanches se trouvent sur les oreilles. Ils prédisposent également à l'infertilité et aux anomalies congénitales. Cette thèse d'exercice vétérinaire sur les connaissances actuelles du déterminisme de la couleur de la robe des furets des maladies qu'elles peuvent engendrer pourra aider les éleveurs de furets pour la sélection de leurs couples reproducteurs

    Mise à jour des connaissances sur les coronavirus félins : de 1963 à nos jours

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    Feline coronaviruses (FCoV) are RNA viruses present throughout the world, with an average prevalence of 32%, although it can reach 100% in the densest populations. The enteric biotype (FECV) is responsible for a benign or even asymptomatic enteropathy, but a small proportion of cats carrying this virus will develop the FIPV biotype during their lifetime, which is responsible for infectious feline peritonitis, a fatal disease if left untreated. The high rate of recombination of these viruses is now responsible for the emergence of a hypervirulent strain with rapid transmission in Cyprus: FCoV-23, a recombinant between FCoV I and pCCoV, which requires special vigilance on everyone's part. There are 2 serotypes of FCoV. The most widely studied is serotype II, while the most common in the general population is serotype I. Unlike serotype II, serotype I is more complicated to culture because of a lack of knowledge about its cellular receptor. However, innovations are advancing our knowledge of this virus. New methods for diagnosing FIP are emerging, such as in situ hybridisation for visualising FCoV RNA, or methods involving machine learning that could in future enable early diagnosis of the disease. In addition, since the summer of 2024, a treatment (GS-441524) has been available in France in oral form, making it easier to administer.Les coronavirus félins (FCoV) sont des virus à ARN présents dans le monde entier dont la prévalence moyenne est de 32% bien qu'elle puisse atteindre 100% dans les populations les plus denses. Le biotype entérique (le FECV) est responsable d'une entéropathie bénigne voir asymptomatique, mais une petite proportion des chats porteurs de ce virus développera dans sa vie le biotype responsable de la péritonite infectieuse féline (le FIPV), une maladie mortelle en l'absence de traitement. Le taux de recombinaison important de ses virus est aujourd'hui responsable de l'émergence d'une souche hypervirulente à transmission rapide à Chypre : le FCoV-23, recombinant entre un FCoV I et le pCCoV, qui requière une vigilance toute particulière de la part de tous. Les FCoV se classent en 2 sérotypes. Le plus étudié et le sérotype II alors que le plus répandu dans la population générale est le sérotype I. Contrairement au sérotype II, le sérotype I est plus compliqué à mettre en culture en raison de la méconnaissance de son récepteur cellulaire. Cependant, des innovations permettent toutefois de faire avancer les connaissances sur ce virus. En effet, de nouvelles méthodes participant au diagnostic de la PIF voient le jour, comme l'hybridation in situ permettant de visualiser l'ARN des FCoV ou encore des méthodes impliquant le machine learning qui pourrait à l'avenir permettre un diagnostic précoce de la maladie. De plus, depuis l'été 2024, un traitement (le GS-441524) est disponible sur le marché français sous forme orale permettant une meilleure régulation de son utilisation. Enfin, pour ce qui est de la prévention, malgré l'existence d'études prometteuses, aucun vaccin n'est actuellement disponible en France et les meilleurs moyens de luttes restent d'appliquer des mesures hygiéniques pour limiter la transmission du virus ainsi que la déclaration d'une PIF

    Harmoniser l'invisible : quel avenir pour les normes phytosanitaires européennes ? Les résidus de pesticides dans l'alimentation animale comme cas d'étude

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    The regulation of pesticide residues in the European Union is based on the establishment of maximum residue limits, a standard aimed at protecting consumer health and harmonizing trade. However, products intended exclusively for animal feed are not covered by these standards, as they do not have their own classification under European regulations, unlike foodstuffs intended for human consumption. This gap creates legal uncertainties, competitive distortions, and potential health risks linked to the presence of residues in the food chain. The analysis highlights that this lack of regulation primarily stems from a lack of political prioritization, a restrictive institutional framework, and the challenge of reconciling health requirements with economic interests. However, recent international efforts within the Codex Alimentarius have established a global classification for food, including those intended for animal consumption. As a result, these efforts offer an opportunity for harmonization with the European framework. Once classification is harmonized, setting maximum residue limits specifically for animal feed would help secure trade, enhance health protection, and ensure greater regulatory coherence. An appropriate methodology could be based on a gradual approach to threshold setting, the identification of priority active substances, and the use of existing residue trials. More broadly, this reflection illustrates the challenges of governance and agenda-setting in sanitary standards, highlighting the need for the European Union to define a clear strategy in response to changes in the international regulatory framework, as well as to ensure the coherence of its trade policy.L'encadrement des résidus de pesticides dans l'Union européenne repose sur la fixation de limites maximales de résidus ; une norme visant à protéger la santé des consommateurs et à harmoniser les échanges commerciaux. Toutefois, les produits exclusivement destinés à l'alimentation animale ne sont pas couverts par ces normes car ils n'ont pas leur propre classification dans les règlements européens, contrairement aux denrées alimentaires humaines. Cette lacune crée des incertitudes juridiques, des distorsions de concurrence et des risques sanitaires potentiels liés à la présence de résidus dans la chaîne alimentaire. L'analyse met en évidence que cette absence de réglementation résulte avant tout d'un manque de priorisation politique, d'un cadre institutionnel contraignant et de la difficulté à concilier exigences sanitaires et enjeux économiques. Pourtant, les récents travaux réalisés au niveau international, au sein du Codex Alimentarius, établissent une classification mondiale pour les aliments, incluant ceux à destination de la consommation animale. Dès lors, ces travaux offrent une opportunité d'harmonisation avec le cadre européen. Une fois la classification harmonisée, l'établissement de limites maximales de résidus spécifiques aux aliments pour animaux permettrait de sécuriser les échanges commerciaux, d'assurer une meilleure protection sanitaire et de garantir une cohérence réglementaire accrue. Une méthodologie adaptée pourrait reposer sur une approche de fixation progressive des seuils, l'identification des substances actives prioritaires et l'exploitation des essais résidus existants. Plus largement, cette réflexion illustre les enjeux de gouvernance et de mise à l'agenda des normes sanitaires, soulignant la nécessité pour l'Union européenne de définir une stratégie claire face aux évolutions du cadre normatif international, mais aussi pour assurer la cohérence de sa politique commerciale

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