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Développement d’un protocole robuste de préparation d’échantillons pour l’analyse de la sécurité sanitaire des emballages finis à contact alimentaire à l’aide de biotests
International audienceL'évaluation des risques liés aux substances non intentionnellement ajoutées (NIAS) dans les articles en contact avec les aliments (FCA) susceptibles de migrer dans les aliments représente un défi de taille pour les fabricants d'emballages alimentaires, ainsi que pour les évaluateurs et les gestionnaires de risques. Ce défi est d'autant plus important dans le contexte d'une économie circulaire où l'utilisation de matériaux biosourcés, réutilisables et recyclés devrait augmenter dans les années à venir. Les biotests sont un outil d’analyse toxicologique indispensable pour l’élaboration des schémas d’analyse et de gestion des risques. Ils permettent l’évaluation des mélanges de substances, tels que les extraits des matériaux au contact des denrées alimentaires.L’extraction de matériaux polymères demande généralement l’utilisation de solvants organiques avec un fort pouvoir de solvant. Il s’agit typiquement de mélanges de dichlorométhane et de méthanol, les proportions des deux solvants permettant d’ajuster la polarité au regard du plastique analysé. Ces solvants ne sont pas biocompatibles et doivent être remplacés pour permettre l’évaluationà l’aide de biotests de la toxicité des molécules extraites.Différentes stratégies de changement du solvant d’extraction vers deux types de solvants biocompatibles (le diméthyle sulfoxide (DMSO) et l’éthanol (EtOH)) ont été élaborées. Il s’agit d’une stratégie de changement in-situ du solvant en utilisant le DMSO et de deux stratégies d’évaporation à sec/reprise utilisant le DMSO ou l’EtOH. L’optimisation de la méthodologie de préparation de l’échantillon a été réalisée en vérifiant le taux de recouvrement des analytes contenus et du nombre de substances retrouvées. La robustesse du protocole a été évaluée par comparaison des résultats en utilisant des équipements différents et par un essai inter-laboratoire comparant les résultats du laboratoire du LNE et de l’UMR SayFood. Une validation de la méthode a été effectuée par des essais de dopage d’extraits réels avec des substances connues pour être toxique ou préoccupantes d’un point de vue toxicologique. Cette méthode sera par la suite utilisée pour l’analyse toxicologique d’extraits de différentes matériaux d’emballages présents sur le marché français
Atelier 2 : les systèmes avec travail du sol, leurs performances agronomiques, économiques et environnementales, nos apprentissages et les pistes d’adaptation
National audienceDeux systèmes de culture avec travail du sol sont testés sur CA-SYS :-TS1 : système sans pesticides en rotation diversifiée avec labour occasionnel et fertilisation azotée minérale-TS2 : système sans pesticides en rotation diversifiée avec labour occasionnel et sans fertilisation azotée minérale Leurs successions culturales de 12 ans sont très diversifiées, en terme de cultures et de couverts d’interculture, pour alterner les périodes de dates de semis et les familles botaniques afin d’éviter la spécialisation de la flore adventice et réduire les inoculum maladies. En TS2, la succession est bien plus riche en légumineuses, cultivées en pur, en association ou en plantes de services (compagne ou couvert), pour palier à l’absence de fertilisation azotée minérale. La stratégie de gestion des adventices repose sur un labour peu fréquent (1 tous les 3 ans), du travail du sol en interculture profond ou superficiel, des faux semis, du désherbage mécanique, et de l’écimage ainsi que sur le choix de cultures ou variétés couvrantes. Pour éviter ou atténuer les effets des bioagresseurs, nous jouons sur les dates et densité de semis, les choix variétaux, le recours à des plantes de services en culture ou en interculture et en TS1 uniquement, le raisonnement de la fertilisation azotée au plus près des besoins des cultures sans viser le potentiel de rendement maximum. Le recours à l’irrigation est autorisé, principalement pour favoriser une bonne implantation des cultures d’été et assurer leur pouvoir concurrentiel vis-à-vis des adventices. Au cours des 5 années sur CA-SYS, nous avons observé sur les deux systèmes que : -Les crucifères (colza et moutarde) sont des cultures très compliquées à conduire sans pesticides et d’autant plus lorsque les conditions sont sèches en début de cycle. Lorsque les cultures sont maintenues jusqu’à la récolte les rendements sont très faibles.-La réussite des cultures d’été (soja, tournesol, sorgho, maïs, etc.) dépend de la possibilité d’irriguer, parfois contrainte par les arrêtés préfectoraux-Les céréales d’hiver (blé, orge) sont des cultures robustes et résilientes et parmi les plus productives -Les légumineuses à graines se comportent bien, même si elles peuvent subir ponctuellement des pertes importantes de productivité dues à des problèmes de maladies fongiques.-Les cultures associées céréales-légumineuses (blé/pois, blé/féverole) se comportent bien.-La gestion des adventices est maitrisée dans ces systèmes à l’exception des populations de chardons qui progressent récemment, ce qui nous a conduit à repenser la gestion de l’interculture.Les rendements réalisés dans les systèmes TS2 sont proches de ceux des agriculteurs en agriculture biologique dans la même région, alors même que les cultures ne sont pas fertilisées sur CA-SYS (pas même avec des engrais organiques). En moyenne, sur les 5 ans, nous obtenons 32 q/ha en blé tendre d’hiver (n=9 ), 7 q/ha en colza (n=4 ; les colzas sont non récoltés 2 ans sur 5), 19 q/ha en féverole (n=5) et 18 q/ha en soja (n=9). Les rendements réalisés dans les systèmes TS1, sur des cultures conduites sans pesticides mais avec fertilisation azotée minérale (sauf sur les légumineuses et associations) sont presque doublés par rapport à TS2, à l’exception des crucifères. Les rendements sont néanmoins 15% inférieur aux rendements en agriculture conventionnelle de la région. En moyenne, sur les 5 ans, nous obtenons 64 q/ha en blé tendre d’hiver (n=14), 5 q/ha en colza (n=5 ; les colzas sont non récoltés 2 ans sur 5), 22 q/ha en féverole (n=5) et 20 q/ha en soja (n=9). Quand bien même les niveaux de productivité sont acceptables, la qualité pour une valorisation en alimentation humaine n’est pas toujours satisfaisante (déclassement des sojas 2 ans /5) ; quelques parcelles avec des défauts de teneur en protéines en céréales, notamment en TS2, et une augmentation du taux d’impuretés pour toutes les récoltes. Les baisses de productivité des systèmes ne sont pas compensées par des baisses de charges. Le poste semences et les charges de mécanisation restent élevés. Ainsi la marge semi-nette des systèmes n’est pas encore satisfaisante, d’autant plus que les productions sont vendues au prix du conventionnel. Les baisses de productivité induisent des efficiences énergétiques peu satisfaisantes pour les 2 systèmes. Les consommations énergétiques en carburant, et les engrais en TS1, sont trop importantes au regard des rendements obtenus. La balance azotée, excédentaire sur le système TS1 (36 kg N/ha) et déficitaire en TS2 (- 21kg N/ha), questionne la gestion de la fertilité azotée dans ces systèmes. Fort de ces premiers enseignements, nous entamons un travail d’adaptation de ces systèmes : choix des cultures et de leur succession dans le temps, gestion de l’interculture avec priorisation du travail du sol ou des couverts d’interculture et de leur composition selon les situations, gestion de la fertilisation azotée minérale en TS1 et meilleure maitrise des bioagresseurs en culture de légumineuses, en TS2 notamment
Statistical Analysis of Stable Distribution Application in Non Life İnsurance
International audienceIn recent years, the theory of stable variables has seen many exciting developments, due to the fact that it is a very rich class of probability laws able to represent different asymmetries, and heavy tails, so modelling complex phenomena; unlike normal law, which very often underestimates extreme events. α-stable distributions are a class of heavy-tailed distributions. For that, we will start in this paper by presenting a review of graphical tests, which will help us to verify if we are in the presence of data with infinite variance or not, and more precisely of stable distribution. Then we will apply these tests to real data representing car claim amounts, allowing us to assume that our sample follows a stable distribution. In order to confirm this hypothesis, we will therefore estimate the four parameters of the distribution using the McCuloch method, as well as the Koutrouvelis method in order to be able to make the diagnosis with Kernel Densities, and finally we will demonstrate that α-stable distribution is better fitted to the car claim amount data by using the Kolmogorov test
Sodium alginate - a promising material for the protection of extremely-oxygen sensitive
(Prix du meilleur poster du congrès)International audienc
Balancing Profitability, Protein production, and Pesticide reduction: what are the levers for action for French arable farms?
National audienc
Which tillage to limit regrowth of perennial weeds from storage-organ fragments? From field experiment to modelling
International audienc
LCA of local food chains: the compromise of environmental sustainability, POSTER
International audienc
Aspirations professionnelles et trajectoire d'installation en élevage cunicole
International audienceThis study aimed to understand why rabbit farmers enter the profession and the career aspirations of current and potential farmers. In 2023, we interviewed 21 current or potential rabbit farmers in France (each for ca. 3 hours, with or without farm visits) whose farms represented a variety of systems. We also observed 12 potential farmers during a training session for project leaders of organic rabbit-farming systems. We performed thematic analysis of full transcripts of interviews using Nvivo software. Data analysis identified three main paths for establishing a rabbit farm: i) taking over rabbit farming within the family, ii) creating a new farm or iii) a career change. Detailed understanding of the mechanisms and paths of entry into the rabbit-farming profession, as well as the justifications given by farmers, enabled us to identify 14 career aspirations, which were integrated into a serious game (Insta'Lap) designed to help design rabbit-farming systems.</div