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Introduction - Valoriser les savoirs expérientiels développés dans les établissements agricoles pour former aux transitions et à l’agroécologie
Que vous soyez membre de la communauté éducative de l’enseignement agricole ou simplementcurieux de découvrir ce que fait l’enseignement agricole pour former aux transitions et à l’agroécologie, ce numéro de la revue POUR peut vous intéresser.Issu des Rencontres « Expériences collectives pour former aux transitions et à l’agroécologie » organisées à Toulouse du 2 au 5 octobre 2023, il propose des témoignages de praticiens (enseignants, formateurs/formatrices, chargés de projet…) sur les stratégies pédagogiques et didactiques mises enœuvre dans les établissements techniques agricoles pour former aux transitions et à l’agroécologie et sur les dynamiques collectives développées pour y contribuer.Ces expériences font écho aux contributions de deux chercheurs qui introduisent les défis que la mise en œuvre de la transition de la société vers la durabilité pose au système éducatif et aux activités d’accompagnement des agriculteurs.L’analyse de ces expériences à travers le regard croisé d’une inspectrice de l’enseignement agricole, d’un chercheur en sciences de l’éducation et de formateurs d’enseignants permet d’extraire les enseignements clefs, et les perspectives à engager pour accompagner la communauté éducative à déployer la formation aux transitions et à l’agroécologie dans les établissements d’enseigne-ment agricole
Simulations en Alternance, apports et nuances
International audienceLa simulation est un moyen de formation en plein essor, mis en œuvre par les institutions de formations pour préparer et/ou compléter les apports des périodes de formation en milieu professionnel. Le terme de simulation recouvre différents dispositifs pédagogiques. Généralement, ce sont des jeux de rôles ou des travaux pratiques engageant des matériels plus ou moins sophistiqués, et plus ou moins proches des réalités professionnelles. Car, si la simulation recherche une ressemblance avec le terrain d’exercice professionnel, elle est utilisée en formation parce qu’elle permet aussi de s’en affranchir : droit à l’erreur, confrontation à des cas rares, possibilité de rejeu, modification de la temporalité (accélération de certaines phases, arrêts, retours en arrière…), etc. Les situations de simulation permettent également de développer la réflexivité des apprenants, notamment à travers le debriefing. Enfin, elles visent souvent des objectifs de facilitation du transfert des apprentissages vers les situations réelles, par la proximité qu’elles entretiennent avec ces dernières. La simulation en formation se déroule donc généralement dans des espaces hybrides qui combinent des caractéristiques professionnelles et formatives. Ainsi si la simulation est d’abord conçue pour pallier l’impossibilité ou la difficulté de se former sur le lieu du travail, elle va pouvoir jouer un rôle intermédiaire entre travail et formation, particulièrement dans le cadre de la formation initiale en alternance.Cadre conceptuelNous nous inscrivons dans le cadre des approches didactiques de la formation professionnelle (Pastré, Mayen, Vergnaud, 2006 ; TACD). Nous portons ici une attention particulière à l’analyse des milieux didactiques pour la formation (Brousseau, 1998 ; Sensevy, 2011), et aux processus dialectiques de pragmatisation/épistémisation des connaissances (Pastré, 2011).MéthodologieNotre communication s’appuie sur trois études de terrain :- Simulation pleine échelle - domaine industriel agroalimentaire pour la formation d’élèves ingénieurs- Simulations basse et moyenne fidélité - domaine de la santé- Simulations pleine échelle de type jeux de rôle - sport et animation en CP et BP JEPSPour chacune de ces études nous avons procédé à des observations de séances et à des entretiens auprès de formateurs et d’étudiants.Résultats1/ L’hybridité des situations de simulation se déploie à différents niveaux : celui du matériel utilisé (certains éléments réalistes, d’autres réellement professionnels, d’autres encore tout à fait scolaires) ; celui des scénarios (plus ou moins définis, et plus ou moins réalistes) ; celui des acteurs de la simulation (étudiants qui jouent leur propre rôle, d’autres qui servent de public, d’autres encore qui assistent ; formateurs qui s’impliquent, etc.). Nous discuterons de ces différentes hybridités et de ce qu’elles entraînent du point de vue des milieux didactiques et des processus de formation. 2/ Des processus de pragmatisation/épistémisation non évidents. Les situations de simulation, en tant qu’intermédiaires entre institution de formation et terrain professionnel, sont mises en place pour faciliter l’articulation entre les apports de ces deux mondes via, notamment, leur caractère hybride. Il ressort de nos analyses que l’aspect pratique de la simulation semble prédominer chez les étudiants, qui ne mobilisent pas facilement les éléments plus théoriques pour contribuer à faire de ces mises en situation, des opportunités de transitions. La nature des interactions pendant les situations de simulation, ou après-coup lors des debriefings, revêt alors une importance cruciale.3/ Le profil des formateurs ressort comme étant très important dans les processus de transitions : les « acteurs-frontières », définis par leur connaissance du milieu professionnel et des attentes de la formation, semblent pouvoir jouer un rôle majeur dans le questionnement des étudiants, et dans leur capacité à se projeter dans leur avenir professionnel en articulant des dimensions techniques et réflexives. 4/ Une gestion difficile de la mixité des promotions : apprentis et non apprentis dans le cas des ingénieurs, formation initiale et continue en santé. Les concepteurs et animateurs des simulations travaillent sous l’hypothèse d’une émulation et d’une complémentarité entre les publics ; or nos analyses montrent que celles-ci ne sont pas de l’ordre de l’évidence, et que dans chaque cas, les deux types d’étudiants émettent des réserves
Apprendre à porter le regard sur les situations de travail : rôle des processus sémiotiques dans des espaces formatifs hybrides
International audienceReal farms and processing workshops within training establishments are a specific feature of secondary education in France in the field of agriculture and agri-food vocational education. They are considered to be more conducive to pedagogical accommodations than workplace learning. In particular, these training venues are designed to help students gradually learn to perceive and interpret the sign systems specific to different productive tasks. For novices, this semiotic dimension of professional activity is essential but relatively complex to learn. Ideally, they require mediation by expert trainers. In this paper, we present two case studies carried out in cheese and cured-meat production workshops in an agricultural college. We analyse the situated semiotic trajectories of a number of students and their trainers engaged in joint actions with a dual objective: production and training. Our results confirm the complexity of the semiotic processes involved. They also highlight how difficult it is for the trainers to exhaustively explain all the different types of knowledge (semiotic, scientific-technical and pragmatic) required to perceive and give meaning to the signs relating to the work to be carried out. In the concluding section, we suggest possible ways of improving the learning potential of these hybrid learning spaces, in particular the pivotal role that might be played by certain written supports such as production or quality monitoring sheets.Une spécificité historique de l’enseignement secondaire agricole en France consiste en l’existence de fermes ou d’ateliers de transformation agroalimentaire au sein des établissements de formation. Censés être plus favorables à des aménagements didactiques que des environnements de stage en entreprise, ces espaces formatifs visent notamment un apprentissage progressif de la perception et l’interprétation des systèmes de signes propres à des types de tâches productives. Il s’agit d’une dimension sémiotique essentielle de l’activité professionnelle, mais néanmoins relativement complexe pour des novices et pour laquelle la médiation de formateurs apparaît a priori très importante pour son apprentissage. Dans cet article, nous rendons compte de deux études de cas menées dans des ateliers de fabrication de fromages et de produits de salaison au sein d’un lycée agricole. Nous analysons les trajectoires sémiotiques situées de quelques élèves et de leurs formateurs engagés dans des actions conjointes visant un double objectif : produire et former. Nos résultats confirment la complexité des processus sémiotiques en jeu. Ils mettent aussi en évidence la difficulté des formateurs à expliciter de façon exhaustive les différents types de savoirs (sémiotiques, scientifico-techniques et pragmatiques) nécessaires pour percevoir et donner sens aux signes pertinents eu égard au travail à réaliser. Dans la partie conclusive, nous proposons quelques pistes possibles pour améliorer le potentiel d’apprentissage de ces espaces formatifs hybrides, en particulier le rôle pivot que pourraient jouer certains supports écrits dans l’action conjointe tels que les fiches de fabrication ou de suivi qualité
Perception of culinary heritage and innovative food: a case study at European and Mediterranean universities
International audienc
The Hidden Sides of Sourness Perception: Is Acid just a Basic Taste?
International audienceIn sensory studies, sour taste is considered a basic taste without further considerations. Yet, many foods and beverages are composed of a variety of organic acids with potentially different acidifying power and sensory quality. This is the case for instance in wine, coffee, ramen soup, apple, or apricot. Whether natural, added or produced during fermentation the interactions between different acids have been considered recently as a driver of quality and/or acidification. Depending on the food product or beverage, different acids are empirically used as reference standards to familiarise or train panels for descriptive profiles (e.g., lactic acid for yoghurt or tartaric acid for wine). Based on these observations, this study aimed at determining whether organic acids are different from each other from a sensory perspective. Three series of six tetrad tests comparing varying water solutions of four organic acids (tartaric, malic, citric, and lactic) were performed with a panel of 12 wine professionals. Then, the best water condition was submitted to 110 French wine professionals by combining a descriptive test using the check-all-that-apply method and an identification test. Results showed significant differences at alpha = 0,01% between all acids in an equimolar condition. Each acid was described differently with aromatic (apple, lemon), other taste (bitterness), and somatosensory descriptors (astringency, metallic, bold, roundness, freshness). The identification test showed a high variability of the percentage of correct identification from 41% for citric and tartaric acids to 50% and 59% for respectively malic and lactic acids, with recurring inversions observed between tartaric and citric acids. To conclude, this study highlighted a discrimination between organic acids under water condition with multiple sensory markers, paving the way for possible sensory identification. For the wine field, there are major issues to determine the interaction between acids in the sensory profile in relation to recent regulations
PSXIII-27 Effects of long-term dietary supplementation of nitrate on enteric methane production and performance of Hanwoo steers
International audienceNitrate (NO3-) has been recognized as an effective dietary additive to reduce enteric methane (CH4) production in ruminants. Two experiments were performed to evaluate the effects of long-term supplementation and method of supplementing calcium ammonium nitrate (CAN) on enteric CH4 production in Hanwoo steers. In Exp. 1, Hanwoo steers [n = 20; body weight (BW) = 348 ± 18 kg] were divided into two groups of 10, and were assigned to one of the two diets 1) CON, 500 g/kg timothy hay and 500 g/kg commercial concentrate, or 2) CAN, basal diet top-dressed with 2.5% CAN [1.578% NO3- in the dietary dry matter (DM)] for 115 d in a completely randomized design. Measurement of CH4 was performed for 3 d starting from d 21, d 51, d 80 and d 112 using whole body respiratory chambers (RC). Rumen fluid and blood samples were collected on d 25 and d 26 of the feeding trial, respectively. In Exp. 2, the animals were re-grouped (476 ± 21 kg) and fed the same basal diet supplemented with 2.0% CAN (1.262% NO3- in the dietary DM) incorporated in the concentrate pellet (P-CAN). Methane was measured on d 19 and d 45 for 3 d. In Exp. 1, CAN supplementation decreased (P < 0.05) DM intake (DMI) of the steers both in the barn and RC. However, no negative effects on average daily gain or feed conversion ratio were observed. Also, no potential toxicity of NO3- was observed based on blood methemoglobin concentrations (all samples < 2.5% of total hemoglobin). A decrease (P < 0.05) in CH4 production (g/d) caused by decreased DMI was noted in CAN throughout the feeding trial. However, CH4 yield (g/kg DMI) decreased (P < 0.05) only in the beginning phase (d 21) and did not differ (P > 0.05) thereafter. Ruminal pH, ammonia and total volatile fatty acid concentration did not differ between treatments (P > 0.05), but CAN increased and decreased (P < 0.0001) acetate and butyrate proportions, respectively. Steers fed CAN had greater ruminal abundance of Ruminococcus sp. (P < 0.05), Succiniclasticum (P = 0.066), and Selenomonas ruminantium (P = 0.073), but a reduced (P < 0.05) abundance of Methanobrevibacter ruminantium (P = 0.073). In Exp. 2, P-CAN did not exert any effects on DMI, CH4 production, CH4 yield and other production parameters. Overall, CAN can be used as a feed additive for beef cattle in the long-term without NO3- intoxication or any negative effects on growth performance. However, lack of persistent decrease in CH4 yield suggested the need of further evaluation of CAN under different dietary conditions. Furthermore, incorporating CAN in the concentrate pellet can be a suitable approach, since top-dressing may alter the organoleptic properties of diets that may reduce DMI of the steers
Cultural differences in wine conceptualization among consumers in France, Portugal and South Africa
Corresponding author: [email protected] audienceConsumers’ mental pictures of wine are multifaceted and are shaped by their sensory (taste, smell, visual, sensation) perceptions, in addition to emotional, cultural and extrinsic (brand, price, and awards) influences. This study explores whether consumers from three different wine cultures share mental representations of three wine concepts. Through an online survey, French, Portuguese, and South African wine consumers described their conceptualizations of Wine, Red wine and White wine aroma. Given these nations’ rich winemaking traditions and diverse wine styles, differences in consumer perspectives were likely to emerge. The findings demonstrate that, regardless of cultural background, the broad concept of Wine aligns with the more specific Red and White wine conceptualizations, although the latter concepts diverge from each other. Notably, cultural contexts significantly influence participants’ representations of Red Wine , with particularly marked contrasts between the South African and French respondents. This suggests that like experts, wine consumers have also built representations of wine through semantic memory. This cross-cultural analysis of consumer interpretations of wine concepts holds the potential for refining marketing strategies to overcome cultural barriers in wine purchasing behaviour
Exploring the linkages between farm efficiency, farm environmental performance, and agri-environmental scheme adoption: lessons from France
International audienceThe agricultural detrimental effects on the environment are a source of concern. Public mea-sures, such as agrienvironmental schemes (AES), have been designed to incentivize farmers to adopt more sound environmental practices on the farm. In this study, we examine the effects of past initial economic and environmental performances on AES adoption by focusing on crop farms. Using Firth's logistic regression to address small sample bias with French FADN data from 1997 to 2007, we mainly find that technical efficiency has heterogeneous effects on AES adoption, depending on environmental indexes. This result suggests the presence of windfall effects. We also show complex interactions (antagonism or synergy) between economic and environmental performances in adoption decisions, and heterogeneous effects depending on the type of farming. The agricultural detrimental effects on the environment are a source of concern. Public mea-sures, such as agri-environmental schemes (AES), have been designed to incentivize farmers to adopt more sound environmental practices on the farm. In this study, we examine the effects of past initial economic and environmental performances on AES adoption by focusing on crop farms. Using Firth's logistic regression to address small sample bias with French FADN data from 1997 to 2007, we mainly find that technical efficiency has heterogeneous effects on AES adoption, depending on environmental indexes. This result suggests the presence of windfall effects. We also show complex interactions (antagonism or synergy) between economic and environmental performances in adoption decisions, and heterogeneous effects depending on the type of farming
Atelier 1 : les systèmes en semis direct, leurs performances agronomiques, économiques et environnementales, nos apprentissages et les pistes d’adaptation
National audienceL’agriculture de conservation des sols (ACS) repose sur trois piliers : non travail du sol, couverture des sols et diversification des successions, contribuant à favoriser différents services écosystémiques. Au-delà de leurs bénéfices, les systèmes en ACS sont généralement confrontés à des problèmes de maîtrise de la flore adventice, qui n’est plus régulée par le travail du sol. Ces systèmes peuvent donc être fortement dépendants des herbicides pour maitriser les communautés adventices sur le long terme. Concevoir des systèmes minimisant ou se passant du travail du sol sans pesticides représente donc un des gros défis de la plateforme CA-SYS.L’arrêt sans transition de l’usage du travail du sol et des pesticides a permis de se confronter rapidement à des situations agronomiques difficiles amenant à des impasses différentes selon les systèmes : -En SD1 (semis-direct permanent) : grosses difficultés pour mettre en place des cultures après 3 ans du fait de la mauvaise maitrise des limaces, campagnols et adventices (principalement graminées), ayant conduit à l’impossibilité de récolter 8 des 10 parcelles lors de la 5ème année d’expérimentation.-En SD2 (semis-direct non permanent) : augmentation très rapide des populations de chardons des champs, ayant conduit à installer de la luzerne pour 3 ans sur 4 des 10 parcelles dès 2021 puis sur 3 autres parcelles plus récemment.Les hypothèses testées dans les systèmes SD ont donc été en échec sur les 5 premières années :-En SD1, miser sur la couverture du sol et la non stimulation du stock semencier s’est avéré inefficace pour limiter l’installation des adventices graminées et astéracées, annuelles et vivaces. Les étés secs n’ont pas permis l’installation de couverts compétitifs, et le recours à l’irrigation des couverts en SD1 ne leur donne pas d’avantage compétitif.-En SD2, miser sur une perturbation minimale superficielle du sol a toujours posé question : le scalpage s’est parfois avéré peu efficace sur les repousses de cultures ou graminées dans le cas d’une faible intensité de la perturbation ; il a aussi engendré la multiplication du chardon ou du chiendent. Les conditions de mise en œuvre sont toujours compliquées : trop humide et non séchant en automne, trop sec et irrégulier au printempsLes alternatives au glyphosate en semis-direct pour la destruction des couverts/adventices/repousses de cultures ne sont pas nombreuses et sont toutes sujettes à critique quant à leur niveau d’efficacité de destruction de la végétation en place, leur impact sur le sol, la diversité biologique des sols (bactéries, champignons, vers de terre, autre mésofaune), leur rentabilité économique, etc… La plateforme CA-SYS permet donc de tester des méthodes alternatives dans des essais analytiques et d’en évaluer les effets intentionnels et non intentionnels afin de produire des connaissances et des références utiles pour l’adaptation des systèmes testés sur CA-SYS et plus largement pour la conception de systèmes de culture sans herbicides, y compris glyphosate. L’atelier présentera :-Les stratégies de gestion mises en œuvre dans les systèmes SD1 et SD2-Les observations, les facteurs limitants, les rendements de cultures-La multiperformance des systèmes SD1 et SD2-Les acquis agronomiques et questions soulevées et les évolutions engagées-Les essais analytiques menés pour la destruction des couverts sans pesticide
Identification of non-intentionally added substances migrating from inner coatings of metallic cans – Toward provisional risk assessment of oligoesters
International audienceSince the decline in the use of bisphenol A, the chemistry of varnishes and coatings applied to the inner surfaces of metallic food contact materials (FCMs) is poorly documented. We hypothesised that can coatings are now diversified and bring forth various non-intentionally added substances (NIAS) to be described. The study of complex components such as NIAS requires demanding non-targeted approaches.In a preliminary study[1], the coatings of 12 vegetable cans from the French market, where BPA is banned from all FCMs since 2015, have been investigated. Using LC-HRMS, more than 125 substances were pinpointed, among them additives such as epoxidised soybean oil and various NIAS. Mostly, 84 oligoester combinations from 8 diols and 4 diacids represented the dominant family. The stepwise organic synthesis of native and deuterated combinations of neopentyl glycol and isophthalic acid enabled a higher confidence level and monitoring in vegetable extracts. Migration of oligoesters averaged 330 µg/kg in the drained vegetables (43 to 1600 µg/kg). This preliminary study highlighted the need to carry out a proper risk assessment of this NIAS family (risk characterisation).Further, a collaborative research project (acronym OLIGO) funded by the French National Research Agency is on-going to inform a provisional risk assessment related to oligoesters migrating from polyester-based food can coatings. One year after the project was launched, a representative set of 7 individual reference standards has been synthesised, laying the foundation for exposure and toxicological investigations. In particular, on-going work involves (i) exposure assessment by sampling ~300 canned food products with planned identification of oligoesters and semi-quantification in foodstuffs, and (ii) in vitro assessment of individual substances, focusing on genotoxicity, endocrine disrupting mode of action, human liver metabolism (using tritium-labelled compounds) and gastrointestinal fate