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De la formation initiale au terrain scolaire à La Réunion et à Mayotte : le poids des normes et des expériences antérieures sur les défis de l’inclusion
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Morphogenesis of the Holocene coastal landforms on Sumba Island, Indonesia
(IF 2.3;Q2)International audienceCoastal terraces, whether erosional, depositional, or bio-constructed, have been widely used to quantify Late Cenozoic vertical deformation and relative sea-level changes. Here, we review and investigate the Holocene coastal terraces of Sumba Island, Indonesia. We describe fifteen coastal sites, evenly distributed between the South and North coasts. The terraces are Holocene age, based on 14 C and U/Th ages. We show that the preservation of coastal terraces in Sumba is favoured on the leeward coast (North). Holocene and older Pleistocene coastal terraces are almost absent on the windward coast (South), although modern coral reefs almost ubiquitously thrive. The morphology and the nature of the bedrock varies between the two sides of the island: while sequences of earlier Pleistocene coral reef limestones dominate in the North, Miocene/Pliocene tuffs and pelagic carbonates outcrop on the southern coast. The elevations of the Holocene inner edges range from 2.4 ± 0.7 to 6.9 ± 0.7 m above the present mean sea level. Despite disparate uplift rates, the three preserved windward terraces (out of the seven sites investigated) generally have a higher inner edge than leeward terraces. We conclude that neither glacio-eustatic oscillations, vertical deformation rates nor hydrodynamics by themselves can explain the variability in inner edge elevations on Sumba, but only a complex combination of these processes. Finally, our study serves as a solid basis for future investigation of the Holocene landforms of the island of Sumba and other similar tropical coastal zones
Robert Paltock, Peter Wilkins ou les Hommes Volants
International audienceAdolescent attardé trop couvé par sa mère, Peter Wilkins se trouve soudain seul au monde et sans ressources. Jeté malgré lui dans l’aventure, il lui faudra mourir à son ancienne identité en tombant dans un gouffre intra-terrestre, puis renaître autre dans une île étrange de l’extrême sud en compagnie de Youwarkee, la femme ailée. Ayant rejoint le pays des Hommes Volants, il transformera radicalement leur société et rétablira l’unité du royaume déchiré par les guerres civiles.Cette somme romanesque qui mêle tous les genres, roman d’éducation, récit d’aventures maritimes, robinsonnade, fiction utopique, parabole politique, a été saluée comme un « livre culte » des Romantiques. On peut y trouver aujourd’hui un bilan anticipé du projet libérateur des Lumières affronté à la poésie crépusculaire d’un monde naturel ancien. L’ouvrage annonce aussi les formes futures de la littérature dite de fantasy d’un C.S. Lewis ou d’un Tolkien. Il bénéficie d’une traduction nouvelle, la première depuis 1763, accompagnée d’un appareil critique
Uncertainty in risk maps. Application to floods and marine submersion hazards
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Penser les SIC depuis le Cameroun : logiques d’institutionnalisation et colonialité des savoirs importés
International audienceSi la science est souvent pensée comme une entreprise universelle, son histoire et ses modalités d’émergence varient pourtant selon les contextes historiques, géopolitiques, technologiques, culturels. En France, de nombreux travaux (Blondiaux et Richard, 1999 ; Blanquet, 2002 ; Tétu, 2002 ; Boure, 2007 ; Fleury et Walter, 2007 ; Dacheux, 2009) portant sur « l’histoire officielle » des Sciences de l’information et de la communication (SIC) soulignent une institutionnalisation, favorisée par une demande sociale, en 1975 et sa consolidation à partir de 1980 (Boure, 2002). Discipline récente tant sur le plan institutionnel que sur celui de la production des idées et des théories, les SIC se sont très vite étendues à l’Afrique francophone (Atenga, 2019).Au Cameroun, nous constatons qu’elles constituent un « objet de connaissance » (Miège, 2004) depuis près d’une soixantaine d’années. Elles sont souvent conçues et enseignées à partir des modèles importés, en référence ici aux influences des traditions académiques anglo-saxonnes et françaises. Cette situation s’inscrit dans la continuité d’un héritage colonial encore prégnant dans les structures universitaires du pays. Il convient de souligner, par ailleurs, qu’une production scientifique de plus en plus massive est perceptible dans ce domaine. Même si celle-ci reste largement ignorée à l’international (Atenga, 2019), ou encore « en attente de reconnaissance » (Cabedoche, 2023 : 451). Cet état de choses pose le problème des modalités d’ancrage et d’énonciation de la recherche depuis un espace ou un territoire donné. Comme l’a souligné Donna Haraway (1988), la production des savoirs est toujours « située », c’est-à-dire inscrite dans des rapports sociaux, des territoires, des langues et des régimes de pouvoir scientifiques. Cette dynamique permet d’inscrire cette réflexion dans une épistémologie qui considère la production et la circulation des savoirs comme indissociable des rapports de pouvoir. La problématique au cœur de cette réflexion s’intitule comme suit : comment se sont constituées les « SIC camerounaises » ? Dans quelle mesure leur institutionnalisation reflète-t-elle une dépendance aux modèles épistémologiques exogènes ? Cette étude s’inscrit dans une perspective critique de la production des savoirs en contexte postcolonial. Elle mobilise le concept de colonialité des savoirs (Quijano, 2007 ; Mignolo, 2014). Il est surtout question d’interroger les rapports de pouvoir qui structurent l’enseignement et la recherche, notamment à travers la reconduction de modèles académiques occidentaux dans les universités camerounaises (Tsehaye & Vieille-Grosjean, 2018 ; Kane, 2012). Cette forme de dépendance intellectuelle (Ndlovu-Gatsheni, 2018) participe à la marginalisation des épistémologies africaines. De même qu’elle renforce la déconnexion entre les savoirs transmis et les réalités socio-culturelles locales (Mbembe, 2016). Des auteurs comme Jean Copans (2010) estiment, cependant, que cette domination n’est pas uniquement exogène. Elle est aussi reproduite de l’intérieur, par les élites académiques africaines elles-mêmes. La méthodologie adoptée s’articule autour de deux outils mobilisés pour mieux rendre compte des phénomènes observés. Nous avons, d’abord, mené une analyse documentaire en se basant notamment sur les programmes de formation, bibliographies, mémoires de recherche et cadrages institutionnels. Nous avons également eu recours à la démarche ethnographique. Celle-ci a consisté à observer et à prendre part à des activités scientifiques et pédagogiques à l’Université de Douala et de Yaoundé I. Ainsi, notre participation à des séances de cours avec des étudiants, de soutenances de mémoires et thèses de doctorat et des séminaires avec des étudiants, des doctorants et enseignants-chercheurs en SIC, lors de nos récents séjours au Cameroun (18 juillet-3 août 2022 ; 20 juillet-2 août 2023 ; 29 juin-15 août 2025), s’est avérée indispensable. Étant nous-mêmes impliqué dans le champ des SIC en tant qu’enseignant-chercheur, le recours à l’approche de l’ « objectivation participante » (Bourdieu, 2003) s’est avérée nécessaire pour concilier immersion dans le terrain et distanciation analytique. Pour ce faire, nous avons adopté une posture réflexive sur notre propre trajectoire intellectuelle, institutionnelle et scientifiques, en nous appuyant sur les « expériences de soi » (Ngono, 2021). Les résultats montrent que le développement des SIC au Cameroun s’est construit autour de deux logiques complémentaires : cognitive et sociale. Ils démontrent enfin que les savoirs locaux en SIC sont encore largement dominés par des cadres épistémologiques occidentaux. Bien qu’une prise de conscience, encore timide, semble amorcer l’émergence d’une épistémè locale cherchant à se dégager de l’influence coloniale. Bien qu’une prise de conscience, encore timide, semble amorcer l’émergence d’une épistémè locale visant à s’affranchir de l’influence coloniale, la production scientifique reste largement encadrée par des logiques dominantes. Ce maintien s’opère notamment par un « transfert de modèles » (Correa et Ndiaye, 2023) qui perpétue une forme de dépendance épistémique et empêche les savoirs produits localement de s’autonomiser face aux paradigmes importés
Unraveling the role of rat and flea population dynamics on the seasonality of plague epidemics in Madagascar
International audiencePlague continues to pose a public health problem in multiple regions of the world, including Madagascar, where it is characterized by a pronounced seasonal pattern. The drivers of plague seasonality remain poorly understood. Using a deterministic compartmental model, calibrated to rat and flea capture data, serological data collected in active rural foci, and human plague surveillance data, we analyzed the effects of seasonal rat and flea population dynamics on plague transmission. The models that incorporated seasonal fluctuations in rat and flea populations provided better predictive performances than those that did not. We found that a simpler mass-action model also performed well. Driven by these seasonal changes, the effective reproduction number (Re) between rats peaks at 1.45 [95% credible interval (CI): 1.41, 1.48] in October and falls to 0.6 (95% CI: 0.57, 0.63) in March. We estimated that 0.5% (95% CI: 0.2%, 0.9%) of rats are infected annually, indicating that plague is not the main driver of rat population changes. Using our model, we evaluated intervention strategies and found that targeting both rats and their fleas at the start of the epidemic season (July–September) was the most effective approach for reducing human plague cases. Such an approach contrasts with the reactive strategy currently employed in Madagascar. Our findings highlight the role of flea and rat populations in plague seasonality and identify strategies that could be deployed in Madagascar to better control plague epidemics
Les effets de la tarification carbone et des financements climatiques sur l'économie Malagasy: application à travers un modèle DSGE
International audienceHaving become a central global concern, the large-scale spread of greenhouse gas emissions into the atmosphere generates undesirable effects both on the environment and on the economic system. The severity of the consequences of climate change has, however, reshaped economic challenges and strategies. Major reorientations of economic policies—particularly climate policies—based mainly on the level of CO2 emissions have been adopted during the various Conferences of the Parties (COP).This issue has thus led us to investigate the effects of these climate policies on the overall economy. To achieve our objective, a climate DSGE model reflecting the characteristics of Madagascar was implemented. The results of the impulse response analysis revealed that dynamic carbon taxation proves to be more effective in reducing CO2 emissions compared to a quota policy, which tends to be a source of volatility. As for climate finance, it is insufficient to stimulate the economy if not combined with carbon pricing.Devenue une préoccupation centrale à l'échelle planétaire, la propagation en quantité importante des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère cause des effets non désirables tant au niveau environnemental que sur le système économique. La sévérité des conséquences du dérèglement climatique a cependant bouleversée les enjeux et les stratégies économiques. Des réorientations majeures de politiques économiques, en particulier des politiques climatiques, fondées surtout sur le niveau d'émissions de CO 2 ont été prises au cours des différentes Conférences des Parties (COP). Cette problématique nous a ainsi conduit à effectuer des investigations sur les effets de ces politiques climatiques sur l'ensemble de l'économie. Pour atteindre notre objectif, un modèle DSGE climatique qui revêt les caractéristiques de Madagascar a été implémenté. Les résultats des réponses impulsionnelles ont révélé que la taxation dynamique sur le carbone se voit plus efficace à réduire les émissions de CO 2 en comparaison à la politique de quotas qui est une source de volatilité. Les finances climatiques, quant à elles, sont insuffisantes pour stimuler l'économie si elles ne sont pas combinées avec une tarification carbone
Territorial and gender-linked risk factors for Buruli ulcer in Southern Benin: A case-control study using geographic and behavioral surveying
International audienceObjectives The manuscript examines the risk factors associated with Buruli ulcer in endemic regions of Benin, focusing on community practices, agricultural activities, and age and gender disparities. Methods The study, conducted from November 2021 to June 2024, used a prospective case-control approach combined with a geographic health survey. The study involved home interviews followed by guided tours of areas frequented by participants, allowing the precise identification of practices at risk of Buruli ulcer. Univariate analysis and stepwise backward stepwise logistic regression were carried out. Results Overall, 117 patients and 234 controls were included. Multivariate analysis showed that activities such as bathing (OR = 3.2, p = .04), farming in flooded areas (OR = 3.8, p = .02), and frequenting irrigation canals (OR = 5.0, p = .003) were independent risk factors for Buruli ulcer. The originality of this study was that these risks were not distributed in the same way across territory and depended on age and gender. Conclusion The findings suggest that public health interventions need to consider gender, age, territorial features, and local agricultural practices. Furthermore, integrating geographical and spatial data into epidemiological studies offers valuable insights helping to prevent the spread of this neglected tropical disease