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Dilapidation et prodigalité (1989-1995)
Cette enquête d’Anne Gotman prolonge sa recherche sur l’héritage. Elle s’intéresse principalement aux formes et aux motifs de la dilapidation de l’héritage familial et accessoirement à la dilapidation de ses propres ressources ("surendettement"). Elle agrège plusieurs terrains menés entre 1990 et 1993 sur des dilapidateurs d’héritage, des personnes surendettées ou des membres d’un groupe de Débiteurs anonymes, des "experts" (assistantes sociales, psychiatres, juristes et juges des tutelles) ainsi que des prodigues faisant l’objet d’une protection judiciaire. Elle mobilise principalement 75 entretiens réalisés en région parisienne et dans une ville moyenne de l’Ouest ainsi que quelques entretiens tirés d’enquêtes précédentes (sur l’héritage et l’accession à la propriété dans le parc social). La recherche s’appuie sur d’autres sources historiques, juridiques, romanesques et autobiographiques, dont seule une partie – des notes concernant des dossiers de tutelle et de curatelle – a pu être mise à disposition. L’ouvrage éponyme de 1995, centré sur les dilapidations d’héritage, mêle analyse sociologique de cas et approche historique des définitions sociales et juridiques de la prodigalité. L’interprétation proposée repose sur une dualité de logiques de réception de l’héritage, entre "culte" et "profit", qui manifestent toutes deux un trouble de la transmission-réception (l’héritage est ainsi intégralement dépensé, abandonné ou donné). Deux figures typiques, les dilapidateurs ou "mangeurs d’héritage", et les prodigues ou "renonçants", sont finement décrites, à travers une exploration de l’histoire familiale et patrimoniale des héritiers, de leurs conduites économiques, et des rapports et des liens entretenus avec les membres de la parentèle. Sur le plan historique, est retracée l’évolution des modes de saisie de la prodigalité, entre interdiction et tolérance, jusqu’aux dispositifs socio-juridiques actuels de protection
Les structures de l'opinion (1989)
Le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA/IPSN/LSEES) et Électricité de France (EDF/DER) ont développé de concert, dans les années 1975, une recherche sur les ressorts du débat nucléaire. Elle a conduit à la mise en place en 1977 d'un système très particulier d'enquêtes et à la création de l'association Agoramétrie (Jean-Pierre Pagès et Karl Van Meter). Les 29 enquêtes nationales réalisées entre 1977 et 2005, dans le même esprit et en respectant les mêmes procédures, ont permis de constater que le débat public, sur l'ensemble des thèmes qui font controverse au niveau national, s'organise toujours, quelle que soit l'époque, autour des mêmes structures. Trois périodes doivent être distinguées dans la recherche menée au nom d'Agoramétrie : - 1974-1976 : la période « Héroïque ». Des petites enquêtes par entretien et par sondage sur l'opinion et le nucléaire ont été menées par le Laboratoire de Statistiques et d'Etudes Economiques et Sociales (CEA/IPSN/LSEES) en relation avec l'Institut de Statistique des Universités de Paris (ISUP) et l'Université de Grenoble. Ce sont ces enquêtes préliminaires, dont les données ne sont pas disponibles, qui sont à l'origine de la création d'Agoramétrie et de la mise en place de son système d'enquêtes. Il était apparu que le nucléaire était, au niveau des opinions, loin d'être une énergie comme les autres. Étant l'objet d'une controverse politico-médiatique, il devait être analysé par comparaison, non pas avec les autres énergies, mais avec les autres controverses qui agitaient au même moment l'espace public. Au delà des opinions sur le nucléaire et de leur évolution, la compréhension du débat public autour de tout ce qui fait controverse a donc été retenue comme principal objectif de la recherche à Agoramétrie. Inspirée des travaux de Gabrielle Tarde et de Pierre Bourdieu, l'approche du débat public alors empruntée peut être qualifiée de « structuralo-constructiviste ». - 1977-1991: la période « Structures de l'opinion publique ». Les 13 enquêtes annuelles qui ont été réalisées (les données recueillies lors de la petite enquête de juin 1981 ont été perdues) portent en priorité sur le débat public autour de l'ensemble de toutes les controverses politico-médiatiques. Il s'agit d'en étudier les structures. Le nombre d'entretiens, d'une durée moyenne d'une demi-heure, varie entre 1 000 à 2 000 environ d'une enquête à l'autre. Ce sont les structures dégagées en mars 1981 qui ont servi par la suite à Agoramétrie de « structures de référence » : pour se « recaler » sur ces structures, la « méthode de la greffe » a été mise au point. - 1992-2005: la période « Baromètre nucléaire ». Suite aux bons résultats obtenus entre 1977 et 1991, une place beaucoup plus grande a été réservée aux opinions sur le nucléaire dans les questionnaires des 16 enquêtes qui ont été réalisées entre mars 1992 et décembre 2005. Il faut distinguer ici deux types d'enquêtes : 1. Les enquêtes « approfondies » (enquêtes « point zéro » ou « de recalage ») qui permettent de replacer toute controverse, dont le nucléaire, dans les structures extraites précédemment. Faites environ tous les cinq ans, elles reposent sur 2 000 entretiens environ, d'une durée moyenne de une heure. 2. Les enquêtes légères ou « de suivi » qui comptent deux fois moins d'entretiens, de durée moyenne deux fois moindre. Si les questionnaires évoluent d'une enquête à l'autre, des précautions sont prises pour éviter autant qu'il est possible les « effets de halo ». L'enquête « Les structures de l'opinion 1977 » est la première enquête du dispositif (hors enquêtes préliminaires). Elle prend en compte 56 controverses politico-médiatiques, 24 arguments nucléaires et 21 propositions sur l'image des services publiques. Le sondage est réalisé par la SECED qui a la responsabilité des interviews (1000 interviews réalisées).
In 1975, the Atomic Energy Commission (CEA/IPSN/LSEES) and Électricité de France (EDF/DER) together developed research on the ebbs and flows of the nuclear debate. This led in 1977 to the establishment of a very specific set of surveys and to the creation of the Agoramétrie Association (Jean-Pierre Pagès and Karl Van Meter). The 29 national surveys conducted between 1977 and 2005, from the same perspective and using the same procedures, led to the conclusion that public debate – about every topic that attracts nationwide controversy, and regardless of the era – is always organised around the same structures. The research conducted on the part of Agoramétrie can be divided into three periods: 1974-1976: the “Heroic” period. Small surveys based on interviews and opinion polls on nuclear power were conducted by the Laboratory of Economic and Social Statistics and Studies (CEA/IPSN/LSEES) together with the Paris Universities Institute of Statistics (ISUP) and the University of Grenoble. It is these preliminary surveys, for which the data are not available, that led to the creation of Agoramétrie and the establishment of its system of surveys. It had become apparent that nuclear power was, for public opinion, much more than just another source of energy. As a subject of politico-media controversy, it needed to be analysed not by comparison with other energy types, but by comparison with other controversies that were stirring up public debate at the same time. Beyond people’s changing opinions about nuclear energy, understanding the public debate around all sources of controversy thus became the main objective of research at Agoramétrie. Inspired by the work of Gabrielle Tarde and Pierre Bourdieu, the approach to public debate thus adopted can be described as “structural-constructivist”. 1977-1991: the “Structures of Public Opinion” period. The 13 annual surveys that were conducted (the data collected in the small survey of June 1981 have been lost) primarily focus on the public debate around politico-media controversies as a whole, for the purpose of studying study their structures. The number of interviews, lasting an average of half an hour, varied between 1000 to 2000 from one survey to another. It was the structures identified in March 1981 that were subsequently used by Agoramétrie as “reference structures”: in order to “realign” with these structures, the “graft method” was developed. - 1992-2005: the “Nuclear Barometer” period. Following the good results achieved in 1977 and 1991, a much greater role was assigned to opinions on nuclear power in the questionnaires for the 16 surveys conducted between March 1992 and December 2005. Two types of survey need to be distinguished here: 1. “In-depth” surveys (“point zero” or “reset” surveys) used to re-situate any controversy, including the nuclear controversy, within the previously identified structures. Conducted approximately every five years, they were based on around 2000 interviews lasting an average of one hour. 2. Light or “tracking” surveys, consisting of half as many interviews, each lasting an average of half an hour. While the questionnaires changed from one survey to the next, precautions were taken to as far as possible avoid “halo effects”. The “1977 Opinion Structures” survey is the first survey in the set (excluding preliminary surveys). It covers 56 politico-media controversies, 24 nuclear arguments and 21 suggestions on the image of the public services. The poll was carried out by SECED, which was responsible for the interviews (1000 interviews conducted)
Les structures de l'opinion (1988)
Le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA/IPSN/LSEES) et Électricité de France (EDF/DER) ont développé de concert, dans les années 1975, une recherche sur les ressorts du débat nucléaire. Elle a conduit à la mise en place en 1977 d'un système très particulier d'enquêtes et à la création de l'association Agoramétrie (Jean-Pierre Pagès et Karl Van Meter). Les 29 enquêtes nationales réalisées entre 1977 et 2005, dans le même esprit et en respectant les mêmes procédures, ont permis de constater que le débat public, sur l'ensemble des thèmes qui font controverse au niveau national, s'organise toujours, quelle que soit l'époque, autour des mêmes structures. Trois périodes doivent être distinguées dans la recherche menée au nom d'Agoramétrie : - 1974-1976 : la période « Héroïque ». Des petites enquêtes par entretien et par sondage sur l'opinion et le nucléaire ont été menées par le Laboratoire de Statistiques et d'Etudes Economiques et Sociales (CEA/IPSN/LSEES) en relation avec l'Institut de Statistique des Universités de Paris (ISUP) et l'Université de Grenoble. Ce sont ces enquêtes préliminaires, dont les données ne sont pas disponibles, qui sont à l'origine de la création d'Agoramétrie et de la mise en place de son système d'enquêtes. Il était apparu que le nucléaire était, au niveau des opinions, loin d'être une énergie comme les autres. Étant l'objet d'une controverse politico-médiatique, il devait être analysé par comparaison, non pas avec les autres énergies, mais avec les autres controverses qui agitaient au même moment l'espace public. Au delà des opinions sur le nucléaire et de leur évolution, la compréhension du débat public autour de tout ce qui fait controverse a donc été retenue comme principal objectif de la recherche à Agoramétrie. Inspirée des travaux de Gabrielle Tarde et de Pierre Bourdieu, l'approche du débat public alors empruntée peut être qualifiée de « structuralo-constructiviste ». - 1977-1991: la période « Structures de l'opinion publique ». Les 13 enquêtes annuelles qui ont été réalisées (les données recueillies lors de la petite enquête de juin 1981 ont été perdues) portent en priorité sur le débat public autour de l'ensemble de toutes les controverses politico-médiatiques. Il s'agit d'en étudier les structures. Le nombre d'entretiens, d'une durée moyenne d'une demi-heure, varie entre 1 000 à 2 000 environ d'une enquête à l'autre. Ce sont les structures dégagées en mars 1981 qui ont servi par la suite à Agoramétrie de « structures de référence » : pour se « recaler » sur ces structures, la « méthode de la greffe » a été mise au point. - 1992-2005: la période « Baromètre nucléaire ». Suite aux bons résultats obtenus entre 1977 et 1991, une place beaucoup plus grande a été réservée aux opinions sur le nucléaire dans les questionnaires des 16 enquêtes qui ont été réalisées entre mars 1992 et décembre 2005. Il faut distinguer ici deux types d'enquêtes : 1. Les enquêtes « approfondies » (enquêtes « point zéro » ou « de recalage ») qui permettent de replacer toute controverse, dont le nucléaire, dans les structures extraites précédemment. Faites environ tous les cinq ans, elles reposent sur 2 000 entretiens environ, d'une durée moyenne de une heure. 2. Les enquêtes légères ou « de suivi » qui comptent deux fois moins d'entretiens, de durée moyenne deux fois moindre. Si les questionnaires évoluent d'une enquête à l'autre, des précautions sont prises pour éviter autant qu'il est possible les « effets de halo ». L'enquête « Les structures de l'opinion 1977 » est la première enquête du dispositif (hors enquêtes préliminaires). Elle prend en compte 56 controverses politico-médiatiques, 24 arguments nucléaires et 21 propositions sur l'image des services publiques. Le sondage est réalisé par la SECED qui a la responsabilité des interviews (1000 interviews réalisées).
In 1975, the Atomic Energy Commission (CEA/IPSN/LSEES) and Électricité de France (EDF/DER) together developed research on the ebbs and flows of the nuclear debate. This led in 1977 to the establishment of a very specific set of surveys and to the creation of the Agoramétrie Association (Jean-Pierre Pagès and Karl Van Meter). The 29 national surveys conducted between 1977 and 2005, from the same perspective and using the same procedures, led to the conclusion that public debate – about every topic that attracts nationwide controversy, and regardless of the era – is always organised around the same structures. The research conducted on the part of Agoramétrie can be divided into three periods: 1974-1976: the “Heroic” period. Small surveys based on interviews and opinion polls on nuclear power were conducted by the Laboratory of Economic and Social Statistics and Studies (CEA/IPSN/LSEES) together with the Paris Universities Institute of Statistics (ISUP) and the University of Grenoble. It is these preliminary surveys, for which the data are not available, that led to the creation of Agoramétrie and the establishment of its system of surveys. It had become apparent that nuclear power was, for public opinion, much more than just another source of energy. As a subject of politico-media controversy, it needed to be analysed not by comparison with other energy types, but by comparison with other controversies that were stirring up public debate at the same time. Beyond people’s changing opinions about nuclear energy, understanding the public debate around all sources of controversy thus became the main objective of research at Agoramétrie. Inspired by the work of Gabrielle Tarde and Pierre Bourdieu, the approach to public debate thus adopted can be described as “structural-constructivist”. 1977-1991: the “Structures of Public Opinion” period. The 13 annual surveys that were conducted (the data collected in the small survey of June 1981 have been lost) primarily focus on the public debate around politico-media controversies as a whole, for the purpose of studying study their structures. The number of interviews, lasting an average of half an hour, varied between 1000 to 2000 from one survey to another. It was the structures identified in March 1981 that were subsequently used by Agoramétrie as “reference structures”: in order to “realign” with these structures, the “graft method” was developed. - 1992-2005: the “Nuclear Barometer” period. Following the good results achieved in 1977 and 1991, a much greater role was assigned to opinions on nuclear power in the questionnaires for the 16 surveys conducted between March 1992 and December 2005. Two types of survey need to be distinguished here: 1. “In-depth” surveys (“point zero” or “reset” surveys) used to re-situate any controversy, including the nuclear controversy, within the previously identified structures. Conducted approximately every five years, they were based on around 2000 interviews lasting an average of one hour. 2. Light or “tracking” surveys, consisting of half as many interviews, each lasting an average of half an hour. While the questionnaires changed from one survey to the next, precautions were taken to as far as possible avoid “halo effects”. The “1977 Opinion Structures” survey is the first survey in the set (excluding preliminary surveys). It covers 56 politico-media controversies, 24 nuclear arguments and 21 suggestions on the image of the public services. The poll was carried out by SECED, which was responsible for the interviews (1000 interviews conducted)
Les infirmières et leur coordination (1988-1995)
Recherche collective coordonnée par Danièle Kergoat, affiliée au laboratoire CRESPPA et s’intéressant au mouvement infirmier de la fin des années 1980. Elle vise à étudier le mouvement des femmes dans le milieu du travail, éclairé à travers une problématique en termes de rapports sociaux de sexe, en s’appuyant sur deux volets d’enquête réalisés entre 1988 et 1991 : données de première main sur le mouvement social des infirmières organisé en coordination ; contextualisation historique de la profession d’infirmière. L’enquête de terrain, menée en région parisienne et dans le sud-Est de la France, a donné lieu à la collecte de plusieurs types de matériaux - notes d’observation, entretiens individuels et collectifs, questionnaires et documentation diverse (écrite et photographies) - directement durant les actions de mobilisation, ou en dehors auprès d’infirmières (ou d’infirmiers). Le terrain a été principalement réalisé par Danièle Kergoat et Françoise Imbert, Danièle Sénotier et Hélène Le Doaré alimentant la réflexion sur l’aspect historique des hôpitaux et de la profession d’infirmière pour l’une et sur le mouvement social pour l’autre. La démarche d’analyse mêle : analyse de contenu ; triangulation entre notes d’observation et entretiens ; comptage des prises de parole respectives des hommes et des femmes ; exploitation des questionnaires. Globalement, l’enquête a montré que la configuration spécifique du mouvement, caractérisé à la fois par une mixité de sexes et une hégémonie des femmes avait bouleversé les rapports sociaux de sexe habituels dans ce milieu professionnel, favorisant une remise en cause de la domination traditionnelle des hommes. Les résultats proposés renouvellent des débats propres à la sociologie de l’action collective et à la sociologie du travail et des professions : émergence de la forme coordination dans les mobilisations sociales ; transformations des rapports à la qualification professionnelle ; nécessité, pour appréhender un mouvement social, de tenir compte des rapports sociaux de sexe
Comparaison des ministères de l'enseignement supérieur de France et d'Allemagne (1987-1990)
Enquête sociologique portant sur les ministères de l’enseignement supérieur en France et en Allemagne, réalisée entre 1987 et 1990 par Christine Musselin, Erhard Friedberg et une équipe de chercheurs, notamment du Centre de Sociologie des Organisations, en sociologie. Le terrain repose sur la base d'entretiens semi-directifs conduits avec plusieurs personnels administratifs des ministères de l’enseignement supérieur en France et dans trois Länder allemands (Basse Saxe ; Rhénanie-du-Nord-Westphalie ; Bade-Wurtemberg). Le matériau est composé de cent-cinquante-neuf entretiens ainsi que de plusieurs documents administratifs (organigrammes) et de sociogrammes. L'enquête interroge le statut des universités en France et en Allemagne, à travers notamment les relations qu’elles entretiennent avec l’Etat ainsi qu’avec les professions universitaires. La comparaison permet de montrer des relations contrastées entre les administrations centrales et les universités entre la France et l’Allemagne. L’approche méthodologique apporte un éclairage nuancé sur des concepts centraux de la sociologie de l’action publique. Les entretiens permettent aussi de comprendre les relations de travail entre les fonctionnaires des Ministères, ainsi que les opportunités qui s'ouvrent à eux. L’analyse permet de porter un regard original sur le travail ministériel ainsi que sur les variables pesant sur la prise de décision. L'analyse qui en a découlé a conduit notamment à la publication de l'ouvrage de Erhard Friedberg et Christine Musselin, L'Etat face aux universités en France et en Allemagne, paru en 1993
Les structures de l'opinion (1987)
Le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA/IPSN/LSEES) et Électricité de France (EDF/DER) ont développé de concert, dans les années 1975, une recherche sur les ressorts du débat nucléaire. Elle a conduit à la mise en place en 1977 d'un système très particulier d'enquêtes et à la création de l'association Agoramétrie (Jean-Pierre Pagès et Karl Van Meter). Les 29 enquêtes nationales réalisées entre 1977 et 2005, dans le même esprit et en respectant les mêmes procédures, ont permis de constater que le débat public, sur l'ensemble des thèmes qui font controverse au niveau national, s'organise toujours, quelle que soit l'époque, autour des mêmes structures. Trois périodes doivent être distinguées dans la recherche menée au nom d'Agoramétrie : - 1974-1976 : la période « Héroïque ». Des petites enquêtes par entretien et par sondage sur l'opinion et le nucléaire ont été menées par le Laboratoire de Statistiques et d'Etudes Economiques et Sociales (CEA/IPSN/LSEES) en relation avec l'Institut de Statistique des Universités de Paris (ISUP) et l'Université de Grenoble. Ce sont ces enquêtes préliminaires, dont les données ne sont pas disponibles, qui sont à l'origine de la création d'Agoramétrie et de la mise en place de son système d'enquêtes. Il était apparu que le nucléaire était, au niveau des opinions, loin d'être une énergie comme les autres. Étant l'objet d'une controverse politico-médiatique, il devait être analysé par comparaison, non pas avec les autres énergies, mais avec les autres controverses qui agitaient au même moment l'espace public. Au delà des opinions sur le nucléaire et de leur évolution, la compréhension du débat public autour de tout ce qui fait controverse a donc été retenue comme principal objectif de la recherche à Agoramétrie. Inspirée des travaux de Gabrielle Tarde et de Pierre Bourdieu, l'approche du débat public alors empruntée peut être qualifiée de « structuralo-constructiviste ». - 1977-1991: la période « Structures de l'opinion publique ». Les 13 enquêtes annuelles qui ont été réalisées (les données recueillies lors de la petite enquête de juin 1981 ont été perdues) portent en priorité sur le débat public autour de l'ensemble de toutes les controverses politico-médiatiques. Il s'agit d'en étudier les structures. Le nombre d'entretiens, d'une durée moyenne d'une demi-heure, varie entre 1 000 à 2 000 environ d'une enquête à l'autre. Ce sont les structures dégagées en mars 1981 qui ont servi par la suite à Agoramétrie de « structures de référence » : pour se « recaler » sur ces structures, la « méthode de la greffe » a été mise au point. - 1992-2005: la période « Baromètre nucléaire ». Suite aux bons résultats obtenus entre 1977 et 1991, une place beaucoup plus grande a été réservée aux opinions sur le nucléaire dans les questionnaires des 16 enquêtes qui ont été réalisées entre mars 1992 et décembre 2005. Il faut distinguer ici deux types d'enquêtes : 1. Les enquêtes « approfondies » (enquêtes « point zéro » ou « de recalage ») qui permettent de replacer toute controverse, dont le nucléaire, dans les structures extraites précédemment. Faites environ tous les cinq ans, elles reposent sur 2 000 entretiens environ, d'une durée moyenne de une heure. 2. Les enquêtes légères ou « de suivi » qui comptent deux fois moins d'entretiens, de durée moyenne deux fois moindre. Si les questionnaires évoluent d'une enquête à l'autre, des précautions sont prises pour éviter autant qu'il est possible les « effets de halo ». L'enquête « Les structures de l'opinion 1977 » est la première enquête du dispositif (hors enquêtes préliminaires). Elle prend en compte 56 controverses politico-médiatiques, 24 arguments nucléaires et 21 propositions sur l'image des services publiques. Le sondage est réalisé par la SECED qui a la responsabilité des interviews (1000 interviews réalisées).
In 1975, the Atomic Energy Commission (CEA/IPSN/LSEES) and Électricité de France (EDF/DER) together developed research on the ebbs and flows of the nuclear debate. This led in 1977 to the establishment of a very specific set of surveys and to the creation of the Agoramétrie Association (Jean-Pierre Pagès and Karl Van Meter). The 29 national surveys conducted between 1977 and 2005, from the same perspective and using the same procedures, led to the conclusion that public debate – about every topic that attracts nationwide controversy, and regardless of the era – is always organised around the same structures. The research conducted on the part of Agoramétrie can be divided into three periods: 1974-1976: the “Heroic” period. Small surveys based on interviews and opinion polls on nuclear power were conducted by the Laboratory of Economic and Social Statistics and Studies (CEA/IPSN/LSEES) together with the Paris Universities Institute of Statistics (ISUP) and the University of Grenoble. It is these preliminary surveys, for which the data are not available, that led to the creation of Agoramétrie and the establishment of its system of surveys. It had become apparent that nuclear power was, for public opinion, much more than just another source of energy. As a subject of politico-media controversy, it needed to be analysed not by comparison with other energy types, but by comparison with other controversies that were stirring up public debate at the same time. Beyond people’s changing opinions about nuclear energy, understanding the public debate around all sources of controversy thus became the main objective of research at Agoramétrie. Inspired by the work of Gabrielle Tarde and Pierre Bourdieu, the approach to public debate thus adopted can be described as “structural-constructivist”. 1977-1991: the “Structures of Public Opinion” period. The 13 annual surveys that were conducted (the data collected in the small survey of June 1981 have been lost) primarily focus on the public debate around politico-media controversies as a whole, for the purpose of studying study their structures. The number of interviews, lasting an average of half an hour, varied between 1000 to 2000 from one survey to another. It was the structures identified in March 1981 that were subsequently used by Agoramétrie as “reference structures”: in order to “realign” with these structures, the “graft method” was developed. - 1992-2005: the “Nuclear Barometer” period. Following the good results achieved in 1977 and 1991, a much greater role was assigned to opinions on nuclear power in the questionnaires for the 16 surveys conducted between March 1992 and December 2005. Two types of survey need to be distinguished here: 1. “In-depth” surveys (“point zero” or “reset” surveys) used to re-situate any controversy, including the nuclear controversy, within the previously identified structures. Conducted approximately every five years, they were based on around 2000 interviews lasting an average of one hour. 2. Light or “tracking” surveys, consisting of half as many interviews, each lasting an average of half an hour. While the questionnaires changed from one survey to the next, precautions were taken to as far as possible avoid “halo effects”. The “1977 Opinion Structures” survey is the first survey in the set (excluding preliminary surveys). It covers 56 politico-media controversies, 24 nuclear arguments and 21 suggestions on the image of the public services. The poll was carried out by SECED, which was responsible for the interviews (1000 interviews conducted)
Les structures de l'opinion (1986)
Le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA/IPSN/LSEES) et Électricité de France (EDF/DER) ont développé de concert, dans les années 1975, une recherche sur les ressorts du débat nucléaire. Elle a conduit à la mise en place en 1977 d'un système très particulier d'enquêtes et à la création de l'association Agoramétrie (Jean-Pierre Pagès et Karl Van Meter). Les 29 enquêtes nationales réalisées entre 1977 et 2005, dans le même esprit et en respectant les mêmes procédures, ont permis de constater que le débat public, sur l'ensemble des thèmes qui font controverse au niveau national, s'organise toujours, quelle que soit l'époque, autour des mêmes structures. Trois périodes doivent être distinguées dans la recherche menée au nom d'Agoramétrie : - 1974-1976 : la période « Héroïque ». Des petites enquêtes par entretien et par sondage sur l'opinion et le nucléaire ont été menées par le Laboratoire de Statistiques et d'Etudes Economiques et Sociales (CEA/IPSN/LSEES) en relation avec l'Institut de Statistique des Universités de Paris (ISUP) et l'Université de Grenoble. Ce sont ces enquêtes préliminaires, dont les données ne sont pas disponibles, qui sont à l'origine de la création d'Agoramétrie et de la mise en place de son système d'enquêtes. Il était apparu que le nucléaire était, au niveau des opinions, loin d'être une énergie comme les autres. Étant l'objet d'une controverse politico-médiatique, il devait être analysé par comparaison, non pas avec les autres énergies, mais avec les autres controverses qui agitaient au même moment l'espace public. Au delà des opinions sur le nucléaire et de leur évolution, la compréhension du débat public autour de tout ce qui fait controverse a donc été retenue comme principal objectif de la recherche à Agoramétrie. Inspirée des travaux de Gabrielle Tarde et de Pierre Bourdieu, l'approche du débat public alors empruntée peut être qualifiée de « structuralo-constructiviste ». - 1977-1991: la période « Structures de l'opinion publique ». Les 13 enquêtes annuelles qui ont été réalisées (les données recueillies lors de la petite enquête de juin 1981 ont été perdues) portent en priorité sur le débat public autour de l'ensemble de toutes les controverses politico-médiatiques. Il s'agit d'en étudier les structures. Le nombre d'entretiens, d'une durée moyenne d'une demi-heure, varie entre 1 000 à 2 000 environ d'une enquête à l'autre. Ce sont les structures dégagées en mars 1981 qui ont servi par la suite à Agoramétrie de « structures de référence » : pour se « recaler » sur ces structures, la « méthode de la greffe » a été mise au point. - 1992-2005: la période « Baromètre nucléaire ». Suite aux bons résultats obtenus entre 1977 et 1991, une place beaucoup plus grande a été réservée aux opinions sur le nucléaire dans les questionnaires des 16 enquêtes qui ont été réalisées entre mars 1992 et décembre 2005. Il faut distinguer ici deux types d'enquêtes : 1. Les enquêtes « approfondies » (enquêtes « point zéro » ou « de recalage ») qui permettent de replacer toute controverse, dont le nucléaire, dans les structures extraites précédemment. Faites environ tous les cinq ans, elles reposent sur 2 000 entretiens environ, d'une durée moyenne de une heure. 2. Les enquêtes légères ou « de suivi » qui comptent deux fois moins d'entretiens, de durée moyenne deux fois moindre. Si les questionnaires évoluent d'une enquête à l'autre, des précautions sont prises pour éviter autant qu'il est possible les « effets de halo ». L'enquête « Les structures de l'opinion 1977 » est la première enquête du dispositif (hors enquêtes préliminaires). Elle prend en compte 56 controverses politico-médiatiques, 24 arguments nucléaires et 21 propositions sur l'image des services publiques. Le sondage est réalisé par la SECED qui a la responsabilité des interviews (1000 interviews réalisées).
In 1975, the Atomic Energy Commission (CEA/IPSN/LSEES) and Électricité de France (EDF/DER) together developed research on the ebbs and flows of the nuclear debate. This led in 1977 to the establishment of a very specific set of surveys and to the creation of the Agoramétrie Association (Jean-Pierre Pagès and Karl Van Meter). The 29 national surveys conducted between 1977 and 2005, from the same perspective and using the same procedures, led to the conclusion that public debate – about every topic that attracts nationwide controversy, and regardless of the era – is always organised around the same structures. The research conducted on the part of Agoramétrie can be divided into three periods: 1974-1976: the “Heroic” period. Small surveys based on interviews and opinion polls on nuclear power were conducted by the Laboratory of Economic and Social Statistics and Studies (CEA/IPSN/LSEES) together with the Paris Universities Institute of Statistics (ISUP) and the University of Grenoble. It is these preliminary surveys, for which the data are not available, that led to the creation of Agoramétrie and the establishment of its system of surveys. It had become apparent that nuclear power was, for public opinion, much more than just another source of energy. As a subject of politico-media controversy, it needed to be analysed not by comparison with other energy types, but by comparison with other controversies that were stirring up public debate at the same time. Beyond people’s changing opinions about nuclear energy, understanding the public debate around all sources of controversy thus became the main objective of research at Agoramétrie. Inspired by the work of Gabrielle Tarde and Pierre Bourdieu, the approach to public debate thus adopted can be described as “structural-constructivist”. 1977-1991: the “Structures of Public Opinion” period. The 13 annual surveys that were conducted (the data collected in the small survey of June 1981 have been lost) primarily focus on the public debate around politico-media controversies as a whole, for the purpose of studying study their structures. The number of interviews, lasting an average of half an hour, varied between 1000 to 2000 from one survey to another. It was the structures identified in March 1981 that were subsequently used by Agoramétrie as “reference structures”: in order to “realign” with these structures, the “graft method” was developed. - 1992-2005: the “Nuclear Barometer” period. Following the good results achieved in 1977 and 1991, a much greater role was assigned to opinions on nuclear power in the questionnaires for the 16 surveys conducted between March 1992 and December 2005. Two types of survey need to be distinguished here: 1. “In-depth” surveys (“point zero” or “reset” surveys) used to re-situate any controversy, including the nuclear controversy, within the previously identified structures. Conducted approximately every five years, they were based on around 2000 interviews lasting an average of one hour. 2. Light or “tracking” surveys, consisting of half as many interviews, each lasting an average of half an hour. While the questionnaires changed from one survey to the next, precautions were taken to as far as possible avoid “halo effects”. The “1977 Opinion Structures” survey is the first survey in the set (excluding preliminary surveys). It covers 56 politico-media controversies, 24 nuclear arguments and 21 suggestions on the image of the public services. The poll was carried out by SECED, which was responsible for the interviews (1000 interviews conducted)
Les structures de l'opinion (1985)
Le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA/IPSN/LSEES) et Électricité de France (EDF/DER) ont développé de concert, dans les années 1975, une recherche sur les ressorts du débat nucléaire. Elle a conduit à la mise en place en 1977 d'un système très particulier d'enquêtes et à la création de l'association Agoramétrie (Jean-Pierre Pagès et Karl Van Meter). Les 29 enquêtes nationales réalisées entre 1977 et 2005, dans le même esprit et en respectant les mêmes procédures, ont permis de constater que le débat public, sur l'ensemble des thèmes qui font controverse au niveau national, s'organise toujours, quelle que soit l'époque, autour des mêmes structures. Trois périodes doivent être distinguées dans la recherche menée au nom d'Agoramétrie : - 1974-1976 : la période « Héroïque ». Des petites enquêtes par entretien et par sondage sur l'opinion et le nucléaire ont été menées par le Laboratoire de Statistiques et d'Etudes Economiques et Sociales (CEA/IPSN/LSEES) en relation avec l'Institut de Statistique des Universités de Paris (ISUP) et l'Université de Grenoble. Ce sont ces enquêtes préliminaires, dont les données ne sont pas disponibles, qui sont à l'origine de la création d'Agoramétrie et de la mise en place de son système d'enquêtes. Il était apparu que le nucléaire était, au niveau des opinions, loin d'être une énergie comme les autres. Étant l'objet d'une controverse politico-médiatique, il devait être analysé par comparaison, non pas avec les autres énergies, mais avec les autres controverses qui agitaient au même moment l'espace public. Au delà des opinions sur le nucléaire et de leur évolution, la compréhension du débat public autour de tout ce qui fait controverse a donc été retenue comme principal objectif de la recherche à Agoramétrie. Inspirée des travaux de Gabrielle Tarde et de Pierre Bourdieu, l'approche du débat public alors empruntée peut être qualifiée de « structuralo-constructiviste ». - 1977-1991: la période « Structures de l'opinion publique ». Les 13 enquêtes annuelles qui ont été réalisées (les données recueillies lors de la petite enquête de juin 1981 ont été perdues) portent en priorité sur le débat public autour de l'ensemble de toutes les controverses politico-médiatiques. Il s'agit d'en étudier les structures. Le nombre d'entretiens, d'une durée moyenne d'une demi-heure, varie entre 1 000 à 2 000 environ d'une enquête à l'autre. Ce sont les structures dégagées en mars 1981 qui ont servi par la suite à Agoramétrie de « structures de référence » : pour se « recaler » sur ces structures, la « méthode de la greffe » a été mise au point. - 1992-2005: la période « Baromètre nucléaire ». Suite aux bons résultats obtenus entre 1977 et 1991, une place beaucoup plus grande a été réservée aux opinions sur le nucléaire dans les questionnaires des 16 enquêtes qui ont été réalisées entre mars 1992 et décembre 2005. Il faut distinguer ici deux types d'enquêtes : 1. Les enquêtes « approfondies » (enquêtes « point zéro » ou « de recalage ») qui permettent de replacer toute controverse, dont le nucléaire, dans les structures extraites précédemment. Faites environ tous les cinq ans, elles reposent sur 2 000 entretiens environ, d'une durée moyenne de une heure. 2. Les enquêtes légères ou « de suivi » qui comptent deux fois moins d'entretiens, de durée moyenne deux fois moindre. Si les questionnaires évoluent d'une enquête à l'autre, des précautions sont prises pour éviter autant qu'il est possible les « effets de halo ». L'enquête « Les structures de l'opinion 1977 » est la première enquête du dispositif (hors enquêtes préliminaires). Elle prend en compte 56 controverses politico-médiatiques, 24 arguments nucléaires et 21 propositions sur l'image des services publiques. Le sondage est réalisé par la SECED qui a la responsabilité des interviews (1000 interviews réalisées).
In 1975, the Atomic Energy Commission (CEA/IPSN/LSEES) and Électricité de France (EDF/DER) together developed research on the ebbs and flows of the nuclear debate. This led in 1977 to the establishment of a very specific set of surveys and to the creation of the Agoramétrie Association (Jean-Pierre Pagès and Karl Van Meter). The 29 national surveys conducted between 1977 and 2005, from the same perspective and using the same procedures, led to the conclusion that public debate – about every topic that attracts nationwide controversy, and regardless of the era – is always organised around the same structures. The research conducted on the part of Agoramétrie can be divided into three periods: 1974-1976: the “Heroic” period. Small surveys based on interviews and opinion polls on nuclear power were conducted by the Laboratory of Economic and Social Statistics and Studies (CEA/IPSN/LSEES) together with the Paris Universities Institute of Statistics (ISUP) and the University of Grenoble. It is these preliminary surveys, for which the data are not available, that led to the creation of Agoramétrie and the establishment of its system of surveys. It had become apparent that nuclear power was, for public opinion, much more than just another source of energy. As a subject of politico-media controversy, it needed to be analysed not by comparison with other energy types, but by comparison with other controversies that were stirring up public debate at the same time. Beyond people’s changing opinions about nuclear energy, understanding the public debate around all sources of controversy thus became the main objective of research at Agoramétrie. Inspired by the work of Gabrielle Tarde and Pierre Bourdieu, the approach to public debate thus adopted can be described as “structural-constructivist”. 1977-1991: the “Structures of Public Opinion” period. The 13 annual surveys that were conducted (the data collected in the small survey of June 1981 have been lost) primarily focus on the public debate around politico-media controversies as a whole, for the purpose of studying study their structures. The number of interviews, lasting an average of half an hour, varied between 1000 to 2000 from one survey to another. It was the structures identified in March 1981 that were subsequently used by Agoramétrie as “reference structures”: in order to “realign” with these structures, the “graft method” was developed. - 1992-2005: the “Nuclear Barometer” period. Following the good results achieved in 1977 and 1991, a much greater role was assigned to opinions on nuclear power in the questionnaires for the 16 surveys conducted between March 1992 and December 2005. Two types of survey need to be distinguished here: 1. “In-depth” surveys (“point zero” or “reset” surveys) used to re-situate any controversy, including the nuclear controversy, within the previously identified structures. Conducted approximately every five years, they were based on around 2000 interviews lasting an average of one hour. 2. Light or “tracking” surveys, consisting of half as many interviews, each lasting an average of half an hour. While the questionnaires changed from one survey to the next, precautions were taken to as far as possible avoid “halo effects”. The “1977 Opinion Structures” survey is the first survey in the set (excluding preliminary surveys). It covers 56 politico-media controversies, 24 nuclear arguments and 21 suggestions on the image of the public services. The poll was carried out by SECED, which was responsible for the interviews (1000 interviews conducted)
Les conditions de vie professionnelle des femmes enceintes [1985-1988]
Enquête réalisée par Anne-Marie Devreux au Centre de sociologie urbaine entre 1985 et 1988. Elle s'intéresse à l'articulation entre la vie familiale et la vie professionnelle dans le cadre d'une problématique production/reproduction. L'étude du choix de la période de grossesse chez des femmes actives devait permettre de voir, au moment même où se fabrique la vie humaine, comment cette fonction des femmes est prise (ou non) en compte sur les lieux de la production économique. Afin de répondre à ces différentes interrogations, des entretiens individuels ont été réalisés auprès de femmes actives issues de différentes catégories socio-professionnelles (ouvrières, employées, professions intermédiaires, cadres et professions intellectuelles supérieures). Cinquante-quatre enquêtées ont été rencontrées une fois au cours du troisième ou quatrième mois de grossesse après qu'elles aient informé leur hiérarchie de leur état. Environ la moitié a été interrogée une seconde fois au cours du huitième ou neuvième mois de grossesse après la suspension d'activité ou parfois après l'accouchement. Cette enquête a notamment permis de voir l'évolution des représentations et des motivations des femmes au cours de la grossesse particulièrement entre le moment où elles sont encore insérées dans la vie professionnelle et le moment où elles en sont éloignées. Cette étude a également révélé les réactions du milieu professionnel face à une grossesse devenant progressivement visible et rappelant l'appartenance de la salariée à une vie extérieure à l'entreprise. L'analyse du fonctionnement des rapports sociaux de sexe et de la division sexuelle du travail constitue le cadre d'analyse
Les conditions de vie professionnelle des femmes enceintes (1985-1988)
Enquête réalisée par Anne-Marie Devreux au Centre de sociologie urbaine entre 1985 et 1988. Elle s'intéresse à l'articulation entre la vie familiale et la vie professionnelle dans le cadre d'une problématique production/reproduction. L'étude du choix de la période de grossesse chez des femmes actives devait permettre de voir, au moment même où se fabrique la vie humaine, comment cette fonction des femmes est prise (ou non) en compte sur les lieux de la production économique. Afin de répondre à ces différentes interrogations, des entretiens individuels ont été réalisés auprès de femmes actives issues de différentes catégories socio-professionnelles (ouvrières, employées, professions intermédiaires, cadres et professions intellectuelles supérieures). Cinquante-quatre enquêtées ont été rencontrées une fois au cours du troisième ou quatrième mois de grossesse après qu'elles aient informé leur hiérarchie de leur état. Environ la moitié a été interrogée une seconde fois au cours du huitième ou neuvième mois de grossesse après la suspension d'activité ou parfois après l'accouchement. Cette enquête a notamment permis de voir l'évolution des représentations et des motivations des femmes au cours de la grossesse particulièrement entre le moment où elles sont encore insérées dans la vie professionnelle et le moment où elles en sont éloignées. Cette étude a également révélé les réactions du milieu professionnel face à une grossesse devenant progressivement visible et rappelant l'appartenance de la salariée à une vie extérieure à l'entreprise. L'analyse du fonctionnement des rapports sociaux de sexe et de la division sexuelle du travail constitue le cadre d'analyse