Imaginations (Journal)
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Beyond Domination: Socialism, Everyday Life in East German Housing Settlements, and New Directions in GDR Historiography
Abstract | Communist societies in Eastern Europe have left behind massive prefabricated housing settlements within and outside cities as perhaps their most visible legacy, often assumed to be a negative legacy. Yet this assumption is a superficial judgment, one indicative of a larger trend in the history of Eastern Europe, especially that of East Germany, which only operates within a framework of power and state versus society. What happens when we examine everyday life in socialism without taking as our starting point a search for state power as the goal of the research? Removing this solipsistic framework, we see a different, more balanced picture, not one that necessarily whitewashes or ignores the presence of the state, but one that clearly tells the story of a kind of socialism that was experienced by ordinary people as a tight-knit community rather than a form of top-down control. Such an analysis points the way forward to a reassessment of Eastern European communist society. Résumé | Beaucoup des grandes ensembles préfabriqués survivent dans les villes des sociétés communistes. Ils sont l’héritage le plus visible de communisme, lieux de mémoire d’un monde profané. Mais ce jugement est superficiel, et c’est partie d’une tendence plus grande dans l’histoire de l’Europe de l’Est, notamment de l’histoire de RDA. Cette tendence perçoit seulement le système de pouvoir. Je vois l’histoire quotidienne dans les ensembles. Cette perspective révèle une société qui a bon fontionné et commence une révaluation de la socio-histoire des pays communists dans l’Europe de l’Est.
Mansaram and Marshall McLuhan: Collaboration in Collage Art
Abstract | Mansaram is an Indo-Canadian artist who immigrated to Canada in 1966 with a prior interest in the media ideas of Marshall McLuhan, sparked by reading about him in LIFE Magazine. In Toronto the media guru soon introduced him to Av Isaacs at his Yonge Street gallery, which led to a 1967 Happening there called East-West Intersect, influenced by McLuhan’s ideas. Between 1966 and 1972 Mansaram worked on his Rear View Mirror series of paintings and collages, to one of which McLuhan contributed several items of textual content. Collage with its mosaic structures appealed to McLuhan because he thought it better represented the post-literate “allatonceness” of electronic media and acoustic space, which better integrated the full human sensorium and called for pattern recognition for comprehension. McLuhan had a high regard for artists for their integral awareness and sensitivity to changes in sense perception, enabling them to act as a distant early warning (DEW) line against potentially harmful effects of technology. He viewed their art as anti-environments to the electronic media maelstrom. Mansaram has enjoyed increasing recognition through recent exhibitions, but some of Canada’s premier art galleries have yet to acquire or recognize his art, although the Royal Ontario Museum is planning to do so.Résumé | Mansaram est un artiste indo-canadien qui a immigré au Canada en 1966 possédant un intérêt antérieur pour les idées médiatiques de Marshall McLuhan, suscité par la lecture d’articles à son sujet dans LIFE Magazine. À Toronto, le gourou des médias l’a rapidement présenté à Av Isaacs à sa galerie de Yonge Street, ce qui a mené à un « happening » en 1967 appelé East-West Intersect influencé par les idées de McLuhan. Entre 1966 et 1972, Mansaram a travaillé sur sa série de peintures et de collages Rear View Mirror, dont une à laquelle McLuhan a apporté plusieurs éléments textuels. Le collage, avec ses structures en mosaïque, plaisait à McLuhan parce qu’il trouvait qu’il représentait mieux la « concordance » postlittéraire des médias électroniques et de l’espace acoustique, qui intégrait mieux l’ensemble du sensorium humain et appelait à la reconnaissance des formes pour la compréhension. McLuhan avait un grand respect pour les artistes en raison de leur conscience intégrale et leur sensibilité aux changements dans la perception des sens, leur permettant d’agir en tant que réseau d’alerte avancé (DEW, pour « Distant Early Warning ») contre les effets potentiellement néfastes de la technologie. Il considérait leur art comme des antienvironnements au tourbillon des médias électroniques. Mansaram est de plus en plus reconnu à travers les expositions récentes, mais certaines des plus grandes galeries d’art du Canada n’ont pas encore acquis ou reconnu son art, bien que le Musée royal de l’Ontario ait l’intention de le faire
Marshall McLuhan’s Counterenvironment within the Stream of Defamiliarization
Abstract: Marshall McLuhan’s theory of the counterenvironment is within a larger tradition of defamiliarization that emerges in Romanticism and can be further traced through the writings of Henri Bergson, English literary modernism, Russian formalist ostranenie, Brechtian estrangement, and more recent institutional critique. Among related Romantic writings, Percy Bysshe Shelley’s essay “A Defence of Poetry” (1821) clearly anticipates later theories that both repeat and develop fundamental notions of defamiliarization. Bergson’s writings on the comic revive Romantic ideas when he states that the object of the arts is “to brush aside the utilitarian symbols, the conventional and socially accepted generalities, in short, everything that veils reality from us, in order to bring us face to face with reality itself.” English modernists such as T.E. Hulme, T.S. Eliot, and their contemporaries drew on Bergson and were major sources for McLuhan’s counterenvironment. Russian formalist and English modernist defamiliarization share roots in Romanticism and Bergson, which account for their sometimes parallel perspectives. McLuhan had some limited exposure to Russian formalism by way of Constructivist cinema as well as the art and writings of László Moholy-Nagy. Later writers sometimes mistakenly view Viktor Shklovsky’s ostranenie to be at the origin of defamiliarization, although it was a point of departure for Bertolt Brecht’s “alienation effect.” McLuhan began using the term counterenvironment not long before some artists (who were aware of McLuhan’s writing on the subject) started to direct the audience’s aestheticized attention to the situation’s contextual framework rather than to discrete objects alone. Like the counterenvironment, later institutional critique proposed a Gestalt reversal of attention by turning the environmental ground to figure, thereby prompting awareness of what had been earlier ignored. McLuhan’s theory of the counterenvironment, and the variations of defamiliarization more generally, are historically specific while also partaking in transformative historical processes that involve a fusion of communication, change, continuity, and repetition.Résumé | La théorie du contre-environnement de Marshall McLuhan s’inscrit dans une perspective plus large de défamiliarisation qui a vu le jour dans le romantisme et peut être retrouvée dans les écrits d’Henri Bergson, la littérature moderniste anglaise, le formalisme russe, la distanciation brechtienne, et la critique institutionnelle plus récente. Parmi les écrits romantiques apparentés, l’essai de Percy Bysshe Shelley, « A Defense of Poetry » (1821) anticipe clairement des théories ultérieures qui à la fois répètent et développent des notions fondamentales de défamiliarisation. Les écrits de Bergson sur la bande dessinée font revivre les idées romantiques quand il déclare que l’objet des arts est de « mettre de côté les symboles utilitaires, les généralités conventionnelles et socialement acceptées, bref tout ce qui voile la réalité, pour nous mettre devant la réalité elle-même ». Des modernistes anglais tels que T.E Hulme, T.S. Eliot, et leurs contemporains, se sont inspirés de Bergson et ont été des sources importantes pour le contre-environnement de McLuhan. La défamiliarisation du formalisme russe et du modernisme anglais tirent leur origine du romantisme et de Bergson, ce qui explique leurs perspectives parfois parallèles. McLuhan a eu une exposition limitée au formalisme russe à travers le cinéma constructiviste ainsi que l’art et les écrits de László Moholy-Nagy. Les auteurs ultérieurs considèrent parfois erronément l’ostranenie de Viktor Shklovsky comme étant à l’origine de la « défamiliarisation », bien que ce soit un point de départ pour « l’effet de distanciation » de Bertolt Brecht. McLuhan a commencé à utiliser le terme contre-environnement peu de temps avant que certains artistes, qui étaient au courant des écrits de McLuhan sur le sujet, commencent à diriger l’attention esthétisée du public sur le cadre contextuel de la situation plutôt que seulement sur des objets distincts. À l’instar du contre-environnement, la critique institutionnelle ultérieure a proposé un changement de direction de l’attention gestaltiste en transformant l’environnement en figure, suscitant ainsi la prise de conscience de ce qui avait été auparavant ignoré. La théorie de McLuhan du contre-environnement, et plus généralement les variations de la défamiliarisation, sont historiquement spécifiques tout en participant à des processus historiques de transformation qui impliquent une fusion de la communication, du changement, de la continuité, et de la répétition.
Our World: McLuhan’s Idea of Globalized Presence as the Prehistory of Computational Temporality
Abstract | The 1960s was the decade in which satellite technology was introduced to the television world via a series of live broadcasts. With the active participation of 46 stations, BBC’s Our World (1967) was undoubtedly the most globally far-reaching of them all. Conceived around Marshall McLuhan’s concept of the communicative global village, the special program took full advantage of satellites to reach a truly global audience and use the occasion to announce the dawn of globalization and what living in a small and thoroughly connected world would mean for its inhabitants. Prominent in the broadcast was the program’s Canadian segment, which aired right after the introduction and included an interview with Marshal McLuhan in the Canadian Broadcasting Corporation’s studio in Toronto. This paper considers McLuhan’s contributions both to the ideas and practices of planetary communication as well as his direct involvement with the production of Our World. I demonstrate how McLuhan’s understanding of the co-constitution of time and space not only set live television broadcasts apart from other temporal media but that, through these spatiotemporal affinities, One World can be considered to belong to the prehistory of our contemporary telecomputational technologies such as the Internet and mobile phones.Résumé | Les années 1960 ont été la décennie où la technologie satellitaire a été introduite dans le monde de la télévision par le biais d’une série d’émissions en direct. Avec la participation active de 46 stations, Our World (1967) de la BBC a été sans aucun doute été l’émission la plus diffusée à travers le monde. Conçu autour du concept du village planétaire de communication de Marshall McLuhan, le programme spécial a profité pleinement des satellites pour atteindre un public véritablement mondial et a saisi l’occasion pour annoncer l’aube de la mondialisation et ce que vivre dans un monde petit et complètement connecté signifierait pour ses habitants. Le segment canadien du programme, diffusé juste après l’introduction, a été mis en vedette et comprenait une entrevue avec Marshall McLuhan dans le studio de la Société Radio-Canada à Toronto. Cet article considère les contributions de McLuhan aux idées et aux pratiques de la communication planétaire, mais aussi son implication directe dans la production d’Our World. Je démontre comment la compréhension de McLuhan de la co-constitution du temps et de l’espace non seulement sépare les émissions télévisées en direct des autres médias temporels, mais aussi, par ces affinités spatio-temporelles, comment One World peut appartenir à la préhistoire de nos technologies de télécommunication contemporaines comme Internet et les téléphones mobiles
L(a)ying with Marshall McLuhan: Media Theory as Hoax Art
Abstract | This artist-response essay examines some ethical and aesthetic contours of media-theoretical hoaxes (and of a hoaxing media theory). I accomplish this through an exploratory reflection upon my own experiences and dilemmas as a media hoax artist, a vocation that has been influenced by Harold Adams Innis’s “authentic” scholarly persona as well as by McLuhan’s “probing” methods. Whereas recent work in the field of hoax art has tended to rely on the eventual text-bound revelation of the truth of the situation, my McLuhanite method aims rather towards magic and mediation.Résumé | Cet essai et réponse d’artiste examine quelques contours éthiques et esthétiques des canulars médiatiques (et d’une théorie des canulars médiatiques). J’accomplis cela à travers une réflexion exploratoire sur mes propres expériences et dilemmes en tant qu’artiste de canular médiatiques, une vocation qui a été influencée par la personnalité académique « authentique » d’Harold Adams Innis ainsi que par les méthodes « exploratoires » de McLuhan. Alors que les travaux récents dans le domaine de l’art du canular ont eu tendance à dépendre de la révélation éventuelle de la vérité de la situation, ma méthode McLuhanite s’appuie plutôt sur la magie et la médiation
Predictive Landscapes
The popularity of the road film in the 1970s is often attributed to its updating of the Western film genre, an enduring form in Hollywood cinema. This essay argues that a hierarchical understanding of the relationship between the two genres is detrimental to understanding their efficacy. Case studies of two minor films produced outside of the Hollywood studio system reveals the centrality of landscape and spatiality to generic evolution. While the mythology of New Hollywood Cinema touted a reflexive deployment of genres that perpetuated in Hollywood for most of the studio era, these independently produced films endeavored to imagine an alternative to this ideologically dominant system. This article explores the uneasy balance of subversion and citation of genre to gain an understanding of the complex relationship between authorship, production, and hegemonic practices in this transitional era of American film history.La popularité du road movie des années 70 est souvent attribuée au fait qu’il constitue une adaptation moderne du western, genre éternel du cinéma hollywoodien. Cet essai veut montrer qu’une compréhensio hiérarchique de la relation entre les deux genres de films nuit à l’appréciation de leur efficacité. Des études de cas de deux films mineurs produits en dehors du système des studios hollywoodiens révèle la centralité du paysage et de la spacialité dans l’évolution du genre. Alors que la mythologie du Nouveau Cinéma Hollywoodien étalait un développement réflexif des genres qui a perduré à Hollywood pendant la plus grande partie de l’ère de domination des studios, ces films de production indépendante s’efforçaient de concevoir une alternative à ce système idéologiquement dominant. Cet article explore l’équilibre précaire entre la subversion et le respect du genre afin d’acquérir une compréhension de la relation complexe entre l’écriture, la production et les pratiques hégémoniques dans cette ère de transition de l’histoire du cinéma américain
“Hear the World’s Sounds”: Locality as Metadata in Two Music-Streaming Services
Abstract | Music-streaming services have disrupted the music industry’s established commodity formats and place-bound consumer experiences, producing seemingly limitless and algorithmically driven modes of listening. These music services target a global audience, as evident in Soundcloud’s promise to enable audiences to “hear the world’s sound.” This article maps out the deployment of local regions as tags and metadata in music-streaming services, arguing that there is a reconfiguration of locality evident, what I dub the indexi-local. This portmanteau—coordinating the terms index and local—grasps at the effort to design a participatory platform experience vis-à-vis local regions. This article undertakes a close reading of the interfaces of two music-streaming services: Bandcamp and Soundcloud. First, metadata is shown to play a significant role in the design and operations of digital music platforms, not only organizing the circulation of data but also generating listening recommendations. Second, the circulation of local regions as metadata within these two services’ interfaces is then highlighted in the tagging activities of platform users. While the circulation of local regions as metadata imbricates with broader efforts to create a more participatory and place-bound streaming experience, it also flattens local differences into a gray media aesthetic of hashtags and geotagged text.Résumé | Les services de diffusion de musique ont perturbé les formats de produits établis par l’industrie de la musique et les expériences de consommation liées aux lieux, produisant des modes d’écoute apparemment illimités et basés sur des algorithmes. Ces services de musique ciblent un public mondial, comme le prouve la promesse de Soundcloud de permettre au public « d’écouter les sons du monde ». Cet article décrit le déploiement des régions en tant qu’étiquettes et métadonnées dans les services de diffusion de musique, en faisant valoir qu’il y a une reconfiguration de localité évidente, que je surnomme l’indexi-local. Cette expression, qui combine les termes index et local, capte l’effort de concevoir une expérience de plate-forme participative vis-à-vis des régions. Cet article effectue une lecture approfondie des interfaces de deux services de diffusion de musique : Bandcamp et Soundcloud. Tout d’abord, les métadonnées sont présentées comme jouant un rôle important dans la conception et l’exploitation des plates-formes de musique numériques, non seulement en organisant la circulation des données, mais aussi en générant des recommandations d’écoute. Deuxièmement, la circulation des régions comme métadonnées dans les interfaces de ces deux services est alors mise en évidence dans les activités de marquage des utilisateurs de plateformes. Alors que la circulation des régions en tant que métadonnées se superpose avec des efforts plus larges pour créer une expérience de diffusion plus participative et liée au lieu, elle réduit également les différences locales à une esthétique morne de médias de hashtags et de balises géographiques
THE ISLAND IMAGE AND GLOBAL LINKS IN PUERTO RICAN CINEMA OF THE 21ST CENTURY
This essay looks back at the production of Puerto Rican films in the 1980s and 1990s as the point of departure for young Puerto Rican filmmakers in the first decades of the 21st century. Even as the stories of this newer generation differ, their concern with the island image and diasporic movement continue to question Puerto Rican identity. Problems of local film production and outside distribution remain for each film project. This essay analyzes a number of key films by a diverse group of directors whose goal is to rethink the concept of a Puerto Rican cinema