Imaginations (Journal)
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Conversations sur la collaboration art-science et l\u27hésitation vaccinale
Kaisu Koski, a Finnish artist-researcher based in the UK and the Netherlands, and Johan Holst, a leading vaccinologist in Norway, discuss their collaborative work exploring vaccine hesitancy in parents. The collaboration was initiated as part of Koski’s ongoing research in creating films for medical education. Together, the authors developed collaborative exchanges on vaccine-critical parents’ health beliefs and visualized them in a multimodal artwork series. Due to the authors’ different viewpoints on vaccines, this project raises questions about positionality in interdisciplinary research and the power of visualization in health communication.Kaisu Koski, un artiste-chercheur finlandais basé au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, et Johan Holst, un vaccinologue de premier plan en Norvège, discutent de leur travail de collaboration explorant l’hésitation au vaccin chez les parents. La collaboration a été lancée dans le cadre des recherches en cours de Koski en vue de créer des films pour l’enseignement médical. Ensemble, les auteurs ont développé des échanges collaboratifs sur les croyances en matière de santé des parents critiques de la vaccination et les ont visualisés dans une série d’œuvres multimodales. En raison des différents points de vue des auteurs sur les vaccins, ce projet soulève des questions sur la positionnalité dans la recherche interdisciplinaire et le pouvoir de la visualisation dans la communication sur la santé
Upstream the Cold Chain
Upstream the Cold Chain is a film and an installation of objects produced in the process of producing the film. It is also an experiment in improving access to vaccines and creating hospitable artistic interventions in public health contexts across borders. Presented in the context of <Immune Nations>, Upstream the Cold Chain was first shown in Trondheim, Norway, as part of the 2017 GLOBVAC conference on global health and then later at UNAIDS on the occasion of the World Health Organization’s 70th World Health Assembly in Geneva, Switzerland.Upstream the Cold Chain est un film, et une installation d’objets produits dans le processus de production du film. Il s’agit également d’une expérience visant à améliorer l’accès aux vaccins et à créer des interventions artistiques hospitalières dans des contextes de santé publique transfrontaliers. Présenté dans le contexte de <Immune Nations>, Upstream the Cold Chain a été présenté pour la première fois à Trondheim, en Norvège, dans le cadre de la conférence GLOBVAC 2017 sur la santé mondiale, puis à l’ONUSIDA à l’occasion de la 70e Assemblée mondiale de la Santé de l’Organisation mondiale de la Santé à Genève, Suisse
Imaginer la co-immunité dans Shadowpox : The Antibody Politic
Shadowpox: The Antibody Politic is a game-based interactive installation that renders visible the forces our immunization decisions exert not just on our personal health but on the health of others. Part fact, part science fantasy, this full-body video game combines real-world statistical data with motion-tracking, live-animated digital effects to imagine a vaccine-preventable disease composed of viral shadows. The author explains how her initial design choices were rooted in a widespread misunderstanding: that our vaccination decisions have purely individual and private consequences. Once she became aware of her own blind spot, the game’s design, and the wider Shadowpox science fiction storyworld of which it was a part, came into focus, framing community immunity as a metaphor for the power we each have to make choices that will have a destructive or constructive effect on the world around us.Shadowpox: The Antibody Politic est une installation interactive basée sur un jeu qui rend visible les forces que nos décisions de vaccination exercent non seulement sur notre santé personnelle, mais sur la santé des autres. Moitié réalité, moitié fantaisie scientifique, ce jeu vidéo sur tout le corps combine des données statistiques du monde réel avec des effets numériques animés de suivi de mouvement pour imaginer une maladie évitable par la vaccination composée d\u27ombres virales. L\u27auteur explique comment ses choix de conception initiaux étaient enracinés dans un malentendu généralisé: l\u27idée que nos décisions de vaccination ont des conséquences purement individuelles et privées. Une fois qu\u27elle a pris conscience de son propre angle mort, la conception du jeu et le monde de la science-fiction Shadowpox plus large dont il faisait partie ont été mis au point, montrant l\u27immunité communautaire comme une métaphore du pouvoir que nous avons chacun de faire des choix qui auront un effet destructeur ou constructif sur le monde qui nous entoure
Comment la peur est disséminée –– Memories and Records: The Vaccine Archive
Memories and Records: The Vaccine Archive explores both individual and collective memories of vaccination across geographic borders. This paper outlines the development of The Vaccine Archive and analyzes the visual culture of vaccines manifested in the archive collections. In examining the vaccine archives, the author argues that the visual culture of vaccination reinforces stereotypes and fear associated with vaccines, forming and disseminating the collective memory of vaccines.Memories and Records: The Vaccine Archive explore les souvenirs individuels et collectifs de la vaccination à travers les frontières géographiques. Cet article décrit le développement de The Vaccine Archive et analyse la culture visuelle des vaccins se manifestant dans les collections d’archives. En examinant les archives des vaccins, l’auteur fait valoir que la culture visuelle de la vaccination renforce les stéréotypes et la peur associés aux vaccins, formant et diffusant la mémoire collective des vaccins
Going Flat: Breast Cancer, Mastectomy and the Politics of Choice
Breast cancer, if it advances, is life threatening. It is also widespread. My life was changed when I was diagnosed with breast cancer. There was much that I did not expect, including a hegemonic culture of “breast conservation.” I opted to “go flat” after bilateral mastectomy, resisting reconstruction plastic surgery. A politics of choice—like that demanded for reproductive rights—has yet to find similar resonance in the world of breast cancer treatment. This article considers reconstruction hegemony and the emerging movement to advance the choice to be, in words coined by a pioneering Facebook group, Flat and Fabulous.Le cancer du sein, s’il se développe, est une menace de mort. Il est aussi très répandu. Ma vie a été transformée lorsque j’ai été diagnostiquée avec un cancer du sein. Il y avait beaucoup de choses auxquelles je ne m’attendais pas, en particulier l’hégémonie d’une culture de la préservation du sein. J’ai choisi d’adopter l’”option platte” après une double mastectomie et de résister à la tentation de la chirurgie plastique de reconstruction mammaire. Une politique du choix—comparable à celle qui s’applique aux droits de reproduction—n’a pas encore trouvé d’écho dans le domaine du traitement du cancer du sein. Cet article considère l’hégémonie de la reconstruction mammaire ainsi que l’émergence d’un mouvement promouvant le choix comme étant—selon les termes inventés par un groupe de pointe sur Facebook—“plat et parfait”
VacZineNations!, un dialogue critique
VacZineNations! is a collaborative artwork led by Rachelle Viader Knowles and Mkrtich Tonoyan, produced by artists, students, and designers in the UK, Canada, China, and Armenia, and exhibited as part of <Immune Nations> at Galleri KiT in Trondheim, Norway, and UNAIDS in Geneva, Switzerland, in 2017. This critical dialogue text gives insight into the necessarily messy approach used to develop a project with over one hundred participants, working from multiple disciplinary and geographic perspectives. This text is accompanied by a second essay that positions the artwork within the context of practice-led research (see Knowles, “VacZineNations! as Practice-Led Research” in this volume).VacZineNations! est une œuvre d’art collaborative dirigée par Rachelle Viader Knowles et Mkrtich Tonoyan, produite par des artistes, des étudiants, et des designers au Royaume-Uni, au Canada, en Chine et en Arménie, et exposée dans le cadre de <Immune Nations> au Galleri KiT à Trondheim, en Norvège, et à l’ONUSIDA à Genève, Suisse, en 2017. Ce texte de dialogue critique donne un aperçu de l’approche nécessairement désordonnée utilisée pour développer un projet avec plus d’une centaine de participants, travaillant à partir de multiples perspectives disciplinaires et géographiques. Ce texte est accompagné d’un deuxième essai qui place l’œuvre d’art dans le contexte de la recherche dirigée par la pratique (voir Knowles, «VacZineNations! As Practice-Led Research» dans ce volume)
On the Mediality of Two Towers: Calgary—Toronto
This article uses the CN Tower and Calgary Tower to explore how the architectural form of the tower possesses a number of characteristics we typically associate with media technologies. To appreciate what we call “tower-mediality,” we start first with a brief discussion of the scholarly literature on towers, highlighting that while much is said about towers’ symbolic value, little attention has been devoted to thinking of these forms in material and infrastructural terms. Then we turn to the Canadian towers themselves, asking, first, why they have received so little scholarly attention, before suggesting some points of intersection between architecture and communication research. Finally, we offer three registers—ritual, perspective, and spectacle—by which to explore the mediality of the CN and Calgary Towers. In undertaking this analysis, we attempt to expand the vocabulary available for understanding how towers are platforms that mediate the temporal and spatial elements of civic culture and to invite further considerations of the mediating and communicative work that occurs along the vertical axis.Cet article examine la tour du CN et la tour de Calgary afin d\u27explorer comment la forme architecturale de la tour présente un certain nombre de caractéristiques que nous associons généralement aux technologies des médias. Pour apprécier ce que nous appelons "tour-médialité" nous commençons par une brève discussion de la littérature sur les tours, et nous soulignons que si beaucoup de choses sont dites sur la valeur symbolique des tours, peu d\u27attention a été consacrée à la pensée de ces formes en termes matériels et infrastructurels. Ensuite, nous nous tournons vers les tours canadiennes elles-mêmes, en nous demandant, premièrement, pourquoi elles ont reçu si peu d\u27attention de la part des chercheurs, avant de suggérer quelques points d\u27intersection entre la recherche en architecture et en communication. Enfin, nous offrons trois thèmes—rituel, perspective et spectacle—pour explorer la médialité des tours du CN et de Calgary. Nous essayons d\u27élargir le vocabulaire disponible pour comprendre comment les tours sont des plates-formes qui servent d’intermédiaires entre les éléments temporels et spatiaux de la culture civique et pour inviter d\u27autres considérations du travail de médiation et de communication qui se produit le long de l\u27axe vertical
Being from a Bad Neighbourhood: Confronting Bad Decision Discourses in the Impoverished Inner City
This article confronts mainstream discourses about poverty and inner city poor neighbourhoods. It argues that the ways that poverty and poor inner city neighbourhoods are made publicly known in writing and through visual representations present problems such as overpowering structural causes of health and illness, reifying false dichotomy of us and them, and normalizing people living in poverty or working poor people as de facto vulnerable. This can happen when the social relations that govern poverty and sustain human suffering eschew the social relations that produce these experiences. Taking these relations as the objects of analysis, this article focuses sociologically on the Dundas/Sherbourne neighbourhood in Toronto, Canada, as the terrain of inquiry. The aim here is to contribute to analyses of the political, social, and economic determinants of health as well as to critiques of bad-neighbourhood and bad decision discourses. To do this, it bridges visual practice with critical social analysis: drawing together the authors’ individual practices as visual artists, marshaling their social positions as residents of the adjacent St. James Town neighbourhood, and sharing their experiences of the Dundas/Sherbourne area. They employ insights from sensory ethnography and street photography to offer an alternative source of knowledge about the poor inner city that contrasts and contests mainstream ways of knowing these same spaces.Cet article conteste les discours populaires sur la pauvreté et les quartiers défavorisés. Il estime que la manière dont la pauvreté et les quartiers désavantagés sont rendus publics par écrit et dans les représentations visuelles est problématique car ces perspectives font disparaitre les déterminants structuraux de la santé et de la maladie, renforcent l’altérité et normalisent les personnes défavorisées comme étant vulnérables. C’est notamment le cas lorsque les relations sociales qui régissent la pauvreté et entretiennent la souffrance humaine sont laissées de côté. En prenant ces relations comme l’objet d’analyse, cet article se concentre, d’un point de vue sociologique, sur le quartier Dundas/Sherbourne à Toronto au Canada comme terrain d’enquête. L’objectif est d’apporter notre contribution aux analyses des déterminants politiques, sociaux et économiques de la santé et aussi aux critiques des axes de réflexion du style mauvaise décision et mauvais quartier. Pour ce faire, l’article relie la pratique visuelle à l’analyse sociale critique : en unissant les pratiques individuelles de ses auteures en tant qu’artistes visuelles, en mettant à profit les positions sociales de ces dernières en tant que résidentes du quartier voisin de St James Town et en partageant les expériences de la vie du quartier Dundas/Sherbourne de ses auteures. L’analyse s’est constituée à l’aide de l’ethnographie des senses et de photographies de rue, et offre une source de connaissance alternative sur les quartiers défavorisés qui contraste et qui conteste les manières traditionnelles de connaitre ces mêmes espaces
Dis/Corporatization: The Biopolitics of Prosthetic Lives and Posthuman Trauma in Ghost in the Shell Films
This paper explores the biopolitics both implicit and explicit in Mamoru Oshii’s film duology Ghost in the Shell. The prostheticization of life for Major Motoko Kusanagi is based upon an objectification of a cyborg self enabled and literalized through technology that is also a (mis)representation that conflates the biological self and technological self, and Oshii further problematizes this representation with the complication of the commodification and trafficking of posthuman lives, explicitly examined in more critical detail in the second film, Ghost in the Shell 2: Innocence. In other words, Oshii arguably imagines the extreme end of biopower in a posthuman world as human trafficking structured by a globalized political economy.Cet article explore la biopolitique implicite et explicite dans la duologie de films de Mamoru Oshii Ghost in the Shell. La prothésisation de la vie pour le Major Motoko Kusanagi est basée sur une objectivation d\u27un cyborg habilité et littéraire à travers la technologie qui est aussi une présentation déformée qui confond le soi biologique et technologique, et Oshii probématise encore cette représentation avec la complication de la marchandisation et le trafic de vie posthumaines, examinés explicitement dans des détails plus critiques dans le deuxième film, Ghost in the Shell 2: Innocence. En d\u27autres termes, on peut avancer que Oshii imagine la fin extrême du biopouvoir dans un monde posthumain comme un trafic humain structuré par une économie politique mondialisée