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Unit labor cost and productivity recovery under non neutral technical change
This document proposes a new decomposition of unit labor cost changes (ULC) in terms of efficiency, technical progress and capital deepening. This decomposition is applied to data for western European countries and the US. Results show that sustained growth rates of labor compensation and poor labor productivity gains lead to large losses in cost competitiveness. The poor productivity performance is explained by low technical progress and even technical regress. In addition, it is shown that labor intensive technical change results in positive efficiency changes while capital intensive technical changes improves overall technical change. Last, when technical change is capital intensive cost competitiveness losses are lower.Ce document présente une nouvelle décomposition du coût unitaire salarial en efficacité, progrès technique et approfondissement en capital. Cette décomposition est appliquée à des pays Européens et les Etats-Unis. Les résultats principaux sont une perte en compétitivité cout expliquée simultanément par une augmentation du cout salarial et une faible augmentation de la productivité. Celle-ci étant expliquée par un faible progrès technique voir un progrès technique négatif. De plus il est montré que quand le progrès technique est biaisé vers une plus grande utilisation du facteur travail les gains en efficacité sont plus importants ; alors que quand il est biaisé vers une plus grande utilisation du capital les progrès technique est plus intense. De plus quand le progrès technique est biaisé en utilisation du capital les pertes en compétitivité cout sont plus faibles
Disparités de montant de pension et redistribution dans le système de retraite français
In this study, we quantify the amount of redistribution that is performed by the French publicpension system, using Insee’s dynamic microsimulation model DESTINIE. We moreprecisely focus on two issues: to what extent does the pension system reduce variabilitywithin the distribution of pensions compared to the variability within the distribution of wages? do redistribution mechanisms really benefit to lower income individuals ?Our results show that pension inequalities are much lower than wage inequalities, whichstrengthen the idea that the French pension system indeed performs a large amount ofredistribution. The decrease in variability mainly concerns the lower part of the distributionsof pensions and wages. Besides, women benefit from redistribution more than men: thisstems both from their lower pensions on average (due to their lower wages and shortercareer) and from the existence of some redistribution mechanisms that target mothers.Most redistribution tools have been implemented in the pension system during the 1970s.This has resulted in an increase of the system’s capacity to reduce inequalities amongpensioners, up to the cohorts that are going into retirement nowadays.Nous étudions, au moyen du modèle de microsimulation dynamique DESTINIE, la redistribution intragénérationnelle effectivement réalisée par le système de retraite français. L'analyse détaille plus précisément deux questions : en quoi le système de retraite modifie-til la distribution des pensions par rapport à celle des salaires cumulés au cours de la carrière ? Les dispositifs de redistribution profitent-ils bien aux catégories ciblées ? Les résultats confirment l'idée que le système de retraite est plutôt redistributif, au sens où les montants de pension (tous régimes confondus) sont moins dispersés que les cumuls de salaires sur toute la carrière. L'atténuation des écarts se fait surtout dans le bas de la distribution. Les pensions des femmes sont par ailleurs plus dispersées que celles des hommes, mais dans une proportion nettement moindre que ne le sont les cumuls de salaire sur toute la carrière. Les femmes, parce qu'elles ont à la fois des salaires plus faibles et des carrières plus courtes que les hommes, bénéficient en effet davantage des dispositifs correcteurs prévus par le système de retraite, parmi lesquels certains visent spécifiquement les mères. Les dispositifs qui contribuent le plus à la réduction des disparités de montant de retraite sont les minima de pension, ainsi que les dispositifs de durée (validation de trimestres assimilés pour chômage, invalidité, etc. ; majoration de durée d'assurance pour enfants ; assurance vieillesse des parents au foyer). La montée en charge, depuis les années 1970, de ces dispositifs a conduit à réduire les disparités de montant de pension entre retraités au cours du temps
L'inflation perçue
Depuis plusieurs années, les opinions personnelles sur l'inflation (OPI) des consommateurs, mesurées par l'enquête de conjoncture auprès des ménages, surestiment en moyenne le niveau de l'inflation tel que l'évalue l'indice des prix à la consommation (IPC). Deux types d'explications sont d'abord envisagés. Une première approche est de nature socio-politique : l'opinion des consommateurs sur le niveau d'inflation ne serait pas la résultante de leurs propres observations des prix des biens et des services, mais une construction collective, suivant le modèle de la rumeur, suscitée par une défiance envers les informations officielles et la nourrissant, et amplifiée par le traitement médiatique des évènements économiques. La seconde approche postule, au contraire, que les consommateurs observent bien les évolutions des différents prix et, à l'instar des instituts statistiques, construisent leur appréciation de l'inflation comme la moyenne de ces évolutions. L'écart entre l'OPI et l'IPC proviendrait alors soit de différences dans les pondérations utilisées (alors que les instituts statistiques se réfèrent à un panier de consommation moyen, les consommateurs retiendraient leur propre structure budgétaire), soit de divergences dans l'appréciation de l'évolution des prix des différents produits. Après avoir discuté ces deux approches et souligné leurs insuffisances, l'étude présente une troisième approche fondée sur l'information du consommateur et sa situation d'achat. Le mécanisme essentiel a deux composantes : d'une part, le consommateur observe d'autant mieux les évolutions de prix que les produits correspondants sont achetés plus fréquemment. D'autre part, il est amené à surpondérer les prix en hausse par rapport à ceux qui restent stables ou diminuent, dans la mesure où ce sont les premiers qui peuvent constituer une menace pour l'équilibre de son budget. Ne tenant pas suffisamment compte des prix à la baisse, l'OPI est alors systématiquement au-dessus de l'IPC
Working in large food retailers in France and the USA: The key role of institutions
International audienceDespite numerous similarities between the food retail sectors of France and the USA, there are significant contrasts in the jobs, and in particular the modal job, cashier. Notably, there are differences in pay, productivity and physical working position. Using the concept of ‘national-sectoral models’ of employment practices, this research draws on in-depth, interview-based case studies of food retailers in France and the USA, as well as standard data sources, to probe the reasons for these differences. Cross-national differences in wage-setting institutions, along with other institutional differences linked to family roles and disparate shopping cultures in the two countries, are key causes. These differences play out in interaction with distinct labour supply patterns, themselves based in part on differing institutions regarding reproduction of the labour force
Cooperatives versus top-down management of the brand, Sector-based explanations for the French distribution system
Avec le passage à la retraite, le ménage restructure ses dépenses de consommation
Avant le grand âge, le ménage se prépare à une autre phase de sa vie. Il épargne, ne voulant pas être à la charge de ses enfants dans ses vieux jours. En abordant les âges de la retraite, il renouvelle une dernière fois les équipements du foyer et adopte progressivement une vie plus casanière. Ses dépenses liées au logement (loyer, charges, chauffage, électricité) augmentent, de même que son recours aux services domestiques à domicile. Il diminue ses dépenses d'alimentation, à la fois à domicile et à l'extérieur, mais il maintient sa consommation d'alcool. Il dépense moins pour les vacances ainsi que pour son habillement. Cette influence de l'âge sur les pratiques de consommation ressort d'une analyse toutes choses égales par ailleurs, à niveau de revenu, taille du ménage, niveau de diplôme et génération de naissance fixés
Mesurer l’influence familiale cohésive à partir de données d’enquête collectées auprès de plusieurs membres d’une même fratrie
International audienc
Peut-on parler de « générations sacrifiées » ? Entrer sur le marché du travail dans une période de mauvaise conjoncture économique
The late 2000s recession has hit youth very hard, lowering the employment and wage prospects of the entrants into the labour market. In this paper, we address the question of the persistence of these adverse shocks faced by young people who enter into the labour market during an economic downturn, focusing on the French case.Using the French Labour Force Surveys for the cohorts entering the labour market between 1982 and 2009 (which includes more than two entire business cycles), we find no long term effect on wage or employment of having entered the labour market during an economic crisis. "Unlucky" young people completing their studies during a recession have lower employment rates, are more often part-time and temporary workers, but catch-up with "lucky" one within 3 years. This fast catch-up contrasts with results for other countries. Potential explanations for those differences are twofold: first, in France a large share of young entrants are paid at the minimum wage and, second, young people unemployment is high in France, so that unemployment at entry on the labour market may be less often used as a screening device by employers.La crise économique de la fin des années 2000 a beaucoup touché les jeunesentrants sur le marché du travail, réduisant leurs perspectives d'emploi et de salaire àcourt terme. Dans cette étude centrée sur la France, nous cherchons à savoir si lesjeunes qui font face à une crise au moment d'entrer sur le marché du travail sont aussipénalisés à long terme. À partir des données des enquêtes Emploi, nous étudions lescohortes sorties du système scolaire entre 1982 et 2009. Cette période comprend plusde deux cycles économiques complets. Après 4 ans, il n'y a pas de différence entermes d'emploi et de salaire entre les cohortes « chanceuses » entrées sur le marchédu travail en période de bonne conjoncture économique et les cohortes« malchanceuses » entrées sur le marché du travail en période de crise économique.Ce rattrapage est plus rapide en France que dans la plupart des autres pays. Deuxraisons pourraient l'expliquer. Tout d'abord, les jeunes sont nombreux en France àêtre payés au salaire minimum quand ils entrent sur le marché du travail. Ensuite, letaux de chômage des jeunes est élevé en France : le temps passé au chômage endébut de carrière n'est donc probablement que peu utilisé par les employeurs commesignal de la qualité des candidatures
Le crédit d’impôt dédié au développement durable : une évaluation économétrique
A tax credit dedicated to sustainable development was first introduced in France in 2005 inorder to encourage households to invest in energy conservation and to install renewable energyequipments. It was a big success: between 2005 and 2008 about one primary residence insixteen was renovated asking for this green tax credit (Clerc, Marcus, Mauroux 2010). In thisarticle we take advantage of an exogenous increase of the tax credit rate to assess its incentiveimpact. In 2006 the tax credit rate on energy conservation expenditures was raised from 25% to40% but only for the subset of homeowners living for less than 3 years in a building completedbefore 1977. We estimate on exhaustive fiscal data the impact of this marginal increase of thetax credit rate on the declaration rate of eligible households using a matching method combinedwith triple differences, based on Heckman, Ichimura, Smith and Todd (1998).If the tax credit rate had not been raised, in 2006 one eligible household in fifteen among thedeclarants living for less than three years in a dwelling completed between 1969 and 1976would not have used this tax credit, one in eight in 2007 and in 2008. Between 2006 and 2008,the additional public cost due to the tax credit increase is at least 80 million euros for the sub-sample of homeowners living for less than 3 years in a dwelling completed between 1969 and1976, i.e. an average cost between 6,550 and 10,360 euros per additional retrofitted dwelling.Except if the average CO2 emission reductions per household are greater than 10 tonnes eachyear over the equipment life span, the public cost of a tonne of CO2 avoided by additionaldeclarant among the eligible living in a building completed between 1969 and 1973 would behigher than 32 €, the tutelary value of carbon in 2008.Le crédit d'impôt dédié au développement durable (CIDD) a été instauré en France en 2005 dans le but de favoriser les travaux d'amélioration d'efficacité énergétique et l'installation de sources d'énergie renouvelable par les ménages dans leurs résidences principales. Il a connu un grand succès : entre 2005 et 2008 une résidence principale sur sept en a bénéficié (Clerc, Marcus, Mauroux 2010). Dans cet article, nous tirons parti d'une variation exogène du taux de crédit pour évaluer son impact incitatif. En 2006, le taux de crédit sur les travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique (économies d'énergie et isolation thermique) est passé de 25 % à 40 % mais uniquement pour les ménages propriétaires occupant depuis moins de 3 ans un logement achevé avant 1977. Nous estimons sur données fiscales exhaustives l'impact de cette hausse marginale du taux de crédit d'impôt sur le recours des ménages bénéficiaires par une méthode d'appariement combinée à des triples différences, adaptée de Heckman, Ichimura, Smith et Todd (1998). Si le taux avait été maintenu à 25 %, un ménage éligible sur quinze parmi les déclarants occupant depuis moins de 3 ans un logement achevé entre 1969 et 1976 n'auraient pas recouru au CIDD en 2006, un sur huit en 2007 et en 2008. Entre 2006 et 2008, le surcoût budgétaire de cette majoration aurait été d'au moins 80 millions d'euros sur le sous-groupe des ménages occupant depuis moins de 3 ans un logement achevé entre 1969 et 1976, soit un coût moyen entre 6 550 et 10 360 euros par logement supplémentaire rénové. Sauf à supposer des économies d'émissions de CO2 supérieures à 10 tonnes chaque année sur toute la durée de vie des équipements installés, le coût public de la tonne de CO2 évitée par les déclarants additionnels suite à cette hausse de taux serait supérieur à 32 euros, valeur tutélaire du carbone retenue pour 2008
Esane, le dispositif rénové de production des statistiques structurelles d’entreprises
International audienceL’Insee vient de publier les premiers résultats du dispositif rénové Esane (élaboration des statistiques annuelles d’entreprises) qui permet de produire les statistiques structurelles d’entreprises. La mise au point de ce dispositif a constitué un des chantiers majeurs récents de l’Institut et ce papier en décrit les principes généraux, ainsi que les innovations apportées par rapport à l’ancien système