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    1187 research outputs found

    Retirement, Early Retirement and Disability: Explaining Labor Force Participation after Fifty-Five in France

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    International audienceWe analyze the influence of health and financial incentives on the retirement behavior of older workers in France, building upon the Stock and Wise (1990) option value approach. The model accounts for three main retirement routes: normal retirement, disability insurance (DI), and unemployment/preretirement pathways, and is estimated with a combination of microeconomic datasets that include the French data of the European SHARE survey.The estimates confirm that a decrease in the generosity of the pension and DI schemes induces people to stay longer in the labor market, and that people with better health tend to retire later. We present extreme situations simulating what an individual's retirement behavior would have been if only one retirement route had existed and in the absence of constraints on work capabilities. We show that average years of work between 55 and 64 are nearly 14% greater when regular retirement incentives are applied to the whole population than when it is DI rules that are systematically applied

    Le RMI et son successeur le RSA découragent-ils certains jeunes de travailler ? Une analyse sur les jeunes autour de 25 ans

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    ACL-3International audienceEn France, en l'absence d'enfant à charge, seules les personnes de 25 ans et plus peuvent être allocataires du revenu de solidarité active (RSA). Avant la mise en place de ce dispositif, en juin 2009, la même condition existait pour le revenu minimum d'insertion (RMI), dans l'idée que la possibilité de toucher un revenu minimum pourrait décourager certains jeunes de rechercher un emploi ou de poursuivre leurs études.Cet article cherche à évaluer si le RMI et, à sa suite, le RSA découragent certains jeunes de travailler. Auquel cas, on observerait un fléchissement du taux d'emploi des jeunes juste après 25 ans, puisque certains choisiraient de ne pas travailler ou de réduire leur effort de recherche d'emploi à partir de cet âge. À moins de mesures encourageant la demande de travail en faveur des moins de 25 ans, une baisse du taux d'emploi à 25 ans pourrait être attribuée aux effets du RMI et du RSA sur les incitations financières au travail. Pour étudier cette question, nous conduisons une analyse par discontinuité sur les enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2011 qui permettent d'obtenir des estimateurs précis des taux d'emploi par âge des jeunes célibataires sans enfant et peu qualifiés. Nous n'observons pas de rupture dans les taux d'emploi à 25 ans pour l'ensemble des jeunes sans enfant, ce qui indique que le RMI et le RSA n'ont pas d'effet désincitatif marqué sur l'emploi des jeunes autour de cet âge. Une légère rupture dans les taux d'emploi est toutefois visible pour les jeunes les moins qualifiés (ayant au mieux le BEPC) les premières années de l'étude (femmes sur la période 2004-2007 et hommes sur la période 2004-2005), mais elle disparait par la suite, en particulier après la mise en place du RSA. Les effets désincitatifs au travail parmi les jeunes sans enfant étant déjà faibles avec le RMI, confinés aux jeunes sans qualification, il n'y pas lieu d'attendre d'effet ré-incitatif de la part du RSA, conclusions limitées au groupe cible de notre étude

    Introduction : Patrimoine et comportements d'épargne, les apports de l'enquête Patrimoine 2010

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    International audienceLa parution de ce numéro spécial d'Économie et Statistique sur le patrimoine intervient au moment où le succès du livre de T. Piketty, Le capital au XXIe siècle, a réveillé l'intérêt du monde académique et du grand public pour la thématique de l'accumulation des richesses et l'enjeu que constitue la croissance des inégalités des patrimoines. La parution de ce numéro spécial tombe à point nommé pour une autre raison. La crise économique et financière que nous connaissons depuis 2008 n'a pas « épargné » les épargnants. Il est donc primordial d'étudier ce qui a changé dans leurs comportements patrimoniaux. Comme les précédents, parus respectivement en 1996, en 2005 et en 2008, ce quatrième numéro qu'Économie et Statistique consacre entièrement à l'analyse économique du patrimoine des ménages propose plusieurs articles qui, pour la plupart, prennent largement appui sur les données collectées par les enquêtes Patrimoine réalisées par l'Insee tous les 6 ans depuis 1986. Comme eux, il entend contribuer à l'économie du patrimoine des ménages, entendue comme cette partie de la discipline économique qui s'efforce de décrire les processus suivant lesquels les ménages accumulent (ou décumulent) de l'épargne, et dont l'importance s'est affirmée toujours davantage depuis trois décennies

    Peut-on parler de " générations sacrifiées " ? Entrer sur le marché du travail dans une période de mauvaise conjoncture économique

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    La crise économique de la fin des années 2000 a beaucoup touché les jeunes entrants sur le marché du travail, réduisant leurs perspectives d'emploi et de salaire à court terme. Dans cette étude centrée sur la France, nous cherchons à savoir si les jeunes qui font face à une crise au moment d'entrer sur le marché du travail sont aussi pénalisés à long terme. À partir des données des enquêtes Emploi, nous étudions les cohortes sorties du système scolaire entre 1982 et 2010. Cette période comprend plus de deux cycles économiques complets. À court-terme, la pénalisation des cohortes malchanceuses se manifeste surtout en termes de taux d'emploi, davantage que de salaire perçu par ceux qui trouvent un emploi. Après 4 ans, l'ensemble de ces différences s'estompent et les trajectoires convergent. Les contrastes entre générations entrées sur le marché du travail dans des conjonctures plus ou moins favorables apparaissent ainsi moins marqués en France que dans la plupart des autres pays. Une explication possible est la forte part de jeunes embauchés au salaire minimum. Le salaire a peu de marge de flexion à la baisse en mauvaise conjoncture. L'impact de la conjoncture se reporte donc sur le taux d'emploi, mais sans effet stigmatisant durable pour la suite du processus d'insertion. Avoir subi davantage de chômage en début de carrière ne serait pas perçu comme signal de moindre employabilité par les employeurs car ils savent que le taux de chômage des jeunes est de toute manière élevé en France, quelle que soit la cohorte. Bien évidemment, il est encore trop tôt pour savoir si ces résultats sont complètement extrapolables à la crise en cours. Son ampleur et ses mécanismes sont très spécifiques. Son impact sur les carrières pourrait donc s'avérer plus important que celui des crises passées

    Croissance potentielle en France et en zone euro : un tour d'horizon des méthodes d'estimation

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    At the end of 2013, the French GDP is only slightly higher than in the pre-crisis peak of 2008.Which part of the loss of activity is definitive? Providing an answer to this question brings to the fore two unobserved variables: potential GDP and output gap. These variables are difficult to estimate, especially on recent years, which calls for several estimation techniques. Four approaches are mobilized here: (A) the usual production function approach with two factors, capital and labor; (B) a variant thereof with a factor production, labor; (C) a multivariate filter improved with economic indicators and (D) a direct estimation of the output gap through a principal component analysis. According to these approaches, potential growth in France would lie between 0.7 % and 1.3% in 2014 and the output gap would be negative, between -2.3 and -3.5 GDP points in 2013, which signals capacity for economic rebound but confirms as definitive most of the loss of activity observed since the crisis. For the euro area, potential growth would stand between 0.2% and 0.7% in 2014 and the demand deficit would be close to the French one. These approaches all have pros and cons. They deliver different readings of the recent past. Thus, approaches (B) and (D) signal a loss of potential GDP concentrated at the time of crisis, followed by a recovery stronger than suggested by the two others approaches.Fin 2013, le PIB français n'est que légèrement supérieur à son niveau de début 2008. Quelle part de la perte d'activité depuis 2008 est pérenne ? Répondre à cette question fait appel à deux grandeurs qu'on ne peut pas observer directement : le PIB potentiel et l'output gap. De ce fait, ils sont difficiles à estimer, particulièrement sur les années récentes, et appellent plusieurs techniques d'estimation. Quatre sont mobilisées ici : (A) l'approche désormais habituelle de la fonction de production à deux facteurs, capital et travail ; (B) une variante de celle-ci à un facteur de production, le travail ; (C) un filtre multivarié enrichi par des indicateurs conjoncturels et (D) une estimation directe de l'output gap par une analyse en composante principale. Selon ces quatre approches, la croissance potentielle en France pourrait être comprise entre 0,7 % et 1,3 % en 2014 et l'output gap serait négatif, compris entre -2,3 et -3,5 points de PIB en 2013, ce qui signale un potentiel de rebond substantiel mais entérine comme pérenne la majeure partie de la perte d'activité observée depuis la crise. Ces estimations, également réalisées pour la zone euro, situent la croissance potentielle entre 0,2 % et 0,7 % en 2014 pour un déficit de demande proche de celui de la France. Ces approches présentent toutes des forces et des faiblesses. Elles délivrent des lectures différentes du passé récent. Ainsi, les approches (B) et (D) indiquent une perte de PIB potentiel concentrée au moment de la crise, puis une reprise plus vigoureuse que ne le suggèrent les approches (A) et (C)

    When Does the Stepping‐Stone Work? Fixed‐Term Contracts Versus Temporary Agency Work in Changing Economic Conditions

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    International audienceThis paper emphasizes differences among short‐term contracts in terms of career prospects. Using French data over the 2002–2010 period, we rely on a dynamic model with fixed effects to disentangle state dependence from unobserved heterogeneity. Although fixed‐term contracts may provide a ‘stepping‐stone’ to permanent positions, temporary agency work is hardly better than unemployment in this regard. The Great Recession of 2008 has changed the dynamics on the labor market and amplified the difference between fixed‐term contracts and temporary agency work. For both types of temporary workers, providing overtime work does not significantly increase the transition to permanent employment

    Persistent Classmates: How Familiarity with Peers Protects from Disruptive School Transitions

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    This paper investigates the effect of classmates' characteristics on students' achievement in high school, exploiting natural experiments occuring sporadically in French high schools. High school principals do not know their first-year students at the time they assign them to classes, so they do the allocation using only a limited set of information available on their registration files. In some rare cases, they have to assign to separate classes two or more students who look nearly identical, according to the information they observe in their files. We provide strong evidence suggesting that such first-year students are randomly assigned to their classes. When using these quasi-experiments to investigate the role of several classmates' characteristics, we find an important, positive effect of assignment with more persistent classmates, i.e. classmates who were already in the freshman's class before high school. We provide strong evidence that this result derives from the benefit of familiarity with peers, rather than from some unobserved ability characteristics of these classmates. The magnitude of the estimates suggests that grouping low-achieving freshmen who know each other could decrease their current repetition rate by around 13~percent, and raise their graduation rate by the same amount

    La résistance des salaires depuis la grande récession s’explique-t-elle par des rigidités à la baisse ?

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    From 2009 onwards, the slowdown in French real wages was less acute than that in labour productivity, which pulled French firms' margin rate down. This article deals with this recent disconnection and surveys two potential explanatory hypotheses: labour force composition effects and downward nominal wage rigidities. The first assumption is related to the impact on the average wage of increasing job losses, especially when they are concentrated on lower-paid workers. Labour force structure evolution does contribute to wage resilience, but with little difference between 2009 and the period before, in which we observe a long run increasing trend of the working population toward a higher qualification. The downward nominal wage rigidities assumption is bounded by the empirical evidence of a significant amount of wage drops, while wage freezes are rare. Furthermore, in 2009, wages decreased faster as the firm's activity dropped than they increased as the firm's situation improved. However, the estimation, done at the wage earner level, shows the low response of wages to a (positive or negative) activity shock, especially for lower wage earners and large firms. The elasticity of wages with respect to a negative shock, though increasing in 2009, remains low in absolute terms. This wage inertia would facilitate the recovery of the firms' margin rate in times of strong economic upturn.À partir de 2009, le ralentissement des salaires réels en France a été moins prononcé quecelui de la productivité des salariés, ce qui a tiré le taux de marge des entreprises françaisesà la baisse. Comment expliquer cette déconnexion ? Deux facteurs sont étudiés. Le premierporte sur le changement de structure de la population salariée consécutif à une perted’emploi plus concentrée sur les bas salaires. Ce facteur contribue bien à la résilience dessalaires mais semble marginal pour expliquer cette déconnexion entre salaire et productivité.De fait, il contribuait aussi sur la période pré-crise en raison de la hausse de la qualificationde la population active. Le deuxième facteur examine l’existence de rigidités nominales à labaisse des salaires. D’abord, une proportion significative des salaires a diminué et les gelsde salaire ont concerné une très faible proportion de salariés. Ensuite, en 2009, les salairesont plus baissé quand l’activité de l’entreprise a diminué qu’ils n’ont augmenté quand celle-cia progressé. Pour autant, l’estimation économétrique effectuée au niveau des salariésmontre la faiblesse de la réponse des salaires à un choc d’activité de l’entreprise du salarié,qu’il soit positif ou négatif, et ce particulièrement pour certaines catégories de personnesdont les bas-salaires, et pour les grandes entreprises. Bien qu’en nette augmentation, laréponse des salaires au choc d’activité négatif en 2009 reste ainsi faible en niveau et dansl’absolu. Celle-ci n’a donc pas permis de maintenir le partage de la valeur ajoutée au niveaud’avant-crise. En miroir, cette inertie des salaires pourrait permettre le rétablissement dutaux de marge des entreprises en période de forte reprise

    Évolutions de la volatilité des revenus salariaux du secteur privé en France depuis 1968

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    We model wage earnings profiles in order to decompose their cross sectional variance in permanent inequalities and transitory volatility. We use the DADS panel from 1968 to 2008 and focus on men between 25 and 55 year old, wage earners in the private sector. We find that volatility amounts to at least one third of cross sectional variance and that it is higher but less persistent for younger people (ages 26-35). After a period of great stability from the end of the 60’s to the beginning of the 80’s, wage earnings volatility increased between 1980 and 1988, then decreased in the 90’s. The level of volatility in the 2000’s is thus not higher than in the 70’s. These results are robust to various specifications and we propose an original data balancing method to limit selection bias in the temporal evolutions. On our data, selection of individuals turns out to be more important than specification choices. Our results give a posteriori credit to descriptive approaches using annual wage growth variances.Nous modélisons les trajectoires individuelles de revenus salariaux afin de décomposer la variance de ces revenus en coupe entre inégalités permanentes et volatilité transitoire. Nous utilisons le panel DADS de 1968 à 2008 et nous focalisons sur les hommes entre 25 et 55 ans, salariés du secteur privé. Nous trouvons que la volatilité représente au moins un tiers de la variance en coupe, et qu'elle est plus marquée mais moins persistante pour les plus jeunes (26-35 ans). Après une période de grande stabilité de la fin des années 1960 au début des années 1980, la volatilité des revenus salariaux a augmenté de 1980 à 1988 puis baissé dans les années 1990. Le niveau de la volatilité dans les années 2000 n'est ainsi pas plus élevé que celui des années 1970. Ces résultats sont robustes à différentes spécifications et nous proposons une méthode originale de cylindrage qui limite les biais de sélection pour l'étude des évolutions temporelles. Sur nos données, les modalités de sélection des individus s'avèrent plus importantes que les choix de modélisation des inégalités. Nos résultats légitiment même a posteriori les approches descriptives fondées sur la variance des taux de croissance annuels

    Travail domestique : les couples mono-actifs en font-ils plus ?: Une exploitation de l'enquête Emploi du Temps

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    A partir des données de l’Enquête Emploi du Temps 2009-2010 de l’INSEE, cette étude propose d’analyser les différences de temps consacré au travail domestique entre les couples bi-actifs et mono-actifs. Si ces deux types de ménages présentent des caractéristiques sociodémographiques différentes (revenu, nombre d’enfant à charge) nous montrons grâce à une décomposition de Blinder-Oaxaca que toutes choses égales par ailleurs, les couples mono-actifs consacrent environ une heure supplémentaire aux tâches domestiques par rapport à leurs homologues bi-actifs. Ce surplus est d’autant plus important que le couple a de nombreux enfants à charge, que ses derniers sont encore jeunes et que la conjointe est peu diplômée. Corollaire de ce résultat, nos modèles de régressions logistiques montrent que les ménages mono-actifs ont moins recours à des services domestiques rémunérés comme la garde d’enfant ou l’aide au ménage. Valorisée au SMIC horaire net cette heure de travail domestique, correspond à un montant annuel de 2 700 euros ce qui pourrait justifier une adaptation de la fiscalité qui tiendrait compte de cet avantage pour les couples mono-actifs ou de ce désavantage pour les couples bi-actifs

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