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Association between cumulating substances use and cumulating several school, violence and mental health difficulties in early adolescents
International audienceMultiple substances (alcohol, tobacco, cannabis and other illicit drugs (OID)) have been frequently used in early adolescents maybe due to school, violence and mental-health difficulties. We investigated the associations between substance-use patterns and related difficulties among 1559 middle-school adolescents from northeastern France (mean age 13.5+1.3). They completed a questionnaire including socioeconomic features, school, violence and mental-health difficulties (school grade repetition, sustained physical/verbal violence, sexual abuse, perpetrated violence, poor social support, depressive symptoms and suicide attempt; cumulated number noted SVMDscore) and the time of their first occurrence during the life course. Data were analyzed using logistic and negative binomial regression models. Alcohol, tobacco, cannabis and OID use affected 35.2, 11.2, 5.6 and 2.8% of the subjects respectively. The risk of using tobacco only, alcohol and tobacco, alcohol plus tobacco and cannabis, or all alcohol, tobacco, cannabis and OID strongly increased with the SVMDscore (socioeconomic featuresadjusted odds ratio reaching 85). The risk began in early years in middle schools and then steadily increased, more markedly for elevated SVMDscore. Exposure to several SVMDs may be a transmission vector towards the substance use, starting mostly with alcohol/tobacco, and then shifting to cannabis/OID. These findings help to understand substance-use risk patterns and identify at-risk adolescents
Données numériques de masse, « données citoyennes » et confiance dans la statistique publique
International audienceFrom smartphones, meters, fridges and cars to internet platforms, the data of digital technologies are the data of citizens. In addition to raising political and ethical issues of privacy, confidentiality and data protection, this calls for rethinking relations to citizens in the production of data for statistics if they are to be trusted by citizens. We outline an approach that involves co-producing data, with citizens as partners of statistical production, from the design of a data production platform to the interpretation and analysis of data. While raising issues such as data quality and reliability, we argue co-production can potentially mitigate problems associated with the re-purposing of Big Data. We argue that in a time of "alternative facts", what constitutes legitimate knowledge and expertise are major political sites of contention and struggle and require going beyond defending existing practices towards inventing new ones. In this context, we argue that the future of official statistics not only depends on inventing new data sources and methods but also mobilising the possibilities of digital technologies to establish new relations with citizens.Des smartphones, compteurs, réfrigérateurs, des automobiles aux plateformes Internet, les données issues des technologies numériques et les citoyens sont indissociables. Au-delà des questions politiques et éthiques sur le respect de la vie privée, la confidentialité et la protection des données, cela implique de repenser les relations avec le public dans la production de données statistiques si l'on veut que les citoyens leur fassent confiance. Nous esquissons une approche qui implique la co-production de données, avec des citoyens comme partenaires de la production statistique, de la conception de plateformes de production de données à leur interprétation et leur l'analyse. Si des questions sur la qualité et la fiabilité des données méritent d'être posées, nous estimons que la coproduction a le potentiel d'atténuer les problèmes associés à la ré-utilisation de données massives à des fins statistiques. Nous avançons que, dans une période en proie aux « faits alternatifs », ce qui fonde la légitimité d'un savoir et d'une expertise fait l'objet de controverses et de confrontations politiques non négligeables, imposant de dépasser la défense des pratiques existantes pour en inventer de nouvelles. Dans ce contexte
L’accès à la formation en apprentissage : une question de ressources régionales ?
Le recours à la formation en apprentissage est inégal sur le territoire national, et l’on observe notamment de fortes disparités régionales. Dans cette étude, nous proposons d’analyser la relation entre les ressources financières au niveau régional et le recours à l’apprentissage dans chaque région. Pour cela, nous avons construit une base de données inédite sur les dépenses des vingt-deux anciennes régions de France métropolitaine. Nous utilisons également les données de l’enquête Génération 2010 du Céreq, pour comprendre les décisions individuelles de suivre une formation par apprentissage, selon les spécificités régionales
L’espérance de vie par niveau de vie : chez les hommes, 13 ans d’écart entre les plus aisés et les plus modestes.
International audienceThe more affluent we are, the higher our life expectancy. Thus, among the 5% most affluent, life expectancy at birth in men is 84.4 years, compared with 71.7 years among the poorest 5%, i.e. 13 years’ difference. In women, this gap is smaller: 8 years between the most affluent and the poorest. When an individual's standard of living is around €1,000 per month, an additional €100 are associated with a 0.9-year increase in life expectancy in men and a 0.7-year increase in women, while the gap is only 0.3 year and 0.2 year in those with a standard of living of €2,000 per month.Women have a higher life expectancy than men (average 6 years). They in fact usually live longer than the wealthiest men: those with a living standard of 70% have a longer life expectancy than men among the 5% most affluent.Although the most affluent people are more likely to have a degree in higher education, this only partly explains the differences in life expectancy according to standard of living. With or without a degree, the more affluent we are, the higher our life expectancy.Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Ainsi, parmi les 5 % les plus aisés, l’espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5 % les plus pauvres, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, cet écart est plus faible : 8 ans séparent les plus aisées des plus pauvres. Aux alentours d’un niveau de vie de 1 000 euros par mois, 100 euros supplémentaires sont associés à 0,9 an d’espérance de vie en plus chezles hommes et 0,7 an chez les femmes, tandis que l’écart n’est plus que de 0,3 an et 0,2 an aux alentours d’un niveau de vie de 2 000 euros par mois.Les femmes ont une espérance de vie plus élevée que les hommes (6 ans en moyenne). Elles vivent même en général plus longtemps que les hommes les plus aisés : celles dont le niveau de vie se situe parmi les 70 % les plus aisées ont une espérance de vie plus longue que les hommes parmi les 5 % les plus aisés. Les personnes les plus aisées ont plus souvent un diplôme du supérieur, mais cela n’explique qu’en partie les écarts d’espérance de vie selon le niveau de vie. Avec ou sans diplôme, plus on est aisé, plus l’espérance de vie augmente
Les contraintes financières et l'entrepreneuriat en France de 1945 à 2014
This paper studies the evolution over time of the effects on entry and survival into self-employment of inheritance receipt and real estate price variations. We focus on France overthe period 1945-2014, and we estimate these effects by comparing (i) current inheritors withfuture inheritors and (ii) homeowners without a mortgage outstanding to renters or to thosewith a mortgage outstanding, for whom home equity extraction is not possible in France. Ourmain finding is that the effect of both wealth shocks on men’s entry into self-employment hasdecreased over time; we find no significant effect of either wealth shock since the mid-2000s.We discuss potential causes for this trend, including changes in the financial regulation andin the sectoral composition of the economy. We also find no evidence of an effect of wealthshocks on women’s entry into self-employment, at any point in time.Dans cet article, nous étudions l'effet de chocs de patrimoine sur les probabilités de transition entre salariat et entrepreneuriat, et l'évolution de cet effet au cours du temps sur la période 1945-2014 en France. Nous évaluons cet effet de deux manières : (i) en estimant si les salariés ont de plus grandes chances de s'installer à leur compte à la suite d'un héritage plutôt que dans les années qui le précèdent, et (ii) en comparant les taux de transition vers le travail indépendant des individus locataires et propriétaires de leur logement, selon que leur région de résidence a connu une variation plus ou moins forte des prix de l'immobilier. Ces deux stratégies d'estimation donnent des résultats convergents qui montrent que pour les hommes, l'effet d'un choc de patrimoine sur la probabilité de devenir travailleur indépendant a beaucoup décru au cours du temps ; il était significatif jusqu'au milieu des années 1990, mais ne l'est plus depuis. Pour les femmes, nous ne détectons aucun effet, à aucun moment. Nous proposons plusieurs pistes d'interprétation de ces résultats
Jeffreys priors for mixture estimation: Properties and alternatives
International audienc
Expériences à l'étranger en cours d'études et insertion : des liens complexes, pour quelle plus-value ?
International audienceConvaincues d'un lien entre mobilités transnationales et employabilité des jeunes, les politiques publiques incitent ces derniers à partir à l'étranger pendant leurs études. L'exploitation de l'enquête Céreq "Génération 2010, interrogation en 2013 des sortants de 2010", révèle, d'une part, la diversité de ces expériences, concentrées dans le supérieur et d'autre part, qu'il est difficile de conclure à une plus-value sur l'insertion professionnelle. Et encore plus lorsqu'il s'agit de les replacer dans l'histoire des mobilités géographiques intervenant au long du parcours scolaire et professionnel. Néanmoins, en contrôlant les caractéristiques de ces trajectoires, les expériences à l'étranger d'une durée longue apportent un faible gain salarial pour les jeunes qui n'ont pas connu d'autre mobilité géographique pendant leurs études ou après
Smoking among immigrant groups in metropolitan France: prevalence levels, male-to-female ratios and educational gradients
International audienceBACKGROUND:Although the French population comprises large and diverse immigrant groups, there is little research on smoking disparities by geographical origin. The aim of this study is to investigate in this country smoking among immigrants born in either north Africa, sub-Saharan Africa or French overseas départements.METHODS:The data originate from the 2010 Health Barometer survey representative of metropolitan France. The subsample of 20,211 individuals aged 18-70 years (born either in metropolitan France or in the above-mentioned geographical regions) was analysed using logistic regression.RESULTS:Both immigrants from sub-Saharan Africa and immigrants from overseas départements were protected from smoking compared to the reference population, and the former had a distinctive strongly reversed educational gradient in both genders. Returned former settlers from the French colonies in North Africa (repatriates) had the highest smoking levels. Natives from the Maghreb (Maghrebins) showed considerable gender discordance, with men having both a higher prevalence (borderline significance) and a reversed gradient and women having lower prevalence than the reference population.CONCLUSION:Immigrants from regions of the world in stage 1 of the cigarette epidemic had relatively low smoking levels and those from regions in stage 2 had relatively high smoking levels. Some groups had a profile characteristic of late phases of the cigarette epidemic, and others, some of which long-standing residents, seemed to be positioned at its early stages. The situation for Maghrebins reflected the enduring influence of gendered norms post-migration. Based on their educational gradients, immigrants from overseas départements (particularly men) and Maghrebin women may be at risk of losing their particularly low prevalence. Immigrants from sub-Saharan Africa could retain it. In-depth analysis of smoking profiles of immigrants' groups is essential for a better targeting of smoking prevention and cessation programs
Operational choices for risk aggregation in insurance: PSDization and SCR sensitivity
International audienceThis paper answers crucial questions about the robustness of the PSDization process for applications in insurance. PSDization refers to the process that forces a matrix to become positive semi-definite. For companies using copulas to aggregate risks in their internal model, PSDization occurs when working with correlation matrices to compute the Solvency Capital Requirement (SCR). We study how classical operational choices concerning the modelling of risk dependence impacts the SCR during PSDization. These operations refer to permutations of risks (or business lines) in the correlation matrix, addition of a new risk, and introduction of confidence weights given to the correlation coefficients. Using genetic algorithms, it is shown that theoretically neutral transformations of the correlation matrix can surprisingly lead to significant sensitivities of the SCR (up to 6%). This highlights the need for a very strong internal control around the PSDization step
Informatisation, productivité du travail et emploi : des effets différenciés entre industries selon le niveau technologique
Le progrès technique, notamment au travers de l'informatisation, pose des enjeux pour le devenir de certains emplois. En parallèle, les gains de productivité se sont essoufflés dans de nombreux pays développés et l'usage de l'informatique ne semble pas se traduire nécessairement dans les statistiques de productivité, en particulier dans les industries manufacturières non productrices de capital informatique aux États-Unis (Acemoglu, Autor, Dorn, Hanson, et Price, 2014). Afin d'étudier si les diminutions d'effectifs et les faibles gains de productivité du travail associés à l'informatisation surviennent séparément dans différents secteurs, cette étude adopte une approche méso-économique pour la France entre 1994 et 2007. Le travail pouvant être soit substituable soit complémentaire au capital informatique, selon que les tâches correspondantes sont routinières ou non, une attention privilégiée est portée au niveau technologique et au degré de qualification des emplois. Les principaux résultats sont les suivants. Contrairement aux États-Unis, les secteurs producteurs de capital informatique ne montrent pas de gains de productivité liés à l'informatisation. Cependant, pour les secteurs non producteurs, elle est associée à des effets positifs mais fragiles sur la productivité du travail, et à des baisses d'effectifs sans équivoque. Celles-ci se concentrent dans les industries de faible technologie, principalement parmi les travailleurs peu qualifiés, avec in fine des gains de productivité particulièrement nets. Dans les industries de moyenne-haute technologie, de tels effets ne sont pas identifiés. L'informatisation n'y est pas associée à des baisses d'effectifs quelle que soit la catégorie d'emploi, mais est reliée à une part de l'emploi qualifié plus élevée. Au final, l'informatisation pourrait accompagner des changements sectoriels structurels, avec une amélioration de la productivité pour les secteurs en déclin et un enrichissement en travail pour ceux en essor