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Le modèle de processus statistique en Suède. Mise en œuvre, expériences et enseignements
International audienceThe Swedish Process Model was developed in 2007. Like the Generic StatisticalBusiness Process Model (GSBPM, released widely in 2009) it was based on work doneby Statistics New Zealand. There are some differences between the models since theywere developed in parallel, but they are very closely aligned. Standards, guidelines,templates and checklists as well as IT tools are described and disseminated throughthe Process Support System. The whole formed the basis for a standardised andprocess oriented approach to statistical production.That approach has been used by Statistics Sweden since 2008, affecting widelyits organisation. Since 2014, the Office has been also certified according to theinternational standard ISO 20252. All the criteria from this standard have beenincluded in the Process Support System. The Process Model and the Process SupportSystem has reached a broad use in the organisation. That does not mean there haven’tbeen challenges along the way, like acceptance, finding the relevant information andkeeping everything up to date. While the systems have now been used for over tenyears, there are still possibilities for further development. These include creating amore tailored view for each statistical product, as well as spreading the use of theProcess Model and the Process Support System to other authorities responsible forofficial statistics in Sweden.L'institut national statistique suédois (SCB) a développé son modèle de processus statistique en 2007. Comme le GSBPM, modèle générique de description des processus de production statistique diffusé à grande échelle en 2009, il se fonde sur les travaux de Statistics New Zealand. Les deux modèles ont été développés en parallèle : malgré certaines différences, ils sont très proches l'un de l'autre. Des normes, des lignes directrices, des modèles et des listes de contrôle, ainsi que des outils informatiques ont été décrits et diffusés au sein de l'institut suédois, par le biais d'une infrastructure servant de support à la démarche. On a ainsi posé les bases d'une approche de la production statistique standardisée et « orientée processus ». À l'oeuvre depuis 2008, la démarche a radicalement changé l'organisation du SCB. En outre, depuis 2014, l'institut est certifié selon la norme internationale ISO 20252, dont tous les critères ont été incorporés à l'infrastructure associée au modèle. L'ensemble est maintenant largement implanté au sein du SCB, non sans avoir dû surmonter quelques difficultés : l'acceptation par les parties prenantes, l'identification des informations pertinentes et le maintien à jour des éléments constitutifs. Utilisé depuis plus de dix ans, le dispositif pourra se développer, par exemple en créant une version adaptée à chaque produit statistique, ou en étendant son usage à d'autres autorités responsables de la statistique publique en Suède
Pour les enquêtes auprès des ménages, l’Insee rénove ses échantillons
International audienceINSEE conducts face-to-face most of its household surveys, via a network of interviewers located throughout the country. Their sampling is based on two structuring zoning: the sectors of the Labour force survey and, for the other surveys, the primary units of the master sample. Since the 1960s, INSEE has been using the same sampling frame for the both samples: the population census, which has thus given its almost decennial rhythm to the redesign of the master sample and the Labour force survey's sample. In the early two-thousand's, the institute renovated the census method, which became annual collection on rotating samples of municipalities and housings. A necessary adaptation for the master sample was carried out in 2009; at the same time, the Labour force survey chose to base its sampling frame on Tax sources. On the strength of these two experiences, the institute began to renew the master sample and the Labour force survey's sample in 2017: using Tax files as a sampling frame, and adopting spatial balancing methods, the project led in 2019Les enquêtes auprès des ménages de l'Insee sont menées, majoritairement, en face-à-face, via un réseau d'enquêteurs implanté sur tout le territoire. Leur échantillonnage s'appuie sur deux zonages structurants : les secteurs de l'enquête Emploi et, pour toutes les autres enquêtes, les unités primaires de l'échantillon-maître. Depuis les années soixante, l'Insee utilisait la même base de sondage pour ses deux échantillons : le recensement de la population, qui a ainsi imprimé son rythme quasi-décennal aux refontes de l'échantillon-maître et de l'échantillon Emploi. Au début des années deux-mille, l'institut a rénové la méthode de recensement, devenue collecte annuelle sur des échantillons rotatifs de communes et de logements. Une nécessaire adaptation pour l'échantillon-maître a été menée en 2009 ; à la même époque, l'enquête Emploi choisissait d'utiliser des sources fiscales comme base de sondage. Fort de ces deux expériences, l'institut a engagé son projet de renouvellement de l'échantillon-maître et de l'échantillon Emploi en 2017 : utilisant comme base de sondage les fichiers fiscaux, adoptant des méthodes d'équilibrage spatial, le chantier a abouti en 2019 à la coordination des deux grands échantillons de l'Insee, une première dans l'histoire des enquêtes ménages de la statistique publique. L'article décrit les choix méthodologiques opérés : ils seront mis en oeuvre pour les enquêtes en face-à-face pendant les dix prochaines années
Ines, le modèle qui simule l’impact des politiques sociales et fiscales
International audienceThe INES model, co-produced by INSEE and DREES and more recently the National Family Allowance Fund, simulates the main taxes and benefits in France. Based on a sample of individuals and households from the Tax and Social Revenues Survey, the microsimulation model uses a data set rich in information on people's sociodemographic characteristics, housing, employment and income. This article tells the story of INES, describes the data used, the tax and benefit transfers simulated and how the model functions, as well as its main characteristics. The studies carried out using this microsimulation model help to shed light on the public debate in the fields of monetary redistribution, taxation or social security protection. The first three applications described are annual studies, which provide an ex-post analysis of the effects of the tax and benefit system and its evolutions: analysis of redistribution, assessment of the reforms implemented each year and nowcasting of poverty and inequality indicators. The following two concern ex-ante analyses: simulations of fictitious tax and benefit reforms and regular political orders on reform projects. Two examples of original and more selective studies conclude this overview.Le modèle Ines, coproduction de l'Insee et de la Drees et plus récemment de la Cnaf, simule les principaux prélèvements et prestations sociales en France. Fondé sur un échantillon d'individus et de ménages issu de l'enquête Revenus fiscaux et sociaux, le modèle de microsimulation mobilise un ensemble de données riches en informations sur les caractéristiques socio-démographiques, le logement, l'emploi et les revenus des personnes. L'article relate l'histoire d'Ines, décrit les données utilisées, les dispositifs sociaux et fiscaux simulés et le fonctionnement du modèle ainsi que ses principales caractéristiques. Les études réalisées avec ce modèle de microsimulation permettent d'éclairer le débat public dans les domaines de la redistribution monétaire, de la fiscalité ou de la protection sociale. Les trois premières applications décrites sont des études annuelles, qui fournissent une analyse ex post des effets du système socio-fiscal et de ses évolutions : analyse de la redistribution, bilan des réformes mises en oeuvre chaque année, publication d'indicateurs avancés de pauvreté et d'inégalités. Les deux suivantes concernent des analyses ex ante : un cahier de variantes mettant en oeuvre un ensemble de réformes socio-fiscales fictives, et des éclairages apportés sur des projets de réformes. Deux exemples d'études originales et plus ponctuelles concluent ce panorama
Indicateurs de valeur ajoutée des lycées. Du pilotage interne à la diffusion grand public
International audienceIn France, the indicators of the added value of lycées (IVAL) measure the ability of secondary schools to support their pupils until they obtain the baccalaureate (A-level). Since 1993 the Ministry of Education’s Department of Evaluation, Forward Studies and Performance (DEPP) disseminate it to the general public. In addition to the examination pass rate alone, the ‘added values’ associated with the raw indicators facilitate comparisons between heterogeneous schools, by taking account of educational and socio-economic disparities between schools. Since the creation of the IVALs, in principle unchanged, the methodology has evolved, adapting to institutional challenges and available data. Although sophisticated, it has beenchosen in such a way as to be understandable to the general public. The release of the indicators is a media event that also contributes to their informed dissemination. The media, which used to produce rankings based solely on the gross success rate, are now moving more towards plural approaches. As a result of this pedagogy, the philosophy of the IVALs is becoming better and better understood, both within the Ministry and externally. Although institutional players are already using them for steering purposes, this should be even more the case in the future, with a view to the overall evaluation of secondary schools.Les indicateurs de valeur ajoutée des lycées (IVAL) mesurent la capacité des établissements à accompagner leurs élèves jusqu’à l’obtention du baccalauréat. Ils sont diffusés depuis 1993 auprès du grand public, par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation. Au-delà du seul taux de réussite à l’examen, les « valeurs ajoutées » associées aux indicateurs bruts facilitent les comparaisons entre des établissements hétérogènes, en prenant en compte les disparités scolaires et socio-économiques entre lycées. Depuis la création des IVAL, à principe inchangé, la méthodologie a évolué, s’adaptant aux enjeux institutionnels et aux données disponibles. Bien que sophistiquée, elle a étéchoisie de manière à être compréhensible du grand public. La sortie des indicateurs est un évènement médiatique qui contribue également àleur diffusion éclairée. Les médias, qui produisaient auparavant des classements sur le seul taux de réussite brut, s’orientent désormais davantage vers des approches plurielles. À force de pédagogie, la philosophie des IVAL est de mieux en mieux comprise, au sein du ministère comme à l’extérieur. Si les acteurs institutionnels s’en emparent déjà à des fins de pilotage, cela devrait encore plus être le cas à l’avenir, dans une optique d’évaluation globale des lycées
Le Comité du label. Un acteur de la gouvernance au service de la qualité des statistiques publiques
International audienceThe Official Statistics Label Committee was set up in 1994 to certify the qualityof statistical surveys. Since the 2010s, its missions have extended, as the amendmentof the 1951 Statistical Act laid down a broader definition of “official statistics”. TheCommittee continues to assess the quality of surveys after the opportunity statementdelivered by the National Council for Statistical Information; it delivers a “conformity”statement, leading to the definition of the program of surveys with a ministerial visa.The Committee now also intervenes at the request of the Official Statistics Authority, inthe process of labelling administrative statistics produced by bodies entrusted with apublic service mission but being outside the Official Statistical System.The Committee has built up a method and a body of rules for examining the casessubmitted to its examination. Starting from considerations expressed in terms of burdenor proportionality of the collection to the objectives pursued, the Committee has extendedits rules to cover all dimensions of statistical quality, as formalised in the EuropeanStatistics Code of Practice. For the Official Statistical System, the Label Committee thusconstitutes a lever for ensuring compliance with the principles of the Code, such as largeconsultation, methodological quality, proportionate burden, dissemination of databasesand availability of metadata.Le Comité du label a été créé en 1994 pour attester de la qualité des enquêtes de la statistique publique. Depuis les années deux-mille-dix, son positionnement et ses missions ont évolué, la modification de la loi de 1951 ayant posé une définition élargie des « statistiques publiques ». Le Comité reste sollicité pour instruire « en conformité » les enquêtes ayant reçu un avis d'opportunité du Conseil national de l'information statistique, définissant le programme des enquêtes ayant le visa ministériel. Il intervient désormais aussi à la demande de l'Autorité de la statistique publique, lors de la labellisation de statistiques administratives, produites par des organismes chargés d'une mission de service public ne faisant pas partie du Service statistique public (SSP). Le Comité a construit au fil du temps une méthode et une jurisprudence pour examiner les dossiers qui lui sont soumis. Partant de considérations exprimées en termes de charge ou de proportionnalité de la collecte aux objectifs poursuivis, le Comité a élargi ses règles d'examen pour couvrir l'ensemble des dimensions de la qualité statistique, telles que formalisées dans le Code de bonnes pratiques de la statistique européenne. Pour le SSP, le Comité du label constitue ainsi un levier pour s'assurer du respect de ces principes, que ce soit en termes de concertation, de qualité méthodologique, de charge proportionnée, de diffusion ou de mise à disposition des sources statistiques dûment documentées
Projections probabilistes bayésiennes de populationpour la France
International audiencePopulation projections are performed regularly by national statistics institutes.In France, the most recent projections were produced by Insee in 2016 using a deterministicapproach based on 27 different scenarios. In this article, we propose a new approach whichcombines probabilistic population projections and a greater use of the Bayesian paradigm inorder to quantify the uncertainty of future population levels without resorting to scenarios.Using the components method, the mortality rate, fertility rate and net migration are projectedindependently by sex and age. These three components are modelled, taking account ofregistry data (number of births and deaths) and net migration data series. The results revealthat the population of metropolitan France will continue to grow, reaching a level of between66.1 million and 77.2 million inhabitants in 2070, with a probability of 95%.Les projections de population sont un exercice régulier des instituts nationaux de statistique. En France, les dernières ont été produites en 2016 par l'Insee en utilisant une approche déterministe basée sur 27 scénarios différents. Dans cet article nous proposons une nouvelle approche en projetant de façon probabiliste la population et en utilisant de plus le paradigme bayésien, afin de quantifier l'incertitude sur le niveau des populations futures sans recourir à des scénarios. Selon la méthode des composantes, on projette de manière indépen dante et par sexe et âge le taux de mortalité, le taux de fécondité et le solde migratoire. Ces trois composantes sont modélisées en tenant compte des données d'état civil (nombre de naissances et de décès) et des séries du solde migratoire. Les résultats montrent que la population de la France métropolitaine continuera de croître pour atteindre un niveau compris entre 66.1 millions et 77.2 millions d'habitants en 2070 avec une probabilité de 95 %
Lutter contre la pauvreté : les leçons du terrain
The objective of this issue is to facilitate a synthesis of the perspectives of researchers and those engaged in practical applications, through a comparative analysis of scientific and experiential knowledge. It is for this reason that a three-part approach is proposed. 1. Firstly, a series of case studies will be presented, which illustrate the ways in which people in precarious situations are engaged in activities to earn a livelihood. These activities are often regarded as informal, but they are in fact far from marginal. 2. Secondly, a series of case studies will be presented to illustrate the realities of social work. These will include the experiences of social workers, a director of a local social action centre (CCAS) and the former mayor of Perpignan. 3. Lastly, the discussion will turn to innovative initiatives, including the 'Territoires zéro chômeur de longue durée' project in Villeurbanne, the challenges of fostering residential diversity, and the potential for knowledge exchange with ATD in Lille. Four concrete proposals for combating poverty will conclude the discussion, although further work is required in this area. The first proposal is to briefly review the development of poverty policies in France.This dossier is intended to serve as a basis for discussion and debate. While the virus affects us all, we are not all equally affected by the pandemic. The fight against poverty is a major issue for the future.Le dossier entend croiser, comme le fait habituellement la Revue Projet, des regards de chercheurs et d’acteurs de terrain, en faisant se confronter savoirs scientifiques et savoirs d’expérience. D’où une approche déclinée en trois parties. 1. Tout d’abord, un recueil d’initiatives de personnes en situation précaire pour gagner leur pain au quotidien, des activités souvent jugées informelles et pourtant loin d’être marginales. 2. Ensuite, plusieurs témoignages illustreront les réalités du travail social : ceux d’assistantes sociales, d’un directeur de centre communal d’action sociale (CCAS) et de l’ancien maire de Perpignan. 3. Enfin, la focale sera mise sur des dispositifs innovants, comme « Territoires zéro chômeur de longue durée » à Villeurbanne, les difficultés de la mixité résidentielle, l’expérience du « croisement des savoirs » avec ATD à Lille. Quatre propositions concrètes pour lutter contre la pauvreté ouvriront une conclusion toujours à poursuivre. Au préalable, nous avons jugé important de revenir rapidement sur l’évolution des politiques de la pauvreté en France.Ce dossier se propose ainsi comme une base de réflexion pour alimenter les débats. Le virus, certes, n’épargne personne mais nous ne sommes pas tous égaux face à la pandémie. La lutte contre la pauvreté se présente comme un sujet majeur, à l’avenir.L'obiettivo di questo numero è quello di riunire, come fa di solito Projet, i punti di vista dei ricercatori e degli operatori del settore, mettendo a confronto le conoscenze scientifiche e quelle acquisite con l'esperienza. Da qui l'approccio in tre parti. 1. In primo luogo, una raccolta di iniziative di persone in situazioni precarie per guadagnarsi il pane quotidiano, attività spesso considerate informali ma tutt'altro che marginali. 2. In secondo luogo, una serie di testimonianze illustreranno le realtà del lavoro sociale: quelle di operatori sociali, di un direttore di un centro di azione sociale locale (CCAS) e dell'ex sindaco di Perpignan. 3. Infine, l'attenzione si concentrerà su schemi innovativi, come “Territoires zéro chômeur de longue durée” a Villeurbanne, sulle difficoltà della diversità residenziale e sull'esperienza di “fertilizzazione incrociata delle conoscenze” con ATD a Lille. Quattro proposte concrete per combattere la povertà apriranno una conclusione che deve ancora essere portata avanti. Prima di farlo, abbiamo ritenuto importante fare una breve rassegna dello sviluppo delle politiche contro la povertà in Francia.Questo dossier vuole essere una base di discussione e di dibattito. È vero che il virus non risparmia nessuno, ma non siamo tutti uguali di fronte alla pandemia. La lotta alla povertà è una questione importante per il futuro.正如 Projet 通常所做的一樣,本期的目的是透過比較科學知識和從經驗中獲得的知識,匯集研究人員和該領域工作人員的意見。因此採用三部分的方式。1. 首先,收集處於不穩定狀況的人們為了賺取日常生計而採取的主動行動,這些活動通常被認為是非正式的,但遠非邊緣化。2. 其次,一些證言將說明社會工作的現實:社會工作者、當地社會行動中心 (CCAS) 主任和佩皮尼昂前市長的證言。3. 3. 最後,重點將放在創新方案,例如 Villeurbanne 的「Territoires zéro chômeur de longue durée」、住宅多樣性的困難,以及與里爾的 ATD 進行「知識交叉融合」的經驗。四項消除貧窮的具體建議將開啟一個仍需繼續進行的結論。在此之前,我們認為有必要簡單回顧一下法國貧窮政策的發展。本檔案旨在作為討論和辯論的基礎。病毒確實不放過任何一個人,但面對大流行病,我們並非人人平等。對抗貧窮是未來的重大課題
Persistance du bien-être subjectif : bonheur permanent, malheurs passagers ?
This paper disentangles the roles played by state dependence and unobserved heterogeneity inself-assessed happiness. It estimates a dynamic nonlinear model of subjective well-being onlongitudinal data, primarily from France, but also from Australia, Germany, and the UK. Lifesatisfaction is persistent over time, which static models ignore. This persistence is heterogeneousacross individuals: it concerns mostly those already happy with their lives while, in contrast,unhappiness seems more transitory. The impact of initial conditions is large in comparison withusual determinants of happiness, or with state dependence.Ce travail s'attache à séparer les rôles respectifs de la dépendance d'état et de l'hétérogénéité inobservée dans l'évaluation du bien-être subjectif réalisée par les individus eux-mêmes. Il estime un modèle dynamique ordonné sur des données de panel, principalement à partir de sources françaises, mais en mobilisant également des sources allemandes, anglaises et australiennes. La satisfaction dans la vie renseignée par les individus est persistante au cours du temps, persistance omise, par définition, par des modèles statiques. Cette persistance est surtout hétérogène puisqu'elle concerne principalement le haut de la distribution de bien-être subjectif ; les insatisfactions déclarées semblent, au contraire, plus transitoires. Enfin, les conditions initiales jouent un rôle prépondérant en comparaison avec les déterminants usuels du bien-être subjectif, dépendance d'état incluse
La troisième refonte du répertoire Sirene. Trop ambitieuse ou pas assez ?
International audienceHaving long been at the heart of the business statistics system, SIRENE, INSEE's business register, has undergone major changes since 2005, when it had its last major overhaul: the main functions have been clarified, with a separate register for statistical units (SIRUS) and dissemination through an API (Application Programming Interface). SIRENE is now fully dedicated to administrative management and electronic exchanges with the partners involved in this management. The third overhaul of SIRENE is taking place alongside other significant administrative reforms: the creation of a "one-stop shop" and a "general register" for business procedures, together with the electronic identity for persons representing legal units. The programme first aims to cut the costs of managing the register, against a backdrop of steady increase in the volume of declarations to be processed. It should also ease the evolutions of the register, so that changes in business procedures can be incorporated more quickly as well as to provide better service to partners and businesses. The programme is founded on an analysis of the information system architecture and on quality management: the agile management of the projects over the 2019-2023 period facilitates the adaptation to the various organisational, functional and technical changes likely to occur during their progress, while also meeting the needs of INSEE end-users.Longtemps au coeur du système statistique sur les entreprises, Sirene, le répertoire d'entreprises de l'Insee, a évolué en profondeur depuis 2005, date de sa dernière grande refonte : les grandes fonctionnalités ont été clarifiées, avec un répertoire des unités statistiques distinct (Sirus) et une mise à disposition déportée sur une interface (API). Sirene est maintenant consacré entièrement à la gestion administrative et aux échanges avec les partenaires de cette gestion. La troisième refonte de Sirene est concomitante à d'importantes réformes administratives : la création d'un « guichet unique » et d'un « registre général » pour les formalités des entreprises, ainsi que le service d'identification électronique des personnes représentant les unités légales. Le programme vise d'abord à réduire les coûts de gestion du répertoire, dans un contexte d'augmentation régulière du volume de déclarations à traiter. Il doit aussi permettre d'améliorer l'évolutivité du répertoire, pour intégrer plus rapidement les modifications des formalités d'entreprise, et rendre un meilleur service aux partenaires et aux déclarants. Il s'appuie sur une analyse de l'urbanisation du système d'information, et sur une démarche qualité : la conduite agile des projets sur la période 2019-2023 facilite l'adaptation aux changements organisationnels, fonctionnels et techniques, susceptibles de se produire pendant leur déroulement tout en répondant aux besoins des gestionnaires de l'Insee
Quelle signification pour le concept de produit intérieur dans des économies mondialisées ?
International audienceTraditional criticisms of GDP generally focus on its ‘P’ and ‘G’, the fact it is onlya measure of gross output, without offering any insight into well‑being and sustainability.Globalization adds in the ‘D’ problem, with the increasing difficulty of determining the locationof major segments of production by multinational companies. When distinct factors contribute toproduction from several sites, there is effectively no analytical way of characterizing what eachof these factors produces on its own in each of these sites, a fortiori for intangible factors thatare located in a purely conventional way. An interpretation of GDP in terms of income avoidsthis problem; it invites us to distinguish between income associated with mobile or volatilefactors and income attributed to factors that can be deemed purely domestic. It also clarifies thelinks with the issue of measuring well‑being.Les critiques traditionnelles du PIB visent généralement son « P » et son « B », le fait qu'il ne soit qu'une mesure de la production brute sans message sur le bien-être et sa soutenabilité. La mondialisation y ajoute le problème du « I », avec la difficulté croissante à localiser des segments majeurs de la production des firmes multinationales. Lorsque des facteurs distincts contribuent à la production à partir de plusieurs sites, il n'existe effectivement aucun moyen analytique de caractériser ce que chacun produit en propre dans chacun de ces sites, a fortiori pour les facteurs immatériels dont la localisation est purement conventionnelle. Une lecture du PIB en termes de revenus évite ce problème, elle invite à distinguer les revenus associés à des facteurs mobiles ou volatils et les revenus attribués à des facteurs qu'on peut considérer comme purement domestiques. Elle clarifie aussi les liens avec la question de la mesure du bien-être