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L’activation du biochar de coques de cabosses de cacao est-elle une solution appropriée pour éliminer le cadmium présent dans l’eau en Côte d’Ivoire ?
The objective of this study is to convert agricultural residues, particularly cocoa pod shells from the Ivory Coast, into low-cost bioadsorbents. In this context, biochar can be produced from agricultural residues for use in removing water pollutants. The main question was whether the adsorption efficiency of biochar produced from this biomass can be improved by physical activation with carbon dioxide (CO₂). To this end, an assessment was made of the effectiveness of raw and activated biochar in adsorbing cadmium (Cd2⁺) from an aqueous solution under conditions close to those of drinking water (pH = 6 and temperature = 22 ± 1 °C). The results of the adsorption indicated that raw biochar, obtained by pyrolysis of cocoa pod shell biomass at 400°C, was more effective at removing Cd2⁺ (removal rate = 72.0 ± 1.1% and adsorption capacity = 14.4 ± 0.3 mg/g) than activated biochar, which was produced by pyrolysis of the same biomass at 900°C followed by activation with CO₂ at 800°C (removal rate = 65.3 ± 1.8% and adsorption capacity = 13.0 ± 0.4 mg/g). The experiment indicates that the chemical surface properties of adsorbents significantly influence the adsorption of Cd2⁺, while physical properties have a minor impact. This study revealed that raw biochar pyrolysed at 400 °C was more efficient than activated biochar in adsorbing Cd2⁺, thus offering an easily available, environmentally friendly, and inexpensive adsorbent for improving drinking water quality. Therefore, it is not systematically necessary to activate biochar to be effective in removing pollutants from water.El objetivo de este estudio es convertir los residuos agrícolas, en particular las cascaras de bayas de cacao de Costa de Marfil, en bioadsorbentes de bajo coste. En este contexto, el biocarbón puede producirse a partir de residuos agrícolas para su uso en la eliminación de contaminantes del agua. La cuestión principal era si la eficacia de adsorción del biocarbón producido a partir de esta biomasa podía mejorarse mediante una activación física con dióxido de carbono (CO₂). Con este fin, se llevo a cabo una evaluación para determinar la eficacia del biocarbón crudo y activado en la adsorción de cadmio (Cd2⁺) a partir de una solución acuosa en condiciones similares a las del agua potable (pH = 6 y temperatura = 22 } 1 °C). Los resultados de la adsorción indicaron que el biocarbón crudo, obtenido por pirolisis de la biomasa de las cascaras de cacao a 400 °C, era mas eficaz para eliminar el Cd2⁺ (tasa de eliminación = 72,0 } 1,1 % y capacidad de adsorción = 14,4 } 0,3 mg/g) que el biocarbón activado, producido por pirolisis de la misma biomasa a 900 °C y posteriormente activado con CO₂ a 800 °C (tasa de eliminación = 65,3 } 1,8 % y capacidad de adsorción = 13,0 } 0,4 mg/g). La experiencia demuestra que las propiedades químicas de la superficie de los adsorbentes influyen considerablemente en la adsorción del Cd2⁺, mientras que las propiedades físicas tienen un impacto menor. Este estudio revelo que el biocarbón crudo paralizado a 400 °C era más eficaz que el biocarbón activado para adsorber el Cd2⁺, lo que lo convierte en un adsorbente fácilmente disponible, respetuoso con el medio ambiente y económico para mejorar la calidad del agua potable. Por lo tanto, no es sistemáticamente necesario activar el biocarbón para que sea eficaz en la eliminación de contaminantes del agua.L’objectif de cette étude est de convertir les résidus agricoles, en particulier les coques de cabosses de cacao de Côte d’Ivoire, en bio adsorbants a faible cout. Dans ce contexte, le biochar peut être produit à partir de résidus agricoles pour être utilise dans l’élimination des polluants de l’eau. La question principale était de savoir si l’efficacité d’adsorption du biochar produit à partir de cette biomasse pouvait être améliorée par une activation physique au dioxyde de carbone (CO₂). A cette fin, une évaluation a été réalisée afin de déterminer l’efficacité du biochar brut et active dans l’adsorption du cadmium (Cd2⁺) à partir d’une solution aqueuse dans des conditions proches de celles de l’eau potable (pH = 6 et température = 22 ± 1 °C). Les résultats de l’adsorption ont indiqué que le biochar brut, obtenu par pyrolyse de la biomasse des coques de cabosses de cacao a 400 °C, était plus efficace pour éliminer le Cd2⁺ (taux d’élimination = 72,0 ± 1,1 % et capacité d’adsorption = 14,4 ± 0,3 mg/g) que le biochar active, produit par pyrolyse de la même biomasse a 900 °C, puis active avec du CO₂ a 800 °C (taux d’élimination = 65,3 ± 1,8 % et capacité d’adsorption = 13,0 ± 0,4 mg/g). L’expérience montre que les propriétés chimiques de surface des adsorbants influencent considérablement l’adsorption du Cd2⁺, tandis que les propriétés physiques ont un impact mineur. Cette étude a révélé que le biochar brut pyrolyse a 400 °C était plus efficace que le biochar active pour adsorber le Cd2⁺, offrant ainsi un adsorbant facilement disponible, respectueux de l’environnement et peu couteux pour améliorer la qualité de l’eau potable. Il n’est donc pas systématiquement nécessaire d’activer le biochar pour qu’il soit efficace dans l’élimination des polluants de l’eau
Une « culture de l’impact » : qu’est-ce que les organismes de recherche ont à y gagner ?
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Les demandes sociétales en faveur d’une recherche à la fois responsable, orientée vers la résolution de problèmes et ayant un réel impact, couplées aux crises globales du climat et des inégalités, poussent les organisations de recherche à repenser leurs stratégies d’impact au-delà des indicateurs de performance académiques basés sur les publications scientifiques. Certaines de ces organisations mènent des recherches appliquées et tentent d’évaluer les effets concrets de leurs activités. C’est le cas des institutions de recherche agricole, dont la mission est d’améliorer les performances des systèmes éco-agro-alimentaires dans toutes les dimensions de la durabilité. Pourtant, ces évaluations restent souvent centrées sur des lignes de recherche spécifiques et des indicateurs de performance classiques, sans réelle réflexion sur les théories du changement permettant d’évaluer les impacts. Ces évaluations privilégient généralement les mesures quantitatives, se concentrant sur des questions comme « quels bénéfices pour un dollar investi ? » et les résultats tangibles de la recherche (publications, brevets, technologies, événements), au détriment de la compréhension de l’appropriation de ces résultats par les acteurs, des changements de comportements associés, et des mécanismes sous-jacents. Ce biais est accentué par des mécanismes de financement qui favorisent des projets à court terme, avec des cadres logiques portés sur les résultats, plutôt que sur les changements comportementaux et l’impact en tant que tel. Une vision plus large est donc nécessaire pour appréhender la recherche sous l’angle de son impact, au niveau des organisations et de l’écosystème de recherche dans son ensemble
Caractérisation phénotypique des dindons locaux (Meleagris gallopavo) de deux zones agroécologiques du Bénin
Background: Characterization of the genetic diversity of local animal populations is a prerequisite for providing the necessary information for the conservation of useful genotypes in order to address future uncertainties in the face of global challenges such as climate change, emerging diseases, population growth and increasing demand in meat products. Aim: For this reason, a phenotypic and biometric characterization of local turkeys (Meleagris gallopavo) from two agro-ecological zones of Benin was undertaken. Methods: It involved a sample of 612 adult turkeys including 296 males and 316 females. Data were collected from phenotypic traits and body measurements and were analyzed by the GLM procedure of software R. Results: The main results showed that the phenotypic characteristics of local turkeys were very heterogeneous. Indeed, five main plumage colors were observed: white (29.6%), black (23.9%), bronze (23.3%), silver (16.8%) and copper-black (6.4%). Black plumage turkeys were more prevalent in the South Borgou zone (47.7%) than in West Atacora zone, while bronzed turkey (42.8%) were more numerous in West Atacora zone. The color of the head varied with a predominance of red-blue (53.2%) and pink-blue (15.7%) colors. Shanks were most often black (38.2%) or pink (36.6); and eyes were brown (92.5%). The quantitative characteristics (body weight and body measurements) were highly variable, with sexual dimorphism in favor of males. Thus, males were about 1.6 times heavier (6.1 ± 1.7 kg) than females (3.8 ± 1.2 kg). Conclusions: Some phenotypic and biometric traits vary depending on the agro-ecological zone, but genetic studies are needed to test the hypothesis of distinct turkey populations.Contexto: La caracterización de la diversidad genética de las poblaciones animales locales es una condición previa a la aportación de la información necesaria para conservar los genotipos útiles con el fin de responder a las incertidumbres ante los retos mundiales, tales como el cambio climático, las enfermedades emergentes, el crecimiento demográfico y la demanda creciente de productos cárnicos. Objetivo: Con esta perspectiva se llevó a cabo una caracterización fenotípica y biométrica de los pavos locales (Meleagris gallopavo) de dos zonas agroecológicas de Benín (Oeste-Atacora y Sur-Borgou). Métodos: Para esta caracterización se muestrearon 612 pavos adultos, de los cuales 296 eran machos y 316, hembras. Los datos recopilados son relativos a los caracteres fenotípicos y a las mediciones corporales. Resultados: Los resultados principales mostraron que las características fenotípicas de los pavos locales son muy heterogéneas. Efectivamente, se observaron cinco coloraciones principales del plumaje: blanco (29,6 %), negro (23,9 %), bronceado (23,3%), plateado (16,8 %) y negro cobrizo (6,43 %). Los pavos con plumaje negro están más presentes en la zona alimentaria Sur-Borgou (47,7 %) que en la zona Oeste-Atacora y, a la inversa, los pavos con plumaje bronceado son más frecuentes en la zona Oeste-Atacora (42,8 %). La coloración de la cabeza es variada, con una predominancia de los colores rojo-azul (53,2 %) y rosaazul (15,7 %). Los tarsos son mayoritariamente negros (38,2 %) o rosas (36,6 %), y los ojos, marrones (92,5 %). Los caracteres cuantitativos estudiados (peso vivo y mediciones corporales) resultaron muy variables, con un dimorfismo sexual pronunciado en los machos. Por ejemplo, los machos eran aproximadamente 1,6 veces más pesados (6,1 ± 1,7 kg) que las hembras (3,8 ± 1,2 kg). Conclusiones: Algunos caracteres fenotípicos y biométricos varían en función de la zona agroecológica, aunque se deben llevar a cabo estudios genéticos para comprobar la hipótesis de la presencia de poblaciones de pavos diferentes.Contexte : La caractérisation de la diversité génétique des populations animales locales est une condition préalable pour fournir les informations nécessaires à la conservation des génotypes utiles afin de répondre aux incertitudes face aux défis mondiaux, tels que le changement climatique, les maladies émergentes, la croissance démographique et la demande croissante en produits carnés. Objectif : C’est dans cette perspective qu’une caractérisation phénotypique et biométrique des dindons locaux (Meleagris gallopavo) de deux zones agroécologiques du Bénin (Ouest-Atacora et Sud-Borgou) a été entreprise. Méthodes : Cette caractérisation a porté sur un échantillon de 612 dindons adultes, dont 296 mâles et 316 femelles. Les données collectées étaient relatives aux caractères phénotypiques et aux mensurations corporelles. Résultats : Les principaux résultats ont montré que les caractéristiques phénotypiques des dindons locaux étaient très hétérogènes. En effet, cinq principales colorations du plumage ont été observées, à savoir : le blanc (29,6 %), le noir (23,9 %), le bronzé (23,3%), l’argenté (16,8 %) et le noir-cuivré (6,43 %). Les dindons à plumage noir étaient plus présents dans la zone vivrière du Sud-Borgou (47,7 %) qu’en zone Ouest-Atacora, et à l’inverse, les dindons à plumage bronzé étaient plus fréquents en zone Ouest-Atacora (42,8 %). La coloration de la tête est variée, avec une prédominance des couleurs rouge-bleu (53,2 %) et rose-bleu (15,7 %). Les tarses étaient le plus souvent noirs (38,2 %) ou roses (36,6 %), et les yeux marron (92,5 %). Les caractères quantitatifs étudiés (poids vif et mensurations corporelles) étaient très variables, avec un dimorphisme sexuel prononcé chez les mâles. Par exemple, les mâles étaient environ 1,6 fois plus lourds (6,1 ± 1,7 kg) que les femelles (3,8 ± 1,2 kg). Conclusions : Certains caractères phénotypiques et biométriques varient en fonction de la zone agroécologique mais des études génétiques doivent être entreprises pour tester l’hypothèse de l’existence de populations de dindons différentes
Préférences et consentement à payer des consommateurs pour les attributs sanitaires et de qualité nutritionnelle du lait de chamelle dans la région de Tahoua, Niger
Background: Agriculture and livestock farming are the two mainstays of the Niger economy, providing an important source of food and income for both rural and urban populations. Aim: The aim of this study is to analyze consumer preferences and predispositions to pay for dairy products from local animal species, in order to assess the impact of the introduction of camel milk on consumer welfare. Methods: A joint analysis method based on the study of stated preferences was conducted on the basis of surveys. Results: The attributes “nutritional qualities”, “milk hygiene”, “milk purity” (no mixing) and “species producing the milk” influenced consumer choice. The availability of a label is the least important attribute for consumers. Consumers are willing to pay more for camel milk that meets hygiene and purity standards. The urban or rural environment had a significant influence on consumer preferences. Marginal willingness to pay (which indicates preferences for one milk option over another) for milk indicates a clear consumer preference for camel milk over milk of other species (cow, goat and sheep). Consumers were willing to pay 6,700 CFA francs more for camel milk than for cow’s milk, 4,5247 CFA francs more for goat’s milk and 67,640 CFA francs more for sheep’s milk. The welfare gain for consumers living in an environment where camel milk is available is higher than for consumers who do not have camel milk. Conclusions: These results underline the need to use strategies ranging from farm-level milk production to marketing, to supply consumers with dairy products that meet suitable hygiene and purity standards.Contexto: La agricultura y la ganadería, que son los dos pilares de la economía nigeriana, constituyen una importante fuente de alimentación e ingresos para las poblaciones rurales y urbanas. Objetivo: El objetivo de este estudio es analizar las preferencias y el consentimiento a pagar de los consumidores para productos lecheros provenientes de especies animales locales, con el objetivo de evaluar el impacto de la introducción de la leche de camella en el bienestar global de los consumidores. Métodos: Se llevó a cabo un método de análisis conjunto basado en encuestas para estudiar las preferencias que se declararon. Resultados: Los resultados revelan que las propiedades «virtudes nutritivas», «higiene de la leche», «pureza de la leche» (es decir, sin mezcla) y «especie productora de la leche» influyen en la elección de los consumidores. La presencia de una etiqueta es la propiedad menos importante para ellos. Estos consumidores están dispuestos a pagar más por leche de camella que responda a las normas de higiene y pureza. El medio, urbano o rural, influye significativamente en sus preferencias. Los márgenes que consienten en pagar (en una opción de leche respecto a otras) indican una preferencia neta de los consumidores por la leche de camella respecto a la de las otras especies (vaca, cabra y oveja). Los consumidores consienten pagar de más 6 700 XAF, 45 247 XAF y 67 640 XAF (equivalentes a 12,2, 69 y 103 euros respectivamente) por la leche de camella que por la leche de vaca, de cabra y de oveja respectivamente. El bienestar de los consumidores que viven en un entorno que dispone de leche de camella es más elevado que el de los consumidores que no tienen acceso a la leche de camella. Conclusiones: Estos resultados subrayan la necesidad de utilizar estrategias que vayan de la producción lechera a escala de la granja a la comercialización, para suministrar a los consumidores leche de camella que responda a las normas de higiene y de pureza convenientes.Contexte : L’agriculture et l’élevage, qui sont les deux mamelles de l’économie nigérienne, fournissent une source importante de nourriture et de revenu pour les populations rurales et urbaines. Objectif : L’objectif de cette étude est d’analyser les préférences et le consentement à payer des consommateurs pour des produits laitiers issus des espèces animales locales, dans le but d’évaluer l’impact de l’introduction du lait de chamelle sur le bien-être global des consommateurs. Méthodes : Une méthode d’analyse conjointe par l’étude des préférences déclarées a été conduite sur la base d’enquêtes. Résultats : Les résultats révèlent que les attributs « vertus nutritives », « hygiène du lait », « pureté du lait » (c’est-à-dire sans mélange) et « espèce produisant le lait » influencent le choix des consommateurs. La présence d’une étiquette est l’attribut le moins important pour eux. Ces consommateurs sont disposés à payer davantage pour le lait de chamelle répondant à des normes d’hygiène et de pureté. Le milieu, urbain ou rural, influe significativement sur leurs préférences. Les consentements marginaux à payer (qui indiquent des préférences pour une option de lait par rapport à une autre) indiquent une préférence nette des consommateurs pour le lait de chamelle par rapport à celui des autres espèces (vache, chèvre et brebis). Les consommateurs consentaient à payer 6 700 XAF, 45 247 XAF et 67 640 XAF (éq. 12,2, 69, 103 Euros respectivement) de plus pour le lait de chamelle que pour le lait de vache, de chèvre et de brebis respectivement. Le bien-être des consommateurs vivant dans un environnement disposant de lait de chamelle est plus élevé que celui des consommateurs n’ayant pas accès à du lait de chamelle. Conclusions : Ces résultats soulignent la nécessité d’utiliser des stratégies allant de la production laitière au niveau de la ferme à la commercialisation, pour fournir aux consommateurs de lait de chamelle répondant à des normes d’hygiène et de pureté convenables
Analyse spatio-temporelle de la peste des petits ruminants au Bénin, 2009-2018:
Background: Peste des petits ruminants (PPR), a viral disease that affects sheep and goats, has been endemic in Benin for several decades. Aim: Our purpose was to determine the space-time distribution of PPR in Benin. Methods: This work draws on ten years of passive surveillance data at the national level (2009 to 2018), provided by the Ministry of Agriculture, Livestock and Fisheries in Benin. Data covered all 77 communes in Benin. Using the cumulative incidence of PPR per 10,000 animals at risk per commune, we conducted cluster and hotspot analyses and designed risk maps for each year of the study and for the entire 10-year period. Results: We identified space-time clusters as follows: High-High, Low-Low, High-Low, Low-High and hotspots. This study revealed that over the period, 1,297 new outbreaks were recorded with 88,668 sick animals and 23,002 deaths. The PPR incidence and mortality rates were highest in 2010, 2011 and 2012. The departments of Ouémé, Plateau and Borgou were the most affected. The number of new PPR outbreaks recorded was higher in March, April and May, with more infected animals and a higher mortality rate. More outbreaks were reported in communes in the departments of Mono and Couffo. Overall, the study identified significant clusters of PPR across the 10-year period in 26 communes and 9 departments. Conclusions: The results of this space-time analysis may help improve PPR risk assessment and forecasting in certain regions and make an important contribution to disease prevention and control measures.Contexto: La peste de los pequeños rumiantes (PPR), enfermedad viral contagiosa que afecta a ovinos y caprinos, es endémica de Benín desde hace decenios. Objetivo: Este trabajo intenta describir su distribución espaciotemporal en Benín. Métodos: El estudio utilizó datos de diez años de vigilancia pasiva (2009 a 2018) recogidos por la Dirección de Producciones Animales de Benín, y engloba las 77 comunas del país. Se analizó la incidencia acumulada de la PPR para 10 000 animales de riesgo por comuna para efectuar análisis de conjuntos y de puntos críticos y generar mapas predictivos para cada año y para el conjunto del período de diez años. Resultados: Los resultados revelaron diferentes conjuntos espaciotemporales (elevado, débil, elevado-débil y débil-elevado), así como puntos críticos. Durante este período, se señalaron 1 297 nuevos focos, 88 668 animales fueron afectados y 23 002 murieron. Los años 2010, 2011 y 2012 se registraron las tasas de incidencia y de mortalidad más elevadas a causa de la PPR. Los departamentos del Ouémé, del Plateau y del Borgou fueron los más severamente afectados. Los meses de marzo, abril y mayo se registraron el mayor número de nuevos focos, el mayor número de animales afectados y el mayor número de muertes debidas a la PPR. Las comunas donde hubo más focos estaban situadas en los departamentos del Mono y del Kouffo. Además, se identificaron importantes grupos de casos en 26 comunas de 9 departamentos durante el período de diez años, con algunas variaciones en función del año. Conclusiones: Los resultados de este análisis espaciotemporal pueden ayudar a prevenir los riesgos de PPR en regiones específicas y guiar en la aplicación de medidas de prevención y de control focalizadas.Contexte : La peste des petits ruminants (PPR), maladie virale contagieuse qui touche les ovins et les caprins, est endémique au Bénin depuis des décennies. Objectif : Ce travail tente de décrire sa distribution spatio-temporelle au Bénin. Méthodes : Cette étude a utilisé dix années de données de surveillance passive (2009 à 2018) recueillies auprès de la Direction des productions animales du Bénin, englobant les 77 communes du pays. L’incidence cumulée de la PPR pour 10 000 animaux à risque par commune a été analysée pour effectuer des analyses de grappes et de points chauds et générer des cartes prédictives pour chaque année et pour l’ensemble de la période de dix ans. Résultats : Les résultats ont révélé plusieurs grappes spatiotemporelles (élevée, faible, élevée-faible, faible-élevée) ainsi que des points chauds. Au cours de cette période, 1 297 nouveaux foyers ont été signalés, 88 668 animaux ont été touchés et 23 002 sont morts. Les années 2010, 2011 et 2012 ont connu les taux d’incidence et de mortalité les plus élevés dus à la PPR. Les départements de l’Ouémé, du Plateau et du Borgou ont été les plus sévèrement touchés. Les mois de mars, avril et mai ont enregistré le plus grand nombre de nouveaux foyers, le plus grand nombre d’animaux affectés et le plus grand nombre de décès dus à la PPR. Les communes qui ont connu le plus grand nombre de foyers étaient situées dans les départements du Mono et du Couffo. En outre, d’importants groupes de cas de PPR ont été identifiés dans 26 communes de 9 départements au cours de la période de dix ans, avec quelques variations en fonction de l’année. Conclusions : Les résultats de cette analyse spatio-temporelle peuvent aider à prévoir les risques de PPR dans des régions spécifiques et guider la mise en oeuvre de mesures de prévention et de contrôle ciblées
Lutte contre la déforestation en Amazonie : pourquoi la légalité est importante ?
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Depuis une décennie, les engagements se multiplient pour enrayer la déforestation en zone tropicale, avec des résultats très variables selon les régions. À partir d’une étude de cas en Amazonie colombienne, nous montrons que la différenciation entre déforestation légale et illégale, négligée dans la plupart des systèmes de suivi de la déforestation, est essentielle et rend indispensable l’implication des différents niveaux de gouvernance dans la mise en œuvre des engagements zéro-déforestation
Why legality is important in fighting deforestation in the Amazon
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Over the past decade, there has been an increasing number of commitments to curb deforestation in tropical areas, with highly variable results depending on the region. Based on a case study in the Colombian Amazon, we show that making a distinction between legal and illegal deforestation, which most deforestation monitoring systems overlook, is essential and that it is crucial to involve different levels of governance when implementing zero-deforestation commitments
Développement de modèles hauteur-diamètre généralisés pour le Thuya (Tetraclinis articulata Vahl.) et le Pin maritime (Pinus pinaster Ait.) en Tunisie via une modélisation non-linéaire à effets mixtes
Two generalised height-diameter models, based on the non-linear mixed-effects modelling technique, were developed for cedar (Tetraclinis articulata Vahl.) and maritime pine (Pinus pinaster Ait.) in Tunisia. In addition to fixed parameters expressing an average behaviour identical to that of all trees, these models include random parameters specific to each growth environment, previously estimated using non-linear mixed-effects models and related to the dendrometric characteristics of the plots. The data used came from measurements of 590 trees selected from 50 temporary plots for cedar, and 797 trees also selected from 69 temporary plots for maritime pine, by systematic sampling for each species. Compared with the same non-linear fixed-effect models, the generalised height-diameter models developed resulted in a significant reduction in residual variance () of 53% (from 1.0910 to 0.5111) and 67% (from 8.5500 to 2.8049), while increasing the adjusted coefficient of determination () from 38% to 71% and from 49% to 83% for cedar and maritime pine, respectively. Use of the generalised height-diameter models developed in this study requires only measurement of tree diameter and estimation of stand characteristics (plot dominant height, H₀, basal area per hectare, G, and number of stems per hectare, N). Thanks to a low sampling effort, these models reduce the costs and time generally spent measuring the height of forest trees, while maintaining a high level of accuracy.Se han desarrollado dos modelos generalizados altura-diámetro, basados en la técnica de modelización no lineal de efectos mixtos, para el cedro (Tetraclinis articulata Vahl.) y el pino marítimo (Pinus pinaster Ait.) en Túnez. Además de parámetros fijos que expresan un comportamiento medio idéntico al de todos los árboles, estos modelos incluyen parámetros aleatorios específicos de cada entorno de crecimiento, previamente estimados mediante modelos no lineales de efectos mixtos y relacionados con las características dendrométricas de las parcelas. Los datos utilizados proceden de mediciones de 590 árboles seleccionados en 50 parcelas temporales para el cedro, y 797 árboles también seleccionados en 69 parcelas temporales para el pino marítimo, mediante muestreo sistemático para cada especie. En comparación con los mismos modelos no lineales de efectos fijos, los modelos altura-diámetro generalizados desarrollados dieron lugar a una reducción significativa de la varianza residual () del 53% (de 1,0910 a 0,5111) y del 67% (de 8,5500 a 2,8049), al tiempo que aumentaron el coeficiente de determinación ajustado () del 38% al 71% y del 49% al 83% para el cedro y el pino marítimo, respectivamente. La utilización de los modelos altura-diámetro generalizados desarrollados en este estudio requiere únicamente la medición del diámetro de los árboles y la estimación de las características de la masa (altura dominante de la parcela, H₀, área basimétrica por hectárea, G, y número de tallos por hectárea, N). Gracias a un bajo esfuerzo de muestreo, estos modelos reducen los costes y el tiempo que generalmente se dedica a medir la altura de los árboles forestales, manteniendo al mismo tiempo un alto nivel de precisión.Deux modèles hauteur-diamètre généralisés, basés sur la technique de modélisation non-linéaire à effets mixtes, ont été développés pour le Thuya (Tetraclinis articulata Vahl.) et le pin maritime (Pinus pinaster Ait.) en Tunisie. Ces modèles renferment en plus des paramètres fixes qui expriment un comportement moyen identique à tous les arbres, des paramètres aléatoires propres à chaque environnement de croissance, estimés préalablement à l’aide des modèles non-linéaires à effets mixtes et mis en relation avec les caractéristiques dendrométriques des placettes. Les données utilisées proviennent des mesures de 590 arbres sélectionnés dans 50 placettes temporaires pour le thuya, et de 797 arbres également choisis dans 69 placettes temporaires pour le pin maritime, par échantillonnage systématique pour chaque espèce. Comparés aux mêmes modèles non-linéaires à effets fixes, les modèles hauteur-diamètre généralisés développés ont permis une réduction significative de la variance résiduelle () de 53 % (passant de 1,0910 à 0,5111) et 67 % (passant de 8,5500 à 2,8049), tout en faisant passer le coefficient de détermination ajusté () de 38 % à 71 % et de 49 % à 83 % pour le thuya et le pin maritime, respectivement. L’utilisation des modèles hauteur-diamètre généralisés développés dans cette étude ne nécessite que la mesure du diamètre des arbres et l’estimation des caractéristiques du peuplement (hauteur dominante de la placette, H₀, surface terrière par hectare, G, et nombre de tiges par hectare, N). Grâce à un faible effort d’échantillonnage, ces modèles permettent de réduire les coûts et le temps généralement consacrés à la mesure de la hauteur des arbres forestiers, tout en maintenant un niveau de précision élevé