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Vers une évaluation hyper-moderne des politiques publiques
National audienceDepuis son origine en contexte public, l’évaluation des politiques a connu différentes formes. D’abord, une évaluation qualifiée d’« administrative », inscrite dans une logique hiérarchique et centrée sur la conformité procédurale. Ensuite, une évaluation « managériale » portée par les principes du New Public Management (NPM), valorisant la performance, la responsabilisation individuelleet l’usage d’indicateurs quantitatifs. Enfin, une évaluation plus « collaborative et ouverte », intégrant la réflexivité, la participation et la prise en compte du contexte social et territorial de l’action publique, en intégrant des approches post-NPM, plus récentes. Pourtant, malgré ces évolutions, l’évaluation des politiques publiques est actuellement critiquée, que cela soit sur le plan conceptuel ou sur celui plus pratique. Une évaluation renouvelée semble alors nécessaire !
Short-term immobilization impairs pointing direction programming and early motor control processes
International audienceShort-term limb immobilization is a valuable method for studying the contribution of proprioception since it temporarily reduces sensory and motor inputs. While several studies have shown that immobilization impairs cognitive and sensorimotor processes, none have yet demonstrated how it could specifically impact the programming of movement direction. Here, participants (N = 32) made uncorrected pointing movements toward five visual targets located in different directions − but requiring constant amplitude − without benefiting from any visual feedback on the hand. Pointing was performed on two consecutive days by Control and Immobilized participants, the latter of whom had worn a splint on the right arm during this 24 h period. Results showed that immobilization increased the duration of movement planning (i.e., longer reaction time) necessary to specify hand-path direction. A greater counterclockwise directional bias was observed at peak acceleration in the Immobilized group and persisted until the uncorrected movement offset. These results suggest that immobilization impacts direction programming as well as early motor control processes. We argue that proprioception deprivation impairs the perception of limb position, leading to both slower and less accurate motor command selection. Overall, we interpret that the lack of proprioceptive feedback and efference copies may influence the accuracy of movement planning after 24 h of immobilization, possibly reflecting changes in processes related to internal model mechanisms
L’organisation locale de la prescription médicale d’activité physique en Nouvelle-Aquitaine : quels enjeux de justice spatiale ?
International audienceDepuis 2016, la prescription d’activité physique adaptée par le médecin est inscritedans le Code de la santé publique. Des projets portés par les services déconcentrés del’État visent à organiser les parcours des personnes ayant une prescription. Cependant,en s’appuyant sur les initiatives déjà existantes, ces politiques pourraient reproduireune inégale répartition spatiale des programmes. Cela soulève des enjeux de justicespatiale. Dans cet article, les conceptions de la justice sociale et spatiale des différentsacteurs concernés et les stratégies mises en oeuvre pour agir sur la distribution desprogrammes, leur accessibilité et la participation des bénéficiaires aux décisions ontété interrogées. Nous avons donc mené une étude de cas sur le dispositif dePrescription d’exercice physique pour la santé en Nouvelle-Aquitaine. Des entretienssemi-directifs (n=15) auprès des acteurs impliqués et une analyse des documents decadrage de ce dispositif et de la politique de sport santé ont été réalisés. Il ressort deces travaux que les stratégies adoptées pour agir sur la distribution des programmesrelèvent principalement d’une conception redistributive de la justice. De plus, lescoordonnateurs territoriaux jouent un rôle central dans le développement decapabilités. La participation des bénéficiaires reste quant à elle un impensé de cettepolitique, se limitant à une expression individuelle qui empêche la constructioncollective d’un contre-discours
Conclusion de l'Acte II : de la diversification des itinéraires de formation agricole aux transformations de l’espace social de l’enseignement agricole supérieur. « 50 ans après L’enseignement agricole et la domination symbolique de la paysannerie de Claude Grignon »
International audienceCette journée d’étude fait suite à celle du 17 décembre 2025, consacrée aux travaux récents en sciences sociales s’inscrivant dans le prolongement critique de l’article de Claude Grignon publié en 1975 dans le premier numéro des Actes de la recherche en sciences sociales. Cinquante ans plus tard, il s’agissait alors de réinterroger le rôle des institutions scolaires de l’enseignement agricole et de leurs formations dans le renouvellement des inégalités sociales et scolaires (Cardi, 1985), dans un contexte profondément transformé, mais où ces institutions demeurent des réseaux de scolarisation séparés (Minassian, 2015), dotés de logiques propres et soumis aux orientations de la politique agricole. L’attention portée à l’enseignement agricole initial par Grignon se justifiait par l’émergence de l’école comme nouvelle voie d’accès à l’agriculture et, simultanément, par le départ massif des jeunes issus du milieu agricole, entraînant une crise de la reproduction sociale documentée par les travaux de Patrick Champagne (2002). Comme le soulignent Céline Bessière, Ivan Bruneau et Gilles Laferté, « alors même qu’ils formaient encore le groupe social le moins diplômé au début des années 1950 (Jégouzo, Brangeon, 1976), les enfants d’agriculteurs sont ensuite entrés dans la compétition scolaire, non seulement pour quitter l’agriculture dès les années 1960 et 1970 (Champagne, 2002), mais aussi pour devenir agriculteurs ». Cependant, l’enseignement agricole peut être envisagé comme un champ bien plus vaste que celui des seules formations initiales évoquées par Grignon. Si la focale sur ces formations s’expliquait par leur rôle dans la progression de la scolarisation des garçons et des filles d’origine agricole, mais aussi par les inégalités sociales qu’elles révélaient (Oeuvrard, Rondeau, 1985), il convient de rappeler que la loi du 3 décembre 1966 sur la formation professionnelle avait permis la création des Centres de formation professionnelle et de promotion sociale agricoles (CFPPSA), destinés à accueillir des publics adultes, notamment ceux que l'on appellera « les mutants » qui ont utilisé ces espaces pour se reconvertir hors du milieu agricole. Ces centres de formation technique ont leur équivalent dans les réseaux de scolarisation privés, notamment dans le mouvement des Maisons Familiales Rurales (MFR). Cette loi de 1966 marquait une rupture avec les expériences antérieures de formation pour adultes, jusque-là portées principalement par ces structures agricoles privées. Au sein des CFPPSA, les stagiaires pouvaient obtenir le Brevet Professionnel Adulte (BPA) puis, ultérieurement, des certificats de spécialisation. Nombre des enjeux soulevés par Claude Grignon demeurent toutefois transposables à l’analyse des formations pour adultes — qu’il s’agisse de la place occupée par l’État, par les organisations professionnelles agricoles et les instituts de recherche agronomique, ou encore des inégalités sociales que ces formations contribuent à reproduire, tant dans les rapports aux savoirs que dans les trajectoires socioprofessionnelles qu’elles accompagnent. Ce « second acte » se propose donc d’élargir la réflexion aux formations agricoles pour adultes – encore largement méconnues et peu étudiées dans la littérature en sciences sociales (Paranthoen, 2021) – qui se sont progressivement institutionnalisées en France et occupent aujourd’hui une place déterminante dans l’hétérogénéisation des mondes agricoles et le renouvellement des travailleurs de la terre comme de la mer. Après les années 1970, ces centres sont devenus l’un des instruments de l’État pour élever le niveau de formation des agriculteurs. C’est aussi dans ce contexte que l’État, par le décret du 4 janvier 1973, a créé la dotation d’installation au profit des jeunes agriculteurs (DJA) ainsi que les sessions dites « dotation d’installation » ou « 200 heures », gérées par les CFPPA (qui ont perdu le S de sociale) et par les Chambres d’agriculture. Travailler sur cet espace de la formation agricole pour adultes permet de questionner le rôle de ces Chambres d’agriculture, qui assurent une part de ces formations et plus largement des activités de conseil aux agriculteurs avec des professionnels dédiés (Brives, 2008) — ce qui peut constituer un objet de tension avec les établissements d’enseignement agricole regroupant les CFPPA dans l’accompagnement des agriculteurs en phase d’installation. Comme les formations initiales, les cursus de formation agricole pour adultes s’adressaient à l’origine à un public issu du milieu agricole, mais se sont progressivement ouverts à de nouveaux publics, participant ainsi à l’ouverture sociale des mondes agricoles (Dubuisson-Quellier et Giraud, 2010). Ces formations accueillent notamment des personnes en reconversion professionnelle – c’est le cas, par exemple, de la filière horticole, qui forme aujourd’hui des personnes en reconversion par le biais de dispositifs destinés aux demandeurs d’emploi. L’installation de « nouveaux agriculteurs non issus du milieu agricole » (pour reprendre une catégorie employée par les travaux dont on peut discuter de la pertinence) a fait évoluer les dispositifs de formation pour adultes, comme en témoigne la création des espaces-test (Réseau national des espaces-test agricoles – Reneta), qui privilégient des approches fondées sur le tutorat (Chrétien, 2014). En 1996, 156 CFPPA ont formé 63 000 stagiaires dans des secteurs professionnels variés (production agricole, agroalimentaire, environnement, tourisme rural, insertion des publics en difficulté, etc.). Trente ans plus tard, à la rentrée 2025, on dénombre toujours 155 Centres de formation professionnelle continue (CFPC) au sein des établissements d’enseignement agricole public. Il est désormais reconnu que les cursus de formation agricole pour adultes – notamment le Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole (BPREA) – en accueillant des publics en reconversion plus éloignés, par leur trajectoire et leur socialisation, des organisations agricoles dominantes, et notamment des femmes, ont constitué un véritable « fer de lance » de l’agroécologie en France et de la diversification des activités agricoles (Benet Rivière, 2024). Ils ont favorisé le développement des circuits courts de commercialisation (vente directe, AMAP, tourisme à la ferme, ateliers de transformation, etc.). Ces services commerciaux à la population sont, en effet, particulièrement prisés par les titulaires du BPREA. Ces formations pour adultes apparaissent ainsi comme les premiers espaces de contestation, au sein même des institutions, des approches dominantes de l’enseignement agricole initial, longtemps orienté vers le modèle productiviste hérité de l’après-guerre, comme le précisait Grignon en 1975 (Benet Rivière, 2024). Par ailleurs, les travaux de Clémentine Comer (2021) ont montré que les formations agricoles pour adultes, en situation de non-mixité de genre et au sein de groupes d’agricultrices, constituent des espaces de contestation de l’ordre du genre. Elles permettent aux femmes de développer des savoir-faire professionnels et d’acquérir une meilleure reconnaissance au travail, favorisant ce processus de diversification agricole. Ces formations sont, en même temps, soumises aux logiques dominantes portées par les politiques de formation professionnelle, qui tendent vers une individualisation accrue des parcours avec le déploiement de l’approche par compétences dans les curricula. Dans le prolongement des travaux d’Aurélie Gonnet, Prisca Kergoat et Emmanuel Quenson (2024), on peut dès lors s’interroger sur la manière dont la diffusion de ces logiques dominantes et les formes de contestation des modèles agricoles conventionnels et de l’ordre du genre dans les formations agricoles pour adultes participent à « reconfigurer les pratiques et usages de la formation, que ce soit par ceux et celles qui la pensent, la mettent en œuvre ou y recourent encore (ou non) ». Dans cette perspective, ce deuxième acte sera consacré à la présentation de travaux de terrain, récents et en cours, sur cet espace de la formation professionnelle – qui concerne aussi bien la terre que la mer – en interrogeant ses reconfigurations à travers l’étude des pratiques en formation d'adultes, des activités de travail et des trajectoires socioprofessionnelles qu’elles contribuent à produire.
Comprendre, vivre, penser les IAG : analyse de l’expérience étudiante dans deux dispositifs pédagogiques
International audienceCette communication a été présentée dans le cadre du 8e colloque international AUPTIC·éducation, dédié aux apports des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) à la pédagogie et aux apprentissages.La recherche s’appuie sur deux études de cas menées à l’Université de Poitiers, auprès de deux cohortes d’étudiants : des étudiants de licence et des étudiants de master, inscrits dans deux disciplines distinctes. Le corpus de données est composé d’entretiens semi-directifs et de travaux d’étudiants. Les données ont fait l’objet d’une analyse catégorielle thématique selon l’approche de la directed content analysis (Hsieh & Shannon, 2005).À partir de deux situations d’usage d’intelligences artificielles génératives intégrées à des dispositifs pédagogiques, cette communication analyse la manière dont les étudiants se représentent ces outils et leur attribuent du sens, ainsi que les enjeux qu’ils associent à leur mobilisation dans le cadre des activités académiques. Elle met également en lumière les dilemmes moraux auxquels les étudiants sont confrontés lorsqu’ils choisissent de recourir aux IAG, de s’en abstenir, ou d’adopter des usages partiels ou ambivalents
Stabilisation multigrille des intégrateurs temporels pour les EDP paraboliques non linéaires
International audienceWe propose to enhance the stability of IMEX schemes applied to the numerical solution of nonlinear parabolic equations by using proper smoothing procedures on band of frequency components of the solution. The separation of those different components is realized by considering a multigrid (MG) approach. The time scheme on the coarset grid is implicit and energy diminishing, while the time marching is done by a weighted damped IMEX scheme on the finer grids. This approach allows to concentrate the main computational effort on a small set of components (the coarset grid), and also to tune finely the damping parameters in such a way to have a limited consistency perturbation while enhancing the stability. We establish stability results and give numerical illustrations on pattern dynamics, Swift-Hohenberg and then Crystal Phase Fields equations, in both 2D and 3D cases. The results we obtain with MG are comparable with those given by a one grid simulation.</div
Concept of a simple conductive thermal transistor based on an oxide phase change material
International audienceWe theoretically investigate the behaviors of the main features of a simple conductive thermal transistor (CTT) concept. The two operating modes, amplification and switching, of the CTT are achieved using a solid oxide phase change material (PCM) that shows a metal–insulator transition and examined in detail by individually changing various parameters. We model the CTT by exploiting the properties of one of the promising PCMs, which is VO2. We found that the ratio of the thermal conductances between the states of the PCM and the stiffness of the phase transition greatly affect the amplification. Modifying the stiffness of the phase transition also allows modifying the operating temperature range of the amplification mode to some extent. Besides, we observed that depending on the temperatures of the collector, the emitter and the phase transition temperature of the PCM, a bistability regime occurs and this allows the CTT to operate in the switch mode. Therefore, the CTT can operate in both amplification and switch modes depending on the temperatures of its three elements (collector, base and emitter). The CTT provides the highest amplification before it transitions to the switch mode. Conversely, its switching efficiency decreases to the lowest value before it transitions to the amplification mode. Moreover, we derived analytical expressions, which are generally applicable to a CTT similar to the one we investigate in this study and its base element consists of solid-oxide PCMs showing similar phase transition characteristics with VO2, to determine the base temperature resulting in the highest amplification factor and calculate the maximum amplification factor. We analytically demonstrate that the base temperature that induces the highest amplification factor is always less than the phase transition temperature, but lies in its vicinity
Transcriptomic atlas in Pisum sativum
We integrated a total of 149 publicly available RNA-seq libraries from 7 international studies (see atlas_info). These transcriptomes were generated from 10 different pea varieties and covered a wide range of biological conditions, including a comprehensive collection of plant organs, various modalities of abiotic stress (mineral nutrition, water supply and temperature) and biotic interactions (nodule). The raw expression data from the source RNA-seq libraries were re-assembled to the reference genome (Kreplak et al., 2019) and the mean expression value was computed between biological replicates produced in individual studies (see atlas_info), thus providing a transcriptomic atlas of the 44.756 genes in the pea genome across 81 biological conditions. Method : RNA-seq data (sequenced reads and fastq files) generated from P. sativum were downloaded from the Sequence Read Archive publicly available at NCBI (Bioproject numbers listed in table info) using SRAtools v3.0.1 (SRA toolkit). A fastp v0.22.0 (Chen et al., 2018) analysis was performed to trim the adapters and filter out reads with a low-quality score, followed by a quality assessment performed using FastQC v0.12.1 (Babraham Bioinformatics). The RNA-seq reads were mapped to the P. sativum reference genome v1a (Kreplak et al., 2019) using STAR v2.7.10b (Dobin et al., 2012). Gene expression table counts were generated using FeatureCounts v2.0.1 (Liao et al., 2013) and normalized by median ratio using the DESeq2 R-package. The transcriptomic atlas comprises expression data of 44.756 genes of the pea genome across 81 biological conditions
Diagnostic and therapeutic issues in glioma using imaging data: the challenge of numerical twinning.”, journal of Nuclear Medicine
International audienceGlial tumors represent the leading etiology of primary brain tumors. Their particularities lie in (i) their location in a highly functional organ that is difficult to access surgically, including for biopsy, and (ii) their rapid, anisotropic mode of extension, notably via the fiber bundles of the white matter, which further limits the possibilities of resection. The use of mathematical tools enables the development of numerical models representative of the oncotype, genotype, evolution, and therapeutic response of lesions. The significant development of digital technologies linked to high-resolution NMR exploration, coupled with the possibilities offered by AI, means that we can envisage the creation of digital twins of tumors and their host organs, thus reducing the use of physical sampling