HAL Portal Cnam (French National Conservatory for Arts and Crafts)
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Modélisation des gradients de thermo-oxydation dans les composites à matrice organique
International audienceModélisation des gradients de thermo-oxydation dans les composites à matrice organiqu
Unlocking investment for nutritionsensitive food systems research: turning N4G commitments into UNFSS+4 actions
The burdens of malnutrition continue to grow. Two billion people lack key micronutrients; by 2030, one child in five could be stunted and three billion adults overweight or obese. • Food systems are not nutrition-sensitive. Unequal food environments and certain trade regimes keep healthy diets out of reach for many households, while food industry stimulates demand for cheap, unhealthy ultra-processed foods high in fat, sugar and salt and soft drinks. • Structural barriers hinder progress. Short-term politicaleconomic incentives and power imbalances; sectoral silos (agriculture, aquaculture, nutrition, health, energy, environment, education or trade); fragmented global natural-resource governance; and a science-policy gap fuelled by misinformation. • Eleven research priorities can fill knowledge gaps. (1) sustainable and nutrition-sensitive agriculture, (2) local food systems and short supply chains, (3) climate change and environmental degradation (including land, water, ocean) impacts on food quality, diversity and safety, (4) trade-offs related to food processing (nutrient preservation vs. health risks vs. prices), (5) consequences of international trade on healthiness and sustainability of diets, (6) food environments impact on diets, (7) political and socio-economic drivers of diet, (8) equity in access to sustainable heathy diets, (9) multi-level governance and coordination, (10) true cost accounting and (11) nutrition-sensitive innovations. • Seven priority actions can unlock progress. (1) cross-sector coordination, (2) local capacity building, (3) multi-stakeholder partnerships, (4) inclusive policy design, (5) nutrition-focused social-protection schemes & inclusion of health in all policies, and (6) targeted funding for research on climate-resilient and nutritionsensitive food systems, (7) full integration of nutrition as an essential driver to the food systems transformation dynamics. • N4G pledges and the UNFSS+4 provide the financing window to turn these recommendations into support for research and innovation toward sustained, equitable action for healthier, more resilient and sustainable food systems
La féminisation « empêchée » des filières informatiques et numériques en écoles d’ingénieurs: un découragement scolaire lié aux violences sexistes et sexuelles
International audienceAlors que les filières scientifiques se féminisent, les femmes continuent d’être minoritaires au sein des écoles d’ingénieurs, et plus particulièrement au sein des filières informatique et numérique. Pourtant, cela fait plusieurs décennies que les pouvoirs publics mettent en oeuvre diverses actions pour encourager les jeunes filles à s’orienter vers ces filières d’avenir. Comment comprendre la persistance d’une telle sous-représentation des femmes ? À partir des données originales d’une enquête menée auprès de 1 210 étudiants et étudiantes en STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) au sein de 55 écoles d’ingénieurs, cet article se propose de dresser un état des lieux des facteurs qui continuent de décourager les femmes à s’orienter vers ce type de filière. Au-delà du poids des pratiques éducatives et des représentations genrées qui encouragent peu les femmes à se diriger vers ces filières scientifiques, l’enquête révèle qu’elles sont également découragées par leurs proches à s’orienter vers ces filières, vues comme « hostiles ». Cette vision ne paraît pas complètement infondée puisque les données font état d’un environnement marqué par un entre-soi masculin où les propos, remarques et comportements sexistes (voire violents) s’avèrent délétères pour les femmes
Regards croisés. « La qualité empêchée est-elle devenue une source de désengagement ? »
International audienceLes réorganisations managériales, souvent guidées par des impératifs financiers ou des logiques économiques et structurelles, tendent à imposer des normes et des objectifs chiffrés qui bousculent les routines de travail. Comme l’indique Marie-Anne Dujarier, ces décisions, prises par un top management éloigné du terrain, créent un pilotage déconnecté des réalités du travail réel. Aussi, ce phénomène est (souvent) perçu par les employés comme un empêchement de produire un travail de qualité conforme à leurs attentes et celles des usagers ; générant ainsi une perte de sens de plus en plus documentée. Or, le sens au travail est un moteur d’engagement essentiel. Coralie Perez et Thomas Coutrot montrent que son absence est un facteurdéterminant des départs volontaires et du désengagement professionnel. Les travailleurs recherchent non seulement une utilité sociale, mais aussi une cohérence avec leurs valeurs et un épanouissement personnel.Lorsqu’ils ne peuvent plus accomplir un travail « bien fait », le mal-être s’installe, pouvant aller jusqu’au burn-out. Si la perte de sens conduit au désengagement, elle a aussi un impact économique tangible. Longtemps étudiée par les sociologues du travail, cette question intéresse désormais les économistes, signe de sesrépercussions sur la performance des entreprises. Moins de qualité, moins d’implication, et au final, une baisse de productivité et de rentabilité. Une contradiction majeure pour un management orienté efficacité
Les mères-aidantes face à l'emploi : l'impossible articulation ?
International audienceParmi les aidant·es, les mères d'un enfant malade ou en situation de handicap sont particulièrement concernées par les difficultés d'articulation entre vie professionnelle et vie personnelle. À partir d'une enquête menée entre 2021 et 2023 auprès de mères-aidantes, ce numéro de Connaissance de l'emploi renseigne la variété des arrangements et renoncements professionnels qui incombent à ces mères, ainsi que les facteurs explicatifs de ces trajectoires professionnelles empêchées
Evaluation des risques sanitaires pour les travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France
Anses. (2024). Évaluation des risques sanitaires pour les travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France. (saisine n° 2021-SA-0045). Maisons-Alfort : Anses, 245 p.L’Anses a été saisie le 8 mars 2021 par la Confédération générale du travail pour la réalisation de l’expertise suivante : évaluer les risques pour la santé des travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France [1]. CONTEXTE ET OBJET DE LA SAISINE : Avec l’essor des technologies de communication, la mise en relation facilitée entre les individus a permis le développement de nouveaux modèles économiques et en particulier le développement des plateformes numériques. Les formes de travail proposées par cesplateformes, du fait de leur flexibilité horaire et de leur accessibilité (pas de niveau d’études requis) attirent de nombreux travailleurs. Un nombre croissant de consommateurs utilisent ces interfaces pour commander des biens ou des services, augmentant la demande de travailleurs pour ces plateformes.Au regard de cette situation et du nombre croissant de travailleurs concernés, la Confédération générale du travail (CGT) - remplissant les conditions de l’article L.1313-3, alinéa 2, du Code de la santé publique - a saisi l'Anses d’une évaluation des risques pour la santé des travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas, en tenant compte de l’ensemble des expositions liées à la pratique de l’activité (accidents, contraintes biomécaniques, risques psychosociaux, pollution de l’air, contraintes thermiques, etc.), des conditions de travail particulières liées à l’organisation de l’activité, et de leurs relations avec les plateformes numériques.La réalisation de cette expertise s’est inscrite dans un contexte réglementaire en construction, tant à l’échelle française, avec par exemple l’adoption de nouvelles règles de rémunération pour les livreurs, qu’à l’échelle européenne avec les débats autour d’une directive européenne concernant les travailleurs indépendants.Dans le cadre de cette expertise, les travaux de l’Anses ont visé à : • identifier et caractériser les plateformes numériques en France en lien avec le marché de la restauration et les travailleurs y exerçant la livraison de repas à deux roues ;• analyser le modèle économique associé, le fonctionnement de ces plateformes, leur dynamique, la réglementation qui les encadre et les relations qu’elles créent avec les livreurs (contrats, algorithmes, etc.) ;• décrire l’activité des livreurs en lien avec les caractéristiques de l’organisation du travail mise en place par les plateformes, et notamment l’utilisation des technologies et le management algorithmique ;• caractériser les risques qui pèsent sur la santé des travailleurs (caractérisation de la population, des facteurs de vulnérabilité, de la sinistralité AT/MP [2], des facteurs de risques environnementaux, physiques, organisationnels, sociaux ou psychosociaux, des éventuels effets sur la santé) ;• identifier les voies et les formes possibles que pourrait prendre le développement d’une prévention en santé et sécurité au travail[1] Si la dénomination de ces travailleurs peut prendre dans la suite de l’avis différentes formes, la population considérée reste « les travailleurs des plateformes numériques de livraison de repas en France »[2] AT : accidents du travail, MP : maladies professionnelle
Robust fault detection method based on interval neural networks optimized by ellipsoid bundles
International audienc
Tests psychologiques : à quels outils se fier sur un marché pléthorique ?
The Conversatio
Mélanges d’additifs alimentaires et risque de diabète de type 2: résultats de la cohorte NutriNet-Santé
International audienceBackground: Mixtures of food additives are daily consumed worldwide by billions of people. So far, safety assessments have been performed substance by substance due to lack of data on the effect of multiexposure to combinations of additives. Our objective was to identify most common food additive mixtures, and investigate their associations with type 2 diabetes incidence in a large prospective cohort. Methods and Findings Participants ( n = 108,643, mean follow-up = 7.7 years (standard deviation (SD) = 4.6), age = 42.5 years (SD = 14.6), 79.2% women) were adults from the French NutriNet-Santé cohort (2009–2023). Dietary intakes were assessed using repeated 24h-dietary records, including industrial food brands. Exposure to food additives was evaluated through multiple food composition databases and laboratory assays. Mixtures were identified through nonnegative matrix factorization (NMF), and associations with type 2 diabetes incidence were assessed using Cox models adjusted for potential socio-demographic, anthropometric, lifestyle and dietary confounders. A total of 1,131 participants were diagnosed with type 2 diabetes. Two out of the five identified food additive mixtures were associated with higher type 2 diabetes incidence: the first mixture included modified starches, pectin, guar gum, carrageenan, polyphosphates, potassium sorbates, curcumin, and xanthan gum (hazard ratio (HR) per an increment of 1SD of the NMF mixture score = 1.08 [1.02, 1.15], p = 0.006), and the other mixture included citric acid, sodium citrates, phosphoric acid, sulphite ammonia caramel, acesulfame-K, aspartame, sucralose, arabic gum, malic acid, carnauba wax, paprika extract, anthocyanins, guar gum, and pectin (HR = 1.13 [1.08,1.18], p < 0.001). No association was detected for the three remaining mixtures: HR = 0.98 [0.91, 1.06], p = 0.67; HR = 1.02 [0.94, 1.10], p = 0.68; and HR = 0.99 [0.92, 1.07], p = 0.78. Several synergistic and antagonist interactions between food additives were detected in exploratory analyses. Residual confounding as well as exposure or outcome misclassifications cannot be entirely ruled out and causality cannot be established based on this single observational study. Conclusions This study revealed positive associations between exposure to two widely consumed food additive mixtures and higher type 2 diabetes incidence. Further experimental research is needed to depict underlying mechanisms, including potential synergistic/antagonist effects. These findings suggest that a combination of food additives may be of interest to consider in safety assessments, and they support public health recommendations to limit nonessential additives. Trial Registration The NutriNet-Santé cohort is registered at clinicaltrials.gov (NCT03335644). https://clinicaltrials.gov/study/NCT03335644 .Contexte : Les mélanges d’additifs alimentaires sont consommés quotidiennement par des milliards de personnes dans le monde. Jusqu’à présent, les évaluations de sécurité ont été menées substance par substance, faute de données sur les effets d’une multi-exposition à des combinaisons d’additifs. Notre objectif était d’identifier les mélanges d’additifs alimentaires les plus courants et d’examiner leurs associations avec l’incidence du diabète de type 2 dans une large cohorte prospective.Méthodes et résultats Les participants (n = 108 643, suivi moyen = 7,7 ans [écart-type (ET) = 4,6], âge = 42,5 ans [ET = 14,6], 79,2 % de femmes) étaient des adultes de la cohorte NutriNet-Santé (France, 2009-2023). Les apports alimentaires ont été évalués à l’aide de rappels alimentaires de 24 heures répétés, incluant l’identification des marques industrielles consommées. L’exposition aux additifs a été estimée grâce à plusieurs bases de données de composition alimentaire et des dosages en laboratoire. Les mélanges ont été identifiés au moyen de la factorisation en matrices non négatives (NMF), et les associations avec l’incidence du diabète de type 2 ont été étudiées par modèles de Cox ajustés sur les facteurs sociodémographiques, anthropométriques, de mode de vie et alimentaires. Au total, 1 131 participants ont développé un diabète de type 2. Deux des cinq mélanges identifiés étaient associés à une incidence plus élevée de diabète de type 2 : le premier incluait amidons modifiés, pectine, gomme de guar, carraghénanes, polyphosphates, sorbate de potassium, curcumine et gomme xanthane (rapport de risque [RR] pour un incrément d’1 ET du score NMF = 1,08 [1,02–1,15], p = 0,006) ; le second regroupait acide citrique, citrates de sodium, acide phosphorique, caramel ammoniacal au sulfite, acésulfame-K, aspartame, sucralose, gomme arabique, acide malique, cire de carnauba, extrait de paprika, anthocyanes, gomme de guar, et pectine (RR = 1,13 [1,08–1,18], p < 0,001). Aucune association n’a été détectée pour les trois autres mélanges (RR = 0,98 [0,91–1,06], p = 0,67 ; RR = 1,02 [0,94–1,10], p = 0,68 ; et RR = 0,99 [0,92–1,07], p = 0,78). Plusieurs interactions synergiques et antagonistes entre additifs ont été observées en analyses exploratoires. Un résidu de confusion ainsi que des erreurs possibles d’exposition ou de classification de l’issue ne peuvent être totalement exclus, et la causalité ne peut être établie sur la seule base de cette étude observationnelle.Conclusions Cette étude met en évidence une association positive entre l’exposition à deux mélanges d’additifs alimentaires largement consommés et l’incidence du diabète de type 2. De nouvelles recherches expérimentales sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents, y compris les effets synergiques ou antagonistes potentiels. Ces résultats suggèrent que la prise en compte des combinaisons d’additifs pourrait être pertinente dans les évaluations de sécurité, et soutiennent les recommandations de santé publique visant à limiter les additifs non essentiels.Enregistrement de l’étude La cohorte NutriNet-Santé est enregistrée sur clinicaltrials.gov (NCT03335644)