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La participation aux activités non agricoles en milieu rural burundais : les tendances et facteurs déterminants
Cet article évalue les tendances et les facteurs déterminant la participation des ménages ruraux burundais aux activités non agricoles à partir des données de l’Enquête Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages du Burundi (EICVMB, 2019-2020) réalisée depuis mars 2020 jusqu’en février 2021 sur tout le territoire national. Pour atteindre cet objectif, nous examinons la fréquence de la participation des ménages ruraux aux activités non agricoles ; analysons les socio-démographiques des ménages selon la participation aux activités non agricoles et examinons les déterminants de la participation des ménages ruraux aux activités non agricoles. Ainsi, pour saisir la relation entre ces caractéristiques et la décision des ménages à s’engager dans des activités non agricoles, un modèle Probit est utilisé.
Les résultats descriptifs montrant que les ménages des zones rurales sont principalement agricoles et que leur engagement dans des activités non agricoles reste embryonnaire. Les résultats montrent également qu’une augmentation de l’âge chef de ménage, du nombre d’années d’étude et du nombre de personnes en sa charge réduit la probabilité de participation aux activités non agricoles ; tandis que l’augmentation du revenu du ménage augmente la probabilité de participation aux activités non agricoles. Ces résultats encouragent d’une part de l’amont vers l’aval les interventions qui favorisent l’accroissement de la production agricole des ménages ruraux possible avec comme impact l’amélioration du revenu. De l’aval vers l’amont, le fait de s’engager dans les activités non agricoles peut générer plus des revenus qui peuvent être utilisés d’abord pour le financement des activités agricoles et ensuite pour le maintien du niveau de vie des ménages. D’autre part, l’encouragement et le soutien de l’entrepreneuriat rural des jeunes via des politiques et initiatives gouvernementales oeuvrant pour le bien-être et le décollage du monde rural burundais, la maitrise démographique et la valorisation des enseignements informels et non formels peuvent contribuer à la participation des ménages aux activités non agricoles ; en effet la présente étude a montré que plus le chef de ménage est jeune, avec un niveau d’éducation moyen (plus technique/professionnelle voir sans éducation) avec moins de personne à la charge du ménage, plus la probabilité du ménage à participer aux activités non agricoles augmente
Analyse comparative des membres adhérents et non adhérents dans les coopératives agricoles et son impact sur le bien-être des ménages ruraux de la commune Gasorwe
Mémoire présenté et soutenu publiquement en vue de l’obtention d’un Diplôme de Master en Economie Rurale, Sociale et Environnementale
Option : Economie Rurale et Gestion des Entreprises AgroalimentairesAu Burundi comme dans les autres pays, les coopératives sont apparues comme réponse aux problèmes que confrontes les ménages ruraux. Le Burundi a connu un regain d’intérêt pour les coopératives agricoles à la suite de l’appel des partenaires humanitaires visant à réorienter leur intervention face à la dégradation des conditions de vie de la population rurale. Il y a un consensus émergeant parmi de nombreux acteurs du développement, que l'entreprise coopérative est l'une des nouvelles formes d'organisation qui répondent à toutes les dimensions de la réduction de la pauvreté et de l’amélioration des revenus et du bien-être des membres.
Cette étude a fait une analyse comparative des membres adhérents et non adhérents dans les coopératives agricoles et son impact sur le bien-être des ménages ruraux de la commune GASORWE. Cette étude a privilégié l’approche de terrain par la réalisation d’enquêtes auprès des ménages membres adhérents dans des coopératives et non membres. Les enquêtes ont été conduites en premier lieu sur un échantillon de 150 membres des coopératives aléatoirement choisis dans quatre coopératives de la commune GASORWE, spécialement dans deux zone, KIREMBA et GASORWE, et en deuxième lieu, sur un groupe témoin de 195 non-membres sélectionnés dans le même groupe social que les premiers.
Cette étude souligne les facteurs influençant l’adhésion des ménages aux coopératives agricoles et l’impact des coopératives agricoles sur l’amélioration du bien-être des membres. Les estimations sont faites à la fois sur le modèle logistique pour identifier les facteurs influençant l’adhésion des ménages ruraux à une coopérative agricole et les tests de comparaison sont faites pour faire la comparaison de bien-être des deux échantillons. Les résultats ont montré que cinq principaux facteurs sociaux démographiques influencent l’adhésion des ménages aux coopératives agricoles. Il s’agit du sexe du chef du ménage, le statut matrimonial du chef du ménage, le revenu annuel du ménage, la taille du ménage et l’activité principale du chef du ménage. Les résultats montrent que le revenu moyen annuel des membres des coopératives agricoles est de 2 040 853,33Fbu plus élevés que ceux générés par les non-membres de la coopérative agricole de 1 063 717,95Fbu. Ainsi, Les résultats de l’analyse descriptive des variables quantitatives indiquent que l’adhésion à la coopérative agricole permet l’augmentation du revenu moyen des ménages membres de 308774,51Fbu. Sur base de ces résultats, l’adhésion aux coopératives agricoles a un potentiel important pour résoudre les problèmes de pauvreté parmi les populations rurales.
L’approche comparative indique que la coopérative a contribué à l’augmentation du revenu et de l’amélioration du bien-être des ménages membres des coopératives.
Sur base des résultats de notre étude, nous suggérons aux ménages agricoles non membre des coopératives de s’intégrer dans les coopératives agricoles pour améliorer leurs revenus et leurs bien-être et à l’Etat de soutenir davantage la croissance des coopératives agricoles afin d'élargir les avantages observés par la population
Etude socio-anthropologique de l’impact de la relocalisation sur la survie des femmes batwa en province de Bujumbura
Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l'obtention du Diplôme de Master en soci-antropologi
Post-Quantum Cryptography Based on Computational Assumption Securing Against Quantum Computer : Case of Random Number and Key Generation
The emergence of practical Quantum computers poses a signi cant threat to the most popular public key cryptographic schemes in current use. This would seriously compromise the con dentiality and integrity of digital communications on the internet and elsewhere. Quantum technologies will revolutionize computation, communication, and sensing, including the way information is secured. Unlike traditional classic cryptography which employs various mathematical techniques to restrict eavesdroppers from learning the contents of encrypted message, Quantum cryptography is focused on the physic of information. Thus, the implementation of new cryptographic primitives is essential. They must follow the breakthroughs and properties of quantum calculators which make vulnerable existing cryptosystems. In this work, we described the evolution of cryptography and the theory related to computational performance and predictive
modeling of quantum computers to improve the life of new quantum universe. We proposed a random number generation model based on evaluation of the thermal noise power of the given number of volume elements of an electronic or embedded system.
We proved, through the sampling of the temperature of each volume, that it is very di cult for an attacker to carry out an exploit. We generated a stream of key that will be used to encrypt and decrypt messages
La résolution extrajudiciaire des litiges commerciaux en droit burundais
Mémoire
présenté et soutenu publiquement en vue de l’obtention du diplôme de Master en Droit JudiciaireLa résolution extrajudiciaire des litiges commerciaux en droit burundais implique les différents modes de résolution des litiges commerciaux. Les modes alternatives de résolution des litiges existent. Loi n°1/27 du 28 décembre 2023 portant modification du code de procédure civile consacre la conciliation dans les articles 442 à 446 ainsi que l’arbitrage dans les articles à 447 à 483.
Avant tout il y a lieu de constater que ces modes ont un caractère volontaire, confidentiel parfois judiciaire pour les uns. Par ailleurs, certains modes sont en principe dépourvus de l’autorité de la chose jugée ; tandis que d’autres ne sont pas exécutoires et nécessitent l’exequatur et l’homologation devant l’autorité judiciaire étatique.
Le recours aux modes extrajudiciaires offre de nombreux avantages à l’égard des commerçants qui, en plus de la nécessité de la rapidité des transactions commerciale, ont besoin de l’économie du temps, la réduction du coût des procès, ainsi que la préservation de relations de partenariat qu’exige la bonne conduite des affaires
Effet de la gestion fiscale dans les entreprises publiques burundaises sur le taux d’imposition effectif
Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l’obtention du Diplôme de Master en Sciences de Gestion
Spécialité : FinanceL’objectif de ce travail est d’évaluer l’effet de la gestion fiscale sur le taux effectif d’imposition des entreprises publiques burundaises sur une période de 7ans (2014-2020) avec un échantillon de six entreprises publiques burundaises. Dans cette recherche, nous avons adopté une approche économétrique pour expliquer la relation entre les variables de la gestion fiscale et le taux d’imposition effectif des entreprises publiques burundaises.
A partir du panel statique, les résultats de la régression nous conduit à montrer qu’à travers du modèle à effets aléatoires seuls les quatre variables ; le ratio d’endettement (END), la taille (TAI), le secteur d’activité (SA) et la rentabilité des actifs (ROA) ont une influence négative et significative sur le taux d’imposition effectif qui sont jugés comme des déterminants négatifs du taux d’imposition effectif des entreprises publiques burundaises alors que l’intensité du stock (IST) et l’intensité capitalistique (ICA) sont des déterminants exerçant une relation positive au taux d’imposition effectif des entreprises publiques burundaises. La mesure de la gestion fiscale des entreprises publiques burundaises analysée pour la réalisation des tests économétriques est le Taux d’Imposition Effectif (TIE).
De cela, l’influence exercée par ces variables fait que le taux d’imposition effectif moyen des entreprises publiques burundaises s’estime à 0,86% environ 1% , un taux applicable sur le chiffre d’affaire des entreprises en cas de perte, ce qui nous permet de formaliser un adage stipulant que «trop d’Etat tue l’Etat »
Pratique des enseignants accueillant un apprenant en situation de handicap moteur : cas d’une classe ordinaire
Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences de l’Éducation et de la Formation Spécialité : Arts et Éducation Physique et SportiveLa présente étude vise à analyser les pratiques des enseignants accueillant un apprenant en situation de handicap moteur dans une classe ordinaire. Cette recherche est de nature qualitative. L’échantillon de cette étude est constitué par huit enseignants dont trois femmes et cinq hommes. Les données ont été recueillies à l’aide des entretiens individuels et d’une observation.
Les résultats de cette étude montrent que certains enseignants malgré l’absence de formation en éducation inclusive essaient d’inclure l’apprenant en situation de handicap dans la classe en essayant d’encourager l’apprenant en situation de handicap moteur au moment de l’enseignement. Ils expriment aussi un esprit de pitié et de tolérance envers cet apprenant et en adaptant leurs enseignements pour favoriser la participation de tous les apprenants en classe.
D’autres enseignants ignorent l’apprenant en situation de handicap moteur au moment de leurs enseignements. Le manque de connaissances en matière d’éducation des apprenants à besoins spéciaux est l’un des obstacles auquel les enseignants qui interviennent dans cette classe sont confrontés
Etude socio-anthropologique de la communaute Batwa : Cas de la commune de Rusaka, en province de Mwaro
Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l’obtention du grade de Master en
Socio AnthropologieLa communauté Batwa de la commune de Rusaka vit en général dans la précarité. Cette dernière est due essentiellement au manque de terres cultivables alors que plus de 90 % de la population de la commune de Rusaka vivent de l’agriculture. Dans quelle mesure cette communauté s’adapte-t- elle à ces conditions de vie précaire ?
Notre recherche qualitative appuyée sur les techniques d’observation et d’entretien semi directif a permis de faire une récolte des données intéressantes .Cette étude est menée auprès des familles Batwa de la commune de Rusaka .Ces dernières vivent dans six sites à savoir :Bugorora, Rucunda, Mahonda, Kibimba,Matyazo et Kinyovu.La démarche méthodologique utilisée s’inscrit dans le cadre de la recherche qualitative. En s’appuyant sur les techniques de l’observation directe et de l’entretien semi-directif, cette méthode nous a permis de collecter les informations nécessaires à la vérification de nos hypothèses.
L’hypothèse générale de notre recherche est la suivante : Les conditions de vie des Batwa de la commune de Rusaka s’expliquent par leur auto discrimination et leur discrimination par les autres burundais :
Pour cette hypothèse générale, nous formulons les hypothèses spécifiques suivantes :
La communauté Batwa de la commune de Rusaka vit du travail journalier, de la solidarité mutuelle, de la mendicité et de la demanded’assistance (ONGet l’Etat)
L’action du gouvernement du Burundi et certaines ONG assistent socialement et économiquement à la communauté Batwa en commune de Rusaka.
Les résultats de la présente recherche ont montré que cette communauté s’adapte à leurs conditions de vie précaires grâce aux initiatives prises par plusieurs acteurs : les ONG, l’Etat et les Batwa eux-mêmes
Spatio-Temporal Analysis of Green Infrastructure along the Urban-Rural Gradient of the Cities of Bujumbura, Kinshasa and Lubumbashi
ArticleThis study analyses the dynamics of green infrastructure (GI) in the cities of Bujumbura, Kinshasa, and Lubumbashi. A remote sensing approach, combined with landscape ecology metrics, characterized this analysis, which was based on three Landsat images acquired in 2000, 2013, and 2022 for each city. Spatial pattern indices reveal that GI was suppressed in Bujumbura and Kinshasa, in contrast to Lubumbashi, which exhibited fragmentation. Furthermore, the values of stability, aggregation, and fractal dimension metrics suggest that Bujumbura experienced rather intense dynamics and a reduction in the continuity of its GI, while Kinshasa showed weaker dynamics and tendencies towards patch aggregation during the study period. In contrast, Lubumbashi exhibited strong dynamics and aggregation of its GI within a context of significant anthropization. The evolution of the Normalized Difference Vegetation Index demonstrates a sawtooth pattern in the
evolution of tall vegetation patches in Bujumbura, compared to a gradual decrease in Kinshasa and Lubumbashi. It is recommended that urban growth in these cities should be carefully planned to ensure the integration of sufficient GI
Dynamique de l'occupation du sol : Etude de cas du Secteur Routier de la Réserve de Faune de Ngandja Sud-Kivu/Est de la République Démocratique du Congo
Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences et Gestion Intégrée de l’Environnement
Option : Gestion des Ressources NaturellesCe travail avait pour objectif d'analyser l'évolution spatio-temporelle de l'occupation du sol au sein du secteur routier de la Réserve de Faune de Ngandja à l’Est de la République Démocratique du Congo, pour les périodes 1996 et 2023.A travers la méthodologie de télédétection basée sur le traitement d'images landsat sur les périodes 1996, 2006,2016 et 2023, couplée à la cartographie quatre principales classes d'occupation du sol ont pu être distinguées à savoir : la végétation dense, la végétation dégradée, le sol nu et bâti et savane herbeuse et cultures. Afin de compléter cette analyse par télédétection, des entretiens et les groupes des discussions ont été réalisés avec les parties prenantes locales (gestionnaires et ecogardes de la réserve, les autorités locales et population vivant dans le secteur routier de la RFN). Les résultats de la classification montrent une dégradation significative de la classe de la végétation dense qui constituait la matrice initiale du paysage en 1996 avec 74,6% de la superficie totale. Cette classe a ensuite régressé pour atteindre 68,3% en 2006, 17,5% en 2016, avant de remonter légèrement à 43,3% en 2023.A l'inverse, les classes végétation dégradée et savane herbeuse et cultures ont considérablement augmenté. La végétation dégradée est passée de 18,9% en 1996 à 24,6% en 2006, 54,8% en 2016 et 42,0% en 2023. Les savanes herbeuses et cultures sont passées de 6,4% en 1996 à 6,7% en 2006, 23,3% en 2016 et 11,6% en 2023.Les résultats issus des entretiens montrent un déficit de gouvernance participative et l'absence de solutions durables pour les populations locales, facteurs qui expliquent en grande partie la déforestation constatée. Face à ce constat, le travail propose une stratégie globale de conservation durable du secteur routier de la Réserve de Faune de Ngandja articulée autour de quatre grands programmes : gestion participative et développement durable, protection et surveillance renforcée, recherche et suivi écologique, développement d'alternatives agricoles respectueuses de l'environnement