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«Les minéralisations en Eléments de Terres Raresde la région de Gakara (Burundi) : Contrôle structural, caractérisation pétrologique et géochimique, modèle métallogénique»
Le gisement de Gakara au Burundi est l’un des plus riches gisements en Eléments de Terres Rares (ETR) au monde. La zone du rift est-africain est l’hôte bien connu de nombreuses carbonatites et complexes alcalins associés, mis en place de façon récurrente depuis plusieurs centaines de millions d’années. Les grands gisements d’ETR exploités aujourd’hui dans le monde sont associés à des complexes carbonatitiques. Dans ces complexes, les minéralisations font rarement partie de l’assemblage minéralogique primaire ; elles précipitent à partir des fluides évolués à partir des intrusions magmatiques. Afin de mieux comprendre les mécanismes de mise en place des minéralisations en ETR de la région de Gakara, nous avons employé une approche multidisciplinaire :
i)Une étude géologique basée sur les observations de terrain et une étude de la composition minéralogique et des textures de différents faciès du minerai, à partir des outils d’observations microscopiques classiques.
ii)Des techniques de datation U-Th-Pb in-situ par La-ICP-MS pour déterminer les âges de la minéralisation primaire (veines de bastnaésite, un fluoro-carbonate d’ETR) et de l’altération hydrothermale (altération en monazite, un phosphate d’ETR) y relative.
iii)Une étude détaillée des inclusions fluides piégées dans les cristaux de bastnaésite et de quartz syngénétique de l’altération monazitique pour caractériser les fluides minéralisateurs et ainsi déterminer leur nature et leurs conditions physico-chimiques de mise en place.
iv)Une étude des isotopes stables de carbone et d’oxygène sur bastnaésite et quartz pour donner une indication complémentaire sur l’origine des fluides minéralisateurs et les mécanismes mis en jeu.
v)L’intégration des données géophysiques et géochimiques acquises par la société Rainbow lors de ses campagnes de prospection pour les confronter aux données de la géologie de terrain afin de mieux comprendre les mécanismes de formation du gisement de Gakara ainsi que discuter l’identification de zones minéralisées nouvelles.
Toutes les données acquises dans ces différentes études et les principales observations permettent d’établir un modèle métallogénique global de Gakara comme résultant du dépôt des ETR en conditions hydrothermales dans la croûte supérieure, à partir de fluides exsolvés d’un magma vraisemblablement carbonatitique, fluides ayant ensuite subi une démixtion vapeur à CO2–saumures aqueuses. Cette démixtion est vraisemblablement le principal mécanisme de précipitation des minéraux de terres rares. L’implication de fluides environnants, peu salés, possiblement issus de la surface, est suggérée. La minéralisation s’est mise en place en marge de l’événement tectonique panafricain, il y a 600 Ma environ et a été affectée par les déformations récentes, possiblement associées au développement du rift est-africai
Pronostic fœtal et néonatal des nouveau-nés de mères pré-éclamptiques. Etude prospective sur 6 mois à propos de 37 cas colligés Au CHU de Kamenge
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en médecineBut : Evaluer le pronostic fœtal et néonatal des nouveau-nés de mères prééclamptiques.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective portant sur les nouveau-nés de mères prééclamptiques ayant été suivies dans le service de gynéco-obstétrique du CHUK. Elle s’est déroulée sur une période de six mois, du 1 er Juillet au 31 Décembre 2018. Durant cette période, 2407 parturientes ont été hospitalisées. Les données ont été recueillies à l’aide d’une fiche d’enquête préétablie et ont été saisies et traitées grâce au logiciel d’épidémiologie « Epi-info 7.2 », logiciels Microsoft Word 2013 et Excel 2007 et d’une calculatrice manuelle.
Résultats : Durant cette période d’étude, 37 cas de prééclampsie ont été hospitalisés, soit une prévalence de ,53%. Les primigestes et les nullipares étaient plus atteintes à hauteur de 43,24% et 35,14%. Les antécédents de fausse couche, d’HTAC et de diabète sont les facteurs prédisposant à la prééclampsie respectivement dans 32,43%, 27,02% et 24,32% des cas. Le pronostic fœtal et néonatal est fonction du terme de la grossesse et du poids de naissance. Il est dominé par la prématurité dans 70,27% et l’hypotrophie dans 89,18%. Le décès néonatal représente 24,32% des cas. Le taux d’hospitalisation a été de 83,3 des naissances vivantes, dont 92 pour prématurité et 100 pour hypotrophie. Le taux de décès global a été de 45,94%. Les causes ont été essentiellement l’hypotrophie et la prématurité.
Conclusion : La prééclampsie reste un problème de santé publique. Un diagnostic précoce de la maladie et une prise en charge rapide des parturientes à risque permettraient de minimiser ses complications et d’améliorer le pronostic fœtal et des nouveau-nés
La protection des déplacés internes au Burundi au regard de la Convention de Kampala
Mémoire soutenu et défendu en vue de l’obtention du grade de mastère complémentaire en droits de l’homme et la résolution pacifique des conflit
Connaissances, savoir-faire et savoir-vivre des personnes souffrant de l’épilepsie en milieu rural burundais. Cas de la commune de Bukeye en province de Muramvya. Etude transversale descriptive de 2 mois
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en médecineBut : Contribuer à l’évaluation des connaissances, du savoir-faire et du savoir-vivre des personnes souffrant d’épilepsie face à leur maladie en milieu rural burundais.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive portant sur les connaissances, le savoir-faire et le savoir-vivre des PSE de la commune de Bukeye et de ses environs face à l’épilepsie. Le recueil des données s’est effectué au moment de l’enquête sur base d’un questionnaire spécifique avec des questions à choix multiples et des questions ouvertes, pré-élaboré par nos soins. La durée de l’étude s’étendait sur 2 mois, allant du 15/12/2018 au 12/02/2019.
Résultats : Au total, 244 PSE ont participé dans notre étude et seuls 221 ont été capables de comprendre et de répondre convenablement à notre questionnaire sans aide. Les 23 autres ont été exclus de l’étude. L’âge moyen de notre population d’étude était de 28,7 ± 16,42 ans avec des extrêmes de 8ans et 77ans et la majorité (78.69%) était âgée de moins 40ans, 56.56% étaient des hommes et 43.44% étaient des femmes avec un sex ratio de 1.3 en faveur des hommes. 97.43% avait déjà entendu parler de l’épilepsie et le tissu social (famille, amis, entourage) était leur source d’information sur l’épilepsie pour 86.87% des sujets. Tous les sujets avaient déjà assisté à une crise d’épilepsie chez une autre PSE et tous ont décrit la crise tonico-clonique généralisée comme constat observé chez une PSE lors d’une crise d’épilepsie. L’épilepsie était considérée comme une maladie mentale par 24.44%, une maladie surnaturelle par 15.38% et une maladie du cerveau par 9.51% des sujets alors que la moitié (52.03%) n’en savait rien. La moitié des sujets (52.03%) disait ne pas connaitre la ou les cause(s) de l’épilepsie alors que la cause était la possession par un mauvais esprit pour 29.86%, l’hérédité pour 19.46%, l’alcool et les drogues pour 17.19% contre 9.95% et 7.23% des sujets qui incriminaient respectivement les lésions du cerveau (infections, traumatismes) et les problèmes pendant la grossesse ou à l’accouchement. L’épilepsie était contagieuse pour 36.16% des sujets et les principales voies de contamination avancées étaient l’inhalation de gaz abdominaux émis par le malade lors d’une crise (93.74%), la voie respiratoire par respiration du même air que le malade (80.04%) et le contact avec la salive du malade (76.25%). L’épilepsie était considérée comme une maladie guérissable par 32.58 % des sujets et 75% parmi ces derniers pensaient qu’on peut traiter l’épilepsie grâce à la médecine moderne. Près de 2/3 des sujets interrogés concevaient l’épilepsie comme une maladie grave, honteuse et stigmatisante pour eux qui affectait leur vie, leur empêchant de réaliser leurs rêves (frustration). Néanmoins, des attitudes positives se sont reflétées dans le fait qu’une PSE pouvait occuper un emploi (83,27%), faire des études (62%), se marier (76.47%) et avoir des enfants (86%).
Conclusion : Au Burundi, l’épilepsie reste un problème majeur de santé publique par son incidence et son importance méconnue. Les résultats de notre étude ont noté l’existence de croyances erronées en ce qui concerne les connaissances sur l’épilepsie chez les participants à notre étude et des lacunes dans la prise en charge des PSE ; mais ont noté des attitudes positives en général. L’éducation sur l’épilepsie et l’amélioration des attitudes à l'égard de l'épilepsie sont nécessaires pour améliorer la prise en charge et l’intégration socio-économique des PSE au Burundi
« Connaissances, attitudes et pratiques des patients diabétiques face aux maladies oculaires » Cas du CELUCODIA Etude transversale descriptive. A propos de 171cas.
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en MédecineBut de l’étude : Cette thèse dont le titre est « Connaissances, attitudes et pratiques des patients diabétiques face aux maladies oculaires » a pour objectif
principal d’évaluer le niveau des connaissances, attitudes et pratiques vis-à-vis des maladies oculaires chez les patients diabétiques en consultation au
Celucodia.
Matériels et méthode : Pour atteindre les objectifs de l’étude, nous avons effectué une étude transversale descriptive du 15 janvier 2019 au 31 mars 2019.
Au total, 171 patients diabétiques ont été colligées. L’enquête a été réalisée au moyen d’un questionnaire prétesté et s’est déroulé au centre Celucodia.
Résultats : L’échantillon des patients diabétiques enquêtés est à dominance d’hommes (60.23%), la catégorie d’âge entre 46 et 65 ans est la plus représentée (62.57%) avec l’âge moyen de 48.4 ± 9.9 ans. Les patients mariés sont très nombreux (83.63%) et environ 40% des patients qui ont un revenu mensuel inférieur à 100.000 mille francs burundais. Parmi les patients diabétiques enquêtés, 54% ont une mauvaise connaissance du diabète et des complications oculaires associées, 63% n’ont jamais consulté un ophtalmologiste et parmi ceux qui l’ont déjà fait, 85.71% l’ont fait uniquement suite aux troubles visuels. Seulement 14.29% ont été référés par les médecins. Sur le plan des attitudes, 64.33% pensent qu’un diabétique devrait consulter régulièrement un ophtalmologiste, et 59% affirment que la consultation ophtalmologique est nécessaire seulement en cas de troubles visuels. L’exercice physique est la plus pratiquée chez les patients diabétiques pour prévenir les complications du diabète dans 59% des cas. Dans notre étude, très peu font un contrôle journalier de leur glycémie et tension artérielle. L‘adhérence au traitement est notée dans seulement 52.04%. Ceci s’explique par un faible niveau économique rendant difficile l’accès au traitement. L’ignorance est la plus grande barrière à une consultation ophtalmologique.
Conclusion : Les résultats de cette étude démontrent que les patients diabétiques ont un niveau insuffisant de connaissances, de bonnes attitudes en général en lien avec la prévention et la gestion de la maladie oculaire diabétique mais que les comportements pratiques observés chez les patients diabétiques enquêtés ne sont pas à même de rendre effective la prévention contre les complications oculaires à la suite de la maladie diabétique. L’ignorance et le revenu bas sont des facteurs explicatifs. Il est donc nécessaire qu’un paquet de services intégrant la sensibilisation sur les complications oculaires liées au diabète, les communications pour le changement de comportements soit offert systématiquement aux patients diabétiques en consultatio
Appréciation du risque des troubles de la marché chez les sujets du troisième âge en institution. Etude descriptive transversale à propos de 18 cas
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en médecineIntroduction : La population mondiale vieillit rapidement et aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, la majorité des populations peuvent espérer vivre jusque 60 ans et au-delà. L’Afrique est aussi touchée par le vieillissement de la population même si la pyramide des âges a une allure de jeunesse. Le Burundi n’est pas épargné par le vieillissement de la population. Le handicap fait partie de la condition humaine. Pratiquement tout le monde, à un moment ou l’autre de sa vie, aura une déficience, temporaire ou permanente. Le risque du handicap augmente à mesure que l’on avance en âge. Notre travail avait pour objectif général d’identifier les troubles de la marche chez les sujets âgés résidant en maison de retraite.
Patients et méthodes : il s’agit d’une étude descriptive transversale portant sur les personnes âgées institutionnalisées dans la maison de retraite « sainte-Elisabeth » sur une période d’un mois allant du 12 Décembre 2018 au 17 Janvier 2019.
Résultats : sur 43 personnes vivant dans la maison de retraite « sainte-Elisabeth », 18 personnes âgées avaient des troubles de la marche (41,86%). L’âge moyen des patients était de 84,55 ± 10,58 ans avec des extrêmes de 70 et 108 ans. La tranche d’âge entre 80-84 ans était la plus représentée avec 4 patients, soit 22,22%. Le sexe féminin prédominait avec 72,22% de femmes contre 27,78% des hommes. Les patients analphabètes étaient les plus nombreux avec 14 patients analphabètes (77,78%) sur 4 patients ayant un niveau d’étude primaire (22,22%).
La majorité des patients étaient veufs à 83,33%. Les patients peu fragiles étaient les plus représentés avec 8 patients (44,44%) sur 5 patients très fragiles (27,78%) et 5 patients fragiles (27,78%). Le risque de malnutrition a été retrouvé chez 10 patients (55,56%), tandis qu’un mauvais état nutritionnel a été retrouvé chez 8 patients (44,44%). Sur l’échelle ADL, 66,66% des patients avaient une dépendance soit totale soit partielle dans au moins une activité de la vie de quotidienne, tandis que 33,33% des patients étaient totalement indépendants.
Conclusion : La population mondiale vieillit rapidement. Le Burundi n’est pas épargné par ce phénomène de vieillissement de la population. Les sujets du troisième âge résidant dans la maison de retraite « sainte-Elisabeth » ont un risque élevé de survenue des troubles de la marche. En effet, leur fragilité, leur mauvais état nutritionnel et l’absence d’un suivi médical et d’une prise en charge les exposent au risque de survenue des troubles de la marche et de la dépendance
Etude comparative du taux de réussite au concours national d’orientation et de certification dans les écoles publiques et privées : Enquête menée dans quelques écoles privées de la DCE Gitega et publiques de la DCE de Bugendana
L’éducation est un domaine qui attire l’attention de toute société. Il s’agit en effet d’un secteur-clé pour le développement et l’autonomie socioculturelle d’une nation. Un enseignant qui accomplit bien son devoir contribue à la fois au développement de son pays à la pérennisation et à la promotion de la culture de ce dernier. C’est pour cela qu’on dit souvent que l’avenir d’une nation est entre les mains de ses éducateurs. Qu’il s’agisse des enseignants du niveau fondamental, du niveau secondaire ou les professeurs d’Université leur rôle est très important dans la mesure où ils sont appelés à préparer la jeunesse à œuvrer au développement national.
Concernant les résultats de l’étude, la recherche a montré que les écoles privées de la DCE Gitega, excellent par rapport aux écoles de la DCE Bugendana 62,82% contre 43,45% pour le concours national d’orientation et de certification, édition 2016 et 52,81% contre 43,29% pour le concours national d’orientation et de certification, édition 2017. Ainsi, l’hypothèse spécifique qui disait que la performance des élèves de la DCE Gitega serait meilleure que celle des élèves de la DCE Bugendana a été confirmée.
Pour la variable sexe, nous avons trouvé que les filles des écoles de la DCE Bugendana ont toujours surpassé les garçons que ce soit avant la sensibilisation ou après sensibilisation, de la part des responsables éducatifs et administratifs. Pour la même variable sexe au niveau des écoles privées de la DCE Gitega l’inverse a été observé, ce sont les garçons qui ont obtenu de meilleurs scores que les filles. Ainsi, la variable spécifique qui disait que les garçons seraient en général plus performants que les garçons a été nuancée. Elle a été confirmée pour les écoles de la DCE Bugendana et infirmée pour les écoles de la DCE Gitega.
Partant de l’hypothèse générale selon laquelle il existerait des différences au niveau de la performance des élèves au concours national d’orientation et de certification des écoles publiques de la DCE Bugendana et des écoles privées de la DCE Gitega » a été confirmée
Prévalence des facteurs de risque cardio-vasculaires en milieu rural : cas de l’hôpital de district sanitaire de Mabayi
Thèse présentée et défendue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en MédecineINTRODUCTION: Les facteurs de risque cardio-vasculaires constituent un problème de santé publique en Afrique et en particulier au Burundi. Dans le milieu rural, on assiste actuellement à une augmentation de la prévalence des facteurs de risque cardio- vasculaires. Le but de notre travail est d’identifier les principaux facteurs de risque cardio-vasculaires rencontrés chez les patients fréquentant l’hôpital de district sanitaire de Mabayi.
PATIENTS ET MÉTHODES : Etude descriptive et rétrospective sur une période de 4 ans allant du 1 er janvier 2014 au 31 décembre 2017, réalisée à l’hôpital de Mabayi en consultation externe. Le recueil des données était fait à l’aide d’une fiche d’enquête et à partir des registres et des fiches de consultation.
RESULTATS : Des 20297 patients reçus en consultation, 903 patients avaient un facteur de risque (4,5%.). Le sexe masculin prédominait avec un taux de 51,1% et un sex-ratio de 1,04. L’âge moyen était de 50 ± 16,7 ans avec des extrêmes de 14 et 101 ans. Les facteurs de risques cardio-vasculaires dominants étaient l’hypertension artérielle, le diabète et la consommation d’alcool représentés respectivement à 52,6%, 42,1% et 27,8%. Le sexe masculin prédominait dans le diabète, la consommation d’alcool et la consommation de tabac respectivement à 52,6%, 60,6% et 74,5%. Le sexe féminin prédominait dans l’hypertension artérielle, l’obésité et la sédentarité respectivement à 50,5%, 54,2% et 65,5%.
CONCLUSION : La prévalence des facteurs de risque cardio-vasculaires augmente d’années en années. Le milieu rural est actuellement atteint par les maladies cardio-vasculaires
Profol epidemiologique et evolutif des dialyses chroniques au Burundi
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en Médecin
Profils épidémiologiques et cliniques des patients hémodialyses au centre hospitalo- universitaire de Kamenge
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du Grade de Docteur en MédecineObjectif : Décrire les profils épidémiologiques et cliniques des patients en hémodialyse au Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive des patients insuffisants rénaux ayant bénéficié d’un traitement par hémodialyse dans le service de dialyse du CHUK pendant la période allant du 1 er Janvier 2017 au 31 Décembre 2018.
Résultats : Au total, nous avons inclus pendant 2 ans, 55 patients bénéficiant de l’hémodialyse au CHUK. La majorité (47,28 %) avait un âge compris entre 46-65 ans. L’âge moyen était de 46,42 ans. Une prédominance masculine était constatée avec un sex ratio de 4. Les fonctionnaires étaient majoritaires avec 71,79 % et 52,73 % des patients utilisaient la mutuelle de la fonction publique.
Le paludisme représentait la première étiologie de l’IRA en hémodialyse avec 60 % des patients. Les néphropathies glomérulaires et vasculaires constituaient les principales étiologies de l’IRC avec respectivement 50 % et 42 % et l’HTA était le premier facteur de risque de l’IRC avec 55 % des cas. 72,73 % des patients insuffisants rénaux étaient traités par hémodialyse chronique dont 70 % de ceux-ci totalisaient 2 séances par semaine. 33,33 % de nos patients en hémodialyse aigue avaient récupéré leur fonction rénale grâce à 4 séances d’hémodialyse. Le cathéter fémoral droit constituait la principale voie d’abord initiale à 72,73 % et la fistule artério-vasculaire a été mise en place chez 30,91 % des patients. Les complications infectieuses survenaient chez 33,33 % des patients et la majorité (80 %) des patients ayant une IRA sont guéris alors que 40 % des patients ayant une IRC avaient décédé.
Conclusion : La prise en charge des patients insuffisants rénaux par hémodialyse reste un traitement de choix mais elle n’est pas sans risque