PhareSST (Institut de recherche Robert-Sauvé)
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    Le travail dans les espaces ouverts et de coworking : deux études en ergonomie de l\u27activité

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    Ce rapport s\u27inscrit dans le cadre du projet intitulé : Les caractéristiques des espaces ouverts et des espaces de coworking en lien avec la SST (no 2018-0030), sous la direction de la professeure Diane-Gabrielle Tremblay, université TÉLUQ. L’étude en ergonomie de l’activité propose une analyse du travail en espaces ouverts et de coworking. Ces derniers sont présentés comme des lieux propices aux interactions sociales spontanées. Elles sont facilitées par l’aire ouverte qui, induisant le partage des locaux et du mobilier, instaure une coprésence et une proximité physiques entre les personnes. Mais ces interactions peuvent être vécues comme des distractions coûteuses, notamment pour les personnes ayant besoin de temps ininterrompu pour accomplir leurs tâches. Le bruit incarne la première nuisance des espaces de travail ouverts. Et parmi ses différentes sources, la plus gênante est celle de la parole intelligible. Cette perte d’intimité sonore est susceptible d’altérer la concentration des personnes. Si les caractéristiques de l’environnement de travail ont certes des effets sur le vécu des personnes qui l’occupent, le « contrôle » qu’elles sont en mesure d’exercer peut modérer ces effets. Dans ce contexte, cette étude vise quatre objectifs de recherche : 1) relever les conditions et les caractéristiques des interactions sociales spontanées qui se produisent dans l’espace de travail ouvert ; 2) comprendre comment les personnes qui travaillent en espace ouvert gèrent leurs appels et leurs rencontres en visioconférence ; 3) relever le niveau de concentration perçu par des personnes travaillant en espaces ouverts, et repérer les facteurs susceptibles d’influencer ce niveau de concentration ; 4) relever les « stratégies d’occupation » que les personnes peuvent déployer pour maintenir leur concentration. La méthodologie est développée dans les aires ouvertes de cinq espaces de coworking1 et six organisations. Les personnes volontaires sont d’abord observées pendant deux heures consécutives. Trois de leurs comportements sont relevés dans une grille d’observation (format papier) et un plan d’observation (format numérique) : 1) quand la personne interagit ; 2) se déplace ; 3) démarre un appel téléphonique et/ou une rencontre en visioconférence. À la fin des deux heures d’observation, chaque personne remplit un questionnaire pour évaluer sa concentration perçue. Au moment souhaité, chaque personne est interrogée individuellement dans un entretien semi-directif : sur son profil, ce qui lui a permis ou empêché de rester concentrée, le choix de ses journées de présence et de son poste de travail dans l’aire ouverte, son port d’écouteurs, et ses comportements relevés pendant les deux heures d’observation. Les résultats des deux études portent respectivement sur 87 personnes dans les espaces de coworking et 69 personnes dans les organisations. Ils montrent que les interactions sociales spontanées relevées dans les aires ouvertes sont de courte durée. Dans les espaces de coworking, la majorité des interactions portent plutôt sur le contenu du travail avec des collègues en tant qu’interlocuteurs ; le reste des interactions sont plutôt informelles avec d’autres coworkers. Les interactions relevées dans les espaces de coworking se produisent surtout entre des personnes installées à la même table. Dans les organisations, toutes les interactions sont avec des collègues et il y a autant d’interactions portant sur le contenu du travail que d’interactions informelles. Dans les organisations, les interactions les plus nombreuses sont celles qui impliquent un déplacement. Les résultats montrent ensuite que dans les espaces de coworking, la majorité des appels sont prévus et réalisés dans des cabines téléphoniques dédiées. Ceux qui sont réalisés dans l’aire ouverte ne sont généralement pas prévus par les personnes, qui ne les estiment ni confidentiels, ni de longue durée. Dans les organisations, la majorité des appels sont prévus et réalisés dans l’aire ouverte. Les personnes choisissent de rester dans l’aire ouverte pour les appels qu’elles n’estiment pas longs, confidentiels et participatifs. Dans les deux études, les appels peuvent déterminer la fréquentation de l’espace : plusieurs personnes les prévoient au domicile pour se garantir un environnement optimal. Les résultats montrent aussi que les personnes travaillant dans les espaces ouverts évaluent positivement leur concentration. Plusieurs facteurs l’influencent : les conditions et exigences des tâches, les distractions et bruits sonores induits par la présence d’autres personnes dans l’aire ouverte, et le fait de travailler dans un espace de coworking dans le cas de la première étude. La concentration dans l’aire ouverte est également influencée par des stratégies d’occupation déployées par les personnes : le port d’écouteurs, le choix du poste de travail et le choix des journées de présence. L’étude propose plusieurs pistes de réflexion à destination des personnes responsables de la gestion, de l’animation, de l’architecture et de l’aménagement des espaces ouverts et de coworking. Dans le cas précis des espaces de coworking, pour mieux encadrer la dynamique des interactions sociales spontanées, il s’agit de s’intéresser au profil des personnes et de repérer celles ayant l’intention de s’inscrire à plusieurs. Une solution possible serait d’adapter le recrutement en sélectionnant les profils selon les caractéristiques de l’espace. Une autre solution serait d’organiser le mobilier selon le profil des travailleurs. La coprésence physique induite par l’aire ouverte ne suffit pas à obtenir des interactions permettant de créer des affinités et des collaborations : les gestionnaires des espaces de coworking jouent un rôle essentiel dans le processus. Pour adapter les espaces de coworking à la réalité des appels et des visioconférences, il s’agirait – dans les espaces existants – d’enquêter sur leurs caractéristiques (durées, prévisibilité, récurrences, etc.) pour redéfinir les règles de l’espace. Il faudrait aussi – dans les espaces de coworking à créer – aménager les cabines téléphoniques selon plusieurs critères d’insonorisation, de superficie, et d’équipement. Enfin, il serait souhaitable d’enquêter sur le degré d’intimité sonore nécessaire aux personnes, pour redéfinir les règles des espaces d’aujourd’hui, et pour inspirer l’architecture, l’aménagement et la localisation des espaces de demain. Dans le cas précis des organisations, il s’agit de garantir des marges de manoeuvre suffisantes aux travailleurs. Sur le plan matériel : nous encourageons la possibilité de porter des écouteurs et la généralisation de l’écran fixe à tous les postes de travail. Au niveau spatial : nous encourageons la garantie aux personnes collaborant régulièrement ensemble de pouvoir s’installer à proximité les uns des autres, dans la même zone de bureaux. Cela implique un nombre suffisant de postes de travail et des journées de travail présentiel communes. Sur le plan temporel : nous suggérons d’orienter la réflexion vers une reconception participative du travail hybride dans lequel alternent des périodes d’importance équivalente ; celle du travail présentiel pour le maintien de la cohésion et de l’efficacité du collectif de travail, et celle du travail distanciel pour l’accomplissement de tâches nécessitant un environnement silencieux et isolé. 1 Un sixième espace devait être étudié, mais il s’est transformé en espace avec bureaux fermés. Abstract This report is part of a project entitled “Characterization of Open-space Offices and Coworking Spaces in Terms of OHS” (2018-0030), under the direction of Diane-Gabrielle Tremblay, professor at université TÉLUQ. The study, based on activity-centred ergonomics, provides an analysis of work in open-space offices and coworking spaces. The latter are portrayed as being conducive to spontaneous social interaction due to their open layout which, because space and furnishings are shared, establishes physical copresence and closeness among individuals. However, these interactions can be seen as costly distractions, especially for those who need uninterrupted time to accomplish their tasks. Noise is the greatest nuisance in open workspaces, with the most annoying being intelligible speech. The loss of acoustic privacy can impair concentration. While the characteristics of the work environment undoubtably have an effect on the experience of those occupying the space, the amount of control they are able to exercise can mitigate these effects. In this context, the study has four research objectives: (1) to identify the conditions and characteristics of spontaneous social interactions in open workspaces; (2) to understand how people working in open spaces manage their phone calls and videoconference meetings; (3) to identify the concentration levels perceived by those working in open spaces and the factors likely to influence them; (4) to identify the “occupancy strategies” that individuals may adopt to maintain their focus. The methodology was developed for the open areas of five coworking spaces2 and six organizations. The participating volunteers were first observed for two consecutive hours. Three types of behaviours were recorded in an observation grid (on paper) and an observation plan (digital format): (1) when the individual was interacting with others; (2) moving around; (3) initiating a telephone call and/or participating in a videoconference. At the end of the two hours of observation, each individual completed a questionnaire to assess their perceived level of concentration. At a given time, in semi-structured interviews, each of them were individually asked about their profile, what enabled them to stay focused, or prevented them from staying focused, their choice of which days they worked there and which workstation they preferred in the open area, whether or not they wore headphones, and about their behaviour that had been noted during the two hours of observation. The results from both studies came from 87 individuals in coworking spaces and 69 in organizations. They show that spontaneous social interactions in open areas are of short duration. In coworking spaces, the majority of interactions tend to be among work colleagues and concern work content. The remainder of interactions with others in the coworking space are usually informal. The interactions observed in coworking spaces are mainly among people seated at the same table. In organizations, all interactions are with colleagues, and there are as many concerning work content as there are informal interactions, with the most numerous (in both cases) involving movement. In addition, the results reveal that in coworking spaces, the majority of calls are scheduled and take place in dedicated phone booths. Those made in the open area are generally unscheduled, and the people making or receiving them do not consider them to be confidential or of long duration. In organizations, most calls are planned and take place in the open area, with workers choosing to make or receive calls there that they do not consider long, confidential or participative. In both studies, the types of call can determine where they occur: many people schedule them at home, to ensure an optimal environment. The results also show that people working in open spaces give their levels of concentration a positive rating. This perception is based on various factors: the conditions and requirements of the task, distractions and noise due to the presence of others in the open area, and the fact of working in a coworking space, in the case of the first study. Concentration in open areas also depends on the strategies employed by individuals: wearing headphones, the choice of workstation and which days they work there. The study provides food for thought to those responsible for the management, facilitation, architecture and layout of open-space offices and coworking spaces. In the case of coworking spaces, to better manage the dynamics of spontaneous social interaction, people’s profiles must be carefully considered and those who intend to join several spaces should be identified. One possible solution would be to adapt recruitment by selecting profiles according the characteristics of the space. Another solution would be to arrange furnishings in line with workers’ profiles. The physical copresence elicited by being in an open working area is not enough to ensure the types of interaction that will create connections and lead to collaboration. The managers of coworking spaces play a key role in that process. To adapt coworking spaces to the reality of phone calls and videoconferences, their characteristics (duration, predictability, recurrence, etc.) in existing spaces should be investigated in order to redefine the spatial framework. In the design of new coworking spaces, it would also be necessary to respect a number of criteria in the design of phone booths, in terms of soundproofing, size and equipment. Finally, it would be advisable to investigate the degree of acoustic privacy required, in order to redefine guidelines for existing spaces, and, to inspire the architecture, layout and location of future spaces. In the case of organizations, this implies granting workers some leeway. Materially, we encourage the wearing of headphones and the widespread use of fixed screens at all workstations. Spatially, we recommend ensuring that people who regularly work together are able to sit next to each other in the same office area, which would require a sufficient number of workstations and shared face-to-face working days. Timewise, we suggest consideration of a participative redesign of hybrid work, in which periods of equal importance alternate: face-to-face work to maintain the cohesion and efficiency of the work team, and remote work to accomplish tasks requiring a quiet, more solitary environment. 2A sixth space was supposed to be evaluated, but it was converted into a space with closed offices

    Identification en laboratoire des éléments essentiels au processus d’intégration sécuritaire de cellules cobotiques

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    Les cobots sont apparus vers 2010 en industrie et les accidents sont très peu documentés. La gestion des risques en cobotique représente un réel défi. La littérature scientifique montre l’existence de divers modèles, méthodes et outils pour gérer les risques en cobotique, en mettant l’opérateur humain au cœur de l’intégration des applications collaboratives. Cependant, un autre humain clé de la mise en œuvre de ces applications est négligé la plupart du temps. Il s’agit de l’intégrateur, celui qui doit concevoir la cellule cobotique. À notre connaissance, deux études portant sur un même projet de conception d’un logiciel aidant à mettre en œuvre des cellules cobotiques sont les seules mettant l’intégrateur au cœur de leur invention. Cependant, cette prise en compte de l’intégrateur se base sur un retour d’expérience relatif à leurs intégrations passées. Le présent rapport se démarque en plaçant l’intégrateur au cœur de sa méthodologie et en exploitant l’analyse de l’entièreté du processus d’intégration au fur et à mesure qu’il se déroule. En effet, l’objectif de ce rapport est d’identifier, en laboratoire, les éléments essentiels au processus d’intégration sécuritaire de cellules cobotiques, en considérant les variabilités inhérentes à la tâche à cobotiser et à l’intégrateur. Pour y parvenir, l’étude passe par trois étapes principales : 1) la caractérisation des tâches cobotisées en industrie et des interactions humain-cobot à partir de matériels visuels issus d’études de cas et de visites en entreprise ; 2) l’intégration, en laboratoire, de quatre cellules cobotiques, à savoir deux tâches industrielles implantées chacune par deux intégrateurs (chaque intégrateur doit mettre en œuvre les cellules cobotiques relatives aux deux tâches industrielles) ; 3) l’analyse des éléments de prises de décisions des intégrateurs pour chacun des quatre processus d’intégration. La caractérisation à l’étape 1 du projet permet de proposer cinq classes d’applications collaboratives : 1) la collaboration directe en alternance ; 2) la collaboration directe d’assistance ; 3) la collaboration indirecte séquentielle ; 4) la collaboration indirecte parallèle ; 5) le partage d’espace occasionnel sans collaboration. La définition de ces classes est utile à tout intégrateur voulant démarrer son analyse des risques d’une installation cobotique. L’analyse des risques commence avec la détermination des limites de l’installation à mettre en œuvre, au sens de la norme en robotique ISO 10218 et, plus généralement, au sens de la norme ISO 12100 en sécurité des machines. À la lumière des résultats des trois étapes de l’étude, ce rapport propose un outil de détermination des limites d’une installation cobotique. Ces limites sont les variabilités inhérentes à la tâche à cobotiser, notées au fil de la réalisation des intégrations et des différentes étapes de la méthodologie. Nous avons constaté que, parmi tous les éléments de variabilité influençant les quatre processus d’intégration étudiés, les trois premiers éléments suivants liés à la tâche à cobotiser et les deux derniers éléments suivants associés à l’intégrateur étaient essentiels dans ces processus : 1) le choix du cobot ; 2) le type de pièce à manipuler et le type d’outil robotique ; 3) les contraintes de temps de cycle et de productivité ; 4) la formation de l’intégrateur en sécurité des machines en général et en sécurité en cobotique plus précisément ; 5) les informations, relatives à la sécurité ou la productivité, qu’il reçoit de son entourage, puisqu’elles le poussent à remettre en question ses choix initiaux et les corriger s’il y a lieu (il s’agit de rétroactions). Des pistes de réflexion relatives à ces éléments de variabilité sont énoncées à la fin du rapport

    Impact des efforts physiques en milieu de travail sur le développement de la fatigue musculaire, les propriétés tissulaires et la stabilité posturale des travailleurs plus âgés : une étude de faisabilité (version corrigée)

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    Problématique de santé et de sécurité du travail et objectifs Le prolongement de la vie active représente un phénomène croissant chez les travailleurs québécois de plus de 55 ans. En 2017, ce groupe représentait près de 20 % des travailleurs occupant un emploi à temps plein. Considérant les changements physiologiques qui s’opèrent avec le vieillissement, l’emploi de travailleurs plus âgés peut nécessiter l’adaptation des tâches en tenant compte de leur capacité physique et de leurs limites de manière à préserver leur santé. Bien que peu de données soient actuellement disponibles, il est probable que les efforts physiques et les contraintes de l’environnement de travail entraînent des conséquences physiologiques différentes chez les travailleurs âgés en comparaison avec les travailleurs plus jeunes. L’objectif de cette recherche est de déterminer la faisabilité de mesurer l’impact des efforts physiques déployés au cours d’une journée de travail sur le développement de la fatigue musculaire, les propriétés tissulaires et la stabilité posturale de travailleurs âgés (\u3e50 ans) et plus jeunes (≤50 ans). Méthodologie Des travailleurs jeunes (≤50 ans) et des travailleurs âgés (\u3e 50 ans) ont été recrutés pour cette étude de faisabilité visant à identifier les impacts physiques et physiologiques encourus au cours d’une journée de travail typique. Les mesures utilisées en début et en fin de journée comprenaient un test d’endurance et de fatigue musculaire des muscles du tronc, l’évaluation de la hauteur discale pour l’ensemble du rachis et un test de stabilité posturale. De plus, au cours de la journée de travail, les participants ont porté un dispositif d’actimétrie permettant une collecte de données concernant le niveau d’activité physique journalier et les positions de travail, en plus de faire l’objet d’une analyse ergonomique de l’activité afin de comprendre la complexité de leur travail. Résultats Un total de 41 participants, soit 21 dans le groupe 1 (travailleurs jeunes : ≤50 ans) et 20 dans le groupe 2 (travailleurs âgés : \u3e 50 ans) ont été recrutés. Les deux groupes ne différaient entre eux pour aucune variable sociodémographique, à l’exception de l’âge moyen, du nombre d’années d’ancienneté et du poids moyen (kg). Les participants âgés présentaient un nombre d’années d’ancienneté significativement plus élevé, se chiffrant à 13,04 ± 13,56 années, comparativement à 2,48 ± 2,60 pour les travailleurs plus jeunes (p \u3c 0,05). Le poids moyen des travailleurs âgés (79,13 ± 16,30 kg) était également significativement plus élevé (p \u3c 0,001) lorsque comparé aux travailleurs plus jeunes (69,4 ± 13,31 kg). Aucune différence statistiquement significative dans la satisfaction générale, intrinsèque et extrinsèque au travail, ainsi qu’en matière d’acceptabilité du port de l’actimètre n’a été notée entre les travailleurs jeunes et les travailleurs plus âgés (p ˃ 0,05). Les résultats indiquent un effet significatif du moment de la journée sur l’endurance, la force maximale, la hauteur discale, et la vitesse de déplacement du centre de pression en médio-latéral, les travailleurs présentant une diminution de la durée du maintien de la posture, une diminution de la force maximale et une diminution de la hauteur discale à la fin de journée par rapport au matin. L\u27âge n\u27a pas eu d\u27effet significatif sur la plupart des variables, à l\u27exception de la vitesse de déplacement du centre de pression, où les travailleurs plus âgés ont montré des valeurs plus élevées, pouvant témoigner d’une plus grande instabilité posturale. Toutefois, l’intégration de la variable du poids aux analyses statistiques révèle que les effets répertoriés s’expliquent en partie par la différence de poids entre les travailleurs âgés et les travailleurs plus jeunes. Aucune différence significative en regard du nombre de pas quotidien, de la dépense énergétique, du temps assis et debout et du nombre de passages de la position assise à debout n’a été notée entre le groupe de travailleurs jeunes et le groupe de travailleurs âgés (p \u3e 0,05). L’analyse ergonomique des activités de travail n’a révélé aucune différence significative en termes de contraintes biomécaniques entre les travailleurs jeunes et âgés. La flexion antérieure du tronc était la contrainte la plus fréquente. Retombées Bien que l’âge ne semble pas influencer la nature des changements physiologiques et biomécaniques se produisant au cours d’un quart de travail, les conclusions de cette étude suggèrent cependant que des mesures peuvent être mises en place pour adapter l’environnement de travail et mieux outiller le travailleur pour faire face aux tâches quotidiennes requises dans le cadre de son emploi. Ces mesures auraient intérêt à ne pas se concentrer exclusivement sur les catégories d\u27âge des travailleurs, mais plutôt sur les capacités physiques individuelles, ouvrant la porte à des interventions personnalisées pour améliorer la santé et le bien-être au travail. L\u27étude éclaire également les défis liés au recrutement et au suivi des travailleurs, soulignant l\u27acceptabilité des mesures physiques et physiologiques utilisées pour rendre compte de l’impact des tâches déployées au cours d’une journée de travail sur la fatigue musculaire, les propriétés tissulaires du rachis et le contrôle postural des travailleurs jeunes et âgés. Abstract Occupational health and safety issue and objectives The prolongation of active life represents a growing phenomenon among Quebec workers aged over 55 years. In 2017, this age group represented almost 20% of workers holding full-time employment. Considering the physiological changes that accompany aging, the employment of older workers may require tasks to be adapted to take account of their physical capacities and limitations and protect their health. Although few data are currently available, it is probable that physical efforts and the constraints of the work environment generate different physiological consequences in older workers than in younger ones. The objective of this study is to determine whether it is feasible to measure the impact of the physical efforts made during a workday on the development of muscle fatigue, tissue properties and postural stability of older (\u3e50 years) and younger workers (£50 years). Methodology Younger (£50 years) and older workers (\u3e50 years) were recruited for this feasibility study, which aimed to identify the physical and physiological impacts experienced during a typical workday. The measures used at the beginning and end of the day included a test of the endurance and muscle fatigue of the trunk muscles, an assessment of disc height for the entire spinal column, and a postural stability test. In addition, during the workday, participants wore an actimetric monitoring device that collected data concerning the daily level of physical activity and working positions; they also underwent an ergonomic activity analysis so we could understand the complexity of their work. Results A total of 41 participants were recruited: 21 in group 1 (younger workers: £50 years) and 20 in group 2 (older workers: \u3e50 years). The two groups did not differ for any sociodemographic variables other than mean age, years of seniority and mean weight (kg). The older participants had a significantly higher number of years of seniority: 13.04 ± 13.56 years, compared to 2.48 ± 2.60 for the younger workers (p \u3c 0.05). The mean weight of the older workers (79.13 ± 16.30 kg) was also significantly higher (p \u3c 0.001) than that of the younger workers (69.4 ± 13.31 kg). No statistically significant difference in general satisfaction, intrinsic or extrinsic to work, or in the acceptability of wearing the actimeter was found between the younger and older workers (p ˃ 0.05). The results indicate a significant effect of time of day on endurance, maximum force, disc height and speed of mediolateral centre of pressure displacement: workers experienced a decrease in duration of posture maintenance, a decrease in maximum force, and a decrease in disc height at the end of the day compared to the morning. Age had no significant effect on most variables except centre of pressure displacement speed: older workers had higher values, which may be a sign of greater postural instability. However, the incorporation of the variable Weight in the statistical analyses revealed that the effects listed above are partly explained by the difference in weight between older and younger workers. No significant difference in the number of steps each day, energy expenditure, time spent sitting or standing, and the number of transitions from sitting to standing position was noted between the younger and older groups of workers (p \u3e 0.05). The ergonomic analysis of work activities did not reveal any significant difference in terms of biomechanical constraints between younger and older workers. Anterior trunk flexion was the most common constraint. Impacts Although age does not appear to affect the nature of the physiological and biomechanical changes that occur during a work shift, the conclusions of this study still suggest that measures could be put in place to adapt the working environment and better equip workers to handle the daily tasks required in their work. Such measures should not focus exclusively on workers’ age groups but rather on individual physical capacities, clearing the way for customized interventions to improve occupational health and safety. The study also sheds light on the challenges related to worker recruitment and monitoring, and emphasizes the acceptability of the physical and physiological measures used to assess the impact of tasks executed during a workday on muscle fatigue, the tissue properties of the spinal column and postural control in both younger and older workers

    Les risques biologiques et leur prévention lors du tri des déchets ménagers recyclables : le point sur la situation en France

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    Cette présentation fait le point des connaissances sur les populations de travailleuses et travailleurs concernés par le tri en France et sur les principales expositions et tâches exposantes. En focalisant sur les bioaérosols, elle aborde également les symptômes rapportés chez les travailleuses et travailleurs manipulant des déchets ménagers, ainsi que les principales mesures de prévention qui peuvent être proposées

    Camions poubelle : les défis du transport pour la santé des travailleuses et travailleurs

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    Cette conférence se penche sur la protection des chauffeurs de camion de collecte des matières résiduelles et déchets. Ces personnes passent la majorité de leur temps de travail dans un environnement confiné, alimenté en air frais par les systèmes de chauffage, ventilation et conditionnement d’air (CVCA) des véhicules. Par la nature des tâches et des environnements fréquentés par les camions de collecte des MRD, cet air peut être vicié par différents contaminants de la circulation automobile (particules fines et ultrafines), mais aussi par des bioaérosols (bactéries, moisissures) provenant des MRD

    Occupational exposures of women to chemical substances: Improvement of an existing job exposure matrix to provide sex-specific estimations of exposure

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    Il est reconnu que les femmes et les hommes ont des profils professionnels différents qui peuvent donc se traduire par des risques de maladie professionnelle différents. Pourtant, la plupart de nos connaissances actuelles sur les maladies professionnelles découlent d\u27études menées auprès des hommes. Or, les femmes représentent actuellement 48 % de la population active au Québec. La santé des femmes dans l’environnement de travail demeure un domaine sous-étudié et nous sommes particulièrement freinés par le manque de compréhension de l\u27impact du genre sur l\u27exposition en milieu de travail. Il a été démontré que l\u27attribution des tâches et les conditions de travail peuvent différer même lorsque les femmes et les hommes exercent les mêmes professions. Ces différences dans l\u27attribution des tâches peuvent se traduire par des expositions différentes aux produits chimiques toxiques, aux contraintes ergonomiques, aux risques d\u27accident et aux facteurs de stress psychosociaux. Alors que les différences biologiques entre les femmes et les hommes peuvent être un facteur causal sous-jacent dans l\u27étiologie des maladies, la prise en compte des différences de genre dans l\u27évaluation de l\u27exposition reste un défi dans la recherche sur la santé au travail en raison du manque d\u27outils existants qui tiennent compte de ces différences. Dans le contexte d\u27expositions survenues dans le passé ou sur une longue période, l\u27évaluation par des experts est supérieure aux expositions autodéclarées, car les experts peuvent tenir compte de la période d\u27exposition, des particularités locales, des processus de fabrication ou des matériaux utilisés, ainsi que des tâches particulières accomplies par le sujet. Néanmoins, l\u27évaluation par des experts reste coûteuse quant à la durée de travail des ressources et, par conséquent, plusieurs chercheurs éminents ont préconisé l\u27utilisation de matrices emploi exposition (JEM). En particulier, les JEM construites à partir de données dérivées d\u27évaluations d\u27experts ont été proposées comme une alternative rentable à l\u27évaluation par des experts. Une telle matrice, connue sous le nom de Canadian Job Exposure Matrix (CANJEM), a été créée par Jérôme Lavoué et Jack Siemiatycki à partir des informations sur l\u27exposition obtenues dans le cadre de quatre études cas-témoins menées à Montréal entre 1979 et 2004, qui ont porté sur plus de 12 000 sujets (plus de 30 000 emplois), où la majorité des sujets de l\u27étude étaient des hommes. L\u27amélioration des estimations de CANJEM concernant les expositions chimiques et physiques des femmes sur le lieu de travail était un objectif important de ce projet. À cette fin, une évaluation des histoires professionnelles des femmes (4 362 descriptions d’emploi) ayant participé à l\u27étude cas-témoins sur le cancer du sein à Montréal de 2008 à 2011, dirigée par Mark S. Goldberg et France Labrèche, a été effectuée par des experts. Une équipe de chimistes et d\u27hygiénistes industriels qualifiés a examiné les histoires professionnelles détaillées recueillies auprès des participantes à l’étude afin de leur attribuer des codes de profession et d\u27industrie normalisés et d\u27estimer les expositions pour chaque emploi exercé. En ajoutant ces données enrichies à CANJEM, notre étude visait à déterminer si les expositions professionnelles différaient entre les femmes et les hommes occupant les mêmes emplois. Afin d\u27évaluer les différences possibles en matière d\u27exposition, des JEM spécifiques au sexe ont été développées pour comparer la fréquence des professions et la prévalence des agents entre les sexes. Ensuite, la concordance entre chaque JEM des paramètres de la probabilité, de la fréquence, de l’intensité et de l’intensité d’exposition pondérée en fréquence a été calculée. Des modèles bayésiens hiérarchiques ont ensuite été créés pour estimer les différences notables entre les JEM spécifiques aux femmes et aux hommes en fonction de la probabilité d\u27exposition à un agent donné. Enfin, à partir de l\u27information enrichie contenue dans CANJEM, nous avons obtenu des estimations de la prévalence de l\u27exposition à 258 agents en milieu de travail chez les femmes de Montréal. En comparant les JEM spécifiques au sexe, la fréquence des professions diffère entre les sexes, que l\u27on examine toutes les professions de chaque JEM séparées ou les professions communes aux deux JEM. En outre, la prévalence des agents différait d\u27une JEM à l\u27autre, avec peu de chevauchements entre les agents les plus prévalents. Les professions communes aux femmes et aux hommes présentaient une concordance modérée quant à la probabilité, à la fréquence, à l\u27intensité et à l\u27intensité pondérée en fonction de la fréquence de l\u27exposition aux agents CANJEM. Les professions principalement occupées par des femmes étaient fréquemment exposées aux solvants organiques, aux agents de nettoyage et aux aldéhydes aliphatiques, alors que les professions principalement occupées par des hommes étaient fréquemment exposées aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP, de toute origine et du pétrole en particulier), aux solvants organiques et au monoxyde de carbone. À partir des analyses bayésiennes hiérarchiques, nous avons observé que les combinaisons agent-profession (en utilisant une résolution à 5 chiffres du code de la CITP-68, correspondant à la catégorie professionnelle) chez les hommes avaient des probabilités plus élevées d’exposition par rapport aux femmes au cours d’une même période (1933-2011). Parmi les professions couramment exercées, on a observé différents agents pour lesquels les femmes ou les hommes avaient des probabilités d\u27exposition plus élevées. Les femmes travaillant dans l’agriculture étaient plus susceptibles que les hommes d’être exposées à un plus grand nombre d’agents. Les femmes travaillant comme Ouvrière agricole avaient des probabilités d\u27exposition nettement plus élevées que les hommes à six agents, tandis que les hommes Ouvrier agricole avaient deux agents pour lesquels leurs probabilités d\u27exposition étaient plus élevées que celles des femmes. En comparaison, les hommes avaient des probabilités plus élevées d\u27être exposés à des agents lorsqu’ils exerçaient des professions telles que manoeuvres et vendeurs. Les hommes ayant le titre professionnel de Gestionnaire (commerce de détail) avaient des probabilités d\u27exposition significativement plus élevées pour 16 agents, contre trois qui étaient plus élevées chez les femmes. En général, les analyses des différences notables ont montré que les femmes avaient des probabilités plus élevées d\u27être exposées aux agents de nettoyage, à la poussière de tissu et à l\u27ozone, tandis que les hommes avaient des probabilités plus élevées d\u27être exposés aux HAP (de toute origine ou provenant du pétrole), au monoxyde de carbone et au plomb. L\u27une des principales lacunes limitant la compréhension des différences liées au genre en matière d\u27exposition professionnelle est le manque d\u27informations fiables sur les expositions subies par les femmes. À partir de CANJEM, enrichie par l\u27ajout d\u27un plus grand nombre de professions occupées par des femmes, les professions fréquemment occupées par les femmes montréalaises et les expositions prévalentes encourues en milieu de travail de 1933 à 2011 ont été identifiées. Les emplois les plus fréquemment occupés par les femmes se trouvaient dans les secteurs du textile et de la fabrication, et des soins de santé et des services; les solvants organiques, les agents de nettoyage et l\u27ozone étaient les agents auxquels les travailleuses étaient le plus souvent exposées. Il est intéressant de noter que les femmes montréalaises n\u27ont été exposées qu\u27à 196 agents CANJEM sur les 258 agents étudiés et que, par conséquent, 62 agents CANJEM n\u27ont été répertoriés dans aucune profession occupée par des femmes. Nos résultats contribueront à améliorer la capacité de CANJEM à évaluer les expositions des femmes en milieu de travail. Étant donné le peu de données disponibles sur la relation entre le sexe et/ou le genre et l\u27exposition, la validité de l\u27application des outils d\u27évaluation de l\u27exposition élaborés à partir d\u27informations recueillies auprès des hommes (ou principalement auprès des hommes) aux études chez les femmes est inconnue. Nos résultats s\u27ajoutent aux conclusions précédentes sur la ségrégation industrielle entre les femmes et les hommes, dans la mesure où l\u27on observe que les profils d\u27exposition peuvent également différer au sein d\u27un même groupe professionnel en raison des différences dans les tâches assignées. Compte tenu de ces différences d\u27exposition entre les femmes et les hommes selon les combinaisons d’agent-profession, il est évident que des efforts supplémentaires doivent être déployés pour intégrer les informations relatives à l\u27exposition des travailleuses dans les JEM et qu\u27une JEM féminine puisse être nécessaire pour estimer avec plus de précision les expositions dans certains milieux de travail. En définitive, il est clair que nous devons développer des outils grâce auxquels nous pouvons surveiller et informer de manière équitable la sécurité et la santé des travailleuses. Voir la version française abrégée (R-1190-fr) Abstract It has been recognized that women and men have different occupational profiles which may, therefore, translate into different occupational disease risks. Yet, most of our current understanding of occupational diseases stems from evidence accumulated from studies conducted in men. Meanwhile, women currently represent 48% of the labour force in Québec. Women’s health in the workplace continues to be an under-studied area and we are hindered particularly by the lack of understanding of how gender impacts workplace exposures. There is evidence that task assignments and working conditions may differ even when women and men have the same occupations. These different task assignments may translate into different exposures to toxic chemicals, ergonomic demands, risk of accidents, and psychosocial stressors. Whereas biological differences between women and men may be an underlying causal factor in the etiology of diseases, the consideration of gender differences in exposure assessment remains a challenge in occupational health research given the lack of existing tools that capture gender differences. In the context of exposures occurring in the past or over a long period of time, expert assessment is superior to self-reported exposures since experts can account for the time period of exposure, local peculiarities of production processes or materials used, as well as particular tasks performed by the subject. Nevertheless, expert assessment remains costly in terms of resource time and thus, several prominent researchers have advocated for the use of job exposure matrices (JEMs). In particular, JEMs built from data derived from expert assessments have been proposed as a cost-efficient alternative to expert assessment. Such a database, known as the Canadian Job Exposure Matrix (CANJEM) was constructed by Drs. Jérôme Lavoué and Jack Siemiatycki from the exposure information obtained within four case-control studies conducted in Montréal between 1979 and 2004, that included over 12,000 subjects (over 30,000 jobs) wherein the majority of study subjects were men. The improvement of CANJEM estimations of chemical and physical exposures of women in the workplace was one important objective of this project. To this end, expert assessment of the occupational histories of women in the Montréal Breast Cancer Case-Control Study from 2008 to 2011, directed by Mark S. Goldberg and France Labrèche, was employed. A team of trained chemists and industrial hygienists reviewed occupational histories to assign standardized occupation and industry codes, and exposures for each occupation held. Adding this enhanced data to CANJEM, our study aimed to discern whether occupational exposures differ between women and men holding the same jobs. In order to evaluate possible differences in exposure, sex-specific JEMs were developed to compare the frequency of occupations and the prevalence of agents between sexes. Then, the agreement of exposure metrics of the probability, frequency, intensity, and frequency-weighted intensity of exposure between each JEM was calculated. Hierarchical Bayesian models were then created to estimate notable differences between corresponding female- and male-specific JEMs based on the probability of exposure. Lastly, from the enhanced information in CANJEM, we derived estimates of the prevalence of exposure to 258 workplace agents among Montréal women. Experts conducted assessments of 4,362 job descriptions from lifetime occupational histories provided by women in the Montréal Breast Cancer Case-Control Study. Upon comparison of sex-specific JEMs, the frequency of occupations differed between sexes regardlesss of whether all occupations in each separate JEM or occupations common to both JEMs were examined. Furthermore, the prevalence of agents in each JEM differed, with few overlapping across the most prevalent agents. It was observed that occupations common to both women and men revealed moderate agreement in the probability, frequency, intensity, and frequency-weighted intensity of exposure to CANJEM agents. Occupations held by women were frequently exposed to organic solvents, cleaning agents, and aliphatic aldehydes while occupations held by men were frequently exposed to PAHs (from any source and from petroleum specifically), organic solvents, and carbon monoxide. From Hierarchical Bayesian analyses, we observed that agent-occupation combinations (using a 5-digit ISCO-68 job code resolution) among men had higher probabilities of exposure to CANJEM agents relative to women in one time period (1933-2011). Among commonly held occupations, different agents in which either women or men had higher probabilities of exposure were observed. Women working in farming had higher probabilities of exposure to a greater number of agents than men. Female Farm Workers (General) had notably higher probabilities of exposure to six agents while male Farm Workers (General) had two agents for which their probabilities of exposure were higher than females. In comparison, men had higher probabilities of exposure to agents in occupations such as labourers and salespersons. Men holding the occupational title of Manager, Retail Trade had significantly higher probabilities of exposure across 16 agents relative to three that were higher in women. In general, notable difference analyses illustrated that women in the workforce had more significantly higher probabilities of exposure to cleaning agents, fabric dust, and ozone while men had more significantly higher probabilities of exposure to PAHs (from any source or from petroleum), carbon monoxide, and lead. One of the key gaps limiting further understanding of gender differences in occupational exposure is the paucity of reliable information about exposures incurred by women. From the enhancement of CANJEM with the addition of more occupations held by females, occupational titles frequently held by Montréal women and the prevalent exposures incurred in the workplace from 1933 to 2011 were identified. The most frequently held jobs among women tended to be in the textile and production, health care, and service industries. Meanwhile, organic solvents, cleaning agents, and ozone were the most prevalent agents that working women were exposed to. Interestingly, Montréal women were exposed only to 196 CANJEM agents out of 258 and thus, 62 CANJEM agents were not listed in any occupations held by women. Our findings will assist in the improvement of the ability of CANJEM to evaluate workplace exposures in women. Given the limited data that exists on the relationship between sex and/or gender and exposure, the validity of applying exposure assessment tools developed from information collected from men (or primarily from men) to studies in women is unknown. Our results add to previous findings of industry segregation between women and men in that it is observed that exposure profiles may also differ within the same occupational group due to differences in assigned tasks. Upon observing such exposure differences between women and men across agent-occupation combinations, it is evident that further efforts must be made to incorporate exposure information of female workers into JEMs and that a female JEM may be needed to accurately estimate exposures for certain workplaces. Ultimately, it is clear that we must develop tools whereby we can equitably monitor and inform the safety and health of female workers

    Assessing the multidimensional comfort of earplugs in virtual industrial noise environments

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    Earplugs’ comfort is primarily evaluated through cost-effective laboratory evaluations, yet these evaluations often inadequately capture the multidimensional comfort aspects due to design limitations that do not replicate real-world conditions. This paper introduces a novel laboratory method for comprehensive assessment of the multidimensional comfort aspects of earplugs, combining questionnaire-based evaluations and objective perceptual tests within virtual industrial sound environments replicating in-situ noise exposure. Objective perceptual results confirm that the sound environment affect participants’ ability to detect alarms in a noisy environment and comprehend speech-in-noise while wearing earplugs. Subjective questionnaire results reveal that the earplugs family has an effect on the primary attributes of the acoustical, physical and functional comfort\u27s dimension. Participants reported the physical dimension as the most important factor they take into account when evaluating earplugs’ comfort. The functional dimension was considered the second most important factor by the participants, followed by the psychological dimension, and the acoustical dimension. © 2024 The Author(s

    Understanding musculoskeletal disorders in dancers: The role of lumbopelvic muscles and movement competency

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    Objective: To investigate whether transversus abdominis activation (TrA), hip strength, and movement competency are associated with the incidence of musculoskeletal disorder episodes (MDEs) in dancers when controlling for confounding variables. The secondary objectives were to determine if there were differences between professional and preprofessional dancers for the aforementioned factors, as well as to determine if there were differences in TrA activation and hip strength between the dominant and non-dominant sides. Design: Prospective cohort study. Methods: 118 dancers were recruited. The independent variables were collected at the beginning of the dance season: 1) TrA activation, 2) hip strength, and 3) movement competency. To assess the development of MDEs, a weekly electronic diary was used over a 38-week period. MDEs were compiled for each dancer\u27s whole body and subdivided into total musculoskeletal disorder episodes (all body parts) and lower quadrant musculoskeletal disorder episodes (lower limb and lower back). Results: Lower TrA, as well as higher hip abductor and external rotator strength, were associated with a lower incidence of MDEs. TrA activation (β = 0.260, p = 0.023) and hip external rotator strength (β = −0.537, p = 0.002) could significantly explain 25.4% of the variance of total MDEs, as well as 20.9% of the variance of lower quadrant musculoskeletal disorder episodes (β = 0.272, p = 0.016; β = −0.459, p = 0.011). No significant associations were found between movement competency and MDEs. Conclusions: Higher hip strength could be a protective factor for MDEs among dancers. Further studies are needed to better understand the involvement of the transversus abdominis in MDEs. © 2024 The Author

    Pain catastrophizing: Controversies, misconceptions and future directions

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    Recent reports have pointed to problems with the term “pain catastrophizing.” Critiques of the term pain catastrophizing have come from several sources including individuals with chronic pain, advocates for individuals with chronic pain, and pain scholars. Reports indicate that the term has been used to dismiss the medical basis of pain complaints, to question the authenticity of pain complaints, and to blame individuals with pain for their pain condition. In this paper, we advance the position that the problems prompting calls to rename the construct of pain catastrophizing have little to do with the term, and as such, changing the term will do little to solve these problems. We argue that continued calls for changing or deleting the term pain catastrophizing will only divert attention away from some fundamental flaws in how individuals with pain conditions are assessed and treated. Some of these fundamental flaws have their roots in the inadequate training of health and allied health professionals in evidence-based models of pain, in the use of psychological assessment and intervention tools for the clinical management of pain, and in gender equity and antiracism. Critiques that pain scholars have leveled against the defining, operational, and conceptual bases of pain catastrophizing are also addressed. Arguments for reconceptualizing pain catastrophizing as a worry-related construct are discussed. Recommendations are made for remediation of the problems that have contributed to calls to rename the term pain catastrophizing. Perspective: The issues prompting calls to rename the construct of pain catastrophizing have their roots in fundamental flaws in how individuals with pain are assessed and treated. Efforts to address these problems will require more than a simple change in terminology. © 2024 United States Association for the Study of Pain, Inc

    Workplace injury prevention and wellness program for orchestra musicians: A randomized controlled trial

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    OBJECTIVE: To evaluate the effect of a workplace injury prevention and wellness program compared to no intervention (control) on musicians’ playing-related musculoskeletal pain intensity. The hypothesis was that musicians who completed the program would have a greater reduction in pain intensity than the control group. t DESIGN: Pragmatic parallel randomized controlled trial. t METHODS: Sixty-five orchestra musicians were recruited and completed patient-reported outcome measures (primary outcome: pain intensity over 11 months, using the Musculoskeletal Pain Intensity and Interference Questionnaire for Musicians; range: 0-40; lower is better) at baseline, 14 weeks (T1), and 11 months (T2). Following baseline assessment, participants were randomly assigned to the intervention (n = 33) or control (n = 32) groups, stratified by instrument and pain prevalence. The intervention group received a 14-week injury prevention and wellness program including; education and exercise; the control group received no intervention. t RESULTS: Pain intensity means (standard deviation) were 7.8 (6.2), 8.0 (7.5), and 8.6 (5.7) in the control group, and 9.0 (6.6), 5.0 (4.2), and 6.7 (6.6) in the intervention group at T0, T1, and T2, respectively. Using intention-to-treat analyses (3 dropouts, n = 65 analyzed), between-group differences in pain intensity (95% confidence interval) were T1-T0: −4.2 (−7.5, −0.9); T2-T0: −3.7 (−7.1, −0.3), type III (overall) P = .03, favoring the intervention group. No adverse events were reported. t CONCLUSION: A workplace injury prevention and wellness program may have a clinically meaningful effect on reducing orchestra musicians’ pain intensity. J Orthop Sports Phys ©2024 JOSPT®, Inc

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