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Une partielle intégration des pratiques participatives dans les arts visuels contemporains
International audienceMalgré l’injonction participative innervant les politiques culturelles contemporaines, les pratiques artistiques participatives bénéficient d’une reconnaissance partielle en tant qu’art. Dans les discours d’artistes comme de représentant·e·s d’institutions culturelles de notre enquête, une frontière se dessine souvent entre les projets de création participative ou collaborative, qui tendent à peu à peu intégrer les institutions culturelles en tant qu’objets artistiques, et les « ateliers ». Pourtant, une analyse de la matérialité des pratiques et des carrières des artistes montre que ces catégories sont, en fait, poreuses
Traduction en arabe de : P.-L. Gatier 2013, « La christianisation de la Syrie : l’exemple de l’Antiochène »
Gatier Pierre-Louis. La christianisation de la Syrie : l’exemple de l’Antiochène. In: Topoi. Orient-Occident. Supplément 12, 2013. Villes et campagnes aux rives de la Méditerranée ancienne. Hommages à Georges Tate, p. 61-96
Ecoresponsabilité et données de recherche
International audienceThe authors of the article analyze how the environmental and societal impacts of opening up research data are taken into account. The research is based on interviews with data mediators and responsible digital service mediators, as well as information and communication documents published by the Ministry of Higher Education and Research and the Interministerial Mission for Responsible Digital Technology. For those interviewed, the FAIR principles constitute eco-responsible arguments, even if they are not formulated as such in official communications. The data management plan (DMP) could provide an opportunity to reflect on the eco-design of research projects. Finally, mediators raise awareness of eco-responsibility among their interlocutors by subtly combining data care with empathy towards themLes autrices de l’article analysent la prise en compte des impacts environnementaux et sociétaux de l’ouverture des données de recherche à partir d’entretiens - menés avec des médiateurs de la donnée et des médiateurs des services numériques responsables - et des documents info-communicationnels publiés principalement par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par la Mission Interministérielle du Numérique Responsable. Pour les interviewés, les principes FAIR sont des arguments écoresponsables même s’ils ne sont pas formulés comme tels dans les communications officielles liées aux données de recherche. Le plan de gestion de données (PGD) est un espace qui pourrait permettre de réfléchir à l’écoconception des projets de recherche. Enfin, les médiateurs sensibilisent leurs médiés à l’écoresponsabilité en combinant subtilement soin aux données et empathie envers leur médié
Design for Strong sustainability (DfSoSy) : une méthodologie pour une approche de circularité forte ?
International audienceDepuis le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et ledéveloppement en 1987, deux interprétations du développement durable ont émergé.[1] distingue ainsi la soutenabilité faible et la soutenabilité forte. Selon [2] lasoutenabilité faible repose sur une vision du statu quo, considérant que la croissanceéconomique, l’équité sociale et la préservation écologique peuvent coexister sansconflits majeurs. À l’inverse, une soutenabilité forte implique le respect des limitesplanétaires [3] et intègre pleinement les questions de justice sociale et d’équité [4]
La construction du problème public de la vaccination contre la COVID-19 dans les médias de trois pays européens
International audienceÀ partir d’un corpus de presse collecté de janvier à août 2021, cet article propose une analyse comparative de la construction du problème public de la vaccination contre la COVID-19 en France, Italie et Roumanie. Les résultats mettent en évidence la domination du cadre de la communication publique-politique de crise (concrétisé par la forte visibilité des institutions publiques en charge de la gestion de la campagne), ainsi que des argumentaires, très favorables à la vaccination, spécifiques à chaque pays
Co-construction d'un observatoire du cinéma et de l'image en mouvement en AuRA : une recherche-action au croisement des enjeux scientifiques et professionnels au sein d'un pôle territorial ICC (France 2030)
International audienc
Dardilly (69), Nouveau groupe scolaire. Avenue de Verdun: Rapport Final d'Opération d'archéologique préventive
L’opération d’archéologie préventive menée à Dardilly préalablement à la construction d’un nouveau groupe scolaire avenue de Verdun, a concerné une emprise de 2000 m² implantée sur le passage d’un tronçon enterré de l’aqueduc antique de la Brévenne situé à une quinzaine de kilomètres de son arrivée sur la colline de Fourvière à Lyon. Cette fouille a également offert la possibilité de mettre en évidence les vestiges de structures liées au fonctionnement et à l’entretien de l’aqueduc, de repérer des indices d’une fréquentation antique postérieure à l’abandon de l’édifice et d’identifier, par ailleurs, plusieurs structures appartenant à un site d’occupation rurale de l’époque médiévale dont la datation se situe entre le Xe et le XIe siècle.Le canal de l’aqueduc, dont la voûte n’était pas conservée à l’exception de quelques éléments, a été mis au jour sur une longueur de 64 m selon une orientation générale sensiblement ouest-est, accomplissant néanmoins deux changements d’orientation. La pente moyenne relevée sur ce tronçon est de 0,8‰, mais le profil en long montre de nombreuses variations dont la plus significative est représentée par une contre-pente de 0,3‰ sur les quinze premiers mètres du specus à l’ouest. L’ouvrage est enfoui dans une vaste tranchée et flanqué d’un drain latéral sur le côté amont du versant. Le canal est structuré avec la combinaison de plusieurs maçonneries, comprenant un radier de fondation, des piédroits, un cuvelage, un dispositif d’étanchéité et une voûte. Cette mise en œuvre est conforme à la structure dite de « grande section » identifiée et reconnue à de nombreuses reprises à partir du dix-huitième kilomètre de l’aqueduc. Cependant, une technique inhabituelle a pu être observée pour la mise en œuvre de la paroi gauche du cuvelage sur le dernier tiers de la longueur du canal étudié. Celle-ci est, en effet, exclusivement réalisée avec des fragments de briques et des fragments d’imbrices liés avec du mortier de tuileau. Les observations ont été effectuées sur une coupe de l’ouvrage et par l’intermédiaire de l’identification en amont d’une césure régulière avec la paroi du cuvelage construite de manière classique en béton banché, montrant d’une part, que la mise en œuvre de cette technique n’est pas liée à une réparation du canal et permettant d’autre part, de considérer de manière significative une phase du chantier de construction.Le colmatage du canal, mis en place dès l’arrêt de la circulation active d’eau, est matérialisé par le dépôt d’une couche d’une cinquantaine de centimètres d’épaisseur composée d’une alternance de litages fins de sable et d’argile silteuse. L’analyse par luminescence optiquement stimulée (OSL) d’un échantillon de sédiments prélevés au cœur de cette couche fournit une datation à 1660 ± 80 ans BP, soit entre la fin du IIIe s. et le début du Ve s. Ces premiers dépôts étaient surmontés par une couche homogène de silt argileux contenant de nombreux fragments de grès et de mortiers dont la présence s’explique par le démantèlement de la voûte et la récupération de ses matériaux.L’absence de la voûte à l’instant de la mise en place de cette couche semble confirmée par la découverte de restes osseux d’un bovin adulte, de quelques fragments d’os humains et de plusieurs fragments de céramique appartenant à une coupe en sigillée claire B Desbat 15 et à une marmite en céramique commune grise dont l’association est fréquente dans des ensembles du IIIe s. et du début du IVe s. Le comblement complet du canal apparaît sous la forme de deux couches, d’une épaisseur totale de 0,75 m, caractérisées elles aussi par la présence de fragments de grès et de mortier. La dernière couche, qui recouvrait partiellement le niveau d’apparition des piédroits, a livré deux fragments d’une assiette en céramique décorées, dont la production date des XVIe - XVIIe siècles.Deux drains contemporains de l’aqueduc et aménagés perpendiculairement au côté sud de l’édifice ont été découverts à 35 m d’intervalle. Le premier à l’ouest, a été identifié sur une longueur de 19 m et possède un creusement en Y de 1,93 m de profondeur s’amenuisant progressivement avec l’abaissement de la pente. Il était comblé avec des blocs pluridécimétriques de calcaire à gryphées et un conduit sommaire a été aménagé au fond avec les mêmes blocs. À l’est, le second fossé, dont la relation à l’aqueduc a été perturbée par le creusement d’une fosse, possédait également un creusement en Y observé jusqu’à 1,10 m de profondeur et un remplissage avec des blocs de grès hétérométriques dans sa partie inférieure. Une couche du comblement de la partie supérieure du fossé a livré un fragment de pot à col côtelé dont la typologie est répandue entre l’époque augustéenne et le IIIe s.Une fosse sub-quadrangulaire d’environ 3,90 m de long et 3,50 m à 4,50 m de large a été découverte contre le côté droit de l’aqueduc. Elle possédait un creusement conservé sur 0,85 m de profondeur caractérisé de manière générale par un fond plat et des parois sub-verticales. Des radiers de pierres étaient aménagés dans deux logettes quadrangulaires de 0,45 m à 0,60 m de côté, creusées dans les angles en vis-à-vis sur le côté sud de la fosse, constituant des aménagements propices à l’installation d’une superstructure. L’interprétation de la fonction de cette fosse est due à l’analyse micromorphologique d’un échantillon sédimentaire prélevé dans la partie inférieure du comblement au contact du substrat et suggère que cette fosse a été employée pour gâcher du mortier à la chaux.L’occupation médiévale identifiée dans l’emprise de la fouille est représentée par sept structures comprenant un foyer et six fosses-silos. Excepté le foyer et une fosse, situés respectivement au sud et à l’ouest, les fosses-silos étaient toutes situées au nord de l’emprise de fouille, incitant à penser que l’occupation devait se développer au-delà vers le nord. L’ensemble céramique issu de ces différents comblements indique une occupation du site entre le Xe et le XIe siècle, notamment avec la présence des fonds marqués, une particularité régionale admise pour cette période.Une étude carpologique réalisée sur quatorze prélèvements issus du comblement des fosses-silos a permis d’obtenir des informations sur l’économie végétale, l’agriculture, le paysage ancien et les activités humaines pratiquées sur le site. En parallèle, une étude anthracologique effectuée sur six prélèvements recueillis dans le foyer et dans quatre silos a permis d’esquisser certains traits des paléo-paysages environnants et de dégager des considérations d’ordre ethnographique sur l’usage du bois
Le renforcement morphologique dans l’histoire du démonstratif français : le cas des formes préfixées en i- (XIe – XVIe siècles)
International audienceThis article deals with the evolution of the reinforced forms of the French demonstrative (icil, icele, icist, iceste, icelui, etc.) between the 11th and 16th centuries, revealing three diachronic phases in their frequency and context of use. During the 12th and 13th centuries, prefixed demonstratives duplicate simple forms, and are mainly used in Anglo-Norman texts. In Middle French, their frequency varies according to discourse domains and genres, and their paradigm is gradually limited to four forms (icelui, icele, iceux and iceles). After the end of the 1st third of the 16th century, their frequency becomes more stable in most of the texts, and their specialization in pronominal use is obvious. The final part of the study shows that they are used as autonomous pronouns, fulfilling a temporary function in the final phase of modern pronoun selection.L’article porte sur l’évolution des formes renforcées du démonstratif français (icil, icele, icist, iceste, icelui, etc.) entre le XIe et le XVIe siècle et fait apparaître trois phases diachroniques dans leur fréquence et leur contexte d’emploi. Aux XIIe et XIIIe siècles, les démonstratifs préfixés doublent les formes simples et sont surtout employés dans les textes anglo-normands. En moyen français, leur fréquence varie surtout en fonction du domaine et du genre discursif et leur paradigme se restreint à quatre formes (icelui, icele, iceux et iceles). À partir de la fin du 1er tiers du XVIe siècle, leur fréquence est plus stable dans la plupart des textes et ils se spécialisent nettement en fonction pronominale. La dernière partie de l’étude montre qu’ils servent de pronoms autonomes et remplissent une fonction temporaire lors de la phase terminale de sélection des pronoms démonstratifs modernes