National Museum of Natural History

Publications scientifiques du Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
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    Révision du genre <i>Brachystoma</i> Meigen, 1822 pour l’Europe (Diptera, Brachystomatidae) avec la découverte possible d’un comportement d’oviposition

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    Le genre Brachystoma Meigen, 1822, sur la base de matériel récemment collecté, est révisé pour l’Europe. Deux espèces, B. vesiculosum (Fabricius, 1794) et B. obscuripes Loew, 1856, sont reconnues, redécrites, illustrées, et leur séquence barcode fournie. Le tergite 7 des femelles de Brachystoma est considérablement développé et forme une vésicule qui renferme les segments qui lui sont normalement postérieurs ainsi que les cerques. De nombreux spécimens femelles de Brachystoma obscuripes, récemment collectés, montrent une vésicule remplie de particules provenant du sol et sans doute du mucus. Il est postulé ici que les femelles récupèrent des particules du sol qui se mélangent au mucus et aux œufs. Ceux-ci seraient ainsi protégés après leur ponte. Un comportement similaire est bien connu chez les diptères Bombyliidae Latreille, 1802.On the basis of recently collected material, the genus Brachystoma Meigen, 1822 (Brachystomatidae Melander, 1908) is revised in Europe. Two species, B. vesiculosum (Fabricius, 1794) and B. obscuripes Loew, 1856 are recognized, redescribed, illustrated, with their DNA barcode sequence provided. Tergite 7 of Brachystoma females is considerably developed and forms a vesicle which encloses the segments which are normally posterior to it as well as the cerci. Many recently collected female specimens of B. obscuripes show a vesicle filled with soil particles and possibly mucus. We postulate that the female collects soil particles that are mixed with eggs and mucus in this vesicle. Hence the eggs would be protected after deposition; a similar behaviour is well known in some bee flies (family Bombyliidae Latreille, 1802).</p

    Revision of the South African genus &lt;i&gt;Epibrithus&lt;/i&gt; Marshall (Curculionidae, Entiminae) with description of two new species

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    The monotypic genus Epibrithus (Curculionidae: Entiminae) was described by Marshall for Epibrithus pustulatus Marshall, 1955, a species from the Citrusdal region in a Western inland region of the Cape Floristic Region. This paper provides the re-description of the genus, the re-description of E. pustulatus and the description of two new species, Epibrithus longicarinatus Haran &amp; Hansen sp. nov. and Epibrithus boroveci Haran &amp; Hansen sp. nov. from South Africa. The species can most readily be distinguished on features of ventrite 5 of males, and features of the aedeagus and copulatory sclerites. COI data supports the morphological divisions. Based on morphological examination, we propose to transfer the genus to the tribe Oosomini until larger molecular revisions can confirm tribal relationships. Epibrithus appears to be native to a small area in the valleys/mountain slopes of the Western part of the Cape Floristic region. Adult Epibrithus appear to favour dense shrubs and trees, are rarely obtained in the field, and are scarce in collections.</p

    Suivi à long terme du déplacement d’une espèce en danger critique d’extinction : la Grande Mulette &lt;i&gt;Pseudunio auricularius&lt;/i&gt; (Spengler, 1793)

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    Dans le cadre de la construction de la ligne grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), une mesure de déplacement d’une station de la très rare Grande Mulette Pseudunio auricularius (Spengler, 1793) a été réalisée en 2012. Au cours de ce déplacement, 63 individus ont été déplacés sur deux stations proches, situées en amont du site impacté sur la Vienne. L’article présente en détail les choix techniques effectués, le protocole de déplacement mis en place, ainsi que le suivi des individus sur dix ans. Le suivi met en évidence des différences de mortalité entre les classes d’âges mais pas entre les sites. Les juvéniles déplacés n’ont pas subi de perte d’individus après déplacement, quand les adultes voyaient leur effectif diminuer de manière constante jusqu’à t+48 mois. Cette diminution n’est pas statistiquement différente de celle d’un échantillon témoin. Des évolutions majeures de fonctionnalité d’un des sites de report ont été observées et ont déclenché la mise en place d’une mesure de restauration. En cela, la mise en place des suivis sur le long terme est nécessaire afin de suivre les individus et l’intégrité des sites de report.As part of the construction of the South Europe Atlantic High Speed Line (LGV SEA), a translocation of a population of the very rare giant pearl mussel Pseudunio auricularius (Spengler, 1793) was carried out in 2012. During this translocation, 63 individuals were translocated to two nearby localities, located upstream of the impacted site. The paper details the technical choices made and the translocation protocol used. The 10-year follow-up shows differences in mortality between age groups, but not between sites. The translocated juveniles did not suffer any loss of individuals, whereas the adults showed a steady decline until t+48 months. This decrease is not statistically different from the control site. Major changes in the functionality of one of the translocation sites were observed, leading to the implementation of restoration measures. In this respect, long-term monitoring must allow for the follow-up of the translocated individuals as well as the integrity of the control sites.</p

    Systématique, biodiversité et paléoécologie d’un assemblage de crustacés décapodes du Danien inférieur de l’Alabama, États-Unis

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    L’ampleur de l’impact de l’extinction du Crétacé-Paléogène (K-Pg) sur les crustacés décapodes n’a pas encore été rigoureusement évaluée en raison du manque d’études à l’échelle des affleurements. Nous décrivons de manière exhaustive un assemblage du Danien inférieur, mais pas le plus ancien, provenant de Mussel Creek, dans le centre de l’Alabama, aux États-Unis, sur la base de la collecte collecte de restes de carapaces et d’appendices de décapodes dans un talus routier depuis 2010. Les spécimens ont été principalement collectés dans des mudstones limoneux et micacés du Membre Pine Barren au sein de la Formation Clayton, à environ 8 m au-dessus de la limite K-Pg. L’analyse des microfossiles indique que les décapodes proviennent de la partie inférieure moyenne de la zone à nannofossiles NP2, environ 600 à 700 ka après la limite K-Pg. Sur la base de 354 spécimens identifiables, nous reconnaissons huit espèces : 1) quatre Brachyura : Alahexapus martini (Feldmann, Schweitzer &amp; Portell, 2014) n. comb., Costacopluma nicksabani n. sp., Raninoides danicus n. sp. et un représentant indéterminé de la famille des Palaeoxanthopsidae Schweitzer, 2003 ; 2) trois Axiidea : Alphacheles zeta (Rathbun, 1936) n. comb., Ctenocheles sp. et Eucalliaxiopsis alabamensis (Rathbun, 1935a) n. comb. ; et 3) un Paguroidea : “Paguristes” johnsoni Rathbun, 1935a. Deux nouveaux genres sont décrits : Alahexapus n. gen. et Alphacheles n. gen. L’assemblage est dominé par des spécimens de C. nicksabani n. sp. (52 % des spécimens identifiables) et E. alabamensis n. comb. (31 %). Trois spécimens de C. nicksabani n. sp. conservent des gonopodes, ce qui est rare. Une analyse de raréfaction indique que (presque) toutes les espèces ont été collectées. Cet assemblage de décapodes du Danien inférieur est le plus diversifié d’Amérique du Nord connu à ce jour et fournit une base pour la poursuite des études sur les décapodes à travers la limite K-Pg.The extent to which the Cretaceous-Paleogene (K-Pg) extinction event impacted decapod crustaceans has yet to be tested rigorously due to a lack of studies at the outcrop scale. We comprehensively describe an early but not earliest Danian assemblage from Mussel Creek, central Alabama, United States, based on collecting of decapod carapaces and appendage remains at the roadcut part of this site since 2010. The specimens were recovered chiefly from silty, micaceous mudstones of the Pine Barren ­Member within the Clayton Formation, c. 8 m above the K-Pg boundary. Microfossil analysis indicates that the decapods originate from the lower middle part of the NP2 nannofossil zone, c. 600-700 ka after the K-Pg boundary. Based on 354 identifiable specimens, we recognize eight species: 1) four Brachyura: Alahexapus martini (Feldmann, Schweitzer &amp; Portell, 2014) n. comb., Costacopluma ­nicksabani n. sp., Raninoides danicus n. sp., and an indeterminate representative of ­Palaeoxanthopsidae Schweitzer, 2003; 2) three Axiidea: Alphacheles zeta (Rathbun, 1936) n. comb., Ctenocheles sp., and ­Eucalliaxiopsis alabamensis (Rathbun, 1935a) n. comb.; and 3) one Paguroidea: “Paguristes” johnsoni Rathbun, 1935a. Two new genera are described: Alahexapus n. gen. and Alphacheles n. gen. The assemblage is dominated by specimens of C. nicksabani n. sp. (52% of identifiable specimens) and E. alabamensis n. comb. (31%). Three specimens of C. nicksabani n. sp. preserve rare gonopods. A rarefaction analysis indicates that (nearly) all species were collected. This assemblage represents the most diverse early Danian decapod assemblage from North America thus far, and provides a basis for further study of decapods across the K-Pg boundary.</p

    Le charismatique &lt;i&gt;Gecarcinus ruricola&lt;/i&gt; (Linnaeus, 1758), espèce type de &lt;i&gt;Gecarcinus&lt;/i&gt; Leach, 1814, avec désignation d’un néotype et données génétiques, et nouvelle attribution générique, &lt;i&gt;Hartnollius&lt;/i&gt; n. gen., pour les trois espèces du genre

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    La morphologie adulte détaillée des crabes brachyoures vivants de grande taille a été étonnamment négligée. L’illustration en est donnée ici par le genre type de la famille des Gecarcinidae H. Milne Edwards, 1837, Gecarcinus Leach, 1814, et par son espèce type, le charismatique crabe terrestre G. ruricola (Linnaeus, 1758), remarquable par sa taille considérable, son importance écologique, économique et culturelle dans toute la région des Caraïbes. Gecarcinus comprend actuellement trois autres espèces terrestres : G. lateralis Fréminville in Guérin, 1832, réparti sur le continent américain et dans les îles des Caraïbes ; G. quadratus Saussure, 1853 et G. nobilii Perger &amp; Wall, 2014, uniquement sur le continent américain. Dans le contexte d’une révision en cours des Gecarcinidae par les deux premiers auteurs, Gecarcinus s’est révélé non monophylétique, ce qui est confirmé par les données morphologiques et moléculaires. Gecarcinus n. status est redéfini pour inclure uniquement G. ruricola ; les trois espèces restantes sont transférées dans un nouveau genre, Hartnollius n. gen., avec les combinaisons suivantes : Hartnollius lateralis (Fréminville in Guérin, 1832) n. comb., H. quadratus (Saussure, 1853) n. comb. et H. nobilii (Perger &amp; Wall, 2014) n. comb. Nous désignons ici un néotype pour Cancer ruricola Linnaeus, 1758. Les données moléculaires démontrent avec une valeur de soutien élevée que les différences morphologiques observées dans la distribution de G. ruricola (position du mérus mxp3 par rapport au bord frontal, position de l’extrémité de la cavité sterno-pléonale par rapport à la suture sternale thoracique 2/3) sont dues à une variabilité intraspécifique. Les précédentes références à G. ruricola en Floride et au Nicaragua se révèlent erronées, G. ruricola s’avérant être une espèce spéci­fiquement insulaire. Le cas de Gecarcinus depressus Saussure, 1857, décrit de Haïti, est documenté.Detailed adult morphologies of the largest living brachyuran crabs have been surprisingly neglected. This is exemplified by the type genus of the family Gecarcinidae H. Milne Edwards, 1837, Gecarcinus Leach, 1814, and by its type species, the charismatic land crab G. ruricola (Linnaeus, 1758), remarkable for its considerable size, its ecological, economic and cultural importance throughout the Caribbean region. Gecarcinus currently includes three other terrestrial species: G. lateralis Fréminville in Guérin, 1832, distributed on the American continent and in the Caribbean Islands; G. quadratus Saussure, 1853 and G. nobilii Perger &amp; Wall, 2014 only on the American continent. In the context of an ongoing revision of the Gecarcinidae by the first two authors, Gecarcinus revealed not monophyletic, which is supported by morphological and molecular data. Gecarcinus new status is redefined to include only G. ruricola; the three remaining species are transferred to a new genus, Hartnollius n. gen., with the following combinations: Hartnollius lateralis (Fréminville in Guérin, 1832) n. comb., H. quadratus (Saussure, 1853) n. comb. and H. nobilii (Perger &amp; Wall, 2014) n. comb. We designate here a neotype for Cancer ruricola Linnaeus, 1758. Molecular data highly support that morphological differences observed through G. ruricola distribution (position of merus mxp3 in relation to frontal margin, position of extremity of sterno-pleonal cavity in relation to thoracic sternal suture 2/3) are due to intraspecific variability. Previous references to G. ruricola in Florida and Nicaragua are found to be erroneous, G. ruricola proving to be a specifically insular species. The case of Gecarcinus depressus Saussure, 1857, described from Haiti, is documented.</p

    Liaisons dangereuses : du choix cryptique de la femelle aux champs de bataille médiévaux dans l’évolution génitale des Galerucini (Coleoptera, Chrysomelidae, Galerucinae)

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    Des lésions copulatoires durant l’accouplement ont été observées chez neuf ordres d’arthropodes, dont les coléoptères : chez les Carabidae Latreille, 1802, Meloidae Gyllenhaal, 1810, et chez deux sous-familles de Chrysomelidae Latreille, 1802. L’accouplement traumatique a été principalement étudié pour le genre Callosobruchus Pic, 1902 (Chrysomelidae, Bruchinae Latreille, 1802), chez lequel les mâles possèdent des épines génitales acérées qui endommagent la bursa copulatrix des femelles. Un cas unique d’accouplement traumatique a également été démontré pour Monolepta elongata Jacoby, 1888, appartenant à la sous-famille Galerucinae Latreille, 1802, chez lequel le mâle possède des longues épines en forme d’aiguilles qui pénètrent dans la bursa copulatrix des femelles. Dans cette étude, j’ai examiné l’endophallus des mâles et la bursa des femelles associées de 46 genres, appartenant aux cinq sous-tribus de la tribu Galerucini Laboissiere, 1921. Parmi ces 46 genres, 32 présentaient des structures sclérifiées sur l’endophallus ; tandis que dans 14 genres, l’endophallus était un simple sac membraneux. Chez les mâles présentant un endophallus modifié, on observe le plus souvent des éperons pointus, des cornutis, et des spicules allongés ; alors que d’autres espèces présentent des barres sclérifiées qui se déploient lors de la copulation. Certaines espèces présentaient également des sclérites portant des petits bosses suggérant une fonction stimulante lors de la copulation. Des espèces dotées d’épines susceptibles d’endommager les femelles ont été rencontrées dans les sous-tribus les plus nombreuses, tout comme des femelles présentant des cicatrices de perforation sur la bursa. Cependant, des cas exceptionnels ont été observés dans lesquels les mâles présentaient des endophallus dangereux, alors que les femelles ne présentaient aucun dommage correspondant. En ce qui concerne les femelles, le développement de sclérite dans la bursa était plus évident chez les Monoleptites Chapuis, 1875 (Galerucini, Luperina Wilcox, 1973), chez qui les épines endophalliques mâles étaient exceptionnellement nombreuses et élaborées. Pyrrhalta maculicollis (Motschulsky, 1853) est transféré à Xanthogaleruca Laboissière, 1934 sous le nom Xanthogaleruca maculicollis (Motschulsky, 1853) n. comb., et Metrioidea blakae (Wilcox, 1965) est transféré à Monolepta Chevrolat, 1837 sous le nom Monolepta blakae (Wilcox, 1965) n. comb. Des hypothèses préliminaires sont proposées sur la façon dont ces structures pourraient s’intégrer aux théories actuelles sur le comportement copulatoire.Copulatory damage during mating has been found in nine orders of Arthropoda, including beetles: in Carabidae Latreille, 1802, Meloidae Gyllenhaal, 1810, and two subfamilies of Chrysomelidae Latreille, 1802. Traumatic mating has been intensively studied in the genus Callosobruchus Pic, 1902 (Chrysomelidae, Bruchinae Latreille, 1802), in which males have sharp genital spines that damage the female bursa copulatrix. A single instance of traumatic mating has been demonstrated in the subfamily Galerucinae Latreille, 1802, in Monolepta elongata Jacoby, 1888, in which the male has long needle-like spines that penetrate the female bursa copulatrix. In this study I examined the endophalli of males, and the bursae of associated females, of 46 genera across all five subtribes of the tribe Galerucini Laboissiere, 1921. Of these 46 genera, 32 had sclerotized structures on the endophallus whereas in 14 genera the endophallus was a simple membranous sac. In males with modified endophalli, sharp spurs, cornuti, and elongate spiculae were most commonly encountered; some species also bore sclerotized bars that deployed upon everting the endophallus. Some species had sclerites bearing small knobs that suggested a stimulatory function in copulation. Species with spines that could potentially damage the females were encountered across the largest subtribes, as were females showing puncture scars on their bursae. However, individual cases were encountered in which males had dangerous-appearing endophalli, but females had no corresponding damage. Development of bursal sclerites in females was most evident in the Monoleptites Chapuis, 1875 (Luperina Wilcox, 1973), in which male endophallic spines were exceptionally numerous and elaborate. Pyrrhalta maculicollis (Motschulsky, 1853) is transferred to Xanthogaleruca Laboissière, 1934 under the name Xanthogaleruca maculicollis (Motschulsky, 1953) n. comb., and Metrioidea blakae (Wilcox, 1965) is transferred to Monolepta Chevrolat, 1837 under the name Monolepta blakae (Wilcox, 1965) n. comb. Some preliminary speculations are offered on how these structures might fit into current theories of copulatory behavior.</p

    L’art de la squelettochronologie : outils et limites chez les tortues marines

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    La squelettochronologie est l’étude de la croissance périodique de l’os chez les vertébrés et comment on peut obtenir l’âge des individus. Cette méthode, proche de la dendrochronologie qui étudie les cernes annuels chez les végétaux ligneux, est appliquée chez les reptiles et les amphibiens depuis une centaine d’années. Son utilisation chez les tortues marines est plus récente et a permis de fournir des réponses à des questions restées sans réponse comme l’âge des individus, la vitesse de leur croissance ou leur âge à maturité. Une analyse critique de la littérature scientifique est effectuée. De nombreuses incertitudes subsistent quant à la réelle capacité de cette méthode à fournir un âge aux individus des sept espèces de tortues marines. Des pistes d’amélioration sont proposées mais certaines difficultés resteront sans doute toujours un frein pour la généralisation de cette méthode.Skeletochronology is the study of periodic bone growth in vertebrates, and how the absolute age of individuals can be obtained. This method, similar to dendrochronology, which studies annual rings in woody plants, has been applied to reptiles and amphibians for around a hundred years. Its use in sea turtles is more recent and has provided answers to unanswered questions such as the age of individuals, their growth rate or their age at maturity. A critical analysis of the scientific literature is carried out. Many uncertainties remain as to the real capacity of this method to provide an absolute age for individuals of the seven species of sea turtles. Avenues for improvement are suggested, but certain difficulties will undoubtedly continue to hamper the widespread use of this method.</p

    L’herborisation en Corse du naturaliste-explorateur Jacques-Julien Houtou de La Billardière au printemps 1788 et ses apports à la connaissance botanique de l’île

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    Le naturaliste et explorateur Jacques-Julien Houtou de La Billardière (1755-1834) reste connu pour sa participation à l’expédition de d’Entrecasteaux (1791-1794) chargée de retrouver La Pérouse et ses navires disparus en Océanie. Ce long voyage dans l’hémisphère sud lui a permis de découvrir de nombreuses espèces nouvelles de flore et de faune, mais aussi de réaliser maintes observations ethno­logiques. Toutefois, il ne faut pas oublier ses travaux pionniers en Méditerranée orientale et en Corse réalisées en 1787 et 1788 car ils ont aussi levé le voile sur des territoires caractérisés par de riches singularités floristiques. Cette contribution étudie le contexte de l’herborisation en Corse réalisée par La Billardière au printemps 1788, pour laquelle persistaient diverses zones d’ombre, et les résultats issus de ses prospections botaniques. En cette fin de XVIIIe siècle, la Corse reste très peu connue sur le plan floristique et La Billardière a joué un rôle pionnier dans la connaissance de cette flore en découvrant plusieurs fleurons insulaires originaux, notamment de nouvelles plantes endémiques à distribution tyrrhénienne (Arenaria balearica L., Armeria pungens (Brot.) Hoffmanns. &amp; Link, Borago pygmaea (DC.) Chater &amp; Greuter, Castroviejoa frigida (Labill.) Galbany, L.Sáez &amp; Benedí, Helleborus argutifolius Viv., Noccaea brevistyla (DC.) Steud., Solenopsis corsica (Meikle) M.B.Crespo, Serra &amp; Juan, Stachys corsica Pers.).The naturalist and explorer Jacques-Julien Houtou de La Billardière (1755-1834) remains known for his participation in the d’Entrecasteaux expedition (1791-1794) in charge of finding La Pérouse and its ships missing in Oceania. This long journey in the southern hemisphere allowed him to discover many new species of flora and fauna, but also to carry out many ethnological observations. However, we must not forget his pioneering work in the eastern Mediterranean and Corsica carried out in 1787 and 1788 because they also focused on territories marked by rich floristic singularities. This contribution studies the context of this plant collection in Corsica carried out by La Billardière in the spring of 1788, for which some gray areas persisted, and the results of his botanical prospections. At the end of the 18th century, Corsica remains very little known from a floristic point of view and La Billardière played a pioneering role in the knowledge of this flora by discovering several original island plants, in particular new endemic species with Tyrrhenian distribution (Arenaria balearica L., Armeria pungens (Brot.) Hoffmanns. &amp; Link, Borago pygmaea (DC.) Chater &amp; Greuter, Castroviejoa frigida (Labill.) Galbany, L.Sáez &amp; Benedí, Helleborus argutifolius Viv., Noccaea brevistyla (DC.) Steud., Solenopsis corsica (Meikle) M.B.Crespo, Serra &amp; Juan, Stachys corsica Pers.).</p

    L’industrie du Paléolithique moyen en quartz de la grotte de Figueira Brava (Portugal)

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    Pour la compréhension des comportements de subsistance au Paléolithique moyen, la grotte de Figueira Brava (Setúbal, Portugal) est un site-clé, représentant la plus ancienne preuve d’exploitation alimentaire systématique des ressources marines connue à ce jour en Europe. Cependant, l’assemblage lithique, composé à plus de 80 % de quartz, est resté peu étudié jusqu’à récemment. Bien qu’il soit le minéral le plus répandu sur Terre, utilisé par différentes technologies lithiques au cours du Pléistocène et de l’Holocène, le quartz a été traditionnellement classé comme une ressource de second rang. En raison d’une forte tendance à la fracturation, les assemblages lithiques en quartz sont typologiquement et morphologiquement moins standardisés que ceux en silex. Pour ces raisons, les études concernent les industries en quartz restent rares, surtout lorsqu’elles sont associées au silex et au quartzite, qui sont plus faciles à analyser. En suivant les approches techno-typologique et techno-économique, nous avons effectué l’étude d’un échantillon de nucléus et de produits en quartz provenant de trois phases successives d’occupation humaine de Figueira Brava couvrant l’intervalle entre 86 et 106 ka (milliers d’années avant le présent). Les résultats montrent que différentes méthodes de taille ont été appliquées avec succès, ce qui implique une bonne gestion des propriétés mécaniques particulières de la matière première. Les méthodes Levallois, Discoïde, et Bipolaire-sur-Enclume ont été utilisées et différentes stratégies techno-économiques peuvent être mises en évidence par rapport à l’industrie en silex et en quartzite. À Figueira Brava, l’utilisation du quartz, abondant localement et taillé grâce à diverses méthodes de débitage, reflète la bonne adaptation des habitants au contexte environnemental du site.For the understanding of Middle Paleolithic subsistence behaviors, Gruta da Figueira Brava (Setúbal, Portugal) is a key site, as it represents the earliest evidence of systematic subsistence exploitation of marine resources in Europe known to date. However, the associated lithic assemblage, more than 80% composed of quartz, has so far remained understudied. Although widely used during the Pleistocene and the Holocene, quartz, the most abundant mineral on Earth, has been traditionally considered as a “second-rate” resource. Due to the raw material’s specific fracture mechanics, quartz lithic assemblages have the tendency to be typologically and morphologically less standardized than flint ones. For these reasons, studies of quartz assemblages have been few and far between, especially when flint and quartzite ones, easier to analyze, are found alongside. Following techno-typological and techno-economic approaches, we carried out a study of a sample of quartz cores and blanks from three successive Figueira Brava human occupation phases spanning the 86-106 ka (thousands of years ago) interval. The results show that several reduction methods were successfully applied, displaying good management of the mechanical properties of the raw material. Alongside the Bipolar-on-Anvil technique, methods such as Levallois and Discoid were used, albeit following strategies somewhat different than with flint and quartzite. At Figueira Brava, the use of quartz – abundant locally and skillfully worked through a diverse range of reduction methods – reflects the good adaptation of the cave dwellers to their environmental context.</p

    North Atlantic Pleustidae (Crustacea, Amphipoda) with a focus on cold-water coral associations

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    While amphipods are key players in any marine environment, hardly anything is known about their cold-water coral associations. As part of Remotely Operated Vehicle-examinations of cold-water corals from the Reykjanes Ridge southwest of Iceland, we sampled several species of the amphipod family Pleustidae, often hundreds of specimens from single corals. The live camera sampling allowed an investigation of the host specificy of the amphipods and a detailed taxonomic investigation including in situ images. Several species new to science were discovered; here, we describe Neopleustes schwentneri sp. nov. and Stenopleustes jeskulkeae sp. nov. in detail. An extensive documentation of morphological details via Scanning Electron Microscope Images gives unprecedented insights into the diversity of Pleustidae in association with cold-water corals.</p

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