National Museum of Natural History

Publications scientifiques du Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
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    Étude de l’autotomie chez <i>Mesosaurus tenuidens</i> Gervais, 1865 et un nouveau modèle surprenant de vertèbres caudales dans la queue des mésosaures

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    Les mésosaures sont des amniotes basaux qui vivaient dans une mer épicontinentale étendue résultant des glaciations du Dévonien et du Carbonifère signalées dans le sud du Gondwana. Pendant longtemps, ils ont été interprétés comme des animaux marins, mais cette interprétation, non étayée par leur anatomie squelettique, a été abandonnée par certains auteurs qui proposent un style davantage semi-aquatique, ce qui a généré une recrudescence d’intérêt notable pour les études sur les mésosaures. Récemment, des fractures vertébrales dans la zone sous-centrale de certaines vertèbres caudales ont été interprétées comme des plans de fracture liés à une capacité putative d’autotomie chez les mésosaures. Nous réévaluons l’hypothèse proposée et retrouvons plusieurs facteurs contraignant la morphologie des vertèbres impliquées dans le processus autotomique, en plus des conséquences négatives physiologiques et comportementales que la perte d’une partie de la queue représenterait pour des animaux aquatiques et semi-aquatiques. Le fait qu’aucun taxon vivant dans ces environnements n’ait développé d’autotomie caudale soutient nos interprétations. Par conséquent, nous présentons une hypothèse alternative qui suggère la présence de centres caudaux multipartites représentés par un pleurocentrum et un intercentrum disposés de la manière attendue pour un motif embolomère inverse, précédemment inédit chez les premiers stégocéphales ou amniotes. Notre réinterprétation des vertèbres caudales du mésosaure fournit de nouvelles preuves de la plasticité morphologique proposée observée dans de nombreux clades de stégocéphales basaux et correspond aux affinités phylogénétiques récemment suggérées entre les mésosaures et des taxons qui sont proches de la souche des amniotes ou qui en font partie dans certaines phylogénies.Mesosaurs are basal amniotes that lived in an extended epicontinental sea resulting from Devonian and Carboniferous glaciations reported in Southern Gondwana. Previously considered to be marine animals, this interpretation is not supported by their skeletal anatomy, and was updated to a more semiaquatic style, prompting increased interest for mesosaur studies. Recently, transverse fractures and weak ossified areas at the subcentral surface of some caudal vertebrae have been interpreted as fracture planes related to a putative capability of autotomy in mesosaurs. We reassess the data used in support of caudal autotomy and identify the constraining morphological features of the involved vertebrae that contradict the development of such ability in mesosaurs. Moreover, we analyze the physiological and behavioral negative consequences that the loss of part of the tail would represent for aquatic and semiaquatic animals. The fact that no extant taxa living in these environments developed caudal autotomy supports our interpretations. We present an alternative hypothesis that suggests the presence of multipartite caudal centra represented by pleurocentrum and intercentrum arranged in the way expected for a reverse embolomerous pattern, previously undescribed for early stegocephalians or amniotes. However, a rapid revision of specialized literature suggests that the pattern could have been present in other basal amniotes and the possibility deserves additional studies, mainly in juvenile individuals. Our reinterpretation of the structure of mesosaur caudal vertebrae supports the proposed morphological plasticity observed in many clades of basal stegocephalians and amniotes and would match the recently suggested phylogenetic affinities of mesosaurs with respect to taxa that are close to, or part of the amniote stem under some phylogenies.</p

    Les Mantodea de Guyane

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    Les mantes sont des prédateurs charismatiques dont la diversité est importante dans les forêts tropicales humides. En Guyane on recense actuellement 78 espèces, toutes plus extravagantes les unes que les autres. Paradoxalement, leur biologie ou leur écologie est très mal connue et il est impossible, à ce jour, de dresser un inventaire complet des espèces présentes en Amérique du Sud. Pour combler cette lacune, l’auteur a collecté pendant une dizaine d’années toutes les ­informations disponibles afin de constituer une base de données fiable et actuelle. Un travail important de révision sur le plan taxonomique et systématique a été réalisé pour produire une liste précise des espèces présentes en Guyane. Enfin une étroite collaboration avec un réseau ­d’entomologistes locaux a permis de recueillir des informations importantes pour la connaissance de ce groupe ­d’insectes (distribution, phénologie, etc.).Après une partie introductive consacrée à la biologie des mantes, à leur milieu de vie et aux méthodes d’observation et de collecte, l’auteur propose des clés de détermination (en français et en anglais) et des fiches descriptives très complètes pour chacune des espèces (accompagnées de photos ­d’habitus, en collection et in natura, ainsi que des photos de détails morphologiques et des ­genitalia des mâles, permettant de valider des identifications). Dans une dernière partie, l’auteur tire des bilans de ce travail de synthèse, mettant en lumière certaines lacunes de l’échantillonnage et ouvrant des perspectives pour de futurs travaux de prospections et de recherche.Cette faune illustrée des différentes espèces présentes en Guyane a pour vocation de faciliter l’identification des espèces et de générer des études de terrain. Elle s’adresse aux naturalistes, aux entomologistes professionnels ou amateurs, aux gestionnaires d’espaces naturels, et plus généralement à tous les acteurs impliqués dans la protection et la conservation du patrimoine naturel de Guyane.</p

    &lt;i&gt;Gymnodoris nigricolor&lt;/i&gt; Baba, 1960 (Mollusca, Nudibranchia, Polyceridae) est un complexe d’espèces

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    Les données moléculaires et morphologiques sur le nudibranche doridien Gymnodoris nigricolor Baba, 1960, écologiquement unique, révèlent qu’il s’agit d’un complexe composé d’au moins quatre espèces différentes. Deux spécimens collectés en Nouvelle-Calédonie correspondent à la description originale de G. nigricolor du Japon et sont attribués à cette espèce. D’autres spécimens de Nouvelle-Calédonie sont morphologiquement et génétiquement distincts et sont décrits ici comme la nouvelle espèce G. boussionae n. sp. De plus, trois spécimens collectés à Okinawa, Japon, sont superficiellement similaires aux spécimens de Nouvelle-Calédonie attribués à G. nigricolor, mais sont morphologiquement et génétiquement différents, et sont donc attribués à la nouvelle espèce G. nagoensis n. sp. Enfin, un spécimen des îles Marshall dont les séquences sont déposées dans GenBank est également distinct et constitue une quatrième espèce de ce complexe.Molecular and morphological data on the ecologically unique dorid nudibranch Gymnodoris nigricolor Baba, 1960, reveals it is a species complex comprised of at least four different species. Two specimens collected in New Caledonia match the original description of G. nigricolor from the main islands of Japan and are assigned to this species. Additional specimens from New Caledonia are morphologically and genetically distinct and are described herein as the new species G. boussionae n. sp. Moreover, three specimens collected in Okinawa, Japan, are superficially similar to the New Caledonia specimens assigned to G. nigricolor but are morphologically and genetically different, and therefore they are assigned to the new species G. nagoensis n. sp. described herein. Finally, a specimen from the Marshall Islands with sequences deposited in GenBank is also distinct and constitutes a fourth species in this complex.</p

    &lt;i&gt;Keosarima&lt;/i&gt; gen. nov., a new genus in the planthopper tribe Sarimini from Indochina (Hemiptera: Fulgoromorpha: Issidae)

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    A new genus of Issidae in the tribe Sarimini (Hemiptera: Fulgoromorpha), Keosarima Constant gen. nov., is described to include two new species, Keosarima armillata Constant gen. et sp. nov., collected in Keo Seima Wildlife Sanctuary in Mondulkiri Province in Cambodia, and K. konkakinha gen. et sp. nov., collected in Kon Ka Kinh National Park in Central Vietnam. As a result, four species of Issidae, including two Sarimini, are now recorded from Cambodia, and 59 species, including eight Sarimini, are recorded from Vietnam. A distribution map and illustrations of specimens, terminalia, habitat are provided, as well as a record of trophobiotic interaction for K. armillata, with ants in the genus Camponotus Mayr, 1861 (Hymenoptera: Formicidae). The relationship with the genus Tetrica Stål, 1866 is briefly discussed.</p

    Acoustique des sauterelles, grillons et courtilières de France, Belgique, Luxembourg et Suisse

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    Contrairement aux criquets qui sont diurnes et facilement observables, les sauterelles, grillons et courtilières sont plus compliqués à détecter : beaucoup d’espèces sont nocturnes et discrètes, les sauterelles préfèrent souvent les végétations arbustives et arborées, et les grillons et courtilières ont l’art de se dissimuler dans des terriers ou dans la litière.L’étude de leurs stridulations est incontournable pour tout naturaliste désireux de mieux les connaître. Plus de la moitié des espèces de sauterelles émettent des signaux de hautes fréquences peu ou pas audibles pour l’oreille humaine. Leur détection est rendue possible par les détecteurs d’ultrasons, déjà largement utilisés pour l’étude des Chauves-souris.Ce guide acoustique va ainsi combler les attentes des entomologistes et naturalistes généralistes souhaitant découvrir l’univers de la bioacoustique et mieux connaître ces espèces discrètes et passionnantes, mais également des chiroptérologues souhaitant mettre un nom sur le bruit de fond incessant des sauterelles sur leurs enregistrements.Les + de cet ouvrage :• Un répertoire acoustique exhaustif des 110 espèces de sauterelles, grillons et courtilières émettant des stridulations en France, Belgique, Luxembourg et Suisse, basé sur un catalogue de plus de 4 000 séquences enregistrées par l’auteur depuis plus de 10 ans.• Une clé d’identification uniquement basée sur des critères acoustiques et permettant d’identifier de manière certaine et « à l’aveugle » n’importe quel enregistrement capté sur le terrain.• Des monographies très complètes détaillent toutes les connaissances disponibles sur la répartition, la phénologie et l’écologie des espèces, avec une description précise et largement illustrée des différents types de chants, ainsi que des figures comparatives pour éviter les confusions.• Les parties introductives détaillent le matériel d’écoute, d’enregistrement et d’analyse, la biologie et l’écologie des espèces en lien avec leur comportement acoustique, ainsi que la terminologie descriptive des stridulations, indispensable à l’utilisation de la clé d’identification.</p

    Additional new species of marine annelids from Clipperton Island (Nereididae: Pilargidae: Sabellariidae)

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    We herein present three additional new species of marine annelids collected during the Expédition Clipperton (Dec. 2004–Apr. 2005). A new species of nereidid polychaete, Perinereis hourdezi sp. nov. differs from P. websteri Conde-Vela, 2022, described from Bermuda, by having most parapodia with neuropodial postchaetal lobes (missing in P. websteri), jaws with up to 5 teeth (up to 10 in P. websteri), and Areas VII–VIII with 24 paragnanths in 3 regular bands (16 paragnaths in 2 rows in P. websteri). A new species of pilargid polychaete, Synelmis meziane sp. nov. differs from S. kirkegaardi Salazar-Vallejo, 2003 described from the Eastern Atlantic, because it has median segments with parapodial cirri fusiform mucronate (tapered in S. kirkegaardi), and ventral cirri 2 × as long as wide (as long as wide in S. kirkegaardi). A new species of sabellariid polychaete, Lygdamis mariae sp. nov. differs from L. nesiotes (Chamberlin, 1919) described from the Tuamotu Islands because it has outer paleae solid (annulate in L. nesiotes), and 14 pairs of inner paleae (17 in L. nesiotes). Keys to identify all species of group 1A (Hutchings et al. 1991) of Perinereis, and to all species in Synelmis and Lygdamis are also included.</p

    Atlas des Tetrigidae de Nouvelle-Calédonie avec une classification supragénérique préliminaire des Batrachideinae

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    La Nouvelle-Calédonie est un « point chaud de biodiversité » hyperdiversifié dont près de 90 % de la faune est endémique. Les tetrigides (Tetrigidae Rambur, 1838) constituent un groupe ancien mais peu étudié, en particulier en Nouvelle-Calédonie, où seules sept espèces étaient connues jusqu’à présent, la plupart d’entre elles étant basées sur un très petit nombre de spécimens. Après avoir examiné une grande collection de matériel inédit, nous décrivons huit nouveaux genres et 12 nouvelles espèces de Nouvelle-Calédonie : Dystopia Kasalo &amp; Skejo, n. gen., Hyperyboella adoptata Kasalo &amp; Skejo, n. sp., H. manautei Kasalo &amp; Skejo, n. sp., Kanakacris Kasalo &amp; Skejo, n. gen., Nophtha proditor Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp., Notredamia jadranka Kasalo &amp; Skejo, n. sp., Spertor solus Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp., Poseidontettix neptunus Kasalo &amp; Skejo, n. gen. et sp, Xerapelpa franjevici Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp., X. monteithi Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp., Yangtettix burwelli Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp., Yangtettix grimbacheri Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp., Yintettix lingshengzhai Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp. et Yintettix tumbrincki Kasalo &amp; Skejo, n. gen., n. sp. Nous décrivons également quatre nouvelles tribus et redéfinissons de nombreuses tribus existantes, certaines pour classer la faune nouvellement découverte et d’autres pour fournir une classification supragénérique préliminaire de la sous-famille Batrachideinae Bolívar, 1887. La faune de tétrigides de Nouvelle-Calédonie est complexe et résulte probablement d’au moins cinq colonisations indépendantes en provenance de Nouvelle-Guinée et d’Australie. Certaines espèces présentent une variabilité morphologique inhabituellement élevée et des schémas biogéographiques peu clairs, ce qui signifie que les recherches futures permettront probablement d’identifier davantage de nouveaux taxons.New Caledonia is a hyperdiverse biodiversity hotspot with nearly 90% of its fauna being endemic. Pygmy grasshoppers (Tetrigidae Rambur, 1838) are an ancient but underresearched group, especially in New Caledonia where only seven species were known until now, most described from very few specimens. Having examined a large collection of previously unpublished material, we describe eight new genera and 12 new species from New Caledonia: Dystopia Kasalo & Skejo, n. gen., Hyperyboella adoptata Kasalo & Skejo, n. sp., H. manautei Kasalo & Skejo, n. sp., Kanakacris Kasalo & Skejo, n. gen., Nophtha proditor Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., Notredamia jadranka Kasalo & Skejo, n. sp., Spertor solus Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., Poseidontettix neptunus Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., Xerapelpa franjevici Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., X. monteithi Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., Yangtettix burwelli Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., Yangtettix grimbacheri Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., Yintettix lingshengzhai Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp., and Yintettix tumbrincki Kasalo & Skejo, n. gen., n. sp. We also describe four new tribes and redefine many existing ones, some to classify the newly discovered fauna and some to provide a preliminary suprageneric classification of the subfamily Batrachideinae Bolívar, 1887. The tetrigid fauna of New Caledonia is complex, likely having resulted from at least five independent colonizations from New Guinea and Australia. Some species display unusually high morphological variability and unclear biogeographic patterns, meaning that future research is likely to identify more new taxa

    Description of two new species of freshwater &lt;i&gt;Gammarus &lt;/i&gt;Fabricius, 1775 (Amphipoda: Gammaridae) from the Middle Atlas of Morocco

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    This study describes, both morphologically and molecularly, two new species, Gammarus latispinus sp. nov. and G. tazekkaensis sp. nov. from the Middle Atlas of Morocco. Both species are similar to Gammarus acalceolatus, but differ by having setae as long as, or longer than, the diameter of the article on the second antenna, lacking calceoli, and by the absence of long setae on merus and carpus of pereopods 5–7. Gammarus latispinus sp. nov. is characterized by the presence of spinules on the outer face of epimeral plates 2 and 3, a pereopod 5 much shorter than pereopods 6 and 7, and telson lobes with dorsal setae but without lateral spines. Gammarus tazekkaensis sp. nov. is also characterized by the presence of a single lateral spine on telson lobes. Full descriptions of the new species are provided in this paper together with molecular data (genes COI and 28S) that corroborate the molecular delimitation. The two new species are phylogenetically close to G. acalceolatus, followed by G. marmouchensis and G. rifatlensis, all of which inhabit the Middle Atlas Mountains in Morocco.</p

    Uncovering five new species of &lt;i&gt;Polyalthia&lt;/i&gt; (Annonaceae, Miliuseae) from Thailand: molecular and morphological congruence

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    Based on molecular phylogenetic analyses using seven plastid DNA markers (matK, rbcL, ndhF and ycf1 exons; trnL intron; psbA-trnH and trnL-trnF intergenic spacers) and detailed morphological investigations, five new species of Polyalthia Blume (Annonaceae Juss.) from Thailand are recognized, described and illustrated. These species are: P. acuminatissima Wiya, Damth. &amp; Chaowasku sp. nov. (from Nakhon Phanom Province, northeastern region), P. esanensis Wiya, Damth. &amp; Chaowasku sp. nov. (from eastern and northeastern regions), P. chiangmaica Wiya, Damth. &amp; Chaowasku sp. nov. (from Chiang Mai Province, northern region), P. maxwelliana Wiya, Chanthamrong &amp; Chaowasku sp. nov. and P. miliusifolia Wiya, Chanthamrong &amp; Chaowasku sp. nov. (both from Kanchanaburi Province, southwestern region). All five species belong to one of the three major clades within the genus. Three of them (P. acuminatissima, P. esanensis and P. chiangmaica) were previously misidentified as P. evecta (Pierre) Finet &amp; Gagnep., which is polyphyletic. Comparisons with their phylogenetically related or morphologically similar species are provided and a key to the species of this major clade occurring in Thailand is included. The conservation status of all five new species is provisionally assessed as Data Deficient.</p

    Desmidiales (Desmidiaceae, Zygnematophyceae ) des rivières de plaine et des lacs inondables de l’Amazonie équatorienne

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    Nous présentons les résultats d’une étude taxonomique des desmidiales (Desmidiaceae Ralfs, Zygnematophyceae Round ex Guiry) dans les lacs de plaine inondable et les affluents du fleuve Napo-Aguarico en Amazonie équatorienne. Des échantillons d’eau de surface ont été collectés pour l’analyse taxonomique sur chaque site au cours de deux périodes hydrologiques différentes en 2021 et 2022. Nos sites partagent une typologie typique d’eaux noires, avec une transparence d’eau élevée, une faible conductivité, des eaux acides et douces. Dans cette étude, nous avons documenté 42 taxons spécifiques ou infraspécifiques répartis en 10 genres au sein de la famille des Desmidiaceae : Bambusina Kützing ex Kützing (1), Cosmarium Corda ex Ralfs (9), Desmidium C.Agardh ex Ralfs (3), Euastrum Ehrenberg ex Ralfs (3), Hyalotheca Ehrenberg ex Ralfs (2), Micrasterias C.Agardh ex Ralfs (12), Pleurotaenium Nägeli (2), Staurastrum Meyen ex Ralfs (6), Staurodesmus Teiling (2) et Xanthidium Ehrenberg ex Ralfs (2). Parmi ces taxons, 15 sont de nouveaux signalements dans les basses terres de l’ouest de l’Amazonie, et trois d’entre eux (Cosmarium quadriverrucosum var. supraornatum Skuja, Micrasterias fimbriata var. spinosa Bisset et Micrasterias furcata var. dichotoma (Wolle) Růžička) dans le bassin amazonien. Le nombre d’espèces enregistrées sur les différents sites variait considérablement. Nous avons trouvé 28 taxons pour la rivière Lagartococha et 27 pour le lac Delfincocha. Pour les autres sites, nous n’avons observé que deux à neuf espèces, ce qui peut être lié à la présence ou à l’absence de macrophytes aquatiques. Tous les taxons ont été enregistrés en 2022, mais seulement 20 sur 42 ont été observés en 2021. Cette variation est probablement due au régime hydrologique, comme c’est le cas dans d’autres plaines inondables néotropicales. Nos résultats soulignent l’importance de mener des études phycologiques supplémentaires dans ces écosystèmes largement inexplorés, qui sont en péril en raison des activités d’extraction pétrolière dans la région occidentale du bassin amazonien.We present the results of a taxonomic survey of desmidiales (Desmidiaceae Ralfs, Zygnematophyceae Round ex Guiry) in floodplain lakes and tributaries of the Napo-Aguarico River in the Ecuadorian Amazon. Surface water samples were collected for taxonomic analysis at each site during two different hydrological periods in 2021 and 2022. Our sites share a typical blackwater typology, with high water transparency, low conductivity, acidic, and soft waters. In this study we documented 42 specific or infraspecific taxa in 10 genera within the Desmidiaceae family: Bambusina Kützing ex Kützing (1), Cosmarium Corda ex Ralfs (9), Desmidium C.Agardh ex Ralfs (3), Euastrum Ehrenberg ex Ralfs (3), Hyalotheca Ehrenberg ex Ralfs (2), Micrasterias C.Agardh ex Ralfs (12), Pleurotaenium Nägeli (2), Staurastrum Meyen ex Ralfs (6), Staurodesmus Teiling (2), and Xanthidium Ehrenberg ex Ralfs (2). From those taxa, 15 are new records to the lowlands of western Amazonia, and three of them (Cosmarium quadriverrucosum var. supraornatum Skuja, Micrasterias fimbriata var. spinosa Bisset, and Micrasterias furcata var. dichotoma (Wolle) Růžička) to the Amazon Basin. The number of species recorded at various sites differed greatly. We found 28 taxa for the Lagartococha River and 27 for Delfincocha Lake. For the remaining sites, we observed only two to nine species, which may be related to the presence or absence of aquatic macrophytes. All taxa were recorded during 2022, but only 20 out of 42 were observed in 2021. This variation is likely due to the hydrological regime, as it occurs in other Neotropical floodplains. Our findings underscore the importance of conducting additional phycological studies in these largely unexplored ecosystems, which are in peril owing to oil extraction activities in the western region of the Amazon Basin.</p

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