National Museum of Natural History
Publications scientifiques du Muséum national d'Histoire naturelle, ParisNot a member yet
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Grandeur et décadence de la biche dans l’art paléolithique cantabrique
Le motif de la biche occupe la première place dans l’iconographie pariétale de la région cantabrique au cours des phases anciennes du Paléolithique supérieur (jusqu’au Magdalénien inférieur compris). Deux formes artistiques sont présentes : des peintures rouges au tampon en grotte profonde et des gravures plus schématiques à la lumière du jour. Dans le même temps, la biche est très rare du côté français, ce qui indique que les réseaux d’échange étaient pratiquement interrompus entre les deux régions. Puis, au Magdalénien moyen, la biche régresse fortement au profit du bison qui devient le motif dominant. Ce motif, importé des Pyrénées, montre que les réseaux d’échanges se sont rétablis. Ces variations thématiques sont donc un moyen d’accéder aux échanges culturels et sociaux entre groupes de chasseurs-collecteurs. Si la biche fut un temps au centre de leur imaginaire symbolique, son abandon brutal indique de profonds bouleversements idéologiques dans le rapport au monde.The motif of the hind occupies the first place in parietal iconography in the Cantabrian Region during the earliest phases of the Upper Paleolithic (including the Lower Magdalenian). Two artistic forms are present: red stamp paintings in deep caves and more schematic engravings in daylight. At the same time, the hind is very rare on the French side of the border, indicating that exchange networks were virtually cut off between the two regions. Then, during the Middle Magdalenian, the doe declined sharply in favour of the bison, which became the dominant motif. This motif, imported from the Pyrenees, shows that exchange networks had been restored. These thematic variations are therefore a means of accessing cultural and social exchanges between groups of hunter-collectors. The doe may have been at the centre of their symbolic imagination for a time, but its sudden abandonment indicates profound ideological upheavals in their relationship with the world.</p
Late Permian nautiloids from Julfa (NW Iran)
The Late Permian Julfa and Ali Bashi formations of sections near Julfa (NW Iran) have yielded diverse nautiloid assemblages. These come from the early Wuchiapingian Araxoceras Beds (19 species), the late Wuchiapingian Vedioceras Beds (six species), the early Changhsingian Dzhulfites Beds (three species) and the late Changhsingian Paratirolites Limestone (two species). These species belong to 20 genera, eight of which are new: Fididomatoceras gen. nov., Azarinautilus gen. nov., Serometacoceras gen. nov., Alibashinautilus gen. nov., Tardunautilus gen. nov., Corotainoceras gen. nov., Celeroliroceras gen. nov., Julfanautilus gen. nov. A total of 30 species are described, of which 24 are new: Domatoceras elegantulum sp. nov., Domatoceras multituberculatum sp. nov., Permodomatoceras hamdii sp. nov., Fididomatoceras intracostatum gen. et sp. nov., Azarinautilus nahidae gen. et sp. nov., Aifinautilus hebes sp. nov., Serometacoceras cingulum gen. et sp. nov., Serometacoceras inflatum gen. et sp. nov., Serometacoceras parvituberculatum gen. et sp. nov., Serometacoceras arasense gen. et sp. nov., Alibashinautilus vetus gen. et sp. nov., Alibashinautilus ambiguus gen. et sp. nov., Tardunautilus nimius gen. et sp. nov., Tardunautilus minor gen. et sp. nov., Tainoceras admonens sp. nov., Tainoceras latecostatum sp. nov., Tainoceras unitum sp. nov., Corotainoceras inerme gen. et sp. nov., Tainionautilus deinceps sp. nov., Liroceras choopani sp. nov., Celeroliroceras celere gen. et sp. nov., Peripetoceras parum sp. nov., Julfanautilus ashourii gen. et sp. nov. and Julfanautilus hairapetiani gen. et sp. nov. The new family Julfanautilidae fam. nov. is erected to accommodate the species of Julfanautilus gen. nov.With 30 species, the assemblage from the area around Julfa is one of the most diverse Late Permian occurrences of coiled nautiloids. With 25 Wuchiapingian species alone, it is the most species-rich assemblage for this interval.</p
Les collections vivantes du Jardin Botanique de Bogota José Celestino Mutis : 70 ans consacrés à la biodiversité et à sa conservation
Le Jardin botanique de Bogotá, fondé en 1955 et nommé en l’honneur de José Celestino Mutis, a joué un rôle central dans la conservation de la flore andine et des páramos. Couvrant 19,5 hectares, le jardin abrite 34 collections vivantes classées en groupes systématiques, écosystémiques, thématiques et taxonomiques. Ces collections soutiennent la recherche scientifique, l’éducation et la conservation de la biodiversité, en mettant en valeur des espèces issues d’écosystèmes variés, comme les páramos, les zones subxérophiles, les forêts de nuages, les forêts andines et les zones humides. Elles soulignent également la conservation d’espèces comme dans les Magnoliaceae, les Lamiaceae et les Orchidaceae, en mettant l’accent sur les plantes menacées et endémiques. Les recherches incluent la propagation ex-situ d’espèces en danger, telles que Senecio carbonellii S. Díaz et Puya spp., et des études écologiques sur leurs habitats natifs. Des espaces comme l’Arboretum, le jardin des plantes médicinales et le jardin agroécologique démontrent des pratiques durables et éducatives. Le jardin projette d’enrichir ses collections en priorisant les espèces menacées et en développant de nouvelles expositions, telles que les Rubiaceae. La mission du Jardin s’aligne sur des stratégies de conservation nationales et internationales, renforçant son rôle comme centre de recherche, d’éducation et de patrimoine culturel. Avec 70 ans de réalisations, le Jardin botanique de Bogotá demeure un exemple significatif pour la biodiversité en Colombie.The Bogotá Botanical Garden, founded in 1955 and named after José Celestino Mutis, has played a central role in the conservation of Andean and páramo flora. Covering 19.5 hectares, the garden houses 34 living collections classified into systematic, ecosystemic, thematic, and taxonomic groups. These collections support scientific research, education, and biodiversity conservation, showcasing species from various ecosystems such as páramos, subxerophytic zones, cloud forests, Andean forests and wetlands. They also emphasize the conservation of species like in the Magnoliaceae, Lamiaceae, and Orchidaceae, highlighting endangered and endemic plants. Research efforts include the ex-situ propagation of endangered species such as Senecio carbonellii S. Díaz and Puya spp., as well as ecological studies on their native habitats. Spaces like the Arboretum, the medicinal plants garden, and the agroecological garden demonstrate sustainable and educational practices. The garden plans to enhance its collections by prioritizing threatened species and developing new exhibits, such as Rubiaceae. The garden mission aligns with national and international conservation strategies, reinforcing its role as a center for research, education, and cultural heritage. With 70 years of achievements, the Bogotá Botanical Garden remains a significant example for biodiversity conservation in Colombia.</p
Les spores de <i>Tortula inermis</i> (Brid.) Mont. deviennent-elles résistantes à la dessiccation pendant la germination?
La possibilité pour les spores d’une mousse de se dessécher jusqu’à la tolérance à la dessiccation pendant les 48 heures précédant la germination est étudiée, peut-être pour la première fois, chez une mousse. Des spores de capsules de Tortula inermis (Brid.) Mont. conservées pendant 13 ans et desséchées dans l’obscurité ont été réhydratées pendant 3, 6, 12, 24, 36 ou 48 heures, puis séchées rapidement jusqu’à l’équilibre avec une humidité relative de c. 34% à c. 22°C. Les spores ont ensuite été réhydratées et la germination a été observée aux jours 3, 7 et 14. Les spores témoins qui n’ont pas été soumises à la dessiccation ont commencé à germer le troisième jour et ont atteint 50 % de germination le septième jour après la réhydratation. Les spores séchées rapidement 3-24 heures après la réhydratation présentaient des niveaux de contrôle de la germination (50-60%) au 14ème jour après la réhydratation, ce qui indique que les spores ne se sont pas déshydratées au cours des premières 24 heures. Cependant, le pourcentage de germination des spores séchées rapidement à 36 et 48 heures après la réhydratation a diminué à c. 20%, indiquant une vulnérabilité à la dessiccation juste avant la germination. Au cours de cette dernière période, le pourcentage de spores avortées est relativement élevé et semble avoir avorté sur une période de 12 heures (24-36 h). Néanmoins, 20 % des spores ont survécu à une dessiccation rapide juste avant la germination. Cette stratégie de tolérance au stress hydrique garantit des capacités de survie même en cas d’interruption du processus de germination par des événements de dessiccation soudains et brutaux, où la spore hydratée se dessèche en moins d’une heure. Compte tenu des temps de dessiccation connus de ≥7 jours chez les espèces de bryophytes étudiées, la dynamique de dessiccation des spores est de la durée la plus courte connue jusqu’à présent chez les bryophytes (1,5 jour).The potential for spores of a moss to deharden to desiccation tolerance during the 48 hours prior to germination is investigated for perhaps the first time in a moss. Spores from capsules of Tortula inermis (Brid.) Mont. stored for 13 years desiccated in darkness were rehydrated for 3, 6, 12, 24, 36, or 48 hours and then rapidly dried to equilibration with c. 34% relative humidity at c. 22°C. The spores were then rehydrated and germination observed on days 3, 7, and 14. Control spores that were not subject to desiccation began to germinate on day 3, and reached 50% germination by day 7 postrehydration. Spores dried rapidly 3-24 hours postrehydration exhibited control levels of germination (50-60%) by day 14 postrehydration, indicating that spores did not deharden during the first 24 hours. However, the germination percentage of spores dried rapidly at 36 and 48 hours postrehydration declined to c. 20%, indicating a vulnerability to desiccation just prior to germination. During this latter period, the percentage of abortive spores is relatively high, and appeared to have aborted in a 12-hour period (24-36 h). Nevertheless, 20% of the spores survived a rapid drying event just prior to germination. This strategy of water stress tolerance ensures survival capabilities even during interruptions of the germination process by sudden, harsh, desiccation events where the hydrated spore desiccates in under an hour. Given known dehardening times of ≥7 days in bryophyte species studied, dehardening dynamics of spores is of the shortest duration known thus far in bryophytes (1.5 days).</p
L’art des peuples sans art
La Vallée des Merveilles, dans les Alpes Maritimes, est l’un des fleurons actuels du Parc national du Mercantour. Située autour du Mont Bégo, elle est célèbre depuis le xvie siècle pour ses mirabilia (merveilles). Ce terme regroupait alors des représentations d’objets et de mythes grecs sur des roches colorées, mais aussi des aimants naturels, des « monstres » ou des « Pygmées ».L’intérêt pour le site renaît autour des années 1860 dans le cadre d’un savoir récemment institué, la préhistoire. L’art des peuples sans art analyse la naissance de ce nouvel intérêt savant ainsi que la patrimonialisation du site appréhendé comme l’expression de la culture de « l’homme primitif ». Maddalena Cataldi analyse la façon dont, à l’échelle d’un siècle, les interprétations scientifiques se sont succédées, imposant un imaginaire préhistorique en lieu et place des références aux mythes grecs convoquées par les observateurs du xvie siècle. L’étude du Mont Bégo s’offre comme un observatoire privilégié d’une préhistoire au quotidien. Elle rend visible l’ensemble des codes techniques liés à la reproduction, la datation et l’herméneutique variées des gravures rupestres. Elle révèle un jeu de controverses internationales sur les origines de l’art et de l’écriture, les religions primitives, la valeur du comparatisme ethnographique et les questions obscures, obsédantes en fin de parcours, de l’ethnogenèse nationale dans l’Europe des fascismes.Chargée de recherche au CNRS (Larhra - UMR 5190), Maddalena Cataldi est docteure en histoire des sciences de l’École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent notamment sur les dimensions nationale et internationale des activités des scientifiques qui ont élaboré le paradigme de l’unité biologique et de la diversité culturelle de l’humanité et qui ont défendu la nécessité d’en protéger le patrimoine.</p
Palynomorphes non-polliniques du Dévonien (Givétien/Frasnien) du centre-sud de la Pologne
Le premier rapport sur les palynomorphes non polliniques (NPP) du Dévonien du Givetian/Frasnien de Pologne révèle des assemblages diversifiés contenant des chitinozoaires, des scolecodontes, des tentaculitoïdes organiques, des restes d’animaux, du phytoplancton, des débris végétaux, des nématophytes et des champignons. Le matériau analysé a fourni la première documentation sur les chitinozoaires de cette période en Pologne et la plus ancienne occurrence des tentaculites organiques au monde. Ces palynomorphes ont une valeur paléoenvironnementale significative. L’assemblage palynomorphique différencié indique un dépôt dans un environnement marin peu profond avec un apport terrestre important. L’âge des dépôts analysés a été établi entre la zone à miospores « Geminospora » extensa (Ex) et la zone à miospores Geminospora aurita (Aur) (zones à conodontes hemiansatus à falsiovalis inférieur).The first report of the Devonian non-pollen palynomorphs (NPP) from the Givetian/Frasnian of Poland reveals diverse assemblages that contain chitinozoans, scolecodonts, organic tentaculitoids, animal remains, phytoplankton, plant debris, nematophytes and fungi. Analysed material provided the first documentation of chitinozoans from this time interval in Poland and the world oldest occurrence of organic tentaculitoids. These palynomorphs hold significant palaeoenvironmental value. The differentiated palynomorph assemblage indicates a deposition in a shallow water-marine environment with high terrestrial input. The age of the analysed deposits was established as “Geminospora” extensa (Ex) Miospore Zone to Geminospora aurita (Aur) Miospore Zone (conodont zones hemiansatus to lower falsiovalis).</p
Partial revision of northern European <i>Prionospio</i> Malmgren, 1867 (Annelida: Spionidae)
This study continues our revision of Prionospio Malmgren, 1867 from the Northeast Atlantic aiming to describe the morphology of the worms that we have previously examined using molecular methods. Nine species of Prionospio are described or redescribed and illustrated, including two new species, P. fiordica sp. nov. and P. sigvaldadottirae sp. nov. A neotype is designated for P. plumosa M. Sars, and P. tripinnata Maciolek, 1985 is considered a junior synonym of this species. We found no evidence to support the presence of P. steenstrupi Malmgren, 1867 in coastal or shelf waters of mainland Europe. Prionospio sp. 6 is distinguished but not formally described due to poor material available. An identification key for Prionospio from northern Europe is presented. Several species of Prionospio in this study demonstrate a broad geographic and bathymetric range.</p
Révision taxonomique et distribution des crabes d’eau douce de la famille des Pseudothelphusidae (Decapoda, Brachyura) du Guatemala, avec la description de deux nouvelles espèces et une clé des espèces de tous les genres
Le statut taxonomique de plusieurs espèces de crabes d’eau douce du Guatemala est quelque peu confus en raison de descriptions anciennes et médiocres de certains taxons, de plusieurs espèces basées sur des spécimens femelles, de la synonymisation et de la revalidation d’espèces et de sous-espèces, ainsi que de nouvelles combinaisons faites par différents auteurs. Nous avons ici révisé la taxonomie et la répartition géographique des crabes d’eau douce Pseudothelphusidae Ortmann, 1893 du Guatemala, en Amérique centrale. Nous avons examiné des spécimens historiques déposés dans les principales collections de plusieurs institutions, ainsi que du matériel non étudié auparavant provenant de la collection de crustacés de l’Universidad del Valle, à Guatemala City. La faune de crabes pseudothelphusidés du Guatemala comprend 17 espèces actuellement valides, réparties en six genres : Elsalvadoria Bott, 1967 (deux espèces), Phrygiopilus Smalley, 1970 (cinq espèces), Potamocarcinus H. Milne Edwards, 1853 (deux espèces), Raddaus Pretzmann, 1965 (trois espèces), Typhlopseudothelphusa Rioja, 1953 (deux espèces) et Zilchia Pretzmann, 1968 (trois espèces). Cinq espèces décrites uniquement à partir de spécimens femelles sont considérées comme incertae sedis : elles sont trop mal définies pour être classées de manière cohérente. Deux espèces, l’une de Phygiopilus et l’autre de Zilchia, sont décrites comme nouvelles. Des illustrations du premier gonopode mâle et une clé des espèces de tous les genres sont fournies, ainsi qu’une discussion sur leur distribution géographique et altitudinale agrémentée de cartes de répartition des espèces.The taxonomic status of several of the freshwater crab species from Guatemala is somewhat confused due to old and poor descriptions of some taxa, description of several species based on female specimens, synonymization and revalidation of species and subspecies, and new combinations made by different authors. Here, we revised the taxonomy and geographic distribution of the Pseudothelphusidae Ortmann, 1893 freshwater crabs from Guatemala, Central America. Historical material deposited in major collections of several institutions was examined, as well as previously unstudied material from the crustacean collection of the Universidad del Valle de Guatemala in Guatemala City. The pseudothelphusid crab fauna of Guatemala consists of 17 currently valid species assigned to six genera: Elsalvadoria Bott, 1967 (two species), Phrygiopilus Smalley, 1970 (five species), Potamocarcinus H. Milne Edwards, 1853 (two species), Raddaus Pretzmann, 1965 (three species), Typhlopseudothelphusa Rioja, 1953 (two species), and Zilchia Pretzmann, 1968 (three species). Five species described only from female specimens are treated as incertae sedis: they are too poorly defined to be classified reasonably. Two species, one from Phygiopilus and the other from Zilchia, are described as new. Illustrations of the first male gonopod and a keys to the species of all genera are provided, as well as a discussion of their geographic and altitudinal distribution accompanied by maps of the species occurrences
Sédimentation moderne et holocène dans le golfe Persique
Le golfe Persique (PG), une mer marginale peu profonde située au nord-ouest de l’océan Indien, est soumis à des conditions environnementales extrêmes (températures et salinité élevées de l’eau de mer) qui influencent la sédimentation du fond. Pour déchiffrer les paramètres contrôlant la sédimentation dans l’environnement du PG, nous avons analysé un total de 25 sédiments de surface, trois carottes courtes, 22 sédiments côtiers, ainsi que les propriétés de la colonne d’eau (température, salinité, oxygène dissous) et l’hydrodynamique (vitesse et direction du courant). Nous avons effectué des analyses sédimentologiques (granulométrie et type de fractions sédimentaires), minéralogiques (lames minces, SEM/EDS, XRD, plaques polies) et géochimiques (scan XRF des carottes). Les sédiments sont principalement composés de silt, mais la fraction de sable peut atteindre environ 80% et l’argile jusqu’à 10%. Le carbonate de calcium et les matières organiques représentent respectivement jusqu’à 18% et 52% des sédiments. Les sédiments de surface du fond marin varient en différentes fractions, toujours avec une quantité élevée de carbonates. Les carbonates détritiques et les minéraux aluminosilicatés sont plus fréquents sur les plages et autour des îles aux roches mères exposées. La carotte qui couvre la sédimentation dans le golfe Persique depuis la fin de l’Holocène inférieur comprend des faciès représentant une signature carbonatée biogénique plus élevée à la base, suivie de plus de matière détritique et organique au milieu. Les variations du niveau de la mer sont interprétées comme le principal moteur de ces variations sédimentologiques : les périodes de niveau élevé ont favorisé les conditions d’eau stagnante et la stratification, permettant ainsi une incorporation plus élevée de matière organique dans les grains enrobés. Les sédimentations récentes montrent une forte empreinte des paramètres du bassin (principalement la stratification et la circulation de l’eau) dans les grains et la composition des sédiments. Les apports de sédiments provenant du bassin versant du PG ont conduit à une sédimentation mixte (précipitations biogéniques in situ diluées par un apport détritique) dans la partie nord du PG.The Persian Gulf (PG) being a shallow marginal sea in the northwest Indian Ocean experiences extreme environmental conditions (high seawater temperature and salinity) that impact on bottom sedimentation. To decipher the controlling parameters on sedimentation in the environment of the PG we have used a total of 25 surface sediments and three short cores, 22 coastal sediments as well as water column properties (temperature, salinity dissolved oxygen) and hydrodynamics (current velocity and direction). We applied sedimentological (grain size and type of sedimentary fractions), mineralogical (thin-section, SEM/EDS, XRD, polished-sections), and geochemical analyses (XRF core scanning). The sediments are mainly composed of silt, however sand fraction partially elevates up to around 80% and clay to 10%. Calcium carbonate and organic materials compose up to 18% and 52% of the bulk sediments, respectively. Sea floor surface sediments varies in different fractions, always with high amount of carbonates. Detrital carbonates and aluminum silicate minerals are more common in the beaches and around islands with exposed parent rocks. The core that covers the sedimentation in the Persian Gulf since the end of the Early Holocene encompasses facies representing a higher biogenic carbonate signature in the base, followed by more detrital and organic matter in the middle. Sea level variations are interpreted as the primary driver of such sedimentological variations: periods of high level favored stagnant water conditions and stratification, which allowed to incorporate higher proportion of organic matter in coated grains. Both modern and Holocene sedimentations display strong imprint of basin parameters (mainly water stratification and circulation) in sediment grains and composition. Sediment inputs from the PG catchment led to mixed (in situ biogenic precipitation diluted by detrital supply) sedimentation in the northern part of the PG.</p
Un troisième fossile de mouche-à-scie argide (Hymenoptera, Tenthredinoidea) du Miocène supérieur d’Ardèche, Sud de la France
Spinarge miocenicus n. sp., premier représentant fossile d’un genre actuel d’Arginae Konow, 1890, est décrit du maar lacustre du Miocène supérieur de la montagne d’Andance (massif du Coiron, Ardèche, France). Les espèces actuelles de Spinarge Wei, 1998 sont réparties du Japon, de la Chine, de la Corée et de la Sibérie orientale jusqu’en Europe et vivent sur des feuillus, qui sont bien représentés dans cette paléoflore. Au cours du Miocène supérieur, la zone du massif du Coiron était probablement assez favorable aux Argidae Konow, 1890, car deux des trois argides fossiles décrits sont également originaires de cette zone et de cette période.Spinarge miocenicus n. sp., first fossil representative of an extant argine genus, is described from the Upper Miocene lacustrine maar of montagne d’Andance (Coiron Massif, Ardèche, France). The extant species of Spinarge Wei, 1998 are distributed from Japan, China, Korea, and eastern Siberia to Europe and live on broad-leaved trees, which are well represented in this paleoflora. During the Late Miocene the area of the Coiron Massif was probably quite favorable for Argidae Konow, 1890 as two of the three described fossil argids also originate from this area and period.</p