Scientific Publications of the University of Toulouse II Le Mirail
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Quand les enseignant.es de l’enseignement secondaire se forment et s’approprient l’outil « plan de travail » : Quelles différenciations ?
International audienceThis study investigates how teachers in French agricultural education develop and implement work plans for their pupils, tools so far mainly used in primary education. Our research is based on 15 interviews with teachers. In the pre-appropriation phase of the tool, their training sources include personal experience, teaching resources (mostly found on the "edusphere"), exchange with colleagues and in-service training. Initial appropriation of the tool shows that teachers who start using work plans perceive them as a tool for pedagogical differentiation, although their uses vary widely. Teachers observe benefits in terms of organization and relationships with students, but we also highlight risks of passive differenciation.Cette recherche étudie la manière dont des enseignant·es de l’enseignement agricole français se forment et mettent en oeuvre, pour leurs élèves, des plans de travail, outils jusqu’ici principalement utilisés dans l’enseignement primaire. Notre recherche s’appuie sur quinze entretiens réalisés avec des enseignant·es. Leurs propos indiquent que leurs sources de formation incluent des expériences personnelles, des ressources pédagogiques (majoritairement trouvées sur l’« édusphère »), des échanges avec des collègues et des formations continues. De plus, les enseignant·es qui débutent dans l’utilisation des plans de travail les perçoivent comme un outil de différenciation pédagogique, bien que leurs usages varient largement. Les enseignant·es observent des bénéfices en termes d’organisation et de relation avec les élèves, mais nous mettons également en évidence des risques de différenciation passive
Étude d’archéologie du bâti à la maison AK 036 et 037, chez Jean-Louis Ferran, rue du Paradis et de l’Escapadou, Cordes-sur-Ciel (Insee 81069)
Les bâtiments construits sur les parcelles AK 036 et 037 sont constitués de plusieurs ensembles et de nombreuses phases et livrent des caractères médiévaux et élitaires assurés.Un premier grand bâtiment de 3 étages est construit en pierre et mesure au nord au moins 12 m de hauteur ce qui rend possible qu’il ait eu une tour ou tourelle d’angle protégeant une porte sur la rue. Ce bâtiment, dont le plan est grossièrement celui de l’actuel bâtiment C, comporte des vestiges, styles des parements, niches-placards et surtout coussinets strictement antérieurs au XVe siècle. S’il est plus probable qu’ils datent d’après 1350 (mais d’avant la fin du XIVe siècle), ils peuvent aussi avoir été plus anciens, d’autant que dès 1350-1360 le contexte économique est déjà compliqué. Ce grand bâtiment en pierre (C) s’associe dès l’origine à un plus petit bâtiment en pans de bois constitué de 3 étages (B). En l’état actuel de la recherche, les premiers bâtiments (B et C) sont donc datables assurément de la fin du XIIIe siècle à celle du XIVe siècle, mais plus certainement de la seconde partie de ce siècle.Le faubourg du Formiguié ou au moins des bâtiments résidentiels de qualité sur les flancs du sommet existent donc avant la reprise du XVe siècle. Cette datation ancienne étonne et renseigne l’extension de l’habitat de qualité dès le XIVe siècle à Cordes bien au-delà du sommet de la ville et de ses deux rues longitudinales. Pour mieux comprendre ce morceaux de quartier, l serait intéressant d’étudier la maison située au sud de notre étude (AK 0038) qui par son ampleur semble être tout aussi ancienne et peut-être une tour porte. Le premier bâtiment C est en tout cas d’une grande qualité de bâti et développe un plan presque rectangulaire et allongé, avec probablement une tour ou une tourelle d’angle. En parement externe nord, des empochements indiquent un chemin de ronde et le nord du bâtiment défend une porte sur rue et peut participer à la défense du quartier. En même temps que ce premier bâtiment (C), on construit à l’est un plus petit bâtiment dont le second étage était résidentiel (B), d’abord avec trois faces à pans de bois. Le chemin de ronde communique avec une entrée au second niveau de ce bâtiment (B) et les anciennes ouvertures de jours de cette résidence ne sont plus connues.Ce n’est que lors de la reprise économique, après la guerre, dans la seconde moitié du XVe siècle qu’on modernisa une partie des pans de bois en créant deux façades en pierre, une cheminée et son conduit et des ouvertures en croisée ou demi-croisée. Plus tard, plus certainement à la fin des Temps Modernes, on reprit aussi la façade RDC de la vieille façade nord à pan de bois. Des pans de bois initiaux, il ne nous reste donc que deux étages de façade au nord, mais remanié d’ouvertures postérieures, et le refend interne entre les deux entrées du niveau+2. Le mur sud du bâtiment C semble aussi avoir été repris à la fin du XVe siècle, une ancienne ouverture y est conservée en partie. Il a ensuite été largement repris à la fin du XIXe siècle ou au tout début du XXe siècle. Mais les vestiges anciens sont loin de se limiter à ses deux bâtiments, et le mur sud du bâtiment A expose aussi une entrée ancienne côté sud, plus difficile à dater, mais antérieure au milieu des Temps Modernes. Enfin, si la façade nord des bâtiments C et D était encore défensive, il est possible que les entrées principales initiales donnaient en majorité au sud, ce qui peut expliquer la réfection du RDC de la façade nord du bâtiment B avec une grande porte cochère dans un mur maçonné à la fin des Temps Modernes, car n’existait peut-être au nord anciennement qu’une seule entrée ouv14.Même si les études des bâtis publiées se concentrent actuellement sur le sommet de la ville de Cordes, la présente analyse indique qu’il est de grand intérêt de s’ouvrir aux quartiers périphériques à Cordes et que certains au moins des barris ou faubourgs ont pu être lotis très tôt, pourquoi pas en même temps que les grandes demeures gothiques du sommet ou peu après, avant que la grande crise ne réduise nombre des patrimoines, donc avant la fin du XIVe siècle. Cette expansion ancienne pose aussi la question de l’ancienneté des enceintes qui protégeaient ces faubourgs, parce qu’il fallait bien, en pleine guerre de Cent Ans, les protéger
PCR Habiter la montagne. Une approche comparée des trajectoires des vallées pyrénéennes dans la diachronie, rapport 2025
This collective research program builds on a long tradition of collaborative, interdisciplinary fieldwork in the Pyrenees. Its goal is twofold: to structure comparative analyses of historical trajectories across the mountain range and to break down barriers between valleys, while also providing a framework for early-career researchers, strengthening links between preventive and planned archaeology in high-altitude areas, and exploring innovative themes communicated to diverse audiences.In 2025, the program was reorganized around two complementary axes. The first examines the long-term dynamics of high-altitude settlements and landscapes in agropastoral societies, focusing on the Cerdagne-Capcir region—a area particularly rich in data from both preventive and planned archaeology. The second investigates the history of summer grazing practices and the legal and spatial dimensions of pastoral areas ownership, primarily in the central and western Pyrenees. Both axes draw on the TAHMM program (Remote Sensing and Archaeology in High and Mid-Altitude Mountains), led by Carine Calastrenc.Following a pilot year in 2024, 2025 saw the program’s coherence strengthened through significant efforts to develop a GIS, extending from Cerdagne to the Capcir basin. This involved revisiting collections from previously excavated sites, as well as conducting new prospection and remote sensing operations in the central and western Pyrenees.Axis 1: Settlement Dynamics and Altitudinal Gradients in Cerdagne-CapcirThe core objective of this axis is to consolidate data from preventive and planned archaeology into a shared GIS. Designed to facilitate spatial and temporal analysis, the GIS aims to trace the long-term development of mountain landscapes, with a focus on how resources were managed across different altitudinal zones.A major milestone was the practical implementation of the GIS, led by D. Bousquet and F. Milési and supported by two collaborative workshops in June and October. This work resulted in the development of a data model and the creation—with contributions from J. Kotarba and V. Lallemand—of initial tables (dating, operations, reports, and bibliography). Key achievements include the revision and integration of 184 radiocarbon dates (to be progressively added to the BDA site by W. Galin) and the compilation of a table listing 159 archaeological operations. Completion of this initial referencing phase is scheduled for 2026, alongside deeper reflection on the state of knowledge and the rigorous qualification of often fragmentary archaeological evidence, particularly from preventive archaeology.Building on this data review, a new sub-axis emerged, focusing on the study of various artifact and structures collections: medieval ceramics (M. Géraud), lithic industries—where recent preventive operations prompted targeted prospection for raw material collection (W. Galin, E. Garcia-Tarac, M. Martzluff), carpological studies (completion of analyses from the Coume Païrouneill site, M.-P. Ruas and C. Hallavant), and a review of built drainage systems uncovered over the past 15 years for a study of medieval and modern drainage (Master’s thesis by L. Laborderie).These studies, in turn, inform the questions guiding preventive and planned operations. Two diagnostics—one on terraced landscapes under forest on a steep slope in Egat, the other on Angoustrine moraine—yielded new dates for terrace construction and evidence of much earlier occupations (Middle Neolithic Juberrian pottery in Angoustrine) (J. Kotarba). Prospections in grassland areas continued at two programmed research sites: Lo Lladre in Llo and Coume Païrouneill in Angoustrine (D. Bousquet). Meanwhile, a new type of "retrospective" prospection was launched to precisely relocate previously discovered sites while revisiting their associated artifacts (D. Bousquet, M. Martzluff, and Cécile Respaud).Axis 2: High-Altitude Pastoral Practices and Land OwnershipThis axis, which merges the 2024 Axes 2 and 3, advanced along three lines: analysis and synthesis of data acquired since 2022 on mounds and swine summer grazing in the Basque mountains, enriched by remote sensing; new pedestrian and remote sensing prospections in the western and central Pyrenees (Irati and Oô), accompanied by ethnographic surveys; and continued work on the map of current land ownership of summer pastures.Data on high-altitude mounds in the Basque mountains and their connection to swine summer grazing culminated in a September 2025 presentation by nine authors at the European Association of Archaeology conference. This synthesis integrated results from multiple approaches—mapping Jacques Blot’s archives, new prospections, ethno-archaeological surveys, geophysical detection, geochemical analyses, and radiocarbon dating—supplemented by systematic analysis of IGN’s HD Lidar data within the TAHMM program, which proved highly effective for mound detection. A publication is in preparation.Prospections in the Irati massif (64) and around the Saussat and Espingo lakes in the Oô valley (31) were conducted by M. Le Couédic and C. Rendu for the former, and by C. Rendu and C. Calastrenc for the latter, with support from the ITEM laboratory and the ZA PyGar. Their objectives were to consolidate old data in Irati, address the data gap in the central Pyrenees at Oô, and—collaborating with the GEODE laboratory—to deepen understanding of spatial interactions between pastoral sites, herd grazing territories, and paleo-environmental records in lakes and peat bogs. In Sourzay and Okabé (Irati), 159 hectares were prospected near two previously studied peat bogs, revealing 22 structures (19 new and 3 previously observed), while some previously noted structures could not be confirmed. At Saussat and Espingo, 35 hectares were covered via pedestrian prospection and drone (photogrammetry, thermography), yielding 29 structures. Remote sensing was extended to the entire territory of Oô and adjacent communes (6,414 hectares), identifying 79 structures. A week of ethnographic surveys in Oô gathered valuable testimonies on cattle and sheep grazing organization at the commune and high-pasture scales. A preliminary synthesis was presented at the ZA PyGar days in December 2025.Work on the land ownership map of summer pastures continues (M. Le Couédic, C. Rendu), with the decision—after Bagnères-de-Bigorre—to further test it in Lavedan, in connection with the Saint-Savin PCR initiated by N. Pousthomis. Given the impracticality of manual data processing at this scale, a geodatabase is being developed to facilitate manipulation and rapid identification of anomalies related to common land property rights.Scientific and Public OutreachIn addition to the two aforementioned presentations (EAA and ZA PyGar), two seminars were held at TRACES during E. Gassiot’s stay at TRACES Laboratory —one with the Terrae team, the other with the PSH team—to discuss PCR themes. Program members also participated in four public conferences: at the Cerdagne Museum in June, in Odeillo as part of the European Heritage Days (W. Galin and F. Milési), at the University of Perpignan for the AAPO conferences (W. Galin, F. Milési, M. Martzluff), and an article on the Hourc excavations in Arqueologia no. 642 (N. Luault and C. Rendu).The vitality of the PCR’s workshops—rich in discussions, mutual training, and achievements—demonstrates strong collective momentum and lays a solid foundation for 2026.Le Programme collectif de Recherches « Habiter la montagne » prolonge une longue expérience de chantiers collaboratifs et interdisciplinaires sur les Pyrénées. Il vise à structurer la comparaison des trajectoires historiques à travers le massif et le décloisonnement entre vallées, tout en fournissant un cadre aux jeunes chercheurs, en renforçant les liens entre archéologie préventive et programmée dans les espaces d'altitude, et en expérimentant des thématiques neuves restituées à différents publics.Le programme s'est restructuré, en 2025, autour de deux axes complémentaires. Le premier prend comme objet les dynamiques de l'habitat et des terroirs d’altitude dans le temps long des sociétés agropastorales, avec comme principal terrain la Cerdagne-Capcir, particulièrement riches en données issues de l’archéologie préventive et programmée. Le deuxième s'intéresse à l'histoire des pratiques d'estivage et à l'expression juridique et spatiale de l'appropriation des ressources pastorales et se développe en grande partie, pour l’instant, sur les Pyrénées centrales et occidentales. L'ensemble prend appui sur le programme TAHMM (Télédétection et Archéologie en Haute et Moyenne Montagne), dirigé par Carine Calastrenc.Après une année probatoire en 2024, l'année 2025 a renforcé la cohérence du PCR à partir d’un important travail consacré à la création du SIG qui s’est étendu de la Cerdagne au bassin du Capcir, à partir aussi de la reprise de corpus mobiliers ou immobiliers issus de sites et de prospections anciennement fouillés, enfin à partir de et des différentes opérations de prospection et de télédétection menées dans le centre et l’ouest de la chaîne.Axe 1 : Dynamiques du peuplement et gradient altitudinal en Cerdagne-CapcirL'objectif principal de cet axe est de rassembler les données issues de l’archéologie préventive et programmée au sein d'un SIG partagé, construit pour permettre l'analyse spatiale et temporelle des dynamiques d'aménagement des terroirs de montagne sur le temps long, en s’intéressant particulièrement à la gestion complémentaire des ressources entre les différents étages altitudinaux.L'avancée majeure réside ici dans la mise en œuvre concrète du SIG. Pilotée par D. Bousquet et F. Milési, et jalonnée par deux ateliers collaboratifs en juin et octobre, elle a permis l’élaboration du modèle de données et la constitution active, grâce en outre à J. Kotarba et V. Lallemand, des premières tables (datations, opérations, rapports et bibliographie). On citera parmi les résultats majeurs l’établissement et la révision des données relatives à 184 datations radiocarbone qui seront progressivement intégrées au site BDA par W. Galin, et la création d’un tableau recensant pour l’instant 159 opérations archéologiques L’achèvement de ce premier travail de référencement est prévu pour 2026. Il s’accompagne d’une réflexion appprofondie sur l’état des connaissances mais aussi sur la façon dont il est possible de qualifier rigoureusement les faits archéologiques très ténus que révèle, en particulier, l’archéologie préventive.Dans la lignée de cette reprise des données relatives aux sites, un nouveau sous-axe s’est dessiné, autour de l’étude de différents corpus, mobiliers et de structures : céramique médiévale (M. Géraud), industrie lithique, où les études liées aux dernières opérations préventives ont suscité une prospection ciblée sur la recherche et la collecte de matières premières (W. Galin, E. Garcia-Tarac, M. Martzluff), études carpologiques (achèvement des analyses relatives au site de Coume Païrouneill, M.-P. Ruas et C. Hallavant), reprise du corpus de drains bâtis mis au jour au cours des 15 dernières années pour une étude des systèmes de drainage médiévaux et modernes (Master L. Laborderie).Ces études alimentent en retour les questions qui guident les opérations préventives et programmées. Deux diagnostics sur des terroirs en terrasse, sous forêt sur un versant pentu d’Egat, et sur l’une des moraines d’Angoustrine, ont permis, à nouveau, la datation de la mise en place des terrasses et celle d’occupations bien antérieures (céramique du Néolithique moyen juberrien à Angoustrine) (J. Kotarba). Les prospections en milieu herbager se sont poursuivies sur les deux sites faisant l’objet de recherches programmées que sont Lo Lladre à Llo et Coume Païrouneill à Angoustrine (D. Bousquet), tandis qu’était parallèlement inauguré un nouveau type de prospections, dites « rétrospectives », visant à localiser précisément les sites anciennement découverts en reprenant, simultanément, le mobilier qui en est issu (D. Bousquet, M. Martzluff et Cécile Respaud).Axe 2 : Pratiques pastorales d'altitude et formes de propriété des terres collectivesDans cet axe qui regroupe les axes 2 et 3 de 2024, les travaux se sont déployés dans trois directions : analyses et synthèse des données acquises depuis 2022 sur les tertres et l'estivage porcin, en montagne basque, enrichies par la télédétection ; nouvelles prospections pédestres et par télédétection dans les Pyrénées occidentales et centrales (Irati et Oô), assorties d'enquêtes ethnographiques ; poursuite de la carte foncière des estives.Les données acquises sur les tertres d’altitude de la montagne basque et leur lien avec l’estivage porcin ont abouti, en septembre 2025, à une présentation à 9 auteurs au colloque de l’European Association of Archaeology. Celle-ci a permis de synthétiser les résultats des différentes démarches employées pour caractériser ces tertres (cartographie des archives de Jacques Blot, nouvelles prospections, enquêtes ethno-archéologiques, détection géophysique, analyses géochimiques et datations radiocarbone). L’ensemble a été complété, dans le cadre du programme TAHMM, par le dépouillement systématique du Lidar HD de l’IGN pour une reconnaissance des tertres par télédétection qui s’est avérée fructueuse. Une publication est en cours de préparation.Les prospections conduites sur le massif d’Irati (64) et celles menées autour des lacs de Saussat et Espingo dans la vallée d’Oô (31) ont été réalisées par M. Le Couédic et C. Rendu pour les premières, par C. Rendu et C. Calastrenc pour les secondes, avec les soutiens respectifs du laboratoire ITEM et de la ZA PyGar. Elles visent différents objectifs, celui de consolider des données anciennes à Irati, celui de combler la lacune de données dans les Pyrénées centrales à Oô, et un but commun : approfondir, en collaboration avec le laboratoire GEODE, la compréhension des interactions spatiales entre sites pastoraux, parcours des troupeaux et enregistrements paléo-environnementaux en lacs ou tourbières. A Sourzay et Okabé (Irati), 159 ha ont été prospectés à proximité de 2 tourbières déjà étudiées. 22 dont 19 nouvelles et cinq anciennement observées ont été relevées et cartographiés précisément, tandis que quelques structures pointées anciennement n’ont pu être confirmées. A Saussat et Espingo, 35 ha ont été couverts en prospection pédestre et par drone (photogrammétrie, thermographie) pour un inventaire final de 29 structures. La télédétection a parallèlement été étendue à tout le territoire de la commune d'Oô et aux communes adjacentes (6414 hectares), permettant la mise en évidence de 79 structures. Une semaine d'enquêtes à Oô même, a permis de recueillir de premiers (et précieux) témoignages sur l’organisation des parcours bovins et ovins, à l’échelle de la commune et sur hautes estives. Une première synthèse de l’ensemble a été présentée aux journées de la ZA PyGar en décembre 2025. Enfin, le travail sur la carte de la propriété foncière des estives se poursuit (M. Le Couédic, C. Rendu), avec le choix, après Bagnères-de-Bigorre, de continuer à l’expérimenter en Lavedan, en relation avec le PCR Saint-Savin initié par N. Pousthomis. Le traitement manuel des données n’étant plus envisageable à cette échelle, il a été décidé de créer une géodatabase permettant une manipulation plus facile et un repérage plus rapide des anomalies renseignant la compascuité.Diffusion scientifique et grand publicOutre les 2 communications déjà citées (EAA et ZA PyGAR), il faut mentionner deux séminaires à TRACES autour de la venue d’E. Gassiot, l’un au sein de l’équipe Terrae et l’autre au sein de l’équipe PSH, qui ont permis de discuter des thématiques du PCR. Les membres du programme se sont par ailleurs investis dans quatre conférences grand public, au Musée de Cerdagne en juin, à Odeillo dans le cadre des JEP (W. Galin et F. Milési), à l’université de Perpignan dans le cadre des conférences de l’AAPO (W. Galin et F. Milési, M. Martzluff). Les fouilles du Hourc ont également fait l’objet d’un article dans le n° 642 d'Arqueologia (N. Luault et C. Rendu).La vitalité des différents ateliers du PCR, riches de discussions, de formations mutuelles et de réalisations, montre, pour conclure, une forte dynamique collective, et trace des pistes solides pour l’année 2026
Integrated palliative care with early clinical trial: what oncologists say and what patients understand
International audiencePalliative care (PC) is active continuous care for patients with life-limiting illnesses. It can be implemented early in association with life-prolonging treatments to preserve the patient's quality of life. However, both patients and oncologists are reluctant to discuss PC as the term is strongly connotated with poor prognoses and death. This study aimed to observe how oncologists introduce the concept of early PC referral integrated with a Phase I trial and what patients understand about it
Extension of ACETONE C code generator for multi-core architectures
International audienceAs the industry's interest in machine learning has grown in recent years, some solutions have emerged to safely embed them in safety-critical systems, such as the C code generator ACETONE. However, this framework is limited to generating sequential code, which cannot make most of the multi-core architectures.In this paper, we initiate an extension of ACETONE for the generation of parallel code by formally defining our processor assignment problem and surveying the state of the art on existing solutions. In the final paper, we will introduce the completed extension, including the implementation of the scheduling heuristic, the creation of templates implementing synchronization mechanisms, and an evaluation of the worst-case execution time of the framework's layers
Le Tout pour le tout : sens de la totalisation poétique dans l'« Ode à la fin du monde » de Pascal Bacqué
International audienceL'« Ode à la fin du monde » de Pascal Bacqué paraît résoudre le paradoxe d'une célébration des conditions de l'impossibilité littéraire en s'inscrivant dans une tradition de totalisation poétique à plusieurs niveaux, notamment formelle et intertextuelle, qui va de pair avec une position de dénonciation de la société au profit de la nature. Ainsi, comme en un adieu jouant la carte de la totalité du sens contre l'abjection désastreuse, le poète semble vouloir occuper une posture, sans nul doute intenable, tout autant qu'il indique une piste, énonçant la possibilité d'éviter l'échec absolu dans l'absurde
Pierre Puget, "Michel-Ange de la France". Arts et mythe au XVIIIe siècle
International audienc
Mind the Gap: Benchmarking AI vs. Human in Automatic Short Answer Grading
Grading short open-ended responses remains a persistent challenge in educational settings, motivating ongoing research in Automatic Short Answer Grading (ASAG). The emergence of Large Language Models (LLMs) has renewed interest in their ability to act as evaluators—“LLM-as-a-judge.” However, existing studies indicate that even advanced models may not yet surpass traditional machine-learning approaches when faced with domain-specific or unseen questions. This research explores the configuration of AI agents through the interaction of three key components: the agent, the prompt, and the model. We propose a flexible benchmarking environment, MAESTRO-bench, designed to iteratively test and adapt configurations across different languages. The project seeks to determine which combinations most closely approximate human grading patterns and how discrepancies between human and AI graders compare to inter-human variance. This poster introduces the conceptual framework, initial configurations, and evaluation workflow of MAESTRO-bench, contributing toward explainable, multilingual, and pedagogically grounded AI assessment systems